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what if. (bazao)
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Jeu 31 Mai - 8:45

tu appréhendes. comme un premier rencard, finalement. tu n'es pas certain de ce que tu ressens à son égard mais ses lettres, tu ne les oublieras jamais. elles t'ont aidé à tenir le coup, en taule. elles t'ont remonté le moral. une parfaite inconnue qui se dessinait petit à petit dans ton esprit au fur et à mesure de ses mots, ses phrases, ses métaphores et ses confessions. tu es venu ici sans trop savoir à quoi t'attendre. vous aviez convenu de ce rendez-vous juste avant ta sortie. elle avait eu la gentillesse de te laisser un bon mois avant de la rencontrer enfin. c'était le jour "j", celui que vous aviez couché sur du papier. s'en souvient-elle seulement ? tu soupires, après tout, tu n'étais qu'un prisonnier parmi tant d'autre, noyé dans la foule, perdu dans la masse. et si elle ne venait pas ? tu te sens con, subitement. petit restaurant tranquille, une adresse que tu ne connais pas mais dont elle te parlait dans ses courriers. une boutonnière rouge accrochée à ta veste comme simple rappel. parce qu'il était convenu que vous vous retrouviez ainsi. elle devrait aussi porter un petit truc rouge, le seul moyen pour vous de vous reconnaître. tu pianotes des doigts sur la table, nerveux, quand le serveur te propose une bouteille de vin. tu acceptes poliment, en silence. était-ce une bonne idée ? tu n'en sais rien, tout se bouscule dans ta tête. la discussion avec emily, la découverte de theo, ta dispute avec babi et ce nouveau job.. penny, le chantage, tout se passe trop vite et tu perds pied. tu devrais sans doute retourner à brooklyn, contacter le cartel et reprendre ton activité, non ? ton regard se lève et tu la vois. elle vient d'entrer. ton coeur se serre. tu ne l'imaginais pas comme ça, et pourtant, sa présence enchante la pièce. tu te lèves, par politesse. tu la vois qui te regarde et qui comprend. existe-t-il vraiment un instant aussi fugace qui change toute une vie ? tu en doutes et pourtant, tu sens que doucement, les choses prennent place autour de vous. elle s'avance, et ton sourire s'élargit. tu fais le tour de la table pour embrasser tendrement la main qu'elle te tend. baz, je suppose. un prénom qui sonne merveilleusement bien entre tes lèvres. tu tires la chaise pour l'inviter à s'assoir, tu n'as jamais su être un homme galant.. mais ce soir, tout est si différent. c'est comme si une nouvelle histoire était déjà sur le point de s'écrire. tu repenses à ses mots, à la fragilité que tu y rencontrais et à la vulnérabilité que tu pouvais lire entre ses lignes. l'intimité mise à nue par des mots, le sentiment de la connaître déjà par coeur alors que tu t'assieds en face d'elle sans la quitter du regard.

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Mer 6 Juin - 13:34

what if⊹ On m’avait toujours dit de ne pas parler aux inconnus, de ne pas faire confiance aux gens mais ce n’était pas vraiment mon credo. Je ne pouvais tout simplement pas mettre tout le monde plus bas que terre pour me faire valoriser. Je ne comprenais pas ce mécanisme humain, ce genre d’auto-défense, pour moi tout le monde avait sa chance dans ce monde du moins toujours plus que moi. Depuis mon retour du Mexique je cherchais une cause à laquelle tenir, si les animaux c’était déjà fait il me fallait une cause qui me procurerait un sentiment de satisfaction. Je connaissais une association qui poussait à la réinsertion des prisonniers, on était une petite bande de bénévoles à leurs écrire. Au fur et à mesure mes lettres n’étaient plus adresser à Peter mais à Jao. Un jeune homme que j’avais suivi toute une année, à travers des mots rassurants, des dessins un peu ronds et enfantin. A base de petite fleurs sur la pointe de mes i, j’avais trouvé quelqu’un qui ne pouvait pas me juger, et lui pouvait avoir le réconfort d’une personne inconnue. On ne devait pas dire nos vrais prénoms aux prisonniers ni même essayer un jour de les voir. Je ne saurais vous expliquer, mais pour moi il était important que je le vois. Nous avions convenu d’un rendez-vous près de chez moi, dans un petit restaurant que je ne connaissais que trop bien. Le stress se faisait sentir peu à peu avant l’heure du rendez-vous peut-être n’était-il pas venu ? Après tout rien ne l’y obligeait, j’ajustais mes boucles d’oreilles rouges car nous devions nous reconnaître grâce à un simple accessoire. Je ne savais pas comment m’habiller d’habitude un simple jean et un petit haut aurait suffit. Mais ce soir je décidais de porter une robe poudrée, avec des sandales un peu surélevées. Après tout c’était peut-être un rendez-vous, je pressais le pas sur la devanture du restaurant. Cherchant du regard celui que je devais voir. Tout autour de moi devenait flou juste un bouton de manchette attirait mon œil, je relevais un peu la tête pour voir les traits précis de son visage. Le temps avait ravaler les secondes, juste le temps que je puisse le voir. Je ne l’imaginais pas comme ça après tout, je ne pensais même pas qu’il serait venu. D’un large sourire je lui tendais ma main non pas pour qu’il y dépose un baiser mais par courtoisie ne voulant pas trop brusquer les choses. Finalement ces lèvres se posaient sur ma main et tout s’arrêta autour de moi je n’avais sentit tant de douceur à mon égard je lui rétorquais dans un petit sourire sans faire attention que mon nez s’était un peu retroussé comme une enfant. « Jao, je supposes ». Puis je m’asseyais face à lui, à mon tour je le regardais et deviner les émotions que j’avais su lire dans ses lettres. Presque solennel le silence est d’or, il n’y avait plus que nous, deux exclus de la société ne sachant plus quelle histoire se racontait. Ma main droite tremblait un peu sur la table pas que j’avais peur au contraire je me sentais étrangement bien, trop bien pour que cela semble réel. C’est en poussant innocemment le contact avec ses doigts qui étaient maintenant bien trop proche de ma main que je sentais un frisson me parcourir. Je ne ressentais rien, mais pour la première fois chaque œillade, chaque toucher semblait décupler je tendais mon verre en rompant le contact avec sa main devenue presque brûlante quand elle me frôlait. « Je suis heureuse que tu sois venu » sans pouvoir lui dire que tu avais peur qu’il ne vienne pas car après tout il était sûrement cette bouée qui pourrait te ramener sur le rivage. Tu l’observais, on pouvait presque voir des étoiles dans mes yeux, c’était la première fois que je me sentais bien sans que ça soit avec mon frère et c’était bien quelque chose dont j’étais sûre de ne plus vouloir me priver.
©️Grey WIND.

