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 Don't speak I know just what you're saying So please stop explaining - Noor

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Sujet: Don't speak I know just what you're saying So please stop explaining - Noor   Dim 13 Mai - 23:59


'Don't speak I know just what
you're saying So please stop explaining

Les journées s’étaient écoulées sans que le téléphone de Benjamin ne reçoive le moindre message de la part de Noor. Rien du tout, et il ne pouvait que comprendre et accepter. Après tout, n’avait-elle pas refusé la main qu’il lui avait tendue ? À maintes reprises, qui plus est. Autant dire qu’il avait compris la leçon et ne comptait pas s’acharner éternellement. Il n’était pas habitué à se comporter de la sorte, à vouloir venir en aide à une jeune femme en détresse, une jeune fille innocente qui avait signé un contrat avec le diable pour pouvoir survivre. Il n’avait pas vraiment connaissance de ce qu’elle avait pu signer avec le propriétaire du club dans lequel elle dansait, et il n’avait pas vraiment envie de savoir. Ce qui comptait simplement à ses yeux était qu’elle puisse continuer à avoir un toit au-dessus de sa tête, et que le sourire réapparaisse sur ses tendres lèvres. Même ses yeux avaient perdu de leur éclat, il en avait fait l’amer constat. Pour vérifier que tout allait bien, le blond s’était rendu au club, un soir de la semaine. Juste comme ça, sans aucune envie particulière, sans regarder une autre fille danser, alors que leurs corps se déhanchaient d’une manière lente, lascive. Tout ce qui aurait pu faire son bonheur. En vain. Son regard avait erré dans le club, sans qu’il ne voie la jeune femme, et c’était tout naturellement qu’il s’était adressé à l’hôtesse d’accueil en mentionnant le prénom de Noor. Car celle-ci était à l’origine de sa présence en ces lieux, aucune autre depuis des jours. « Pour combien de temps ? » . Benjamin avait arqué un sourcil, sans vraiment comprendre le sens de ces propos. Sans doute lui demandait-elle ça en raison de sa tenue, qu’il n’avait pas pris le soin de changer. Autant dire que son costume trois pièces destiné à ses contraintes professionnelles faisait quelque peu tâche dans l’établissement de dépravation. Alors qu’il était sur le point d’ouvrir la bouche pour réclamer des explications, il avait entendu la voix de la blondinette non loin de lui, et il avait levé le regard vers elle. Elle ne l’avait pas vu, elle qui était en compagnie d’un homme, vêtue dans ce qui s’apparentait à une robe de chambre en soie. Les mains de l’homme se voulaient baladeuses sur elle, et Ben s’était reculé pour mieux se fondre dans l’obscurité. Cette vision était insoutenable, et il avait serré les poings, jusqu’à en suivre l’individu dès lors que celui-ci avait quitté le club. L’explication avait fini par arriver, le coup également, et Been était parti, sans voir la déesse qui avait hanté bon nombre de ses nuits. L’héritier des Lenoir n’arrivait tout simplement pas à croire ce qu’il avait appris, Noor vendait son corps, telle une vulgaire putin. Ce constat lui donna la nausée et il rendit tout son repas sur le trottoir derrière le club. C’était la fin, tout simplement la fin, et la colère l’envahit, un dégout sans nom par la même occasion.

