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heart beats slow (bars)
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dream is a wish your heart makes
✩ messages : 345 ✩ avatar : Blanca Padilla
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Sam 12 Mai - 18:35

Heart beats slow⊹ Cinq heure trente du matin. Le soleil n’avait pas eu encore le temps de se lever pour nous accueillir de ses bras protecteurs. Depuis les inondations beaucoup de personnes préférait se réfugier chez eux ne voulant pas se tenter aux bourrasques d’une mère nature indomptable et provocatrice. Ce besoin de sécurité de protéger des choses matérielles qu’on arrive plus à se défaire sous prétexte qu’elles referment les souvenirs les plus précieux le mot d’ordre était d’éviter tous les dégâts. Malgré ses ravages les degrés pointaient le bout de leur nez pour nous débarrasser de toute cette masse de vêtements sous lesquels on se cachait. Un simple pull et un jean était suffisant pour traîner à cette heure-ci les brises de vent qui fouettaient mon visage à la sortie de mon appartement étaient revigorantes. Comme un bain de fraicheur qui nous mettaient tous nos sens en éveil prêts à fournir le meilleur de leurs capacités. J’avais inauguré cette routine depuis quelques mois c’était mon moment privilégié ce genre d’instant où on se retrouve dans un silence complet pour faire le vide à l’intérieur de nous. Ma planche à dessiner je me dirigeais quelques mètres plus loin sur un banc j’aurais pu y graver mon nom car il n’était jamais occupé, comme s’il m’attendait chaque matin et que j’y pose tous les poids qui m’encombraient. J’habitais près du lac qui avaient un peu prit de la hauteur avec les fortes pluies mais qui en demeurait tout autant magnifique. Les bancs étaient installés près d’une piste de course où des dizaines de coureurs prenaient leurs jambes à leur cou comme pour fuir toute réalité. Finalement il n’y avait pas de grandes différences entre eux et moi c’était mon moyen pour moi aussi me libérer. Je n’étais pas faite pour ce monde et je le savais depuis bien trop longtemps ne pouvant pas me résigner à laisser mes proches derrière moi je m’inventais mon propre monde au gré de mes dessins, de mes écrits, de tout ce qui pouvait me passer sous les doigts. Je n’étais pas le genre de personne assez expressive les seules émotions que vous pouviez apercevoir étaient celles qui étaient implantées dans le cerveau d’un enfant de 6 ans. La joie, la colère, la curiosité et l’envie maladive de vouloir toujours tout tester sans ne jamais définir les limites. Je m’asseyais sur le banc observant les alentours il y avait toujours ce couple de sexagénaires qui se tenaient par la main et qui tous les jours observaient le lever du soleil. Pas un bruit à part les chants timides des oiseaux qui eux aussi émergeaient de leur sommeil. Je m’installais au fond du banc avec de la musique qui sifflaient gentiment de mes écouteurs me permettant de me concentrer davantage. Je sortais de ma pochette à dessin, le portrait d’un homme. Toujours le même, celui qui depuis des mois passaient devant moi après la fin de sa course pour s’abreuver d’eau. Une mécanique coutumière il n’y avait pas un jour où il ne passait pas devant moi, pas un jour où il était en avance ou en retard comme une montre qu’on avait réglé pour qu’elle ne puisse jamais aller plus loin ni reculer. Au début mon portrait s’était confondu dans des lignes flous comme ces reflets arborant le lac de Ste Marguerite puis au fur et à mesure mes traits se faisaient plus fin. J’arrivais à voir dans ses yeux un sentiment que je n’avais jamais ressenti jusqu’à présent comme si une mort incertaine lui collait aux trousses. Je laissais mon doigt passer par-dessus mes traits pour atténuer les traits je n’avais dessiné un visage avec des trains si fins mais à la fois si fort. Cet homme était tout et son contraire des traits marqués sur son visage comme s’il avait balayé plusieurs vies en une et à la fois des traits qui finissaient sur des lignes courbées comme s’il baignait de douceur. Il était presque six heure l’heure à laquelle il allait faire son apparition il me restait plus que les contours de ses lèvres pour finir ce portrait que j’avais commencé depuis des mois. Un sentiment de plénitude en moi j’achevais pour la première fois quelque chose de bien réel une entité humaine et non des dessins cherchant les monts et merveilles. Ma playlist s’était arrêtée laissant le silence regagner sa place, on entendait au loin les pas lourds de ce cheval fou qui courrait à tout rompre. Soudain une brise de vent beaucoup plus violente comme un signal nous alertant de l’orage sonnait embarquant avec elle le portrait achevé. Mon cœur rata un battement comme si tout ce temps