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vade retro satana. ∞ edit.
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dream is a wish your heart makes
✩ messages : 295 ✩ avatar : caitlin stasey.
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Mer 6 Juin - 21:02

Les reflets argentés d’une lune ronde et brillante caressent les contours d’un pentagramme inversé soigneusement dessiné sur le sol. Les flammes fragiles de quelques bougies noires oscillent lentement au rythme des flots du vent. Au creux de ses petites mains délicates, le corps inanimé et endormi d’un renard au pelage ardent; les pupilles closes et la fourrure encore chaude, il est parti rejoindre le royaume des défunts sans souffrance, d’une flèche savamment plantée dans son cou. Une plaie d’où le sang s’échappe avec abondance, des perles pourpres qui se meurent à chaque extrémités de l’étoile. Une incantation latine à peine murmurée quitte le seuil de ses lèvres tandis qu’elle dispose le cadavre de l’animal au coeur des cinq plaies du Christ. Encapuchonnée, le visage masqué par une longue cape noire, Eden s’agenouille devant la charogne et imbibe ses mains du liquide raisiné, l’essence de la vie. Dans un imperceptible souffle, elle invoque par la seule force de la pensée, des entités démoniaques susceptibles d’accroitre son pouvoir et de l’aiguiller sur les épreuves qui l’attendent. Le drap anthracite qui recouvre ses os saillants tombe au sol, ne reste qu’une robe d’un blanc virginal symbole d’une pureté sacrifiée sur l’autel de croyances hérétiques. Brusquement, elle jette sur l’animal une poignée de poussière rougeâtre aux vertus prétendument magiques et scande d’incompréhensibles paroles dans un langage réservé à une poignée d’initiés. Dans une transe mystique et les yeux clos, elle se sent happée par des puissances occultes et s’écroule aussitôt sur le sol, comme vidée de toute énergie. Haletante et déçue de ne pas avoir obtenu le résultat escompté, elle comprend que l’échec de son rituel repose uniquement sur l’objet de son sacrifice, trop peu important pour attirer l’attention du Mal. Replaçant soigneusement ses mèches brunes derrière ses oreilles, ses doigts glissent contre sa joue, la teinte d’un rouge violent. Un bruissement sourd résonne à quelques mètres derrière elle, un pas qui s’approche et avance discrètement dans l’ombre de la nuit. Sans tressaillir, elle se redresse avec toute la difficulté du monde et disperse un nuage de poussière rouge sur les bougies qui s’éteignent une à une. « N’approchez pas. » Sa voix, d’une douceur presque touchante reste en suspension un instant, puis disparait dans les limbes du silence. Mieux que personne, elle sait ô combien il est dangereux d’interrompre un rituel magique, d’autant plus lorsqu’il s’agit d’une messe noire aux desseins obscures. Les réfractaires parlent de coïncidences lors de la survenue d’un drame, elle sait qu’il s’agit uniquement de répercussions mortelles. Une silhouette masculine se distingue à travers les feuillages, elle jurerait lire une expression d’horreur sur ses traits. Il ne serait pas le premier, ni le dernier, à ne pas la comprendre, à lui attribuer le vil sobriquet de psychopathe. Dans un mécanisme de défense complexe, elle tend ses bras, face à elle; dévoile ses mains ruisselantes et puise dans les méandres de ses consacrés pouvoirs afin de le tenir à bonne distance. Jamais, depuis son arrivée à Trois-Rivières quelques années plus tôt, elle n’avait croisé quelqu’un s’aventurant en pleine forêt au coeur de la nuit. Mais, elle sait d’instinct qu’il n’est pas un adepte de l’ésotérique ni même un ami qui lui voudrait du bien; elle ressent la vibration des ondes négatives qui émanent de lui, l’appréhension, l’incompréhension et inévitablement, la peur; enfouie sous des épaisseurs de virilité.