C’était ce sentiment qui régulait sa misérable existence depuis la découverte du nouveau travail exercé par Noor. Par rage, il avait effacé son numéro, avait tenté d’effacer de sa mémoire chaque instant vécu en sa compagnie. Cela s’était conclu par un échec cuisant, même s’il se refusait clairement de l’avouer ou d’envisager de la revoir. C’était un non catégorique qui franchissait la barrière de ses lèvres. Simplement, il avait reçu un coup de fil de l’hôpital, le prévenant de la présence d’une femme qui possédait son numéro de téléphone dans ses contacts, et visiblement, il devait être celui qu’elle avait le plus contacté. Enfin jusqu’à présent. Benjamin n’avait pas réfléchi, avait pris une douche avant de partir, pied au plancher à l’hôpital. Peu importait les contraventions, qu’il paierait sans rechigner. L’inquiétude faisait face à son ressenti, et il n’avait pu que comprendre ce qui s’était passé dès lors qu’une infirmière avait mentionné le fait qu’elle avait eu beaucoup de chance et qu’il en avait fallu de peu pour qu’elle ne soit plus de ce monde. un appel au secours, un cri de détresse que la jeune femme lançait au monde entier, et qui finalement avait surtout été entendu par l’homme qui ne comptait plus jamais la revoir, qui voulait simplement lui dire des mots durs, la rabaisser plus bas que terre. Sauf qu’on ne tirait pas sur une personne affaiblie, à terre. Et le blond ne savait vraiment pas comment s’y prendre, ni comment agir, se doutant qu’à un moment donné, il ne contrôlerait sans doute pas le flot de paroles qui passerait la barrière de ses lèvres. Et qu’après cela, il n’y aurait aucun retour en arrière possible. « Votre fiancée a besoin de vous. Vous devriez entrer. » . le regard de l’infirmière l’interdit de répondre qu’elle n’était rien pour lui, qu’un plan cul qui était devenu trop régulier, et que cela ne permettait pas de lui passer une bague au doigt. Hochant de la tête, il avait pris une profonde inspiration et avait fini par entrer. « Et bien Noor, tu en avais assez des clients habituels ? tu viens racoler chez les médecins ? je suis persuadé que Stan sera impressionné de tes prouesses… » . Cela commençait bien. Refermant la porte derrière lui, son regard se posa brièvement sur elle avant de se détourner d’elle. la vue était tout simplement insupportable, comme en témoignait cette envie de vomir et de partir…
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Sujet: Re: Don't speak I know just what you're saying So please stop explaining - Noor   Jeu 17 Mai - 0:57


la vie de noor avait changé depuis quelques jours, quelques petites semaines. elle était retournée au club 83, non pas pour reprendre son post habituel mais pire, pour vendre son corps à n’importe quel homme. autant dire que ça ne lui a pas plus quand stan lui a proposé ce deal mais elle est tellement faible noor qu’elle a accepté. drôle d’idée qu’elle a eu, elle sait qu’elle a fait le pire choix de sa vie mais c’était le prix à payer pour revenir, pour qu’elle puisse reprendre sa place de danseuse. mais stan a été bien clair, deux mois sans rien toucher, même pas une petite pièce, rien. une décision insupportable pour elle, deux mois sans avoir de l’argent, elle allait être fauchée la pauvre. le loyer, la bouffe… comment pouvait-elle survivre ? une boucle infernale commençait pour elle… elle se mettait à nue avec n’importe quel mec qui venait au club pour ses services, dégueulasse de devoir coucher avec des personnes qui ne l’attire pas, à vomir de devoir faire des choses qu’elle n’a pas envie de faire avec eux. elle se sent humiliée et surtout, c’est un vulgaire morceau de viande qu’on mange. elle avait honte de ça noor, de devoir aller en cours alors que les rumeurs couraient vite dans la ville. les regards ont changé sur elle, des étudiants lui font des avances pour ses services. quelle bande de merde, elle les envoyait chier mais ça devenait de plus en plus invivable. elle n’allait presque plus en cours. elle n’osait plus sortir de chez elle, le regard des autres sur elle lui faisait peur, elle en devenait presque parano. méritait-elle vraiment tout ça ? elle n’en sait rien, probablement. après tout, noor n’a jamais fait les bons choix dans sa vie. elle se dit forte, responsable mais elle est loin de tout ça. c’est une gamine fragile, qui a besoin d’amour dans sa vie, besoin qu’on la réconforte que ça ne va pas. elle a l’impression que tout le monde lui a tourné le dos petit à petit. trahie elle le sent. elle n’a plus jamais envoyé de message à benjamin depuis la dernière fois. elle n’ose pas, elle a trop de fierté pour faire le premier pas, pour le dire qu’il avait raison et qu’elle avait besoin de lui, de son aide parce que seule, elle n’y arriverait pas. mais elle est trop têtue pour se l’avouer la blonde.

