AccueilAccueil  CalendrierCalendrier  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  Connexion  

Poster un nouveau sujet
rewrite the stars (boyd)
Répondre au sujet


to infinity and beyond
Sheri Bergevin
✩ messages : 723 ✩ avatar : charly jordan
✩ crédits : @marie
★ âge : 23
Voir le profil de l'utilisateur
Ven 29 Juin - 13:15

tu étais toujours contente de passer un peu de temps avec ta fille. ces moments se faisaient trop rares à ton goût, même si tu la serrais dans tes bras tous les soirs. elle grandissait. elle devenait curieuse de tout, de tout le monde. et toi, tu t’émerveillais de tous les mots qui pouvaient sortir de sa bouche. elle grandissait, et tu redevenais une enfant, incapable de s’exprimer avec autre chose que des sourires et des gloussements heureux. c’était le jour des courses. le jour que préférais azelie. elle admirait toujours les rayons comme s’ils pouvaient lui donner une quelconque réponse à ses questions silencieuses. tu savais que tu avais de la chance, parce qu’elle ne réclamait pas encore. elle passait même devant les jouets en leur disant bonjour, mais jamais en te demandant d’en mettre un dans le panier. tu étais fière d’elle. tu l’aimais d’un amour inconditionnel, plus que tu n’aurais pu le croire au début de cette grossesse non désirée. azelie était une petite fille curieuse de découvrir le monde qui l’entourait. pas timide pour un sou, elle aimait discuter avec les gens que vous croisiez, même si elle ne connaissait que quelques mots. les courses te prenaient souvent pls longtemps que prévu à cause de ça. parce que tu la regardais se faire des amis comme si c’était la chose la plus naturelle du monde. comme si à deux ans à peine, elle n’avait déjà plus besoin de toi. tu allais peser les légumes quand tu la regardas s’éloigner. elle aimait bien te faire des frayeurs de la sorte depuis qu’elle marchait, mais tu avais rapidement appris à ne pas la quitter des yeux. à ton grand étonnement, elle s’arrêta à côté d’un homme avant de lever son bras pour glisser sa petite main dans la sienne. beau. tu l’entendis gazouiller. tu éclatas de rire. ta fille était vraiment précoce. trop à ton goût. elle devait sûrement tenir ça de son père, parce que tu n’étais pas aussi à l’aise avec le sexe opposé. tu posas tes légumes dans ton panier avant de te rapprocher d’elle, et de son nouvelle. azel, je t’ai déjà dit qu’il ne faut pas parler aux inconnus. elle te regarda comme si elle ne comprenait pas, pourtant tu savais qu’elle le faisait. qu’elle faisait juste son intéressante parce qu’il y avait du monde. mais beau. elle répéta, ce qui te fit soupirer, mais sourire en même temps. tu levas les yeux vers l’homme dont elle tenait toujours la main. elle avait raison. il n’était pas désagréable à regarder. pas du tout. cette simple pensée te fit rougir. je suis désolée, elle vient juste d’apprendre ce mot et elle n’arrête pas de le répéter. tu rigolas un peu nerveusement, gênée de te retrouver dans cette situation. gênée que ta fille soit allée vers cet homme plutôt qu’un autre. elle aurait pu aller vers un plus laid, mais non, elle avait pris la main du seul susceptible de te plaire.

_________________
nous deux dans la même voiture, on fonce vers la mort,
on se déteste tellement qu'on refait l'amour.
Revenir en haut Aller en bas
dream is a wish your heart makes
Boyd Holden
✩ messages : 343 ✩ avatar : xavier serrano.
✩ crédits : SWEET DISASTER (avatar) nawak, bandit rouge, midnight blues, odezenne (sign)
★ âge : 27
Voir le profil de l'utilisateur
Jeu 5 Juil - 17:45

aussi loin que tu puisses remonter, les courses et toi vous aviez toujours été fachés. petit déjà, intenable, à l'énergie difficilement canalisable, il n'y avait bien que les grondement sévères de papa holden qui pouvaient t'apaiser, ou une punition brutale et bien méritée en plein milieu du supermarché. maintenant que tu y réfléchis, le nez dans les rayons immenses de produits laitiers, tu te dis que luke était peut-être un enfant comme les autres, pas assez pris en charge, au coeur qui déborde un peu trop, et dont l'énergie voulait juste, comme la tienne à une époque, s'exprimer autrement que par les mots. tu te dis qu'à choisir, pourquoi ce n'est pas toi que tes parents ont envoyé en exil chez la tante sorcière -de ce surnom bien senti que tu lui donnais toujours, accompagné de l'espiègle lila- ? et aujourd'hui si tu serais bien incapable d'avouer une telle tragédie à ton frère ainé, tu réalises progressivement l'injustice crasse qu'à été le fondement de sa vie.

