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l'ombre et la lumière. (madeline)
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to infinity and beyond
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★ âge : 38
Mer 13 Juin - 13:31

aujourd'hui, c'est ton tour. tu as la convocation dans les mains, tu as bien une heure d'avance. tu soupires, tu voulais pas de ça, pas maintenant. et pour dire quoi ? tu n'as aucune idée de ce que lory pouvait bien cacher. tu ne la connaissais que très peu, pourtant, on continue de te croire responsable de sa disparition. à l'époque, tu avais déjà exprimé tout ce que tu savais. tu ne changerais pas ta version des faits.. combien même tu as reconnu le sac sur la photo. tu pourrais incriminer devon mais tu es trop loyal pour en arriver là. tu te doutes néanmoins aujourd'hui qu'il te cache des détails qui pourraient avoir de l'importance. pourquoi ? il a ses raisons, tout comme tu as les tiennes. tu tournes en rond devant le commissariat une dizaine de minutes et puis, tu décides de faire demi-tour. être en avance est un gage de qualité, mais pas quand il s'agit de presque deux heures. là, tu as clairement des choses à te reprocher, non ? tu soupires, tu allumes une cigarette, tu fais demi-tour. et merde ! parce que tu la vois débarquer, pas loin. avec sa dégaine d'actrice au rabais. qu'est-ce qu'elle fiche ici ? et puis, tu repenses à ta convocation et tu n'as pas besoin de trop réfléchir pour savoir.. elle aussi ! avant toi ? sans doute.. tu comptais pas la voir sinon à la soirée d'inauguration, et encore. vos échanges par message avaient été.. brutaux, non ? tu soupires, elle te voit. le combat commence déjà, la guerre a été déclarée des années plus tôt. tu retiens ton souffle, tu glisses tes mains dans tes poches et tu avances. tu vas la croiser, ne pas sourciller et continuer ton chemin. vos routes se croisent, tu lances espérons que cette fois, tu sauras leur dire la vérité. un peu au hasard, sous-entendant des tas de choses et leur contraire. tu sais que ça va piquer, faire mouche. tu ne voulais pourtant pas d'un combat, pas ici. trop tard, elle s'arrête et tu fais de même. vos yeux s'échangent des éclairs et bientôt, le ciel sera sombre.

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c'est souvent lorsqu'elle est le plus désagréable à entendre qu'une vérité est bonne à dire.

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dream is a wish your heart makes
✩ messages : 357 ✩ avatar : Keira Knightley
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★ âge : 38
Lun 18 Juin - 16:53

