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Casse-croûte chez Henry (Wymo)
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✩ messages : 43 ✩ avatar : Jimmy Q.
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★ âge : 26
Mar 10 Juil - 2:55


If I am an angel, paint me with black wings.
Tu refaisais ce chemin pour la troisième fois, depuis ce matin. Tu avais, en vain, espérer retrouver Moses au casse-croute du coin. Celui qu’il t’avait fait découvrir lorsque vous vous êtes connus. En fait, l’idée de votre rencontre te met en rogne contre toi-même. Tu te souviens parfaitement bien du pourquoi tu marches vers ce casse-croute présentement. Tu sens encore la fraîcheur du vent sur ta peau, la chaleur du sang sur tes mains et ces yeux posés sur toi. Évidemment ce n’étais pas lui que tu frappais, mais un client et lui s’était retrouvé dans cette ruelle sans le vouloir. Chemin qu’il utilise probablement pour se rendre au casse-croute, allez savoir! Puis, comme le connard que tu es, tu le forças à te regarder tabasser ton prochain « client », pour être sûr qu’il n’ouvre pas sa bouche à quiconque et ainsi te foutre au cachot. Surtout que tu ne faisais pas ce foutu job de gaité de cœur, mais plutôt que tu y étais obligé. Néanmoins, tu ne pu tabasser les mauvais payeurs de cet appartement délabré puisqu’une toute petite fille t’en avais empêché. Quoi? Tu as quand même assez de cœur pour ne pas faire de mal aux parents devant leurs fillette de 4 ans! Tu ressens encore le bug dans ton cerveau, lui qui part et toi qui le rattrape pourquoi au juste? Mais pour te rattraper bien sûr! Parce que tu lui avais fait EXACTEMENT, ce qu’on t’avait fait. L’obligation de voir de la violence…et puis comme tu es élevé et même si tu répugnes la sévérité de l’éducation que tes parents t’on fait, il n’en reste pas moins que tu es juste…du moins le plus que tu peux. Puis, tu lui avais offert un café et la surprise fût qu’il t’a suivi et même qu’il t’a dit qu’il préférait les milkshakes et c’est comme ça que tu as compris qu’il trainait au casse-croute chez Henry.
Tu fouilles une énième fois dans la poche de ton jean pour t’assurer que le téléphone était bien à sa place. Un iphone X, dernier cri, faut dire que tu es très à l’aise et ce n’est pas que tu aimes le montrer, mais ce Moses avait, en voulant partir de ta vue, échappé son cellulaire qui avait éclater en mille morceaux et tu te sentais horriblement mal. Alors, tu avais acheté ce portable et t’étais rendu au casse-croute ce matin pour y découvrir un banc vide. Tu avais voulu faire demi-tour quand la voix du propriétaire t’en avait empêché.
« Si tu cherches Moses, il est pas ici à cet heure! Il vient après l’université et tous les soirs, donc reviens après 16 heures, tu auras plus de chance. »
Tu avais hoché la tête et étais sortis. Bon ensuite, tu t’étais repointé aux alentours de 16 heure et…rien. Henry avait haussé les épaules et t’avais rétorqué :
« Je ne sais pas quoi te répondre le jeune, mais c’est sûr qu’il viendra ce soir, sinon aussi bien dire que les poules auront des dents, demain! »
Et c’est pourquoi tu étais là pour la troisième fois, 19 heure, devant ce casse-croute. Tu entras et Henry te pointa du menton, la table. Tu pivotas le menton et découvris Moses, bien assis à la même table que la première fois que tu étais venu. Tu t’approchas de lui et lui pointa le banc face à lui :
« Je peux? »
Tu n’attendis pas de réponse et t’assied. Tu ne sais pas vraiment quoi lui dire, ni même ce que tu fiche vraiment là. Une poussé de remord? Peut-être bien. Un goût amer de regret? Probablement. Quoi qu’il en soit cela t’avais poussé jusqu’ici après avoir acheter un portable neuf, cash à cet inconnu pour te repentir. Allait-il le savoir? Évidemment! Il n’avait pas l’air d’un idiot, certes un mec silencieux et bizarre, mais pas con ! Tu voulais dire quelque chose, n’importe quoi, mais tout te semblait futile et stupide. Tu déposas la boîte devant lui, calmement sans rien dire. Henry s’approcha de toi et te servi ce fameux milkshake à la fraise que Moses aime tant. Celui-là même qu’il t’avait fait découvrir la dernière fois, en fait, la seule fois. Tu répondis un « merci » à Henry et bu une gorgé. C’est vrai que ce milkshake est un véritable délice, tu ne sais même pas comment ce fait-il que Moses t’aille montrer ceci. Vous n’étiez pas ami, loin de là et pourtant tu as fait ton pot de colle et l’a légèrement (beaucoup) obligé ta compagnie.