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tu ne laisseras point vivre la magicienne. celui qui offre des sacrifices à d'autres dieux qu'à l'Eternel sera voué à l'extermination. ✻ (eden).
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Mer 4 Juil - 15:03

il faisait nuit noire sur les épaisseurs hostiles de trois-rivières. hostile, c'est comme ça qu'avait fini par t'apparaître la ville, hostile de nouveau, inhospitalière encore, abondamment alimentée des pires secrets, des trahisons sous-jacentes, des malheurs à venir. il trottait devant tes yeux cernés d'un gris soutenu les images dansantes de corps nus : ces corps, d'abord sains, fermes, charnus, finissaient inévitablement par subir l'assault des flammes, et tu assistais, impuissant, à la fonte des êtres, à leur peau qui lentement s'écrasait, contre le saillant de leurs os, dévoilant ainsi des lambeaux de chair, à vif, rougeoyants, et puis ces cheveux qui s'embrasaient, ça faisait comme de violentes torches de lumières, tu voulais fermer les yeux mais ils étaient déjà clos. le plus étrange, c'est que ces corps, ces femmes -car elle n'étaient que corps tentateurs- dansaient encore, un sourire carnassier planté sur leurs lèvres brûlées, des dents trop blanches qui reflétaient la couleur orangée de la mort et des peaux en combustion. tu voulais hurler, hurler pour arrêter ce ballet horrifique, et c'est en tombant au pied de ton lit que tu y parvins. dans un grognement long et rauque, tu te réveillais, invariablement, seul dans cette cabane qui te semblait désormais constamment épiée de yeux vengeurs.

c'est la forêt qui elle seule pouvait épouser tes craintes. le silence mortifère des arbres était paradoxalement le seul à parvenir à te rassurer, à masquer dans ton esprit agité les rires terrifiants que ces femmes en feu. tu trainais dans ton dos une vieille carabine à peine chargée, mais dont la présence épaisse, tendue, dont le contact froid du canon qui bringuebalait dans ton dos te donnait une sensation d'être en vie. et d'être en mesure de le rester. le port d'une telle arme -le port de n'importe quelle arme- t'étais bien sûr prohibée, toi le reclus de justice, la raclure au destin brisé ; mais tu estimais, philosophe bien que le front encore luisant des efforts de ta lutte, que tu risquais à cette heure-ci de ne croiser âme qui vive.

au détour d'une petite clairière, dans laquelle un arrêt imprompu aurait volonté aidé tes membres fatigués, tu tendais l'oreille, alerte sur un bruit à peine plus insistant qu'un murmure. des chuchotements, oui, comme prononcés par les branches elles-mêmes, une formule lancinante portée par le vent. après quelques pas et puisque le bruit se rapproche et semble t'envelopper, tu décides, sans t'accorder le degré de réflexion nécessaire, d'avancer entre les branches. alors qu'à quelques mètres vacillent les flammes douces, timides de bougies sombres, c'est cette silhouette fantomatique qui attire ton attention. le blanc te dissuade de la croire en feu, ce qui résoud ton palpitant à terminer sa course bien au fond de tes côtes. mais les objets, disséminés partout autour d'elle laissent tes sens en alerte, tes yeux grands ouverts, décodant l'information, appelant à ton instinct comme elle appelait, une seconde plus tôt, des esprits débordants. « N’approchez pas. », explose-t-elle d'une petite voix, une voix si frêle, si étonnamment fragile, la voix d'un être ballotté par les vents, que soudain tu t'apaises. la situation t'apparaît sous un jour nouveau, sous les hospices d'un nuage moins sombre, les traces rougeâtre sur ses paumes deviennent de la boue, peut-être une quelconque mixture : ses yeux pris dans les phares de ton arrivée te prennent maintenant toi, à toute vitesse, et tu stoppes tes pas lourds, arrêtant la course de ton corps meurtri pour la fixer. tu détailles les lignes fines de sa silhouette, elle te semble soumise à toutes les peines, c'est étrange que la dépouille suintante de l'animal à ses pieds ne t'ai pas encore sauté à la gorge. qui êtes vous, tu laisses résonner dans l'obscurité, là où les rayons de lune se frayent un passage entre les épines denses des conifères, là où même les animaux se sont tûs, effrayés du spectacle imposant des deux rois de la forêt.