l’ombre et la lumière ⊹ La nuit avait été agitée je m’étais perdue dans ce bar avec Dewey, où l’alcool avait été plus que mit en avant. Un peu dans le cirage mais c’était pas grave, j’avais l’habitude. J’avalais deux cachets d’aspirine avant de m’habiller pour prendre l’air. Trois-Rivières était le tombeau des âmes perdues, tout le monde se retrouver ici pour noyer leur chagrins. J’étais venue pour Alain, pour lui donner ce dont il avait besoin pour avancer, mais dans tout ça qu’est-ce-que j’y gagnais ? Croiser ces têtes que j’avais si longtemps imaginais sur des piques en pâture à la plèbe. Je soupirais profitant du beau temps pour ne pas être dans cet hôtel miteux une minute de plus. Je me dirigeais vers Ste-Marguerite pour m’octroyer un brunch dont j’avais entendu parlé et surtout pour éponger tout l’alcool qui tanguait à l’intérieur de moi. Marchant sur mes hauts talons prête à chevaucher les derniers mètres du Saint Graal, l’immondice pointait le bout de son nez. Je levais les yeux aux ciels j’étais pas en forme pour un combat, je pensais être assez claire pourtant lors de nos derniers échanges. Croisant son regard j’étais prête à bondir, toujours prête à l’humilier encore et encore jusqu’à ce qu’il prenne conscience des réalités. Malheureusement ce fut le premier à aboyer ces paroles sans queue- ni tête. Je lui disais dans un sourire non dissimulé « Quand je t’avais dit rendez-vous en enfer, je ne pensais pas que c’était si proche je me serais apprêtée. ». Mes yeux fixaient ses azurs qui étaient pour moi synonyme de vide sidéral. J’observais autour de nous, il n’y avait pas un seul passant dans la rue. Peut-être la colère ou l’envie d’en finir, mon coude atterrissait contre sa glotte l’obligeant à reculer s’il voulait respirer, presque contre le mur appuyant toujours sur celle-ci je crachais tout ce dont j’avais rêvé de lui dire depuis des années « Écoutes moi bien Aldrin, entre toi et moi c’est toi qui a le plus à perdre. Tu veux que je te rappelles à quel point tu collais au cul de Lory quand elle s’est mise avec Clément ? Faudrait peut-être que je le signale aux flics car après tout c’est tout de même bizarre cette histoire de disparation. Pour ta gouverne tu devrais demander à Alexis ses relations avec Lory, elle l’a détestait car elle était éperdument folle amoureuse de toi. Mais attends dis-moi c’est pas un mobile ça pour un meurtre ? Car tu crois encore que Lory a « juste » disparu mais tu es encore plus con que tu en as l’air. »  Je lâchais ma pression contre son cou le laissant à son tour respirer. Il pourrait me cracher dessus que c’était déjà trop tard j’étais persuadée d’avoir attiser le feu de sa curiosité. A son plus grand malheur, du monde se pressaient dans la rue pour aller je ne sais où mauvais timing pour lui pour se venger bien que la haine dans ses yeux valsaient prête à en finir avec moi. Il voulait un combat, il voulait s’en prendre à quelqu’un car c’était plus facile, il avait face à lui la seule qui pouvait être à son niveau. Mes yeux se plantaient dans les siens, prête à assouvir cette colère qui émanait chez moi depuis des décennies. Un point pour moi, j’attendais son retour avec ce désir morbide, celui de voir jusqu’où il pourrait aller pour me détruire. Ce qu’il ne savait pas c’est que j’étais morte depuis toujours, que rien ne pouvait me mettre plus bas que terre, que lui c’était une toute autre histoire. ©️Grey WIND.

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danse macabre
C'est dans l'obscurité que les langues se délient et se transforment en serpents prêts à onduler vers vous. Et d'une fraction seconde vous voilà envoûtés prêts à retrouver vos fantômes du passé.  



Dernière édition par Madeline Lamont le Jeu 21 Juin - 16:03, édité 1 fois
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to infinity and beyond
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★ âge : 38
Mar 19 Juin - 14:44