lila racontait à qui veut bien l'entendre des horreurs sur cette histoires. un jour, tu l'avais surprise à raconter à un ollie si petit encore qu'il était assis la couche par terre que luke avait été envoyé chez la méchante sorcière parce qu'il était un enfant adopté et que tous les enfants adoptés sont des enfants mal-aimés. c'est hazel qui récupérait toujours ollie du coin de sol sur lequel il s'était échoué, essuyant patiemment la bave au coin de ses petites lèvres, envoyant d'un revers de ses jolies mains lila jouer ailleurs. tournant passivement au coin des fruits et légumes, tu n'arrives pas à t'échapper de ces pensées maladives, qui te tournent dans l'esprit depuis que chez toi, tout va mal. coincer entre deux situations merdiques, tu choisis peut-être la moins pire, t'accrochant à vos réussites. celles d'une famille pleine de potentiel, les holden contre le monde.

ta main droite s'empare de quelques tomates au rouge flamboyant, laissant glisser tes doigts contre leur peau lisse, vierge de toute trace. autour de toi le flou : tu ne vois rien, n'entend rien, personne n'existe, parce que tu es rattrapé par tes problèmes jusque dans les allées climatisées d'un magasin sans âme. mais l'âme qu'est ce que c'est, sinon la rencontre fortuite d'un corps et d'un esprit, sinon des rêveries qui se matérialisent et se concentrent ? l'âme peut-elle se réveiller au contact de la plus pure des intentions ? tu t'arrêtes brusquement dans ton élan, constatant qu'une petite main chaude se tient dans ta propre main gauche. un regard que lentement tu descend vers cette petite créature, un regard à peine sur ses joues rondes et satisfaites pour que dans ton coeur tu sentes la fissure. cette petite fille, elle te rappelle tout ce que vous avez perdu, au fil des mois et des coups du destin. elle te rappelle soudain avec violence qu'elle aurait pu être ta nièce, si la vie n'était pas la juste putain du quotidien. beau. elle babille avec assurance, provoquant le rire cristallin d'une jeune femme, à quelques mètres de là. un sourire rempli de douceur vient étirer tes deux lèvres, alors que tes yeux ne parviennent pas à la quitter.  azel, je t’ai déjà dit qu’il ne faut pas parler aux inconnus. dit la femme au rire de fée, qui vient de s'approcher de vous. à son tour, elle passe sous les rayons tristes de ton regard. elle a les longs cheveux blonds des plus grands de tes coups de coeur. son visage est de l'infinie douceur qui se retouve sur celui de la petite fille. cela ne fait aucun doute, il s'agit de sa mère.

tu restes un instant interdit, alors qu'elle tente de prendre un air sévère, fronçant autour de grands yeux verts ses sourcils. cette femme et sa petite fille semblent comme tombées du ciel, tout à coup, venues t'arracher à la morosité de tes pensées dans des sourires scintillant comme la moitié des étoiles du ciel. la grande simplicité de ta beauté t'intimide, tu baisses le regard vers le sol. mais beau. répète, bien décidée, la petite puce pendue à ton bras. il te faut rassembler toutes tes forces pour ne pas sourire trop fort, esquissant un simple petit sourire un coin, le visage bien bas et l'oeil un poil coupable. à travers ses cheveux couleur de miel, tu entrevois des rougeurs contre ses joues. je suis désolée, elle vient juste d’apprendre ce mot et elle n’arrête pas de le répéter. dit-elle dans un petite rire embarassé. celui d'une jeune femme dont l'enfant, éveilée et espiègle, lui en fait voir un peu trop de toutes les couleurs. ressentant le besoin de la mettre à l'aise, tu lui adresses un regard plein de compréhension. il n'y a pas de souci, laisse échapper ta voix chaude. je suis plutôt content que le dernier mot qu'elle ait apprit ne soit pas "idiot" ou "crotte" alors, tu dis dans un rire, aussitôt destiné à détendre l'atmosphère. quittant l'emprise de la petite fille, tu t'abaisses jusqu'à son regard, qu'elle pose intrigué dans le tien. azel, maman a raison. tu dois être sage et bien  l'écouter, tu dis en passant une main rassurante contre ses petits cheveux blonds. te relevant ensuite, pris par le jeu et la curiosité, intense, d'en apprendre plus sur la maman de la petite azel, tu demandes dans un sourire. quel âge a-t-elle ? , ton regard passant alternativement de leurs traits communs à leurs dissemblances, de l'attitude discrète et gênée de la mère à l'effronterie adorable de la petite fille, touché en plein coeur par le mignon de la scène, toi qui détestais les courses et qui vient soudain d'y trouver un intérêt.