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Il avait suffit d'une fraction de seconde pour tomber amoureuse. Il avait suffit d'entendre le son de ta voix pour vouloir entendre que cette mélodie. Il a suffit d'un baiser pour se taire en se disant tout.
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Jeu 7 Juin - 14:01

personne ne peut expliquer ce qu'il se passe ici. pas même toi. des lettres, ce n'est jamais qu'un bout de papier avec de l'encre. et pourtant, ça change tout quand on écrit à l'encre de son coeur. un peu de toi qui s'envolait, chaque semaine, en direction d'une seule et même adresse. tout le temps la même, tout le temps pour elle. un peu de toi distillé dans des écrits que tu ne partagerais jamais avec qui que ce soit d'autre. elle te connait, un peu mieux que la moyenne. parce que tu n'as pas fait qu'écrire, tu as fait bien plus que ça. tu as laissé s'épancher sur le papier tes rêves, tes ambitions, tes illusions. tu parlais de ta famille, de cette soeur que tu ne connaissais pas et de tes parents tués pour vous protéger. de cette rancoeur qui t'habitait depuis toujours de n'avoir jamais su les protéger à ton tour mais de cette rage qui t'avait permis de tout accepter pour défendre babi. tu lui parlais de cet enfant un peu seul et solitaire, de cet homme tout aussi rabougri et aigri. de cette vie que tu aurais voulu mener, de cette femme que tu aurais pu aimer et chérir. de ces enfants dans l'allée et de ce chien que vous auriez pris ensemble. de l'avenir tel que tu le rêvais sans pour autant jamais l'obtenir. ce n'était pas que de mots mais tout autant de petites parties de toi que tu lui offrais sans même te demander ce qu'elle pourrait en faire. alors la voir, c'est une étape que tu pensais infranchissable autrefois. un nouveau chapitre. vos mains qui se frôlent, tes lèvres sur sa peau. et puis, vos yeux qui dansent. éternelle gigue, celle que tu voudrais immortelle. jao, je suppose. sa voix qui chante à tes oreilles tous les mots que tu as retenu de ces lettres et de ces récits. sa voix qui t'ensorcèle déjà alors qu'elle n'a fait que prononcer ton prénom. mais tout te paraît déjà si merveilleux entre ses lèvres. alors le silence s'installe mais ne s'impose pas. il est salvateur, presque rassurant. vous vous regardez sans même prendre la peine d'engager la discussion. et sa main avance, ses doigts prennent les tiens et le manège recommence. personne ne peut expliquer ce que tu ressens ni même exprimer ce qu'elle doit ressentir. vous êtes perdus dans vos propres échanges, ceux qui sont encore secrets et qui n'appartiendront jamais qu'à vous. je suis heureuse que tu sois venu. tu souris, avec un tel naturel. tes yeux qui fixent vos doigts et l'éternel qui se pointe à ta porte. tu veux du bonheur, en voilà ! une pause qui s'impose dans ta vie si misérable. un rayon de soleil clair qui ramène avec lui la chaleur. je pensais que tu ne viendrais pas. tu admets, timidement. et puis, tes yeux cherchent à nouveau les siens sans trop savoir ce qu'ils doivent y lire en premier. je sais que ça n'a pas grande importance.. mais tu es divine. tu t'entends lui dire sur un ton presque touchant, d'une sincérité déconcertante. tu es le premier étonné mais le changement s'opère au-delà des lignes, des tracés si droit de vos plumes respectives.