confrontation obligatoire, inévitable. trop d'années à vous détester mutuellement pour que vous puissiez passer si près l'un de l'autre et rester muets. tu ne l'aimes pas, à commencer par sa dégaine. être hautaine est une caractéristique que tu lui reconnais facilement. cette manie de regarder les gens de haut comme si tout lui était dû, comme si tout lui appartenait. madeline a le don de t’écœurer, tout simplement. à l'époque, tu ne la tolérais que pour deux raisons ; elle était la meilleure amie de lory, elle était la petite amie d'alain. et même si tu l'avais longtemps mis en garde contre cette vipère, tu n'avais jamais eu à coeur de t'opposer à leur idylle. idylle saccagée par des souvenirs douloureux. une trahison pour tout le monde quand la vipère s'était jetée au coup de devon. traitresse, sans doute, mais avant tout garce et manipulatrice. tu l'avais toujours su, tu n'en avais jamais douté. veuve noire qui tissait sa toile dans l'ombre tandis que toi, tu assistais à ce spectacle complètement impuissant. un alain détruit, complètement en vrac. tu l'avais aidé du mieux que tu avais pu, jusqu'à réussir à le sevrer, le soigner. madeline, c'était de l'histoire ancienne. la méchante belle-mère qu'on oublie à la fin du comte de fée. elle meurt, elle disparaît. de ta vie, elle avait fait la même chose. bien sûr, tu avais assisté à sa carrière en demi-teintes. tu avais suivi ses aventures en te moquant sans doute ouvertement de ses déboires. mais quand le livre de simon était sorti.. tu avais rompu tout lien avec cette femme que tu surnommais, à juste titre, cersei. elle s'arrête, te dévisage. que pensait-elle ? qu'elle pourrait frôler ton corps sans prendre une salve de reproches dans le coin de la gueule ? mauvaise pioche, tu n'es pas d'humeur toi non plus. quand je t’avais dit rendez-vous en enfer, je ne pensais pas que c’était si proche je me serais apprêtée. de son sourire à sa dégaine, rien n'a changé. toujours la même. flashback révoltant d'une adolescente déjà trop sûre d'elle et qui manquait pourtant cruellement de confiance. éteinte derrière une meilleure amie qui aspirait toute la lumière, qui prenait trop de place. elle n'existait qu'en jouant les garces. et aujourd'hui encore, elle ne négligeait pas ce rôle. son coude, ton corps qui recule. tu étouffes un peu, tu tousses. surpris, mais agacé au plus haut point. et puis, ces mots.. des poignards qu'elle enfonce dans ta chair avec une délectation sans borgne. écoutes moi bien aldrin, entre toi et moi c’est toi qui a le plus à perdre. tu veux que je te rappelles à quel point tu collais au cul de lory quand elle s’est mise avec clément ? faudrait peut-être que je le signale aux flics car après tout c’est tout de même bizarre cette histoire de disparation. pour ta gouverne tu devrais demander à alexis ses relations avec lory, elle la détestait car elle était éperdument folle amoureuse de toi. mais attends dis-moi c’est pas un mobile ça pour un meurtre ? car tu crois encore que lory a « juste » disparu mais tu es encore plus con que tu en as l’air. et la pression qui retombe. tu te plies en deux, tu tousses un peu. des termes justes, des termes poignants, mordants. tu te redresses très vite, le sang aux joues, le sang dans les yeux. la haine qui revient, qui te ronge. tu pourrais sans doute lui faire plus de mal encore qu'elle ne t'a fait mais l'endroit n'est pas approprié. tu restes muet un instant, ses paroles qui font écho en toi. tu as toujours cru à une disparition, tu n'as jamais voulu.. croire à un décès, une morte. pourtant, tu sais que clément.. tu ravales ta salive, tu lances laisses alexis en dehors de ces histoires. tu t'avances, pointant du doigt sa poitrine, posant ton indexe sur sa chair. j'ai vu lory il y a moins d'une année, madeline. alors ton charabia.. je n'y crois pas une seule seconde. un coup de bluff, puisqu'il n'y a que ça que tu puisses faire pour mettre alexis hors de cause. si lory est morte, ce qu'invoque la vipère n'est pas si dénué de sens que ça. encore une fois.. tu te ramènes en ville sur des escarpins trop haut, maquillée comme une prostituée russe et portes des accusations à tort et à travers. parce que tu ne sais faire que ça madeline.. attirer l'attention en désespoir de cause, parce que ta carrière se limite à jouer les cadavres dans des séries de seconde zone. tu souris, à moitié, sans la quitter des yeux. tu n'as jamais supporté qu'on puisse briller plus que toi. jalouse maladive de ce que lory pouvait dégager. si quelqu'un doit l'avoir tuée, c'est bien toi ! tu craches à peine, sans même te démonter. la haine qu'elle réveille en toi n'est pas surjouée, les sentiments se choquent et brisent ton âme. et si elle avait raison ?

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★ âge : 38
Jeu 21 Juin - 16:53