_________________

j'aime pas compter, j'aime pas savoir qui gère le feu, jouer entre nous ça reste jouer avec les dieux. au fond des corps un cœur qui bat ça se bat mieux, et les nuages qui scindent le ciel
en deux.
Revenir en haut Aller en bas
to infinity and beyond
Sheri Bergevin
✩ messages : 723 ✩ avatar : charly jordan
✩ crédits : @marie
★ âge : 23
Voir le profil de l'utilisateur
Sam 7 Juil - 8:58

tu n’avais jamais pensé que tu pourrais un jour créer quelque chose de beau. quelque chose qui défierait ta perception de ce monde laid dans lequel vous viviez. tu avais vu des choses, des gens horribles. ils ne s’inquiétaient guère de ce qui les entouraient. ils ne s’inquiétait guère de toi non plus. tu demeurais simplement une gamine égarée quand la rue. cette rue qui en avait bouffé des centaines avant toi. tu ne pensais pas t’en sortir vraiment un jour. et puis une nouvelle t’avait secoué. toi, enceinte. tu ne voulais pas de tout ça. tu ne voulais pas d’un enfant à élever, alors que tu avais tant de mal à prendre soin de toi. malgré ça, tu pouvais pas te résoudre à subir la procédure qui t’en débarrasserait. tu n’en avais pas le courage. tu ne voulais pas reproduire l’héritage que t’avais offert malgré toi ta mère biologique. ce petit être que tu ne voulais absolument confronté à la laideur de ce monde devint pourtant la plus belle chose que tu avais jamais vu. une lumière au milieu de tes ténèbres. un petit ange tombé du ciel, t’offrant le pardon pour toutes les erreurs que tu avais pu commettre. ta fille te fit repenser à ça quand tu la vis prendre la main de cet inconnu. tu n’aurais sans doute pas dû rigoler, les bonnes mères ne faisaient pas ça, mais tu ne pouvais t’empêcher de penser qu’elle semblait capable de charmer n’importe qui, par la simple force de son sourire angélique, et des mots qui sortaient de sa bouches, incohérents, mais pourtant importants. il n'y a pas de soucis. je suis plutôt content que le dernier mot qu'elle ait apprit ne soit pas "idiot" ou "crotte". tu le vis sourire l’inconnu. un beau sourire qu’il t’adressait, grâce à ta famille. il y avait longtemps qu’on ne t’avait pas souri comme ça. tu ne pus t’empêcher ton visage de s’éclairer à son tour, heureuse qu’il ne semble pas gêné. heureuse même qu’il parvienne à détendre l’atmosphère -ainsi que tes joues rouges- par la simple force de quelques mots bien choisis et d’un rire que tu aurais pu écouter pendant des heures. ta fille avait bien choisi sa victime aujourd’hui. il s’agenouilla d’ailleurs en face d’elle, sous ton regard intrigué. azel, maman a raison. tu dois être sage et bien l'écouter. tu ne pus t’empêcher de sourire à nouveau devant tant de tendresse. seules de rares personne pouvaient se vanter d’avoir tant de patience. tant d’empathie. ton cœur se serra un peu devant cet homme qui se releva pour plonger son regard dans le tien. il te plaisait. tu savais déjà qu’il te plaisait avant même d’avoir fait sa connaissance. d’avoir appris les choses de bases, telles que son nom, ou ce qu’il faisait dans la vie. la façon dont il se comportait avec ta fille suffisait à le rendre plus qu’intéressant à tes yeux. azelie. elle s’appelle azelie. ma petite fée. le sourire que t’adressa la petite blonde à tes pieds suffit encore de te convaincre qu’elle demeurait la plus belle chose en ce monde. la plus importante. celle qui effaçait tous les jours noirs que tu avais pu traverser. quel âge a-t-elle ? ton sourire refit surface une fois de plus. tu ne semblais plus gênée par la situation. elle semblait même t’amuser, t’intéresser. cet homme particulièrement. tu devenais curieuse. curieuse d’en savoir plus. curieuse également de savoir quels défauts il pouvait bien cacher derrière ce regard pétillant et ce sourire qui réchauffait ton cœur. elle va avoir deux ans en novembre. tu lui répondis, toujours un peu timide. ça te plaisait qu’il te parle de ta fille, plutôt qu’il essaye d’en apprendre plus sur toi. tu n’aurais sans doute pas été aussi à l’aise en sa présence s’il avait décidé d’emprunter cette voie. sheri. tu soufflas pourtant, en lui tendant la main. enchantée. ce mot prenait tout son sens en sa présence. tu ne pouvais pas te sentir autrement qu’enchantée de faire sa connaissance. enchantée que le destin l’ait mis sur ton chemin aujourd’hui.