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Lun 18 Juin - 15:26

what if⊹ L’homme à la différence des animaux à le droit à la parole, c’est cette parole qui a fait toute la différence sur notre existence. Certains hommes l’utilisent à mauvais escient prônant des vérités qui ne sont que les leurs, d’autres ont des langues comme des serpents prêts à dévorer leur interlocuteurs. Et enfin, les autres, ceux qui cherchent à se faire comprendre, à exprimer leur émotions, à décrire leurs besoins mêmes les plus banals. Avec Jao nous avions créé une autre parole, un langage qui se lisait avec les yeux qui n’avait pas la moindre ponctuation car s’il y avait bien une chose qu’on redoutait c’était de définir un temps à tout ce qui pouvait se passer. Nos lettres manuscrites transposaient tout ce que nous n’osons pas exprimer. Nos peurs, nos doutes et puis nos rêves. Rêver était la seule chose qui restait à l’homme qui avait tout perdu, cet espoir de tout reconstruire même si c’était des châteaux de sable qui s’effondreraient encore à la moindre des tempêtes. Les lignes qu’on s’étaient écrites étaient comme des pansements sur les blessures, ceux qu’on aimerait jamais retirer. C’est en décrivant ses peines que j’avais pu m’accrocher ressentant ce besoin inconsidérable de le retenir, de le ramener lui aussi sur le rivage de lui montrer que tout n’était pas perdu. Ce fut ses yeux qui m’emportaient directement quand je me suis avancée vers lui, c’était ses lèvres qui s’élargissaient qui m’entourait comme une valse qui ne finirait jamais. Ce silence était tous ces mots que nous, nous étions dit toutes ces confidences que l’on ferait sous un oreiller. Ce regard que je n’arrivais pas à me défaire, que je ne voulais pas me défaire. L’impression que dans ma réalité il y avait lui cet homme qui me fallait celui dont je me sentais aujourd’hui le plus proche. Celui que j’avais besoin de sentir sous ma peau, sentir ses doigts, danser avec eux pour palper la réalité qui pointait le bout de son nez. J’avais l’impression de lui appartenir, toutes ces choses qu’on s’était dîtes et qu’il m’appartenait. Ce genre de moment unique dans une vie où on voyait le visage de l’évidence. Ses yeux se baissaient sur mes doigts, étais-je allé trop loin ? Me faisais-je des films où je le voyais lui seul comme le protagoniste principal. Ses mots sonnaient à mes oreilles, ses mêmes mots que j’avais pu lire cette peur de se retrouver encore une fois seul, avoir eu un espoir et s’imaginer le pire, toujours le pire. « Peut-être que je me suis reconnue dans cette femme que tu aurais pu aimer et chérir ». Lui avouais-je a demi-mot presque comme une confession, un petit rire cristallin s’échappait de mes lèvres. Je ne voulais pas qu’il parte, qu’il s’enfuit, qu’il s’imagine que j’étais qu’une pauvre folle accrochée à des manuscrits. Mes yeux cherchant inlassablement les siens pour rester accrochée tout simplement. Je me sentais partir, je me sentais voguer au-dessus de nos têtes et danser cette danse infinie que nous avions tant cherché depuis des années. Sa voix était presque faîte pour moi, elle venait à moi comme un son rassurant, embaumant tout dans l’espace-temps. Face à son compliment sans trop contrôler mes mouvements mes doigts se resserraient à nouveau contre les siens, cette dent timide qui heurtait ma bouche avant de laisser mes lèvres prolonger le sourire qu’il avait gravé par sa présence. Le rose me montait aux joues ne contrôlant tout simplement mon être, m’adonnant à cette liberté qu’il m’offrait sur un plateau d’argent. « Tu commences à me faire rougir, et tu sais c’est très dur d’arrêter ça ». Lui disais-je avant de m’approcher un peu de lui pour déposer un baiser sur sa joue et lui souffler un « merci, jao ». J’aurais aimé qu’on s’enfuit de ce restaurant, qu’on jette tout sur notre passage pour sentir sa peau contre la mienne, sentir son regard me calculer sans aucunes gêne. Il n’était peut-être pas cet homme, il avait peut-être besoin d’avoir les pieds sur terre, mais c’était trop tard il m’avait déjà envoyé sur la stratosphère. Je lui prenais la main avant de me lever et de lui dire doucement. « Suis-moi ». Le pas presque haletant, je nous dirigeais dans cette arrière-cour du restaurant décorée avec des lampes extérieures débordant sur la nature sauvage mais délicate nous offrant cette vue surélevée sur ce lac. Quelques gouttes de pluie se définissaient là-haut, mais le soleil sur mon visage me suffisait à me faire oublier cette humidité. Ma main toujours dans la sienne que je ne pouvais détacher je lui demandais tout en dévorant des yeux celui qui se présentait à moi « Une danse ? ». La musique du restaurant était assez forte pour que nos pas puissent suivre les notes de celle-ci du moins s’il acceptait cette danse. Danser sous la pluie, comme je l’avais toujours fait avec peut-être pour la première fois à la place de l’image de peter pan celle de Jao.
©️Grey WIND.

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Lun 25 Juin - 9:31

il n'existe pas de sentiments plus fort que celui qu'on éprouve lorsqu'on se sent compris.. percé à jour, sondé par une personne qui ne nous veut aucun mal. ses yeux se posent sur toi et tu sais. elle te voit tel que tu es. dans ta vulnérabilité, dans cette fragilité que tu n'avais jamais voulu confier à personne d'autre qu'elle. tes mots, tes douleurs, tes peines. tes fêlures exposées sur du papier blanc, à l'encre de ton sang, de tes larmes. la pudeur qui revient, comme si brusquement, tu te sentais exposé. nu, en plein soleil. tu risques de brûler, de te consumer. ton coeur n'est-il pas déjà entrain de s'enflammer ? peu importe, ses yeux se posent dans les tiens et tu sais déjà tout ce qu'elle y lit. tu pourrais fuir, mais tu restes. tu restes parce que ça ne t'effraie pas, pour une fois. tu as envie que ça se passe ainsi. tu as envie qu'elle te connaisse, mieux que les autres. qu'elle sache exactement tout ce que tu as voulu cacher toutes ces années. qu'elle voit l'homme, sous le taulard. l'homme sous l'échec. celui qui rêve de réussir sa vie, de fonder une famille et d'aimer. d'aimer si fort, si longtemps. celui qui a tout à donner mais qui n'a jamais eu la chance de pouvoir le faire. elle te regarde et tu te sens nu, mais tu ne brûles pas. tu bronzes, tout juste un peu. elle sourit, elle aussi. et le temps se suspend à ses lèvres, à vos coeurs qui battent au même rythme. tu avais peur qu'elle ne se pointe pas. elle te répond peut-être que je me suis reconnue dans cette femme que tu aurais pu aimer et chérir. et tu souris. gêné, un peu. intimidé qu'elle puisse te citer et mettre sur la table tout ce que vous vous êtes déjà échangés. les banalités ne sont donc plus de mises, puisqu'elles ont déjà été échangées. tu la complimentes, avec une sincérité touchante. elle dit, en rougissant très légèrement. tu commences à me faire rougir, et tu sais c’est très dur d’arrêter ça. tu rigoles un peu, tu ajoutes je n'ai pas vraiment envie que ça s'arrête. d'un ton mielleux au possible que tu ne reconnais pas. cet effet, cette sensation.. il n'y a qu'elle qui compte, brusquement. tu te sens bien, heureux. pourquoi ? pour rien sans doute. ton coeur qui s'emballe encore un peu plus quand elle se penche en avant pour embrasser ta joue avec une tendre délicatesse. merci, jao. tu rougis à ton tour, emprunté. c'est moi qui rougis, à présent. tu ris un peu. il y a ce malaise, tout de même, celui qui guette. parce qu'après vous êtes tout écrit, vous reste-t-il seulement quelque chose à vous dire ? tu veux que ça fonctionne, plus que tout. tu veux que ça aboutisse, que ça ne foire pas. tu veux être fidèle à l'homme que tu as peins sur papier. tu veux être suffisamment bien pour qu'elle reste, qu'elle te désire comme tu sembles déjà lui appartenir. elle se lève, te tend la main. tu n'hésites pas, pas une seule seconde. tu te sens en confiance, enveloppé dans une atmosphère chaleureuse et sereine. suis-moi. et tu t'exécutes. vous sortez. le soleil qui tape un peu, les légères gouttes de pluies qui s'écrasent sur vos joues. elle se dresse devant toi, elle s'impose. elle est là, bien réelle. aura divine qui glisse dans son regard mutin. tu la désires plus encore qu'au premier échange. sa main toujours dans la tienne, un océan de rêves juste sous vos pieds. tu souris, elle se retourne, te regarde et demande une danse ? parce que tout ne se résume jamais qu'à ça. valse entraînante, entêtante. vous est-il seulement possible de faire autrement. tu t'approches un peu, tu glisses ta main derrière sa taille, au fond de son dos. tu soulèves un peu plus l'autre bras. la première. tu lui murmures en souriant toujours un peu plus. ton coeur chavire, ta raison sombre déjà et ton corps tout entier réagit. tu te serres, respires son odeur. un ; le monde tourne autour de vous et le temps se suspend. la musique vous entraîne et l'heure n'est plus à la réflexion. deux ; ses lèvres que tu fixes avec un désir brûlant, ton corps qui se cambre contre le tien et le monde qui cesse sa course. trois ; ta main qui se plaque, qui tâte un peu, ton désir qui se lit dans tes iris et le soleil qui brûle ta peau. et tout recommence.. un, deux, trois.. il est sans doute déjà trop tard, tu es tombé. tombé amoureux d'une femme que tu dessinais dans tes fantasmes les plus dingues et qui se matérialise aujourd'hui devant toi. comme un rêve éveillé, celui d'aimer et d'être aimé en retour. "je veux aimer quelqu'un qui m'aime", voilà de quoi résumer tout ce à quoi tu penses au moment même où ton visage se rapproche du sien. j'ai.. j'ai envie de t'embrasser. tu t'entends lui murmurer avant même de pencher un peu plus, de laisser le monde s'arrêter net dans sa course pour plaquer tes lèvres sur les siennes en fermant les yeux. oubliant de vivre, oubliant d'avoir peur, oubliant de craindre et de regretter. ne penser qu'au bonheur qui s'étiole, qui se dessine sous tes doigts agiles. ne penser qu'au parfum des roses et à l'odeur du goudron tout juste humide. oublier tout ce qui fait mal pour ne se concentrer que sur le goût de ses lèvres, aussi parfait que les mots qu'elle t'envoyait au quotidien. en revenir au commencement. n'être qu'une âme qui accepte, pour une fois, de se livrer à une autre âme. et aimer.. merde, aimer !