l’ombre et la lumière ⊹ On dit souvent que les êtres opposés s’attirent inévitablement comme pour combler cette partie qui n’avaient pas et qui cherchaient chez l’autre. Avec Jérémy ce dicton était plus que faux, nous étions deux électrons prêts à ne jamais se croiser, prêts à s’éviter sachant que cela finirait en troisième guerre mondiale. Peut-être car nous n’étions pas si opposés qu’on pouvait le croire, peut-être simplement qu’on était ce double de l’autre. Personne n’aimait croiser cette personne qui nous ressemble tellement, cette personne qui se dessine face à nous et qui nous montrent nos pire peurs celle de nous affronter nous-même. Ce n’était pas la première fois qu’on se revoyait lui et moi, c’était comme si le temps avait voulu effacer de nos mémoires , ces terribles moment à deux que ni lui, ni moi souhaitons remettre sur le tapis. Parmi tous les fantômes du passé lui avait l’apparence d’un démon, un démon prêt à vous torturer encore et encore en se blessant lui-même pour lui aussi ressentir la douleur qu’il infligeait. Ce jeu dangereux de la vérité n’étais bonne pour personne tout simplement car personne ne guérissait vraiment de ces démons. Je ravalais ma salive doucement attendant avec presque impatience sa sentence, une sentence qui me ramènerait à la vie . Car contrairement à tous les autres c’est dans la douleur, dans la noirceur et dans le désespoir que je brillais encore plus. La lumière c’était bien trop pour moi, la lumière ne mettais qu’en évidence tout ce qui semblait rester de moi. Une ombre carnassière prêt à dévorer ses proies une par une, tant le goût de la vengeance ressemblait au salut que j’attendais. Soudain il s’élançait tel un lion trop souvent en cage, tel un lion prêt à bondir enfin sur cette proie qu’il guettait depuis des années. « Je ne laisserais personne en dehors de cette histoire aldrin » prononçais-je quand il me demandait de mettre alexis hors de danger. Je n’avais pas la vérité absolue mais ce dont j’étais sûre c’était qu’on était tous mêler à cette histoire. On avait tous une raison de les voir disparaître d’autres beaucoup plus que moi et pourtant c’était leur pire erreur de me mettre sur le dos leurs blessures du passé. Alors il s’avança encore et encore posant son doigt sale, son doigt qui se voulait menaçant contre ma chair.  J’attrapais ce doigt que je broyais entre mes mains avant de lui dire en haussant le ton plus qu’à la normale. «  Ne t’avise plus jamais de me toucher Aldrin, tu as perdu ce droit depuis des années » pestais-je contre cet affreux. Puis il m’évoqua le nom de Lory et là mon corps tout entier se révulsait face à ses propos mal habiles. Mentir de cette façon il n’y avait que ceux qui avaient tout perdu qui l’oserait. Alors je sortais mon téléphone cherchant le contact d’une des sœurs de lory. Composant le numéro je lui tendais mon téléphone. « Très bien alors Aldrin , tu vas pouvoir prévenir ses sœurs, toi qui l’aimait tant qui ne les as pas aidée une seule seconde à la retrouver. Vous êtes tous partis comme des salauds. Je suis la seule à les avoir aidées, à supporter leur peines. Donc vas-y Aldrin ose leur faire croire que tu l’as vu ». Hurlais-je. Oui je hurlais car tout simplement sa comédie ne fonctionnait pas avec moi, on le savait tous qu’elle n’était plus de ce monde Lory. Car Lory était cet être qui avait besoin de lumière cet être même qui ne se serait jamais enfuis en laissant un article simpliste derrière elle. Ses paroles vindicatives me faisait doucement rire, il pensait sérieusement qu’en m’insultant encore une fois il allait m’atteindre, il pensait réellement que j’allais être stupide et pleurer à chaude larmes ? Il attisait juste le feu qui brûlait en moi, ce feu que je n’avais qu’avec lui. « C’est bon tu as