_________________
nous deux dans la même voiture, on fonce vers la mort,
on se déteste tellement qu'on refait l'amour.
Revenir en haut Aller en bas
dream is a wish your heart makes
Boyd Holden
✩ messages : 343 ✩ avatar : xavier serrano.
✩ crédits : SWEET DISASTER (avatar) nawak, bandit rouge, midnight blues, odezenne (sign)
★ âge : 27
Voir le profil de l'utilisateur
Jeu 23 Aoû - 17:45

faire de l'humour en de pareilles circonstances pouvait parfois relever de l'idiotie la plus profonde. tu connaissais peu de jeunes mères, boyd, parce que là d'où tu viens les filles qui tombaient enceintes étaient envoyées quelque part dont elle ne revenaient qu'avec un mari -ou sans enfant-. tu avais bien cru devoir un jour passer par là pour ta jeune soeur lila, mais la perspective de l'imaginer pourrir dans un institut spécialisé ou un foyer t'avait tellement rebuté que tu lui avais fait avaler, jour après jour, sa pilule contraceptive avec la régularité d'un tyran. les jeunes mères, tu les imaginais seulement. peut-être pas toutes aussi jolies que celle qui se tenait en face de toi, avec dans les yeux des éclairs de lumière qui semblaient déjà te fasciner. tu avais un faible pour les yeux qui parlaient comme mille mots non prononcés. et dans ses pupilles à elle tu pouvais lire une si grande générosité que les mots sortirent tout seuls, entre une pastèque et des citrons, une blague pour détendre l'atmosphère et prouver que tes limite seront toujours les siennes.

tu t'étais penché pour parler à la petite fille, c'est quelque chose que l'on apprenait jusque dans ton métier, même si tu n'étais pas spécialisé en pédiatrie. tu te voulais polyvalent et tu ne comptais plus le nombre de petites filles comme elle reçues un jour au urgences, amenées par une maman affolée. heureusement qu'elles ne ressemblaient pas toutes à la mère de cette petite là, où tu réalises que tu aurais eu bien du mal à quitter ton travail en fin de journée. tu sens un peu de chaleur te monter aux joues à cette idée, tu te trouves tout coup bien ridicule. azelie. elle s’appelle azelie. ma petite fée. tu risquais un regard vers la petite fille qui vous observait à présent de ces grands yeux qu'ont les enfants quand ils regardent quelque chose qui les fascinent. cela aurait pu te gêner, mais au contraire, elle t'envoyait de la force. tu la remercias implicitement d'un sourire complice. azelie, tu répétais un peu pour toi même, c'est très joli, tu complétais par politesse et parce que tu le ressentais au fond de toi, l'amour que cette femme portait à son enfant. un amour plus fort que n'importe quel autre lien au monde. la jeune femme t'observait d'un regard analytique, pas forcément méfiant, mais comme pour sonder quelque chose. tu connaissais ces yeux posés sur toi, étrange créature du mid-west passé par la capitale du monde, transformé du tout au tout ces dernières années. tout naturellement c'est la petite fille qui retenait encore ton attention ou plutôt, tu essayais de te concentrer. elle va avoir deux ans en novembre, elle répondit à ta question d'une voix effacée. deux ans, c'était si peu, et tellement à la fois quand tu observais ce petit bout d'être aller et venir avec une telle assurance. tu haussais les sourcils, surpris de son éveil et de sa précocité. sheri. enchantée, elle glissait soudain à ton encontre, te faisant revenir à elle avec une certaine délectation silencieuse. tu n'hésitas pas plus qu'un millième de seconde avant de venir serrer avec beaucoup de délicatesse la main qu'elle te tendait. boyd. tu bafouilles un peu, dans un sourire qui s'impose à tes lèvres. de même, tu complètes alors sans attendre, soudain pris de court par ce rapide contact inopiné.