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Jeu 12 Juil - 16:41

what if⊹ L’amour est un sentiment que je n’avais jamais connu, comme s’il était trop loin hors d’atteinte et que j’avais battit ce mur bien trop haut pour qu’il puisse me percuter. Je ne connaissais pas cette mécanique, celle où deux cœurs s’unissent pour battre à l’unisson je ne connaissais pas non plus les dommages collatéraux que ça pouvait faire surgir. Pour la première fois de ma vie je me laissais aller, je me laissais porter par la connaissance de l’autre sans regarder en arrière. Pour la première fois également tu avais ce besoin d’appartenir à quelqu’un, ce besoin de compter pour l’autre. Ne plus être une femme qui se noie dans une vision de vie en se voyant toujours seule. Je n’avais pas peur je me sentais enfin libre de mes chaînes trop souvent prises à mes pieds. Je voulais qu’il sache tout de moi que je deviennes celle pour qui je ne serais pas un secret. Je voulais être sa femme qu’il avait décrit au moins un instant même s’il serait peut-être fugace. Je ne voulais plus que ce sourire se perdre de mes lèvres je voulais que ça soit celui qu’il me donne cette chance, d’être en vie tout simplement. Ses yeux qui brillaient comme des étoiles qui venaient de se croiser là-haut dans ce ciel si grand est pourtant si épars. Comme s’il détenait dans ses yeux tout le monde que je voulais découvrir qu’il avait cette clé qui m’autorisait à me sentir vivante. Alors je lui confiais que je me reconnaissais dans ces écrits car je n’avais pas un seul instant oublier toutes ses lettres qui m’avait foudroyer sur place. Qui m’avait donner ce sentiment d’importance que j’étais peut-être celle qu’il attendait. Son sourire était en complicité avec le paradis chaque fois que sa commissure s’élargissait un bond survenait à l’intérieur. Intimidée je l’étais car je ne connaissais pas les diktats des rencontres j’étais une simple novice. Je rougissais comme une adolescente qui découvrait pour la première fois qu’elle plaisait et c’est son rire qui m’emmenait encore plus loin au large. Qui me faisait quitter la rive pour que je mettes un pied moi aussi vers l’inconnu qui nous attendais. Comme réponse c’est la chaleur de mes doigts qui s’appuyais légèrement sur lui comme pour ne pas prendre la fuite pour ne pas me retrouver seule. Je me sentais peut-être heureuse comme une renaissance que je n’avais jamais envisagée. Je me penchais alors pour toucher du bout de mes lèvres ce visage que je voulais mien à cet instant présent et pour le futur j’en étais persuadée au plus profond mon âme. Le rouge qui monte à ses joues quand moi c’est des frissons qui prennent mon corps en otage. Je riais en symbiose tout en lui murmurant « si j’avais su que je te ferais rougir j’aurais franchit le pas bien plus tôt ». Les mots écrits par le passé reviennent mais ce que je désirais c’était le connaître au-delà des lignes. Je voulais retirer ce léger flottement au-dessus de nos têtes pour nous retrouver seul pour le découvrir encore et encore. Alors je lui tendais ma main pour l’amener avec moi à la poursuite du bonheur et de nos rêves. Le désir qui guettait depuis le premier regard échangé et qui tape fort contre ma poitrine. L’envie tout simplement de le découvrir lui en entier. Cette main qui ne peut se détacher comme pour m’accrocher à cette réalité que je pensais encore quelques instant imaginée. Alors je lui proposais une danse pour nous laisser la liberté de nous exprimer autrement qu’avec des mots qui n’arrivaient pas à franchir le bord des lèvres. L’homme dans toute sa splendeur qui se dirigeait vers moi laissant sa main arpenter le bas de mon dos. Le cœur qui loupe toutes les battements si bien que je me sentais voler. Il fallait pourtant respirer encore un peu, respirer pour savourer chaque moment. Dans un regard complice je me délectais du doux parfum de sa voix tout en lui murmurant quand il te disait que c’était la première « l’évidence ». Car oui ça se sentait dans chaque pores de nos peaux qu’on voulait être plus simplement que des spectateurs de deux étrangers qui se rencontre. Son sourire dans lequel je me perdais laissant le temps s’arrêtait pour nous. Le cœur qui balance, le cœur qui pour la première fois cesse de battre pour voyager au-dessus de ma tête. Les frissons qui apparaissent quand je suis à quelques centimètres de lui , quand ma peau découvre la sienne pour la première fois. Le cerveau qui est jeté dans les oubliettes très loin d’ici. C’est trop tard j’avais été happée par ce tourbillon sans de possible de retours arrière. Je me serais contre lui, aspirant son odeur que je ne pourrais plus jamais oublier. Ma main dans la sienne et l’autre qui s’aventure dans son cou. Les yeux dans les yeux on avait ouvert le feu. Ce feu ardent brulant sur son passage l’espace-temps. Ses lèvres à lui que je désirais que je regardais quand son regard à lui tombait sur les miennes. La tensions insoutenable quand on découvrait enfin la personne pour qui on se sentait invincible. Un, deux, puis trois et c’était trop tard, j’étais tombé amoureuse. Amoureuse d’un homme que j’avais tant imaginé. Un homme avec qui vivre d’aventures c’était vivre cette aventure avec lui. Un homme que j’avais pourtant trop imaginé dans des illusions enfantines qui se tenait face à moi avec la brûlure qu’il m’infligeait dans chaque regard. Le temps semblait être suspendu quand il ouvrait à nouveau ses lèvres pour me dire cette phrase, celle qui faisait tout basculé. La danse était oublié, plus rien ne compter à présent que ses lèvres sur les miennes. Fermant les yeux pour savourer cet instant unique, cet instant où il m’appartenait pour la première fois. Mes bras qui se resserraient autour de son cou, pressant mon corps contre le sien. Prolongeant son baiser avec une teinte de passion non feinte. Je ne respirais plus je voulais vivre qu’à travers lui à présent. Trouver enfin