« J’veux pas qu’on en parle, tu le prends et c’est tout. Tu as brisé ton portable par ma faute et même si je ne connais aucunement ta situation financière, je me devais de t’en rendre un nouveau…c’t’un peu chiant pas pouvoir écouter sa musique… »
Tu essayais, très fort d’être sympathique, ce mot qui te glace le sang aujourd’hui alors que tu as arrêté depuis des lustres d’être ce qu’on peut qualifier de gentil. Tu essayais parce que tu détectais en ce type, aucune malice, aucune colère, juste de la nonchalance. Alors tu essayais, tu voulais, mais pourquoi diable? Tu n’en savais rien, tu savais seulement que tu voulais lui montrer que tu étais quand même, quelqu’un de bien. Pour qu’au moins, une personne dans ce monde sache que, tu n’es pas aussi méchant que tu as l’air. Avais-tu la solitude dans les talons? Ou bien avais-tu l’âme en train de s’éteindre? Ou encore, tu avais peut-être le cœur qui commençait à dégeler en même temps que la canicule s’engouffrait sur Trois-Rivières? Nous savons tous que parfois, la solitude à besoin de compagnie.
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Mar 10 Juil - 4:24

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i found in you what was lost in me
feat Wyatt Benson
Notre époque est détraquée . Maudite fatalité, que je ne sois jamais né pour la remettre en ordre. Tu marches d’un pas lent et incertain, bien que tu connaisses parfaitement ce chemin que tu empruntes jours après jours pour te rendre dans ce petit havre de paix, ton petit paradis terrestre. Tu as perdu l’envie de vivre depuis qu’IL est parti avec ce qu’il te restait d’humanité. Tu n’es plus que l’ombre de toi même, une épave en décomposition au fond de la mer de tes tourments. Tu as tout oublié des derniers événements troublants de ta vie, comme si la perte de Manu avait signé ton arrêt de mort. Ce mec tatoué aurait très bien pu te tuer que tu n’aurais même pas souffert, au contraire. Il t’aurait libéré de ce poids qui pèse sur tes épaules. Tu lui en veux pour ça… à ce type que tu ne connais même pas, mais que tu as tout de même emmené chez Henry. Tu lui as ouvert une petite brèche, aussi minime soit-elle, sur ce qui constitue ton quotidien.  Pourtant tu n’y penses plus, tu l’as oublié. Il ne représente rien pour toi, rien de comparable aux nuits d’insomnie qui berce tes peurs et fait revivre tes craintes. Ce n’est pas de cet homme  dont tu as peur, c’est de toi-même. Tu es prisonnier de ton autodérision, victime de ta propre destruction. Pourtant tu continues de marcher, mains dans les poches, prunelles dénuées de vie. Un long soupir franchit tes lippes tandis quand ton regard se pose finalement sur l’enseigne du casse-croûte. Tu es en retard, plus qu’à l’habitude. Tu as été retenu par un professeur, un fervent admirateur de ton art sordide et macabre. Tu hausses les épaules pour toi-même avant de pousser la porte menant à ton el dorado. La délicieuse odeur des crêpes vient caresser tes narines et de nouveau tu soupires avant de t’affaler sur ta banquette habituelle. Comme toujours, Henry est fidèle au poste. Il te sourit chaleureusement tel un père heureux de retrouver son fils. Tu lui retournes la politesse, machinalement, car en ce bas monde, il est ton unique confident, la seule personne en mesure d’arracher plus d’une phrase à ta trachée desséchée par les larmes que tu verses en silence. Alors qu’il t’emmène ta boisson préférée, ta main glisse à l’intérieur de la poche de ton blouson en cuir. Tu en ressors un vieux discman, le truc délabré que plus personne ne se sert en 2018. Ton téléphone s’étant fracassé en milles morceaux, tu n’as pas cru bon de le remplacer par un appareil plus ‘’ actuel ‘’. Tu es passé par le pawn shop histoire de donner une seconde vie à un objet sans importance. Tu as de l’argent, ce n’est pas le problème, tu as juste décidé de vivre modestement, sans artifice. Personne ne t’appelle de toute façon alors à quoi bon dépenser ton argent inutilement.  