_________________

j'aime pas compter, j'aime pas savoir qui gère le feu, jouer entre nous ça reste jouer avec les dieux. au fond des corps un cœur qui bat ça se bat mieux, et les nuages qui scindent le ciel
en deux.
Revenir en haut Aller en bas
to infinity and beyond
Sheri Bergevin
✩ messages : 723 ✩ avatar : charly jordan
✩ crédits : @marie
★ âge : 23
Voir le profil de l'utilisateur
Mer 29 Aoû - 12:21

tu rigolas, un peu. il te faisait rire cet étranger. il te mettait à l’aise, alors qu’il n’y avait sûrement pas de quoi l’être dans une telle situation. les gens disaient souvent que c’était les parents, le plus souvent, qui mettaient leurs enfants mal à l’aise, mais il n’y avait qu’à voir ta fille pour comprendre que ce n’était pas toujours le cas. pour comprendre que malgré son très jeune âge, elle savait que tu avais besoin d’un homme dans ta vie. elle était prête à y laisser entrer n’importe qui d’après ce que tu voyais. ça te troublait, et ça t’amusait en même temps. elle n’avait pas très mal choisi aujourd’hui. elle semblait même avoir trouver la perle rare, parmi tous les clients de la supérette dans laquelle tu faisais régulièrement tes courses. jamais un homme ne s’était comporté de cette façon avec ta fille. il la semblait la considérer comme une personne à part entière, et la comprendre. tu ne pouvais t’empêcher de sourire face à cette scène qui se déroulait sous tes yeux, en osant, de temps en temps, les poser sur le brun en face de toi. ils n’y restaient jamais trop longtemps, parce que tu ne voulais pas qu’il remarque l’intérêt innocent que tu lui portais. azelie, c'est très joli. il souffla, faisant s’emballer ton cœur un peu plus vite. est-ce qu’il le pensait vraiment ? il n’y avait qu’à voir la façon dont il regardait ta fille pour comprendre que oui. ça n’aurait pas dû te faire cet effet, mais voir un homme se comporter de la sorte avec elle te rendait heureuse. te donnait envie d’en savoir plus sur lui, et sur cette façon qu’il avait d’être si à l’aise avec les enfants. la plupart des gens ne l’auraient pas été face à une mère célibataire. quoiqu’il ne le savait pas encore. est-ce que son regard changerait quand ce serait le cas ? probablement. mais vous n’en étiez pas encore rendu là. tu regardas ton ange sourire doucement, alors que tu tendais la main pour te présenter à ton tour. tu ne voulais pas paraître impolie. boyd. de même. il glissa doucement en serrant le membre que tu lui tendais avec une délicatesse que tu n’attendais pas. tout ce que tu découvrais petit à petit sur cet homme te faisait penser qu’il s’agissait de ce spécimen si rare que toutes les femmes attendaient de rencontrer dans leur vie. tu avais de la chance d’être tombée dessus par hasard. tu avais de la chance d’avoir une fille bien moins réservée que toi face aux inconnus. mais tout ça ne servirait à rien si tu n’arrivais pas à saisir cette main que la vie te tendait pour te sortir de ton quotidien bien morne. les enfants semblent vraiment vous apprécier on dirait.. tu relanças, un peu maladroite. tu n’avais pas l’habitude de ça. pas l’habitude d’échanger avec des inconnus, même si lui ne l’étais plus tellement. tu manquais de pratique. tu manquais de cette petite étincelle qui poussait les gens à vouloir en savoir plus sur toi. sans doute ce manque le ferait fuir. tu espérais que ce ne soit pas le cas malgré tout. tu espérais avoir la chance de continuer de discuter avec lui, même s’il était probablement attendu ailleurs, par une femme qui lui cuisinerait quelque chose de délicieux avec ce qu’il allait lui ramener.

_________________
nous deux dans la même voiture, on fonce vers la mort,
on se déteste tellement qu'on refait l'amour.
Revenir en haut Aller en bas
dream is a wish your heart makes
Boyd Holden
✩ messages : 343 ✩ avatar : xavier serrano.
✩ crédits : SWEET DISASTER (avatar) nawak, bandit rouge, midnight blues, odezenne (sign)
★ âge : 27
Voir le profil de l'utilisateur
Ven 31 Aoû - 13:17

effleurer sa main c'était comme toucher à un court instant de paradis. machinalement, ton esprit embrumé par les longues heures de garde tente de retrouver la dernière fois que tu as approché une fille dont le coeur n'était pas en feu ; la dernière fois que tu as pu, inopinément, le plus naturellement du monde, rentrer en contact avec une fille dont la peau était aussi douce. reprend tes esprits, boyd, il ne serait pas temps d'être étrange ou insistant. la petite fille qui joue déjà autour de vous semble être la distraction parfaite à cette étrange sentiment de chaleur qui se diffuse dans l'intérieur de tes joues et contre ta poitrine quand tu la regardes un peu trop longtemps dans les yeux. jolie fille, mais ça n'est pas que ça. tu crois qu'elle te touche, sans que tu puisses mettre un mot dessus, compassion, admiration, quelque part entre les deux tu sens que cette femme qui se tient devant toi à plus de choses à raconter qu'il n'y paraît. le genre de grande dame qui se cache dans un petit corps timide.