la raison du bonheur, s’imaginer que rien ne pourrais jamais perturber cette parenthèse. Cette langue qui s’aventure doucement pour que je le possède encore un peu. Je ne saurais vous dire combien de temps ce baiser avait duré, combien de temps nous avions été suspendus l’un envers l’autre. Je me détachais de ses lèvres à bout de souffle avec cet éclat dans les yeux qu’il avait fait naître. «ne pars plus jamais » lui confessais-je en mordant cette lèvre de peur de trop en demander à cet homme. Mais je pouvais le sentir, je pouvais le voir dans ses yeux, l’entendre dans le souffle saccadé de sa voix que lui comme moi étions tombés l’un sur l’autre. « Tu veux vraiment qu’on aille au dîner ? » lui demandais-je tout en ne pouvant plus me détacher de son corps voulant découvrir comme on dévorerai un livre tout ce qu’il était. Un restaurant c’était bien trop impersonnel pour apprendre à se connaître s’il me demandait à l’instant de m’enfuir avec lui que je n’hésiterai pas un seul instant. Je voulais l’emmener avec moi hors d’ici chez moi peut-être avec une bouteille de vin pour en apprendre toujours plus sur lui. Il m’avait attrapé dans ses filets et j’en suis tombé amoureuse. « enfin…si..si.. », je bégayais ne pouvant plus freiner ce désir l’envie de lui appartenir de toutes les manières possibles «...t’as envie qu’on aille chez moi ». Passant ma langue sur mes lèvres pour cacher cette gêne frôlant légèrement les siennes avec cette envie insatiable.
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Jeu 19 Juil - 15:58

elle frappe au hasard, elle frappe rarement, mais quand elle frappe, elle frappe fort. l'évidence, finalement, la providence même. et vos cœurs en parfaite harmonie, en parfaite symbiose. parce qu'il n'existe désormais plus de mots pour décrire ce que tu ressens quand enfin elle apparaît dans ta vie auréolée d'une lumière vive et claire. tu l'avais attendue, semble-t-il, depuis si longtemps. cette nouvelle chance, ce nouvel espoir. un regain d'énergie propice au changement, aux bonnes résolutions. être meilleur, décemment bon pour qu'elle puisse lire dans le reflet de tes iris tout ce que tu avais déjà écrit si-souvent à l'encre de ta plume. à l'encre de ton cœur.. tu t'éprends, c'est instinctif. elle se dresse devant toi et déjà, ton cœur manque un battement, puis deux. ça ne dure jamais longtemps, mais ça frappe très vite et ça ne te quitte plus. tu souris, c'est comme ça. tu te laisses porter par l'instant et par sa magie sans même te poser de questions. simplement heureux, dirait-on. et c'est ce qu'elle fait, elle aussi. quand elle dit si j’avais su que je te ferais rougir j’aurais franchit le pas bien plus tôt. en riant doucement, tu ne peux pas t'empêcher de la fixer avec un peu plus d'intensité. plus tôt, les choses auraient sans doute été différentes. vous n'étiez pas prêts.. pas prêts à franchir ce pas. il était trop important et vos situations vous en empêchaient. aujourd'hui, c'est parfait. le timing est propice à une nouvelle histoire. la vôtre. comme suspendue entre deux instants. avant, et après. mais l'après sera si doux, si délicat. tu te lèves, tu prends sa main. elle te demande une danse, tu lui promets la toute première. tu n'es pas homme à virevolter mais pour elle, tu es prêt à laisser la musique t'emporter jusqu'au ciel s'il le faut. elle murmure l’évidence. et tu souris un peu plus. l'évidence.. ce mot qui vous frappe tous les deux en pleine poitrine. que faudrait-il y ajouter de plus ? tu te serres un peu, tu l'enlaces sans y mettre trop de force. fleur délicate, tu veux la choyer, la couver, la protéger du froid et de ses morsures. tu te laisses porter par l'ambiance, l'atmosphère. vous n'existez que dans vos regards, sans même remarquer qu'on puisse vous observer à la dérobée. les spots sont dirigés sur vous, rien que vous. et tu oublies jusqu'à ton prénom en te mourant dans son regard. tu lui parles, à mi-voix. prononce une simple phrase qui encore une fois change toute une vie. elle se penche, un peu plus près. et ce premier baiser.. tu ne l'oublieras sans doute jamais. le parfum des roses, la musique de fond et son corps qui se cambre un peu plus contre le tien. tu n'oublieras jamais le goût de ses lèvres, de sa langue. ni même le souffle de ses espoirs qui cognaient à la porte des tiens. ce premier baiser est d'une évidence frappante, d'un naturel exquis. c'est comme avancer dans le noir en sachant pertinemment qu'elle chemin emprunter. quand tu ouvres tes yeux, tu sais déjà quelle sera son expression. ton cœur manque un battement quand elle murmure ne pars plus jamais.. tu souris, contre son épaule. tu te calfeutres un peu pour lui répondre je n'en ai plus l'intention. comme si tu l'avais attendue toute ta vie. est-ce le cas ? sans doute un peu.. sans doute beaucoup ! tu rougis, quand elle enchaine avec une question tu veux vraiment qu’on aille au dîner ? et quelques bafouillements supplémentaires enfin…si..si..t’as envie qu’on aille chez moi. tu hoches la tête. la question est lourde de sous-entendu. veux-tu seulement brûler les étapes ? tu apprends tout juste à la connaître.. mais n'es-tu pas déjà tombé amoureux d'elle ? sans doute un peu. tu retiens ton souffle. instant décisif. quoi qu'il se passe, tout va changer dès lors que tu lui auras donné une réponse. tu souris, un peu, sans la quitter des yeux. tu remets une mèche derrière son oreille on peut peut-être prendre juste le dessert.. tu lui dis, gentiment. juste un petit rien qui pourrait vous donner l'occasion d'apprendre à vous connaitre avant de vous posséder. sans doute un mal pour un bien, une façon de couper la poire en deux et ensuite.. on pourrait.. aller chez toi ! tu bégaies un peu, comme un gosse. tu n'es sans doute pas plus âgé que ça, en cet instant précis. maladroit, gauche, un peu perdu dans tout ce que tu crois ressentir pour une femme que tu connais si peu et pourtant par cœur..