Tu enfonces tes écouteurs dans tes oreilles, envoie la musique à plein régime, puis tu t’installes tranquillement pour dessiner. À l’instant même où tu allais coucher quelques traits sur cette feuille vierge qui repose devant toi, une voix franchit le mur du son pour parvenir jusqu’à ton conduit auditif. Tu relèves la tête, tu regardes brièvement l’ombre qui se tient devant toi avant de reporter ton attention sur ta feuille. Tu n’as pas porté attention à l’identité de cette personne qui se trouve désormais assis devant toi. Quelques images en flashback pop dans ton esprit, comme une vieille série télévisée des années cinquante et c’est à ce moment que tu réalises. Tu n’as pas le temps de rien dire. Il est juste là, imposant sa présence comme il semble avoir l’habitude de le faire. Tu hausses un sourcil, sans prononcer le moindre mot, tout ce que tu veux c’est qu’il dégage de là et te laisse tranquille. ‘’ Je t’ai déjà dit que je ne dirais rien, disparaît. ‘’ Dis-tu d’un ton glacial. Tu n’es pas d’humeur à jouer, ni à te prendre l’euphorie de ce mec à la gueule. Tu as bien assez d’emmerdes comme ça, mais ce qu’il fait te prend te court littéralement. Tes billes lunaire se posent sur la petite boîte qui s’approche involontairement de toi. Ton regard alterne entre l’objet inanimé et le visage de l’homme qui se trouve en face de toi. Tu ne comprends pas ce qu’il fait, ni la raison de sa venue au café. C’est pourtant clair, il cherche à se racheter, mais tu ne veux pas penser à cela. Tu n’es pas le genre d’homme qu’on achète comme ça. Qui plus est, il était déjà bien loin dans ton esprit ce petit vagabond.  ‘’ Si tu ne veux pas en parler, tu t’y prends mal. Je t’ai dit que je me fichais de ce téléphone. ‘’ Le timbre de ta voix n’a pas du tout changé. Tu es sur la défensive, offusqué qu’il se permettre d’entrer dans ta bulle sans ton consentement. Et voilà qu’Henry est de la partie lui aussi. Tu fixes, désemparé, ce fameux milkshake qu’il dépose en face de ton interlocuteur. Tu es abasourdi, désemparé si bien que tu fusilles l’homme âgé du regard, celui-ci levant les bras en l’air pour plaider son innocence, fin rictus au coin des lèvres.  ‘’ Fait chier. ‘’ Murmures-tu pour toi-même en faisant glisser une main dans ta tignasse désordonnée. Dans un énième soupir, tu pousses ton antiquité musical sous le regard de la racaille. ‘’ Ce truc fait très bien l’affaire’’ Dis-tu simplement en reprenant ton crayon entre tes doigts effilés et tâchés de peinture. Henry est là, qui se racle la gorge de l’autre côté de son comptoir et toi tu jures. Tu sais ou il veut en venir. Un merci ou quelque chose du genre. Un peu de reconnaissance de ta part, mais tu n’as rien demandé toi. Agacé, tu reportes ton attention sur le nouveau ‘’ protégé ‘’ d’Henry, ce traître. ‘’ C’est ta façon de draguer peut-être ? Offrir des trucs hors de prix à quelqu’un comme ça, ou bien c’est que t’es tellement narcissique que tu souhaites exposer ta fortune aux yeux de tous. ‘’ Tu allais poursuivre, mais tu t’arrêtes là, car ce qui menaçait d’exploser n’avait rien de gentil, au contraire.  ‘’ T’as pas d’amis c’est ça? Fait comme moi et reste seul, la vie est plus agréable ainsi, maintenant, si tu permet, j’aimerais bien dessiner en paix. ‘’ Tu lui adresse un faux sourire forcé avant de baisser le regard.