t'en as connu, des femmes comme ça. à l'école, à la fac, au boulot ou dans le reste de ta vie, c'était ton genre de fille, de celles qui cachent leur jeu, de celles qui vivent leurs douleurs en silence et sont toujours jolies, surtout au clair de lune. jusqu'à ce que tu trébuches sur un piège lancé à toute allure par une blonde incendiaire.... non, boyd, pas maintenant, pas alors que tu semblais avoir une piste toute tracée pour te changer enfin les idées. le seul moyen d'oublier les larmes d'amber contre tes mains c'était de plonger avidement, sans retenue dans les yeux immenses de la femme en face de toi. tu aurais voulu savoir son prénom, maintenant, pour le répéter à demi-mots dans ta tête et voir comment il sonnait accolé au tien. toujours pareil le boyd, à vouloir aller trop vite en besogne. les enfants semblent vraiment vous apprécier on dirait.. tu réalisais maintenant que le silence s'était fait après votre poignée de main qui, il faut le dire, avait de loin plus l'air d'une caresse légère. alors qu'elle reprenait la conversation, un sourire léger mais imparable s'emparait de tes lèvres. ainsi donc la conversation ne s'arrêterait pas là, tu intriguais cette femme autant qu'elle te donnait envie de connaître sa vie. c'est ainsi que se mesure l'intérêt réciproque, tu le savais bien. sans que l'on puisse te qualifier d'homme à femmes -elles n'étaient pas tant que ça à être restées-, on pouvait dire que tu savais te mettre à séduire, lorsque l'occasion s'en présentait. j'ai l'habitude d'en côtoyer dans mon travail, tu réponds, chargé d'une voix douce, légèrement plus grave. tu voulais qu'elle apprenne de toi et apprendre d'elle. ici, ailleurs, qu'importe. je travaille à l'hôpital, je suis infirmier. on s'occupe de beaucoup d'enfants, qui sont souvent terrorisés. ça demande de la patience et de la douceur, sinon, on arrive à rien, tu dis en enveloppant d'un regard protecteur la petite princesse blonde à vos pieds. et... vous ? tu murmures presque en relevant le velouté brun de tes yeux sur elle. vous faites quoi dans la vie ? à part être visiblement une super maman, j'entends, tu souffles dans un petit rire.

_________________

j'aime pas compter, j'aime pas savoir qui gère le feu, jouer entre nous ça reste jouer avec les dieux. au fond des corps un cœur qui bat ça se bat mieux, et les nuages qui scindent le ciel
en deux.
Revenir en haut Aller en bas
to infinity and beyond
Sheri Bergevin
✩ messages : 723 ✩ avatar : charly jordan
✩ crédits : @marie
★ âge : 23
Voir le profil de l'utilisateur
Mar 2 Oct - 20:11

ton coeur semblait peu à peu se remettre à battre sous le signe de cette rencontre fortuite. tu n’avais pas réalisé qu’il avait cessé de le faire jusqu’à aujourd’hui. sans doute avais-tu étais trop occupée par le bonheur de ta fille pour te rendre compte qu’il te manquait quelque chose d’essentiel. tes amis te l’avaient déjà fait remarqué à maintes reprises, mais il n’avait fallu que d’une personne pour t’ouvrir les yeux. que de cet homme. tu ne comprenais pas tout à fait l’effet qu’il te faisait. ni même pourquoi tes joues étaient aussi chaudes en permanence. plus chaudes qu’elles ne l’avaient été ces dernières années. la chaleur humaine qu’il dégageait semblait t’envelopper toute entière. c’était agréable. j'ai l'habitude d'en côtoyer dans mon travail. je travaille à l'hôpital, je suis infirmier. on s'occupe de beaucoup d'enfants, qui sont souvent terrorisés. ça demande de la patience et de la douceur, sinon, on arrive à rien. son sourire aurait certainement pu effacer tous les mots qui venaient de sortir de sa bouche s’ils n’avaient pas été aussi intéressants. s’ils ne t’avaient pas semblé aussi important. en plus d’être particulièrement séduisant, boyd était aussi un homme qui se souciait des autres. le travail qu’il exerçait traduisait un besoin d’aider les gens dans le besoin. tu étais certaine que tu n’aurais pas pu tomber sur une personne qui te correspondait autant. une personne stable et douce. pas besoin d’en savoir beaucoup plus sur lui pour le deviner. je trouve ça exceptionnel. tu ne pus t’empêcher de dire, avant de lui adresser un léger sourire gêné, consciente que tu en avais sûrement trop fait. comme à ton habitude. c’était banal pour lui, mais tu ne pouvais pas t’empêcher de trouver ce qu’il faisait magnifique. une qualité de plus à son actif. et... vous ? vous faites quoi dans la vie ? à part être visiblement une super maman, j'entends. un rire cristallin s’échappa de ta gorge, en écho au sien. tu avais cette drôle d’impression d’être une adolescente qu’on complimente pour la première fois. sans doute l’étais-tu encore un peu. sans doute n’étais-tu jamais vraiment sortie de l’enfance. il te suffisait de poser ton regard sur cet homme pour avoir désespérément envie de retourner à la maternelle, pour que tout soit plus simple. pour qu’il te donne son coeur en même temps que sa main. mais vous étiez des adultes, et les choses devenaient de plus en plus compliqué avec l’âge. rien d’aussi louable que d’aider des gens dans le besoin j’en ai bien peur. tu répliquas, le sourire aux lèvres, légèrement timide à l’idée de te livrer aussi facilement. contrairement à ton habitude, tu n’en avais pas du tout peur. boyd était de ces personnes qui vous mettent tout de suite en confiance. tu t’étais faite prendre au piège. je suis serveuse, mais plus pour longtemps je l’espère. tu en disais sans doute trop. ta langue s’était déliée aussi vite que tu avais appris à protéger ton coeur des années auparavant. la glace dont tu l’avais entouré commençait à fondre sous le poids du regard de ce brun angélique.