passé à l’imaginer et à le magnifier était qu’un mirage comme si tout cela n’avait finalement jamais existé. Me levant d’un geste brusque faisant tomber toutes mes autres affaires je courrais contre cette feuille tâchée de mes crayons. Oubliant le monde et ce qui m’entourait je me retrouvais face à lui tenant son portrait. Mes yeux s’écarquillaient je ne savais pas si je devais lui arracher le portrait des mains et m’enfuir ou bien lui laisser. Dans un mince sourire je m’écartais un peu de lui comme un enfant qui avait fait une bêtise et qui ne savait pas quoi dire pour sa défense. Le souffle court j’arrivais tout de même à lui dire « Après tout c’est de vous qu’il s’agit vous pouvez le garder si ça vous plaît ». Tout un tas de questions chevauchaient dans ma tête est-ce que cet inconnu allait me prendre pour une folle ? Est-ce que mon dessin représentait ce qu’il était ou c’était juste ma perception ? Remettant une mèche derrière mes oreilles dévoilant mon tatouageje prenais mon courage à deux mains pour tenter une explication. C’était comme s’il était entré par infraction dans mon monde et que je me retrouvais à présent sans défense. « Ne vous inquiétez pas je ne suis pas une déséquilibrée ». Tout ce qu’il ne fallait pas dire et je le savais dans un rire un peu gêné et cristallin je continuais « Je ne sais vraiment pas quoi vous dire. Je suis sur ce banc tous les matins et au fur à mesure j’ai commencé à dessiner votre portait, j’espère que vous ne m’en voulez pas. » Finissais-je sans avoir la moindre idée à l’homme auquel je m’adressais juste un inconnu qui hantait ma mémoire chaque matin essayant de deviner derrière mes courbes dessinées ses secrets.
©️Grey WIND.

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amour édulcoré
Il avait suffit d'une fraction de seconde pour tomber amoureuse. Il avait suffit d'entendre le son de ta voix pour vouloir entendre que cette mélodie. Il a suffit d'un baiser pour se taire en se disant tout.
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✩ messages : 178 ✩ avatar : alexander skarsgård
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★ âge : 38
Dim 17 Juin - 18:16


Le soleil n’était pas encore levé, l’air était humide -presque frais en cette fin de printemps. Les premières notes de -purple rain- le titre phare de Prince, ballade romantique qui était probablement à l’origine de beaucoup d’histoires d’amour, ici et là à travers le globe, résonnaient à travers l’immense chambre. Un réveil en douceur qui vous berce le coeur en trois notes. Tous les jours, la même rengaine. Parfois, il sifflotait les accords de guitare en avalant son café brulant, souvent, il entonnait l’air du refrain lorsque l’eau glacée de la douche ruisselait sur son corps d’Adonis. A cinq-heures trente précisément, pas un seconde avant, ni une après. Il quittait la maison familiale et s’échappait en faisant de petites foulées vers le lac Ste-Marguerite. Deux heures à courir, par tous les temps; la pluie, la neige, le vent. Cent-vingt minutes pour vider complètement son esprit, souffler sur ses pensées et les conduire vers le néant. Toute l’existence de Lars tombait sous le coups de ces petits rituels, devenus vitaux et obsessionnels au fil des années. Un besoin impérieux d’avoir le contrôle pour donner un rythme parfait à sa vie, pour que rien ne sorte jamais du cadre. Il laissait la spontanéité aux esprits libres, la créativité et les aventures aux âmes fougueuses. Il préférait l’ordre, la perfection, le pragmatisme. Un emploi du temps millimétré, des tenues impeccablement ajustées, un esprit vif, une plume acérée et une réthorique appliquée; c’est ainsi qu’il apparaissait aux yeux du monde; sans jamais lâcher prise, ni même s’approcher trop près du précipice. Ses tennis bleues s’écrasaient dans les graviers, il ne portait aucune sorte d’attention au paysage, le regard accroché à l’horizon, un point lointain : son objectif. Par mesure de précaution, il observait la montre connectée accrochée à son poignet, véritable puit de connaissances qui lui indiquait en temps réel : la distance parcourue depuis le départ, sa vitesse moyenne, le nombre de pas déjà effectués et son rythme cardiaque. Merveille technologique qui lui permettait d’avoir un contrôle encore plus total sur sa personne et ses actions. Le soleil se levait toujours au beau milieu de sa course, plus tard en hiver, plus tôt en hiver; et sur les coups de sept heures du matin il s’octroyait une pause bien méritée près du banc. Une rasade d’eau fraiche ou de boisson énergisante en fonction de sa forme; l’observation du lac pendant trois minutes -le temps de reprendre son souffle. Puis, il repartait vers son domicile, ce qui lui prenait environ une demie-heure. Depuis qu’il avait élaboré