finis ? Parce que en attendant la pute russe que je suis ne vis sans l’ombre d’un remord, ne vis pas avec ce poids que tu as dans les épaules. Tu es tellement pitoyable Aldrin, je suis sûre que c’est de famille ça , ton père devait être comme toi ». Soufflais je tout en ne le quittant pas des yeux, s’il voulait m’entraîner dans son jeu il perdait son temps contrairement aux autres je n’avais rien à perdre, ma vie ne valait rien, ma vie n’était qu’un simple écho à celle de ma défunte mère. Alors qu’ils viennent tous avec leurs mots en pensant que ce sont des poignards sur moi il tombaient comme des paillettes. Rien ni personne sur cette stupide Terre allaient me faire flancher, courber l’échine face à l’être le plus manipulateur qu’il soit ? Puis quoi encore, qu’il vienne encore m’affronter encore me dire que je suis qu’une pute des bacs à sable en attendant face à lui je ne vacillerai jamais. Sa dernière parole agita cette main qui voulait tant finir conte sa joue pullulante de mauvaise volonté. Je me retenais car cela serait lui donner grâce, il l’attendait cette colère parce que même s’il ne l’avouerait qu’est ce qu’il aimait ça, qu’est ce qu’il aimait partir en vrille, qu’est ce qu’il aimait perdre le contrôle et sentir ce que je ressentais toujours cette adrénaline prête à affronter tous les obstacles. Mais il avait dit ce qu’il ne fallait pas dire, il ne disait jamais ce qu’il fallait dire il préférer se cacher dans des mensonges pour mieux supporter sa vie d’écrivant raté n’ayant jamais pu baiser celle qui l’avait envouté des années auparavant. « Ecoute moi bien Aldrin, si moi j’ai tué Lory, toi tu as tué Clément, après tout combien de fois il l’avait prise ? Combien de fois lui il s’est délecté de ce corps que tu n’as jamais pu frôler ? Combien de fois elle criait son nom dans ces rêves ? Combien de fois on l’entendait au bout du couloir jouir d’un plaisir que tu n’as jamais pu avoir ? » . Je marquais une pause avec ce même sourire qu’il avait tenté tout à l’heure avant de lui cracher une épée encore plus acérée que la dernière. « On a tous une raison d’avoir voulu la tuer Aldin. Laisse-moi t’exposer les faits un peu plus en détails. Donc on revient sur ce que je disais tout à l’heure Alexis t’aimait corps et âme en pleurait tous les jours pendant que tu t’astiquais en pensant à cette fille que tu n’aurais jamais. Devon lui et ça tu ne le savais sûrement pas la baiser elle aussi, oh oui de nombreuses fois pendant qu’il était avec moi. Qu’est ce qu’elle a fait ta charmante Lory ? Elle a prit  des photos à son insu pour le faire chanter lui et sa famille richissime. A ton avis pourquoi il se sont mariés les deux ? C’est plus simple de cacher un secret à deux que seuls non ? » Crachais-je tout en lui tendant un ancien téléphone où il pouvait voir toutes les images. Je lui en montrais une en particulier en lui disant « Elle aimait particulièrement quand Devon la prenait comme ça ». Profitant de l’état de choc où il était je le poussais à nouveau avec violence contre le mur en crachant à côté de ses pieds avant de le regarder avec tout le dédain possible « On a tous un mobile mais toi à la différence à des autres tu as la tête du coupable, dewey il l’a bien sentit ça , il ne te lâchera jamais ». Disais-je en jouant moi aussi de mon doigt contre son torse. « Alors va au diable Aldrin, va au diable toi et tes vices de merde, toi et ta vie de merde. Va crever, va rejoindre Simon et allez mettre fin à vos vies, afin que nous on puisse enfin vivre en paix ». Les larmes montaient c’était très dur de sortir de telles atrocités, trop dur mais il n’aurait jamais dû, il n’aurait jamais dû me voir comme une ennemie, peut-être et je dis bien peut-être que les choses auraient été différentes.    ©️Grey WIND.