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Dim 23 Sep - 21:28

Les bras tendus face à l’imposante carrure de l’illustre inconnu; elle tente de le repousser par le seul pouvoir d’une volonté féroce, craignant qu’il blasphème de ses pas profanes son sanctuaire improvisé. Ses mains tachées du sang de l’animal innocent sacrifié sur l’autel de ses croyances hérétiques semblent supporter une lourde et imposante barrière invisible qui menace de s’écrouler à tout moment tant l’énergie dépensée pour la maintenir est écrasante. « Vous... vous ne devriez pas être ici. » A bout de souffle, tétanisée par les efforts déployés, Eden peine à garder l’équilibre et à prononcer des phrases sensées. Sa mise en garde virevolte en direction des rayons lactescents de l’astre lunaire qui diffuse sur son corps décharné une lumière surnaturelle, mais il ne semble pas s’en préoccuper piqué par la curiosité de connaitre l’identité de la prêtresse des forêts. Dans une tentative désespérée et irréfléchie de dissimuler ses méfaits, Eden a brutalement stoppé son rituel, éteignant les bougies à l’aide d’une poudre rouge aux origines troubles, de l’extrait d’essence de santal, reconnue pour ses propriétés protectrices, notamment contre les effets -parfois- dévastateurs des forces occultes. Pourtant, interrompre une telle cérémonie n’est pas sans conséquences et elle peut sentir l’esprit déchainé d’Otis siffler entre les feuillages humides en quête d’une proie susceptible de satisfaire ses desseins; mécontent du sacrifice qu’il lui a été proposé, de cette carcasse ridicule et suintante. Représenté par les ouvrages démoniaques sous les traits d’une horrible vipère aux crocs acérés, il est l’un des grands ducs des Enfers et possède d’immenses pouvoirs divinatoires; capable de détruire le passé et d’altérer le futur. Alerte et focalisée sur ses impressions extrasensorielles, elle surveille les moindres manifestations étranges, paralysée par l’hypothèse de voir un serpent surgir des bosquets alentours. « Posez votre arme, elle ne vous aidera pas. » Au contraire, elle pourrait être considérée comme une offense, une déclaration de guerre. Avec toute la précaution du monde, Eden s’approche en silence du chasseur, pendant un court moment elle hésite à lui révéler sa vraie nature; celle d’une sorcière, adoratrice de Satan et ses disciples mais elle se ravise rapidement consciente que l’on réserve depuis toujours aux femmes de son espèce un sort sinistre : le bûcher. Pourtant, il en a déjà beaucoup trop vu pour repartir à travers les arbres en toute impunité. Délicatement, ses pupilles se ferment et la barrière magique instaurée plus tôt par ses pensées s’effondre et entraine avec elle une bourrasque de vent que nul n’aurait pu prédire au coeur de cette nuit calme. Lentement, elle se saisit du poignet viril du garde-chasse, un contact physique qui l’électrise et s’accompagne d’un cri plaintif. Son index rougi et ensanglanté glisse le long de ses veines apparentes, elle y trace les contours d’une forme indescriptible et sinueuse. « Jubeo malus spiritos partire fugireque. » Une incantation latine prononcée à trois reprises et visant à le protéger des forces encore présentes dans la clairière, de la soif cruelle des armées d’Otis. « Partez maintenant. » Presque implorante, elle lui demande de repartir car elle sait que le rituel ne pourra pas être poursuivi en présence du profane attiré par ce monde nouveau à la hauteur de ses divagations d’enfants. Il s’intéresse particulièrement à l’encre qui recouvre presque entièrement les avant-bras de la sorcière; un méli-mélo de tatouages qui s’enchevêtrent, se croisent, s’heurtent. Un mélange curieux de symboles, de lettres, de chiffres, d’animaux figés qui pourtant semblent se mouvoir, être prêts à attaquer. D’un geste chancelant, elle pivote et tourne le dos à l’indésirable afin de ramasser l’épais grimoire à la couverture de cuir qui repose à proximité du pentacle. L’Ars Goetia n’a aucun secret pour elle, il était l’un des ouvrages de référence au sein de la secte, son livre de chevet pendant des années; bestiaire des démons dont les origines remontent au XVIIème siècle qui décrit avec précision leurs particularités et les rituels nécessaires à leur invocation. Un accessoire indispensable mais qui pourrait avoir de terribles conséquences entre de mauvaises mains.