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Mer 29 Aoû - 14:16

what if⊹ Comme le tourbillon de la vie peut bien faire les choses comme cet instant précis où le temps s’était arrêté sur nous deux. Bousillant tout les chemins qui nous avaient fait tournés dans des spirales incomprises, dans des chemins toujours plus sombre pour s’arrêter finalement aujourd’hui sur une réalité qu’on n’espérait plus. Pour qu’un instant la vie décide brusquement de changer de côté et de se donner la chance de vivre d’un nouveau souffle. Ne plus laisser les toupies de nos vies tourner en rond dans des cercles sans fin et croiser la sienne et tomber brusquement sur un chamboulement. Oublier le temps d’un instant que c’était les contraires qui nous attirait l’un contre l’autre que c’était dans ses fêlures que je panserais mes blessures. Que c’était dans sa sensibilité certaine que je trouverais cette mélodieuse harmonie que je n’avais jamais entendu chanté. Saisir ces moments là pour les transformer en éternité changer les secondes pour qu’elles deviennent des heures et se transforme en un souvenir indélébile. Profiter également dans la quiétude du monde pour laisser s’embraser deux inconnus qui n’ont en commun que l’espoir. L’espoir d’une vie, celui de ne plus être ce loup solitaire qui crachait sur des mains aventureuses. Oser peut-être aussi de battre les stéréotypes et devenir ce qu’on appelait l’atypique. Laisser peu à peu le feu prendre possession de nos corps pour brûler tout ces élans d’amour car c’était ce que c’était…de l’amour. Personne n’aurait pu présager que deux simples inconnus aux courriers tendres et sincères puissent voir en l’autre celui qui l’attendait. Un baiser. Comme pour conclure, conclure tout ce qui ne peut se dire, tout ce qui ne peut se voir mais tout ce qu’on rêve de sentir. Jamais je n’oublierais le goût de ses lèvres cette façon qu’il avait de m’approcher de lui par peur que je m’enfuies. Sa langue dansant avec la mienne vers un futur incertain celui qu’on ne prédestine pas celui qu’on ose imaginer. Sentir son odeur et la chaleur de sa peau quitte à finir à l’échafaud, à cet instant j’aurais préféré mourir que de ne plus sentir ses lèvres. Mes yeux qui se posaient un instant sur les siens le cœur qui pour une fois s’était bien accroché et n’essayer pas de s’enfuir. Il y avait tant de chose inexplicable mais la plus belle des choses était l’évidence. Comme une promesse son visage se blottissait contre mon cou pour murmurer à mon âme que non, Jao Escobar ne partiras plus. Plus jamais. Je ne savais pas de quoi les lendemains seraient faits, peut-être que cette histoire à l’encre de nos cœurs ne serait qu’une parenthèse un passage, mais ne vaut-il pas mieux le vivre à toute allure que de passer son chemin ? Je fonçais contre un mur sans avoir connaissances des répercussions car à cet instant la seule chose que je ressentais ne s’expliquait pas, elle se vivait. Ses joues qui se rougissent quand j’évoque autre chose quand je lui avouais à demi-mot que c’était lui tout entier que je voulais découvrir. Je savais déjà l’homme ces blessures, ces espoirs et ses craintes je voulais apprendre ce qu’il se cachait peut-être la tendresse, le désir et peut-être un peu d’amour. Je souriais à sa remarque ne pouvant quitter ses yeux, ne pouvant quitter sans bras comme prise dans son piège et pourtant je ne me sentais pas piégée. « On va pour un dessert je n’aimerai pas non plus te faire mourir de faim » plaisantais-je. Laissant les quelques secondes sous le couvert du silence mais qui n’atténuait pas la beauté du moment. A son tour de balbutier, de ne pas trouver les mots pour finir, je ne voulais pas que ça s’arrête je ne voulais tout simplement pas attendre qu’un baiser. Je voulais voir en lui toute sa beauté, ses cicatrices comme les miennes. Je lui faisais un petit clin d’œil avant de prendre délicatement sa main pour le ramener légèrement à moi pour lui murmurer au creux de ses lèvres « Ne t’en fais pas je te laisserais la porte ouverte au cas où tu veux t’enfuir ». Non je ne voulais pas qu’il fuit mais après tout peut-être ne désirait-il que trouver une épaule sans y voir la lumière d’un amour édulcoré sans fausse notes. Mes pas se faisaient rapide vers la table où nous étions quelques instant plutôt, personne ne nous regardaient comme deux êtes invisibles mais visibles que pour eux même. Louchant sur la carte des desserts j’osais quelques regards timides envers Jao affichant un sourire sincère. « J’hésite entre le dessert à la poire et chocolat et cette meringue c’est vraiment trop dur de choisir » disais-je dans un petit sourire. Oubliant le temps d’un instant le merveilleux souvenir que nous venions de créer quelques instants plus-tôt espérant qu’il durerait une éternité.
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Jeu 20 Sep - 13:35