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Hamlet ☽  Etre, ou ne pas être : telle est la question. Y a-t-il pour l’âme plus de noblesse à endurer les coups et les revers d’une injurieuse fortune, ou à s'armer contre elle pour mettre frein à une marée de douleurs ?   
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Mar 10 Juil - 4:57


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Tu devais t’y en attendre, son air blasé, méprisant mais sans avoir une once de méchanceté. Tu ne t’attendais pas à ce qu’il te saute au cou, même que tu savais pertinemment que tu te prendrais un vent. Mais tu n’en avais que faire, tu imposais ta présence comme tu imposais pas mal tout depuis longtemps. Sale caractère que tu as, tu dois avouer qu’il a raison de te traiter ainsi, tu devais apprendre à ne pas obliger les gens à vouloir de toi. « J’suis pas là pour ça, je sais que tu ne diras rien… » Tu le savais, parce que tu voyais bien que ce type n’étais pas du genre m’as-tu-vue et plutôt du style à filler les murs des couloirs comme l’ombre de ceux-ci. Il n’avait pas l’air content, ni même fâcher en fait, il avait l’air dénué de sentiment et encore plus face à ton « présent ». Tu t’en fichais, tu voulais lui donner et malheureusement pour lui, tu avais toujours ce que tu voulais et pas parce qu’on te donnait tout, mais parce que tu travaillais pour l’obtenir. Tu posas tes yeux sur Henry qui, retourner derrière son comptoir après t’avoir servi un milkshake, se râcla la gorge à l’intention de ton interlocuteur. Tu l’entends chuchoter un « fait chier » pour lui-même, mais tu sais bien que tu en est la cause. En fait, tu ne sais pas très bien quoi dire devant ses mots et encore plus lorsqu’il dépose une antiquité, un vieux walkman flétri jusqu’à la moelle et pourri par en dedans, devant tes yeux ni amusés, ni désamorcés. Tu ne t’attendais pas à ça, mais disons que tu savais qu’il ne serait pas aussi facile de le convaincre. Il sort des mots de ses lèvres, faible venin comparé à ce que tu mériterais. Tu le laisse terminer et le regarde fixement alors qu’il pose finalement ses yeux sur sa feuille. « Drague? Pardon, j’crois que tu rêves un peu là et je n’expose pas ma « fortune » aux yeux de tous. Par MA faute tu as cassé ton portable, je t’en rachète un c’est tout. Et puis non, je n’ai pas d’amis et alors, mh? Si t’aimes tant redonner une chance à de vieux objets, tu pourrais le faire avec les êtres humains non? » Tes yeux balaya le casse-croûte et tomba sur Henry qui d’un coup, fit semblant qu’il avait quelque chose à foutre, autre que de regarder en votre direction. Tu massas ton cou d’une main et craqua celui-ci avant de reporter ton attention sur Moses, qui ne daignait pas te regarder. Tu soupiras bruyamment et appuya ta tête sur tes avant-bras, le regard sur son papier. « Oui, en ce moment je suis égoïste au point de m’en foutre que tu m’ai demandé de disparaître. Oui je suis un gros salaud violent et narcissique si tu veux. Oui je suis un trou du cul de la pire espèce. Oui je suis un connard et j’ai du fric. Bon, alors? Je suis si pathétique au point où tu ne daigne même pas me regarder? » Pourquoi continuais-tu? Tu pouvais te lever et partir, qu’est-ce que t’en avais à foutre de ce débile? « Oui je me sens archi-mal et oui je veux me racheter. Et puis? Au moins j’assume putain et je le dis. Donc accepte ce foutu téléphone ou bien je viens ici chaque bordel de jour et tu m’auras dans les pattes à ne plus en finir… » Tu repris ta position initial et bu une nouvelle gorgée de ton