_________________
nous deux dans la même voiture, on fonce vers la mort,
on se déteste tellement qu'on refait l'amour.
Revenir en haut Aller en bas
dream is a wish your heart makes
Boyd Holden
✩ messages : 343 ✩ avatar : xavier serrano.
✩ crédits : SWEET DISASTER (avatar) nawak, bandit rouge, midnight blues, odezenne (sign)
★ âge : 27
Voir le profil de l'utilisateur
Mer 5 Déc - 12:36

un naturel à peine charmeur sous des traits doux, c'est ainsi que tu l'avais toujours joué avec les femmes. tu te souviens l'époque bénie du lycée, et tes joues imberbes et souriantes qui faisaient craquer les ménagères, et les muscles d'un homme qui se dessinaient déjà sous les lignes fluides de tes t-shirt d'été. si tu n'étais pas tombé tête la première, grand plongeon d'eau froide, dans l'océan déchaîné nommé amber soreve, tu es sûr que tu aurais pu te faire sa mère. mais tu étais loin d'être cette personne, moins encore qu'aujourd'hui, ton coeur à toi était pur, incandescent, il ne demandait qu'à brûler pour des beaux yeux ou des longues jambes, tu respirais à peine de trop aimer. séduire était le petit sel que tu déposais sur ta vie, c'était l'histoire de quelques sourires, d'un ou deux rendez-vous galant, c'était pour te démarquer, avoir le sentiment d'être doué en quelque chose. tes yeux chauds, presque latins, t'avaient valu quelques petits jobs, quelques bons commentaires scolaires, et ta carrière de séducteur s'était arrêtée là.

arrêtée net, en plein fouet, là à tes pieds parce qu'un mur immense, un mur de glace façon game of thrones s'était dressé devant toi. avec douleur, fracas, et perte. tu secoues la tête pour revenir à elle, elle dont l'odeur reflète la justesse et la pureté de son coeur. elle sent la fleur, un muguet ou un jasmin, une odeur de jeune mère, quelque chose de tendre et de sucré. on voudrait croquer dedans, comme un beignet à la framboise, mais au lieu de ça tu te sens des envies de l'enlacer. elle te fait quelque chose, pas au creux du ventre comme ta blonde incendiaire mais au creux du coeur, elle te pince doucement comme les petites vieilles te pinçaient la joue, l'air de dire "je suis là et j'ai envie d'y être". ça fait du bien. une chaleur, diffuse, dans tes muscles et ton sourire. tu le diriges vers elle, regroupant ta sympathie. et puis tu parles de ton travail. celui qui règne en maître sur ta vie, lui offrant un sens, des douleurs, des joies immenses aussi. comme à chaque fois, une flamme naît dans tes yeux. je trouve ça exceptionnel. elle souffle avec une admiration touchante, qui porte à tes joues un léger rose. bien que ton travail te demande beaucoup d'efforts, tu ne l'as jamais envisagé comme un acte d'héroïsme. tu préfères donc retourner la conversation sur ses beaux yeux et le coeur de sa vie. son rire te transperce d'une joie de vivre longtemps perdue, il te semble qu'avec sheri, la vie serait plus douce, plus digne d'être vécue. tu deviens sentimental, en deux temps trois mouvements. rien d’aussi louable que d’aider des gens dans le besoin j’en ai bien peur. tu la regarde avec un sourire désapprobateur, refusant qu'elle se dévalorise. je suis serveuse, mais plus pour longtemps je l’espère, elle dit cela avec un aplomb nouveau, on dirait de l'enthousiasme. intrigué, tu laisses un oeil dériver sur elle, sur ses longs cheveux blonds, imaginant un instant leur parfum, avant de revenir à la réalité. ah oui ? c'est quoi les projets pour l'après ? tu demandes, sincèrement intéressé, jetant un coup d'oeil protecteur à la petite fille qui s'amuse à quelques pas de là.