il n'y avait d'aveu plus sincère et pure que celui d'un baiser partagé. celui-là même qui, désormais, vous liait dans une passion qui dépassait l’épistolaire pour se raccrocher au concret. un fait, rien de plus. rien qu'un fait. elle t'avait embrassé, tu l'avais embrassée. vous étiez désormais bien plus que deux auteurs malheureux, vous conjuguiez le plus beau des accords ; l'amour ! ça te paraît somme toute assez abstrait et surréel mais c'est bien là.. à l'encre de tes mots, tu lui avais livré tes fêlures et la jeune femme n'était pas partie, n'avait jamais hésité longtemps à te répondre. et aujourd'hui encore, là, près de toi, elle te regarde et te dévore comme le font les amants nouveaux quand le jour se lève sur leur nuit de tendresse. tu souris, tu balbuties, tu hésites et bégaies. tu la veux, la désires plus que tout mais ne veux surtout pas précipiter les choses. tu crains la fuite, toujours. être un homme de plus qu'on allonge et dont on se défait ensuite. le sexe est une vertu à laquelle tu apportes sans doute trop d'importance pour le faire à la première occasion. votre nuit doit être superbe, hors du temps. aussi légère et pure que le baiser qui vient de s'échanger. alors tu proposes un dessert et elle sourit. amusée, elle plaisante même on va pour un dessert je n’aimerai pas non plus te faire mourir de faim. et tu souris, rougissant au passage comme l'adolescent que tu ne cesseras plus jamais d'être à ses côtés. elle réveille l'instinct primaire, celui d'un homme trop longtemps enfermé qui se voit brusquement offrir les clés qui le libèreraient de ses chaînes. tout ce temps, tu penses.. tout ce temps à l'attendre comme on attend la pluie en pleine sècheresse. et tu souris, un peu plus. elle t'attire à elle, elle souffle sur tes lèvres ces mots ne t’en fais pas je te laisserais la porte ouverte au cas où tu veux t’enfuir. et tu rougis un peu plus. provocante, tentatrice exquise. tu attrapes ses deux mains, tu réponds si je dois m'enfuir, c'est vers toi que je viendrai me réfugier. tu promets à mi-voix, comme lorsque tu l'écrivais sur papier. tu n'as jamais songé un seul instant que de vos écrits naîtrait une telle passion et pourtant, elle t'enflamme déjà. à bout portant, elle te tue à petit feu, te réduisant à l'état d'esclave de sentiments que tu ne contrôles pas. elle te conduit jusqu'à la table, et cet instant s'évapore. mais il reste en toi, marqué au fer rouge comme le début d'une nouvelle histoire. tu prends la carte, observe la liste des desserts. de temps à autre, intimidé, tu lui lances un léger regard sous-entendu et elle sourit. comme de vieux amants, tout autour de vous claironne de légèreté et d'oisiveté. j’hésite entre le dessert à la poire et chocolat et cette meringue c’est vraiment trop dur de choisir. tu poses le menu devant toi, baissant le sien légèrement pour poser tes yeux dans les siens. commandons les deux. tu la supplies en souriant. et partageons-les. tu glisses ta main jusqu'à la sienne. partageons tout, désormais. comme une nouvelle promesse, sous-entendue, mais échangée à la lueur d'une chandelle. tu souris, simplement, heureux pour la première fois depuis longtemps.