ps:
 

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★ âge : 38
Mar 10 Juil - 16:36

la haine que vous éprouve l'un pour l'autre remonte à loin, sans doute trop loin pour que vous vous en rappeliez.. ou alors, clairement sans doute. tu sais ce que tu n'aimes pas chez elle. de son air condescendant à ce que vous partagez. ce secret horrible qui te bouffe depuis trop longtemps. tu voudrais pouvoir en parler, mais tu as promis. et tu es un homme de paroles, contrairement à ce qu'on peut penser de toi. alors cette haine, c'est le seul moyen que tu as trouvé d'exprimer tout haut tout ce que madeline représente à tes yeux. une partie de ta vie que tu préfèrerais oublier, sans doute. que tu voudrais mettre de côté, enterrer même. comme tu as pu enterrer des corps par le passé, comme tu as pu faire des erreurs.. tu as rencontré madeline et ta vie a pris un tournant monstrueux. tu n'en as jamais parlé, n'en parleras sans doute jamais. contrat tacite entre vous, contrat silencieux. mais aujourd'hui, tout bascule. la revoir, c'est te retrouver automatiquement plongé dans des souvenirs désagréables. te rappeler toute la merde que tu as déjà brassée et que tu ne cesseras sans doute jamais de brasser. tu t'y es enfoncé jusqu'au coup. par sa faute.. sans doute par la tienne également. alors quand elle te lance qu'elle ne se gênera pas de mêler les autres à cette histoire, ton sang ne fait qu'un tour. tu voudrais défendre alain, alexis également.. tu les défendras sans doute toujours. tout comme vanessa. tout ça ne les concerne pas, tout ça ne concerne que vous. mais tu te trompes.. l'ouragan lory a tout emporté sur sa route, tout emporter sur son chemin. et tu as beau faire le malin, tu n'en mènes pas large face à madeline. elle est ton double, sans doute. la personne qui te ressemble le plus parce que tout ce que vous avez traversé vous rassemble dans un tourbillon infernal. elle te repousse, elle te menace, encore. elle te parle d'un droit que tu aurais perdu.. sans doute vrai. vous avez été proches, il fut un temps. un court laps de temps pendant lequel vous n'aviez fait que prendre de mauvaises décisions. si alain savait.. il te tuerait sans doute ! et puis, tu lui parles de lory, de son spectre que tu es persuadé d'avoir vu.. mensonge ou pas, tu t'y attaches. qu'il ne s'agisse que du reflet de tes envies, de ton esprit, tu es persuadé d'avoir reconnu son visage dans la foule. elle te parle de ses soeurs, celles que tu as abandonnées à trois-rivières après sa mort. tu retiens son souffle. tu n'y avais jamais pensé, jamais ! égoïste, sans doute, mais à l'époque, il n'y avait eu que ta douleur et ta peine, rien de plus. laisse les en paix. tu lui lances, plus pour toi que pour elle. je ne vais pas aller remuer toute cette merde, je ne vais sûrement pas me permettre de.. je ne suis pas un monstre ! en réalité, si. tu en es un.. et tu le sais. c'est ce qui te fait taire, présentement. quant à madeline, son regard change, s'assombrit. tu n'as vu ça qu'une seule fois. une nuit qui a tout changé entre vous. une nuit qui a tout fait basculer. ton ventre se tord, se serre. elle va te tomber dessus comme la tempête éclate en plein désert. elle est la reine des reproches, la reine du bon sens. elle est bien plus intelligente que toi, bien plus maline également. et tu sais que ses arguments sont en béton quand les tiens ne sont que des fausses excuses qui ne servent qu'à soulager ta conscience depuis toutes ces années. tu l'insultes en sachant pertinemment que tes mots ne feront que rebondir sur elle. madeline n'est pas du genre à se laisser abattre, ni à se laisser atteindre. surtout pas par toi. mais quand elle évoque ton père, tu serres le poing. tu la frapperais, si tu n'avais pas reçu un minimum d'éducation. tu siffles entre tes lèvres ne t'avise pas de parler de mon père ! comme si ça pouvait encore changer quoi que ce soit. ce qui suit ne fait que tordre ton estomac un peu plus. des vérités, les unes après les autres.. des alibis en béton, des excuses remarquables. elle a fait son job bien mieux que toi. elle a trouvé des faits là où tu n'as cherché que des mauvaises excuses. tu pourrais sans doute la remercier d'éclairer à ce point tes lanternes mais la rage et la rancoeur ne fait qu'exploser en toi. tu grognes, comme l'animal en cage. tu restes muet, mais tu écoutes. et tu prends sur toi. tu t'emporterais volontiers mais ce n'est pas l'endroit adéquat. clément, alexis, devon.. quand elle évoque son nom, qu'elle évoque leur liaison, ton sang ne fait qu'un tour. tu en avais entendu parler, tu n'y avais prêté aucune attention. et pourtant, elle se dresse devant toi avec des photos qui parlent d'elle même. s'agit-il de devon et lory ? tu n'en sais rien. les visages sont flous ou absents, mais les corps parlent d'eux-même. étreintes sordides, étreintes sensuelles. tu souffres, encore et toujours. l'amour est là, il dégringole, madeline le tue à petit feu. encore une fois, tu fais de ton mieux pour retenir les coups, mais ton corps s'affaisse. si bien qu'elle ne peine pas à te pousser à nouveau contre le mur. ta tête frappe à l'arrière et tu retiens un grognement de douleur. elle évoque dewey et, abattu, tu détournes le regard. elle évoque simon, elle use de mots blessants et ton égo en prend un coup. tu soupires salope ! tu lui lances entre tes dents avant de te redresser sur tes jambes, de lui faire face. tu l'attrapes par le poignet, tu l'attires contre toi tout ce cinéma ne mène à rien. si je coule, tu coules avec moi, tu t'en souviens ? tes yeux qui fusillent son regard. que tu le veuilles ou non, lamont. tu perds presque conscience de tes mots, tu deviens un autre, une bête féroce, libérée de sa cage. ce serment, ce pacte qui vous lie.. il vous emportera jusqu'à la tombe ! le boulet se traine à vos chevilles, vous en paierez le prix fort, tu le sais déjà. tu voudrais pouvoir démentir tout ce qu'elle vient d'avancer mais ça ne servirait à rien. vous connaissez votre vérité, elle est déjà suffisamment lourde à porter !