Spoiler:
 

_________________

j'aime pas compter, j'aime pas savoir qui gère le feu, jouer entre nous ça reste jouer avec les dieux. au fond des corps un cœur qui bat ça se bat mieux, et les nuages qui scindent le ciel
en deux.
Revenir en haut Aller en bas
to infinity and beyond
Sheri Bergevin
✩ messages : 723 ✩ avatar : charly jordan
✩ crédits : @marie
★ âge : 23
Voir le profil de l'utilisateur
Dim 16 Déc - 11:40

face à cet homme, tu ne pouvais pas t’empêcher d’être impressionnée. il semblait sorti de nulle part. sorti d’un monde où les hommes sont charmants. où ils regardent les femmes dans les yeux, et ne louchent pas sur leur poitrine que même les tee-shirts amples ne parviennent pas à cacher. ce monde semblait à des milliers de kilomètres du tien. il était beau, boyd. plus beau qu’aucun des hommes que tu n’avais rencontré depuis la naissance de ta fille. il était gentil aussi. il aidait les gens. tu avais du mal à lui trouver un défaut. du mal à trouver un détail qui te donnerait envie de fuir. la vérité, tu n’en avais aucune envie. tu aurais bien aimé rester à discuter avec lui. rester dans cette bulle bien loin du monde réelle. ça ne durerait pas. t’en étais consciente. ah oui ? c'est quoi les projets pour l'après ? tu rougis un peu. il te posait cette question alors que tu n’avais pas encore fait de plans. tu savais simplement que tu ne servirais pas des hommes grossiers jusqu’à ce que tes cheveux deviennent blancs. tu voulais mieux pour ta fille. tu voulais un travail, qui payerait suffisamment pour offrir à ton petit ange, le moyen de réaliser tous ses rêves. c’était tout ce qui importait pour toi. je pense reprendre mes études, mais ça n’est qu’une idée. je ne suis pas encore certaine d’en avoir les moyens. tu t’en sortais difficilement avec ton salaire de serveuse. même les pourboires ne parvenaient pas toujours à te permettre de boucler la fin de ton mois. tout serait bien plus simple si tu pardonnais à ta famille. si tu les laissais t’aider. t’en avais aucune envie. tu voulais pas qu’ils croient que tu ne pouvais pas te débrouiller toute seule. c’était dur, mais tu y arrivais. tu allais continuer cette conversation, encore. pour qu’elle ne s’arrête jamais. mais ta fille commençait à perdre patience. tu voyais qu’elle avait du mal à rester en place. qu’elle commençait à fatiguer. tu souris, un peu, à l’attention de boyd. je suis vraiment désolée, je vais devoir vous fausser compagnie. mon rôle de mère me rappelle à l’ordre. tu soufflas, en plaisantant un peu. c’était ton bonheur. ta malédiction aussi. cet homme te plaisait, et tu te faisais faire passer tes obligations avant ton propre bonheur. c’était ça, d’être mère. je.. peux vous laisser mon numéro de téléphone, si ça vous dit d’aller boire un café, un jour. tu ne savais pas d’où ça sortait ça. tu n’avais pas autant de cran d’habitude. mais boyd.. tu savais qu’il avait quelque chose de plus que les autres. tu savais qu’il ne fallait pas que tu laisses reprendre son chemin, sans avoir la certitude de le revoir. c’était plus fort que toi.

Spoiler:
 

_________________
nous deux dans la même voiture, on fonce vers la mort,
on se déteste tellement qu'on refait l'amour.
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé


Revenir en haut Aller en bas

rewrite the stars (boyd)



Page 1 sur 1 ~

 Sujets similaires

-
» Le surf et les stars, façon TF1 !
» STARS ATTENDUES A LA CAN : PITRIOPA ET ALAIN
» Lomu ... arrive mardi à Marseille !!!!
» comment faire??
» [2ème journée] Red Star vs Caen b

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
PUP ::  :: PUP V11 :: rp terminés-