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Mer 7 Nov - 12:40

what if⊹ Il suffisait d’un instant pour que tout votre monde tourne à l’endroit. Il suffisait d’une fraction de secondes pour que vous finissez la tête à l’envers les rêves pendus au-dessus de votre tête vous maintenant la tête à la surface. Il suffisait d’un battement de cil ou d’un sourire que pour tout ce en quoi vous croyez devient dérisoire. On écrivait souvent sur papier à l’encre indélébile toutes nos peurs, nos craintes mais jamais l’espoir. L’espoir ne pouvait naître que dans les yeux de l’autre, l’espoir ce sentiment si longtemps enfouit au fond de vous qui avait disparue avec les bourrasques du temps perdu. On était bien trop souvent prit dans des courses folles parfois même à tourner en rond jusqu’à ce qu’on heurte quelque chose pour ouvrir les yeux. J’avais heurté Jao comme les rayons du soleil qui caressait la couche terrestre de la terre. Tout à l’intérieur de moi voulait crier son nom, lui assurer que maintenant nos courses folles s’arrêteront pour tourner ensemble à l’unisson. Comme deux enfants qui ne savaient rien de ce qui était l’amour, comme deux adolescents qui découvraient pour la première fois ce qui était réellement le désir. Ce besoin de s’appartenir sans vraiment sans se le dire. Il réveillait tout ce que je n’avais pas su voir par le passé tout ce que je pensais ne pas mériter. C’était dans ses maladresses que je me sentais en sécurité, c’était dans ces sourires que me sentais prête à tout autre chose. Comme une photo vieillit de deux amants, le temps n’appartenant qu’à nous, un moment gravé pour l’éternité. Comme si nous avions fait un retour en arrières sur nos craintes et que nous étions petit à petit entrain de les effacer par ce qu’on appelle l’amour. L’amour qui promettait des lendemains plus beaux, des lendemains à deux. Aucune peurs n’arrivaient à faire de l’ombre comme si nous n’étions finalement fait que pour nous rencontrer. Comme si finalement il nous avait fallut toutes ses épreuves de la vie pour mieux se reconnaître. Sentir sa peau entre mes doigts, sentir son souffle entre mes lèvres comme pour ne plus jamais faillir. Je ne voulais pas qui parte, pas pour ce soir, je ne voulais pas n’être qu’un simple mirage dans une vie noircie. Je voulais être cet océan de couleurs à son tableau, lui donner la vie qu’on nous avait volé. Ces mots résonnaient comme une promesse, peut-être que nous serrions pas assez fort pour donner toutes ces chances, peut-être que nous étions trop brisés pour voir le réel éclat du bonheur. Mais cela en valait la peine, il fallait se battre pour ne pas tout voir s’effondrer comme un château de carte. Silencieuse je déposais un baiser sur sa joue, car nos yeux se disaient déjà tout. A cette table nous pouvions être ce qu’on voulait, des amants, des amis, des inconnus. Mais la seule mélodie qui tambourinait dans mon cœur d’un son délicieux était les battements de l’amour naissant. Irréel. Improbable mais pourtant nos sourires résumaient tout. Parler des desserts étaient pourtant une chose anodine, un simple mot sur un plaisir sucré mais pourtant tout devenait promesses et stabilité. Nos yeux se croiser à la croisée des mondes, comme si tout simplement nous n’avions que cette possibilité de communiquer. « Partageons-les » répétais-je après lui. Sentant sa main contre ma peau brûlante, contre mon corps si faible face à lui. A la lumière d’une bougie je pouvais distinguer qu’une seule chose la sincérité. « Tu sais Jao, tu es beaucoup plus que tout ce qu’on l’a pu se dire, je ne peux pas l’expliquer mais pour la première fois je n’ai pas peur, pas peur du reste à venir, pas peur des conséquences, pas peur de tout ce qu’on nous incombe. ». Serrant un peu plus sa main dans la mienne, mêlant mes doigts aux siens je le regardais avec toujours autant de vérité. « Peu importe ce qu’il adviendra je n’oublierais jamais cette nuit ». Dans un sourire je lui confiais ces mots avec l’intime certitude que l’avenir brillerait sur un nouveau jour, un jour radieux.
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Ven 9 Nov - 15:08

il y aura l'avant, il y aura l'après. cette nuit change tout, cette soirée vous construit et vous façonne comme on le fait avec de l'argile. quelque chose se crée, quelque chose nait. il y avait les mots, maintenant, il y a les corps. tout n'est pas toujours comme on l'entend, comme on le voit. tout ne se déroule pas selon nos plans et nos certitudes mais tout vient toujours pour une bonne raison. cette rencontre avait été écrite dans chacune de vos lettres, sous-entendue dans chacune de tes phrases. l'aboutissement de ce que vous croyiez juste et bon. elle savait tout de ton histoire, elle ne te craignait pas, ne te considérait sans doute pas dangereux non plus. elle se confiait un peu, elle se livrait. elle te donnait des brides de vie dont tu t'amusais à faire un patchwork incandescent qui éclairait ta cellule froide aux murs gris. elle devenait la lumière, la couleur dans ta vie. elle prenait de la place, beaucoup trop. et cette place, aujourd'hui, elle l'occupe. ce n'est plus une simple image, c'est un corps qui vibre au rythme de ta voix, un corps qui danse contre le tien, un corps que tu peux toucher, caresser. à perpétuité, comme une sentence. la plus douce de vos sentences. un sourire sur tes lèvres, un menu entre vous. ta main qui prend la sienne. tes doigts qui se heurtent à sa peau. tu la sens vivre, tu te sens vivre et tu souris. ça te suffit, sans doute. un premier baisé échangé, sans brusquer les choses. tu veux aller à votre rythme, la magie consiste en cette attente qui vous lie depuis toujours. et tu ne veux rien briser, ne prendre aucun risque. ton coeur s'envole déjà, dépassant de loin toutes les galaxies dans l'univers. près d'elle, tu te sens l'âme au repos. et quand elle répète partageons-les.. songeuse, tu la trouves belle. aussi belle qu'une cinquième symphonie, aussi douce qu'un requiem. toutes les musiques du monde raisonne dans sa voix, dans ses traits. tu passes la commande, et puis, elle attire ton regard. tu sais jao, tu es beaucoup plus que tout ce qu’on l’a pu se dire, je ne peux pas l’expliquer mais pour la première fois je n’ai pas peur, pas peur du reste à venir, pas peur des conséquences, pas peur de tout ce qu’on nous incombe. et ses doigts dansent sur les tiens. tu souris, touché en plein coeur, piqué à vif. c'est comme une flèche qui transpercerait directement ton épiderme pour atteindre ton sang, tes veines. elle prend possession de tout ce qu'il y a de plus cher en toi, elle se conjugue à ta vie, tes rêves. elle te regarde et ses iris déclarent les plus beaux mots de tous les dictionnaires. peu importe ce qu’il adviendra je n’oublierais jamais cette nuit. tu lèves sa main, tu l'embrasses à revers. tu éprouves un bonheur simple, loin d'être fugace. tu sais qu'il va durer, tu sais qu'il va se prolonger. il est à l'image de vos lettres. la cellule a disparu sous les couleurs, le gris s'est estompé et les nuages se sont dissipés. lire son courrier se résumait à voler trop près du soleil sans jamais te brûler. cette confiance réside dans ce partage sans connivence, sans faux semblants. tout est là, sur la table, entre vous. baz, il n'y a que toi qui sait vraiment ce qu'il se cache sous la surface. il n'y a que toi qui a osé plonger dans l'océan boueux de mes désastres, de mes échecs. il n'y a que toi. tu embrasses encore le revers de sa main, comme s'il te fallait remercier chaque seconde qui s'écoule pour vous. dans mes enfers, tu es le siège de mon unique paradis. et je suis bien.. si bien près de toi. tu avances ton corps, tu attires son regard, tu lui voles un baiser à la dérobée, reprenant sur ses lèvres toute la puissance qu'il te manque pour croire que l'avenir se tient à vos pieds, prêt à vous offrir les plus beaux délices dans un calice nacré.

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