milkshake. « Oh Henry, DÉ-BI-LE ce milkshake, si tu continues je vais devenir accro à ton casse-croûte. » que tu indiqua avec un pouce en l’air et la paille entre les lippes. Tu voulais un peu provoquer Moses, pour qu’il réagisse d’une quelconque façon, au moins tu saurais qu’il est vivant et non une carcasse vide et sans vie. Mais aussi, parce qu’il était vachement bon ce foutu milkshake. Tu poussas plus loin « Et dis-moi, je peux avoir des crêpes? L’odeur me creuse l’appétit et il parait que tu fais les meilleures en ville! » Tu ne savais faire que ça, provoquer, alimenter, imposer. Et ton ventre criait vraiment famine, alors que Henry hocha la tête avant de regarder rapidement vers Moses. Tu avais envie de partir et envie de rester, tu voulais laisser ce mec torturer jusqu’à la plus petite parcelle de l’âme qui lui restait, seul et rester pour…pour… tu n’en savais strictement rien.
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Mar 10 Juil - 23:24

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feat Wyatt Benson
Tu n’as rien demandé au bon Dieu. Il y a fort longtemps que tu n’es plus en lice pour bénéficier de la bonne providence, mais tu t’es fait à l’idée d’être la poupée vaudou des dieux. Celui sur qui on s’acharne dans l’unique but de voir combien de temps encore ses pieds fouleront la surface de la terre avant qu’il ne s’éteigne de lui-même. Tu vis dans les ténèbres résiduels, l’ombre fait parti de ton univers, de ton quotidien, la lumière n’est pas pour toi. D’ailleurs tu es qui Moses? Personne. Ton visiteur inattendu parle sans s’arrêter, tu l’écoutes plus ou moins, tes pensées sont ailleurs, loin de ce café, de cette ville, de cette vie. Tu joues avec ton crayons, fredonne une mélodie dans ta tête, mais ta bulle salvatrice s’efface instantanément lorsque Wyatt prononce les mots qu’il n’aurait jamais dû prononcer: Si t’aimes tant redonner une chance à de vieux objets, tu pourrais le faire avec les êtres humains, non? Le temps s’arrête, Kronos se fou de ta gueule. Tu n’arrives plus à respirer, tu es au bord des larmes. Tu entends ces mêmes paroles résonner dans ta tête comme une mise à mort. Manu te les as si souvent répétés… si bien que tu as fini par y croire, toi l’homme qui ne croit en rien. Tu as cédé à l’espoir, mais à quel prix? Tu t’es perdu en cours de route, on s’est joué de toi, car au final, Manu t’a quitté, sans un mot, sans une explication. Laisser une chance ? Plus jamais, non. Tu essaies tant bien que mal de dissimuler le branlement de combat qui fait rage en toi, mais ton faciès te trahis. Tes paupières ne se referment plus. Tu fixes un point imaginaire comme un point d’encrage pour éviter qu’un torrent de larme déferle sur tes joues.  ‘’ Non ‘’ Dis-tu simplement en repoussant du bout de ton crayon, le boîtier qui repose devant toi comme s’il s’agissait d’un cadeau empoisonné. Tu ne signera pas ce contrat avec lui, hors de question. Pas de chance, pas de cadeau, pas d’amitié, rien! Qu’il revienne autant qu’il veut, tu n’en a rien à faire, ce n’est pas l’espace qui manque dans ce restaurant. S’il est borné, tu l’es d’avantage. Tu t’étais juré de ne plus faire confiance et pourtant tu l’as fait à tes dépends. Et il reprend avec sa tirade qui n’en fini plus. Il te sort le petit larousse des pires défauts qui existe, mais ça ne te fait ni chaud ni froid. Ce n’est pas toi qui va le consoler ou le rassurer. Il est ce qu’il est, il a fait ses propres choix et ce n’est pas toi qui va le convaincre du contraire. Ton coeur se serre contre ta poitrine, tu