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Hier à 17:21

l’ombre et la lumière ⊹ L’ombre et la lumière. Le clair-obscur cet oxymore qu’on était qui se faisait un chemin de plus en plus lourd à porter et pourtant si dans l’ombre j’agissais, lui dans la lumière subissait. On dit qu’il n’y pas plus fort que la haine comme sentiment et c’était sans doute vrai entre jérémy et moi il y avait ce lien invisible mais qui nous empêcher d’être loin de l’autre. Par le passé il avait cet homme qui avait tout fait pour combattre mon alcoolisme par de simple échanges il avait réussit à me faire franchir le pas d’aller aux alcooliques anonymes. Naïve je me sentais pour une fois comprise et il était revenu dans ma vie avec le pire des sorts, en me faisant boire jusqu’à outrance, jusqu’à ce que lui aussi se prenne au jeux, mêlant le temps de quelques secondes nos corps pour ne faire qu’un puis pour établir ce contrat silencieux. La chose qui m’horripilait était cette façon de me diaboliser qu’il faisait si bien, celui de rependre son poison de mon nom partout où il allait alors qu’il savait dans le fond que je pouvais être l’une des seules à tous les protéger car je n’avais plus rien à perdre moi contrairement aux autres. Ma vie de ratée et d’alcoolique ne méritait pas d’être sauvée alors je l’écoutais, je le menaçais car on arrivait tout simplement pas à vivre autrement. Car c’était dans ses yeux à lui que je sentais toute la douleur du monde et je n’avais pas les épaules comme il avait eu à l’époque pour le supporter. « On est des monstres tous les deux jérémy » soufflais-je après ma menace des sœurs de lory. Puis comme une boucle éternelle nous revenions sans cesse à nos pire démons à cette nuit qui n’aurait jamais du se produire, à ce moment de faiblesse qu’on avait eu tous les deux. Alors un à un je lui exposais les faits car moi contrairement à tous ces flics j’étais lucide, j’avais très bien compris l’histoire il me manquait quelques pièces mais si j’avais à tout réunir je pouvais faire une seule chose de bien dans ma vie. Laissant les mots couler sur moi je le laissais attiser la haine mais ne me laissant jamais faire je répliquais toujours avec plus d’entrain, plus de violence pour le ramener à cette putain de réalité qu’était la nôtre. L’énerver était tellement facile, parler de son père était un jeu d’enfant je lui riais au nez « fais pas l’enfant calme toi un peu » osais-je puis je lui montrais enfin tout ce qu’il ne voulait pas entendre le tuant à petit feu espérant qu’il remonte enfin cette pente qu’il aimait prendre, se laisser glisser dans des souvenirs faux pour ne pas avouer, pour ne pas combattre ce qui nous enchaînait. Plus forte qu’avant je le poussais violemment en me disant que peut-être ce coup sur sa tête le ramènerait à la surface. « Pourtant t’aimais bien quand j’étais une salope » une offense de plus, une ultime provocation puis je le voyais enfin, cet enfer dans ces yeux qui brûlait qui le pousser au contact en m’attirant contre lui « Putain Aldin il fallait que je te dise tout ça pour que t’ouvre les yeux, je me souviens très bien de tout c’est à toi qu’il faut dire ça » pestais-je contre la bête féroce n’écoutant plus sa parole mon téléphone vibrait j’ouvrais le message. Observant le message une seconde, puis jérémy, puis les alentours je prenais sa main « ne fais pas de cinéma et suis moi » je l’entrainais contre une ruelle ou personne ne pouvait nous voir avant de le rassurer