ce tracé parfait, il y avait des situations qui revenaient, se répétaient. Les employés de la commune qui vidait les ordures tous les lundis, les derniers fêtards qui rentraient en titubant après une nuit d’ivresse au 83, la vieille dame et son chien qui marchaient lentement au bord de l’eau, et puis cette fille et son carnet. Une brune aux traits délicats qui relevait soigneusement les mèches de ses cheveux, elle mordait avec sensualité dans son crayon de papier; apparition irréelle. Il ne l’avait jamais abordée. Ce n’était pas une question de timidité; Lars était un homme entreprenant, mais définitivement une question de timing. Il refusait qu’une discussion stérile vienne s’interposer dans son emploi du temps, le perturbe, l’oblige à décaler tout le reste de sa journée millimétrée. Aussi, il ne la regardait même plus, ça lui évitait d’avoir des pensées -parfois libidineuses, parfois seulement agréables. Une simple image qui s’imposait dans son esprit et c’était tout son corps qui ralentissait ou accélérait. Il n’était plus dans les temps. Plus dans le chrono. Il décidait de s’arrêter plus loin aujourd’hui. Il ne remarqua pas immédiatement la feuille qui virevoltait et sa propriétaire en panique qui agitait ses petits bras dans le but de la rattraper. Elle tombait sous ses yeux, comme un signe du destin, et il l’attrapait -in extremis- juste avant qu’elle ne touche le sol boueux dans derniers orages et soit détruite à jamais. Les sourcils froncés, il croit à une mauvaise blague. L’équipe du 3Rivers Daily serait parfaitement capable de lui tendre ce genre de piège. Le dessin révèle un talent certain, les traits sont précis, impeccablement exécutés, même les détails ont été longuement travaillés. Ce qui le met véritablement mal à l’aise, c’est la personne représentée au crayon noir : lui-même. « Vous avez beaucoup de talent. » Ses pupilles quittent la feuille et viennent à la rencontre de l’artiste, gênée d’avoir dépeint un inconnu, couverte de honte de voir son jardin secret étalé sur la place publique. Sauf que Lars ne se moquera pas, n’osera aucune allusion douteuse. Il a reçu l’éducation d’un gentleman et n’a flanché qu’une seule fois -après son divorce. De longs mois de perdition où le contrôle n’était qu’une vaste utopie, quelque chose qu’il ne parvenait plus à atteindre. « Ce serait plaisir, mais j’ai encore un long chemin à faire jusqu’à mon domicile et je pense que ce serait dommage de le plier, ou de l’abimer. » Elle avait du y passer des jours, peut-être même des mois; il n’arrivait pas estimer justement le temps nécessaire à l’élaboration d’une telle oeuvre. Un modèle qu’elle avait dans son viseur seulement quelques minutes par jour et qui repartait inévitablement une fois les minutes écoulées. « Vous pourriez me le déposer au bureau ? » Il aimait bien ce portrait de lui. C’est ainsi qu’il voulait être vu par le monde, plus beau qu’en vrai, moins torturé aussi, frôlant la perfection sous chaque coups de crayon. Elle riait, une mélodie charmante et mélodieuse qui cristallisait ses pensées; un rire pour masquer son embarras criant. Elle était touchante. Le genre de femme qui avait le don d’échauffer ses instincts, de réveiller ses pulsions. Ella était comme ça aussi. Au départ. Puis, elle était devenue un monstre d’égoïsme, le privant de Gabrielle et Ethan, à jamais. « Vous n’avez pas à vous justifier. » Il remarquait son tatouage près de son oreille et arqua un sourcil contrarié. Pourquoi avait-elle malmené sa peau de la sorte, une lubie enfantine et puérile gravée dans sa chair. Erreur de jeunesse indélébile et regrettable mais qui lui rajoutait un supplément de charme. Il aurait voulu poser sa main virile tout contre sa joue pour ne plus voir l’envol de Peter Pan. « Vous n’avez commis aucun crime. » Définitivement en retard sur son précieux chrono, il mettait sur pause le compteur de sa montre connectée et s’approchait de l’adorable dessinatrice; il espérait ne pas l’effrayer avec sa carrure imposante, force de la nature d’un mètre quatre-vingt dix-huit. « Excusez-moi, j’ai oublié de me présenter. Lars Vranken. » Il lui tendait une main cordiale. Peut-être ce nom allait-il lui évoquer quelque chose, il apparaissait bien trop souvent sur le journal de la ville et dans les médias locaux. Peut-être était-elle juste une illusion, un rêve, qui retournerait au pays imaginaire une fois le soleil complètement levé.

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#VOTELV - Lars Vranken.
as i walk through the valley of the shadow of death, i take a look at my life and realize there's not much left; coz I've been blastin and laughin so long, that even my mama thinks that my mind is gone ✻ (lars vranken).
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