un soir, après son job de pute au club, elle rentre chez elle, comme tous les soirs. rien ne s’est passé comme elle l’aurait voulu. elle ne prend encore plaisir à coucher avec ses hommes, elle n’y arrive plus. encore un mois à tenir mais c’en est trop pour elle. elle ne touche aucun salaire pour le moment, elle est vraiment à sec, n’a presque plus de sous et elle doit encore vivre sans salaire pendant un mois ? non, impossible pour elle de continuer comme ça. les yeux rouges, elle se pose trente six mille questions sur sa vie, sur son avenir. et pour elle, il n’y a pas d’issue possible. elle est condamnée la belle blonde. elle n’a même plus de famille sur qui compter, quelques amis mais rien de plus. les amis sont éphémères comme elle le dit si bien. elle ne peut s’empêcher de prendre une bouteille d’alcool qui trainait et de commencer à la boire, directement à la bouteille. rien ne pourra lui faire oublier sa vie misérable de toute façon. elle tourne en rond chez elle, commençait doucement à péter un câble, à pleurer pour rien, à s’arracher les cheveux sur le coup de la colère. elle ne se contrôle plus, cette vie de merde qu’elle a depuis des années la pousse à bout. elle n’a pas le choix que de commettre l’irréparable. elle fouille dans son tiroir, trouvant une paire de ciseau et commence à se mutiler, elle en chie la blonde, elle en pleure tellement elle souffre de tout ça. de ce qu’elle devient, elle n’aurait jamais pensé être ce qu’elle est aujourd’hui. elle voulait juste une vie normale, entourée de ses parents, de ses frères et faire des brillantes études. rien ne s’est passé comme elle le voulait, elle a tout foiré comme une conne. tout ça est de sa faute… elle continue à se faire du mal, à boire. elle ne se contrôle plus et elle veut en finir, oui c’est ce qu’elle a en tête ce soir. ne plus vouloir vivre et de toute façon, personne ne pleurera sa mort. elle se demande bien qui sera présent à son enterrement, si il y en a un évidemment. elle ne sait plus ce qu’elle fait, elle marche en direction de la fenêtre pour l’ouvrir, elle a chaud tout d’un coup. elle se penche par-dessus, prenant l’air et elle regarde en bas. deux étages la séparent du bas. sauter de deux étages la tuera-t-elle ? elle n’est pas sûre de ça, peut-être que si elle tentait, elle le saura bien plus vite. elle souffle, remémorant les bons moment de sa vie, sa courte vie de vingt-deux ans. elle sourit bêtement, les souvenirs sont beaux et ça l’a fait presque pleurer. elle monte sur une chaise, regarde vers le bas et elle franchit le pas, elle saute. personne ne viendra la sauver, personne. le trou blanc, aucun souvenir. la mort assurer .

réveil à l’hôpital, elle ouvre péniblement les yeux. elle n’est pas morte, elle aurait tellement préféré ne plus être de ce monde. la porte s’ouvre, elle entend une voix, une voix qu’elle semble reconnaître mais elle n’arrive pas à s’en souvenir, c’est vague tellement vague pour elle maintenant. elle écoute d’une oreille ce qu’il dit. elle ne dit rien, lui tournant la tête, des larmes coulant sur sa joue. il n’a aucune pitié benjamin, aucune. elle n’a pas envie de le défier, elle n’en a d’ailleurs pas la force. elle ose seulement lui dire une phrase « si.. si c’est pour dire ça, va t’en.. je veux voir personne » elle ne le regarde même pas, elle se demande ce qu’il vient faire ici d’ailleurs « je veux qu’on me laisse, je veux.. je veux plus vivre » des sanglots dans sa voix, elle a osé lâché ça. elle le pense vraiment noor, elle n’a plus envie de vivre, plus comme ça, plus dans ces conditions qui lui font si mal. oui elle a tenté de se suicider, elle a échoué mais elle aurait aimé y passer, ne plus faire partie de ce monde.

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† Les femmes sont vulnérables au murmure de l'âme et l'art de la séduction est fait de délicatesse
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