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Mar 16 Oct - 22:02

au sein même du spectacle de la mort qui a fait se précipiter les plus infimes formes de vie dans un tourbillon cauchemardesque, lit ne sent que le poids absurde de sa respiration, lourde et humide, qui s'échappe d'entre ses deux lèvres entrouvertes par la curiosité. la peur ne lui a pas sauté à la gorge sous la forme de cette masse ténébreuse et rubis qui gît à terre : c'est dans un coup d'oeil inconsciemment jeté dans l'air qu'il constate que l'animal est mort et que ses chairs, aussi fraîches que consumées, ont fait l'objet d'une incision et d'une exploitation d'objectif inconnu. avec la précision désintéressée du héros d'un roman noir, lit prend conscience des différents éléments de la scène qu'il tente d'assembler les uns à côté des autres, dans un désir absurde de reconstituer comme le court-métrage de cette nuit noire. les étoiles semblent avoir pris position dans d'autres cieux mais la lune elle lui donne l'impression de s'être dangereusement approchée. elle arbore l'expression d'une longue complainte sifflée, un regard implorant le salut et des lignes, sinueuses et incomplètes, qui se reflètent dans les limbes que porte la femme face à lui. l'effet miroir est saisissant et lit réalises bien à propos qu'elle arbore le visage tourmenté que la lune lui glisse à l'oreille. fascinante créature sortie des bois, elle oscille dans quelques mots qui ne parviennent à lit que sous la forme de bribes. « Vous... vous ne devriez pas être ici. » elle implore avec une force déclinante, presque comme si la vie menaçait de la quitter, aux pieds même de l'animal que tout indique comme mort de ses mains. une odeur étrangère et enivrante arrive aux narines attentives de lit, qui aussitôt ferme les yeux, captivé par ce qu'il ne voit pas ni ne comprend. pour la première fois, lit richer est pris au dépourvu, se sentant comme capturé dans le piège onirique d'un conte de fées. la voix lointaine de l'étrangère aux gestes affûtés lui parvient de nouveau, brumeuse, irréelle. « Posez votre arme, elle ne vous aidera pas. » lit s'exécute sans opposer la moindre des résistances, enivré par la voix mélodieuse et effrontée de cette jeune femme au regard d'animal blessé. le canon de son arme tombe lourdement à terre tandis qu'il écarte ses deux bras devant lui, dans un signe ostentatoire d'attraction, d'apaisement et de compréhension. porté par l'instant, il laisse cette prêtresse étrange s'approcher de lui, avec l'envie secrète qu'elle lui glisse à l'oreille les plus obscures de ses envies. lorsque sa main rentre en contact de son poignet laissé offert, lit laisse échapper un grognement sourd et habité. celui-ci répond, dans un écho morbide, aux mots inintelligibles qu'elle prononce soudain. parcouru d'un long, lent et progressif tremblement, lit s'efforce de bouger le moins possible, retenant à l'intérieur de ses poumons suffocants une respiration qu'il aurait peur qu'elle lui vole. afin d'aiguiser sa concentration, lit plaque son regard clair contre les lignes inhabituelles qui encrent sa peau sombre. ses bras fins sont recouverts d'inscriptions obscures, de témoignages du passé. il y décèle des symboles qu'il croit reconnaître, le coeur battant à tout rompre, surpris d'y retrouver quelque chose de lui. tout à coup le contact se rompt, laissant un lit à l'abandon dans l'obscurité grandissante. « Partez maintenant. » un vent soudainement levé fouette son visage et les quelques mèches brunes qui y gagnaient du terrain. pour une raison qu'il ignore totalement, il est parfaitement incapable de détacher son regard de l'être surnaturel qui vient de l'enchanter. il veut tenter un pas, son pied écrase ce qu'il reconnait comme un branchage craquant et aussitôt ses deux yeux le transpercent. là où elle l'implorait hier, aujourd'hui elle ordonne ; mais lit semble trop fasciné pour écouter. il s'avance de nouveau jusqu''à ressentir les sursauts éparses de son palpitant désobéissant. il inspire à plein poumons un air vicié de sa présence. qui êtes-vous ? il répète d'une voix caressante,ses deux doigts qui voudraient se tendre vers sa peau, mais se retiennent au dernier moment.

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