alors que nous étions proches comme par le passé « ce n’est pas une tentative de drague, respire ». Je relisais le message avant de lui tendre il y avait écrit « vous avez merdé.. tu le sais ! je t'annonce officiellement que la vérité vient d'être déterrée !tic, tac.. le compte à rebours vient de commencer. ». Pouvant lire la panique dans ses yeux je serrais sa main d’une force insoupçonnée pour le rassurer un peu « Calme toi Aldrin je l’avais prévu ça ». lui disais-je tout en sortant une sorte de calepin avant de lui assurer « Fais moi confiance, tu l’as fais jusqu’à présent laisse moi t’expliquer ce qu’on va faire ». D’un ton calme ne laissant rien transparaître comme à mon habitude jouant des évidences je prenais mon souffle afin de lui expliquer tout ce que j’avais entreprit depuis mon arrivée ici . « Bon par où commencer, tout d’abord je me suis innocenté auprès de Dewey avec le fameux épisode du viol et de l’alcoolisme même s’il reviendra à la charge il ne le fera pas de suite. Deuxièmement on sait toi et moi que c’est soit Devon ou Alexis, j’ai vu les deux. Devon est sous l’emprise de l’alcool et Alexis est complètement shootée par ces médicaments parmi les deux Dewey va se concentrer sur Devon car il apprécie Alexis. D’ailleurs t’es un salaud d’être allé la voir comme une fleur, mais ça on en discutera plus tard. Troisièmement je traînais près de l’université quand j’ai vu l’affiche d’une sororité et je peux te dire que je ne sais comment mais Lory a eu une fille ». Je marquais une pause avant de lui montrer la photo « Tu vois le pendentif c’est un truc que Lory portait tout le temps, et tu ne peux pas nier la ressemblance. Si elle est comme sa mère elle a du mener une enquête et va très vite comprendre qui j’étais pour Lory et à tous les coups elle va me parler d’elle je vais devoir feindre la surprise et l’emmener sur une piste car elle considérera que je suis sa meilleure alliée ». Je supposais pour la dernière phrase mais je savais très bien ce que je faisais, la comédie je savais la jouer et mener les gens sur des plate-bandes imaginaires ne me faisait jamais peur et si les gênes de lory était chez cette inconnue je savais à coup sûr comment m’y prendre. « On ne pourra pas tous nous sauver Aldrin, c’est soit Devon soit moi à l’échafaud car on protège Alain et même si je le niais je ne veux pas qu’Alexis ou Vanessa soient en danger. ». Les larmes qui se remplissait dans mes yeux sachant pertinemment la fin de cette histoire, les joues remplie de cette eau salée. « Pour Alain j’y ai réfléchi ça fait un mois que je joue la comédie, à lui faire croire que je suis heureuse c’était la seule manière de le détacher de moi. » faisant un long soupir me rappelant de cette nuit où mon amour avait récolté qu’un sombre silence. « On va faire comme d’habitude, moi je continues d’avancer mes pions comme je le fais. Et quand tout se saura, c’est moi qui avouerait pour les deux. ». Me sacrifier pas vraiment je voulais tellement mourir que j’avais pour une fois l’occasion « Promets-moi que pour sauver Alain tu ne détruiras pas mes plans ». lui suppliais-je pour la première fois de ma vie.    ©️Grey WIND.

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C'est dans l'obscurité que les langues se délient et se transforment en serpents prêts à onduler vers vous. Et d'une fraction seconde vous voilà envoûtés prêts à retrouver vos fantômes du passé.  

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