ne t’es toujours pas remis de ses précédents aveux. Henry comprend tout, il t’observe de l’autre côté du comptoir. Il essaie de faire signe au tatoué, lui faire comprendre de s’en aller, car il a à son insu atteint le point de non retour. L’aîné sait que tu ne seras plus disposé à parler, ni même à sourire. Tu ne souris jamais d’ailleurs. Wyatt pousse sa chance d’avantage en te narguant à nouveau. Ton regard s’assombrit tandis que tu es iris se posent sur ta boisson fétiche. Il n’a pas la gueule d’un mec qui boit du milkshake. Toi tu as la tête d’un enfant de douze ans, c’est légitime de boire ça, mais lui… Un grognement sourd caresse ta gorge tandis que tu regardes par-dessus ton épaule. Ton regard survole la pièce pratiquement vide. ‘’ La table derrière est libre, tu devrais aller t’y installer. Si tu ne le fais pas, c’est moi qui bouge mon cul ! ‘’ Ta mâchoire se ressert d’elle-même, tu es hors de toi. Tu aurais pu te montrer clément dans d’autre circonstance, mais tu souffres beaucoup trop depuis qu’il a prononcé ces mots… même ton armure de sarcasme est parti se cacher au fond du placard. ‘’ Henry tu ne lui apporte rien du tout ! Et toi… ‘’ Dis-tu en reportant ton attention sur le jeune homme face à toi. ‘’ T’a rien d’autre à faire qu’emmerder les gens. Détruire des familles, buter des gens c’est pas assez pour toi? Non, il faut que tu t’en prennes à un pur étranger et tout ça pourquoi ? Tu manques d’attention peut-être? Tu n’as pas frappé à la bonne porte mon gars, crois moi. Je ne sais pas ce que tu t’imagines sur moi, mais laisse-moi te dire que tu as tout faux. J’suis pas un bienfaiteur, j’ai pas envie d’être ton ami. Je suis un solitaire, met toi ça dans le crâne! ‘’ La pointe de ton crayon se pose sur la feuille encore vierge, tu appuis si fort sur la mine que celle-ci cède sous le poids que tu lui imposes. Dans un ultime assaut de rage, tu lances violemment le bout de bois contre le mur devant toi avant de venir prendre ton visage entre tes mains. ‘’ Tu aimes la musique le boloss ? ‘’ La voix d’Henry se fait entendre tout près de vous. Il essaie de désamorcer la bombe en parlant d’un truc qui s’apparente à ta petite personne. La seule chose au monde qui puisse t’apaiser. ‘’ Notre petit ange aux ailes de tôle ici présent est un excellent joueur de guitare, il compose même des chansons. ‘’ Tu le sens dans la voix du vieux qu’il tente de soudoyer ton interlocuteur… de sorte qu’il laisse tomber ses grands airs et ce satané besoin d’avoir toujours raison. S’il a l’habitude d’obtenir ce qu’il veut, il devra vivre avec une défaite sur la conscience, car il a déjà perdu face à toi. Ce n’est pas en étant arrogant qu’il parviendra à t’atteindre et c’est ce que l’homme expérimenté tente de lui faire comprendre. La douceur est de mise… ce qu’il doit t’offrir ce n’est pas un téléphone, mais une part de son humanité...
☾ anesidora

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★ âge : 26
Mer 11 Juil - 0:04


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Tu n’as pas envie de rire, ni même de ressentir une émotion quelconque. Tu es estomaqué par ce que tu as semé chez Moses. Tu te rends malheureusement compte que ce n’était pas la réaction recherchée, mais c’est celle que tu te prends à la gueule. Corde sensible, tu as eu ce que tu voulais, une réaction. Mais tu n’en es pas heureux, pas du tout. Tu as cette sensation dans la gorge, comme un chat prit avec une boule de poil. Tu te sens mal, ton visage se décompose en même temps que ton interlocuteur. Bon dieu Wyatt! Tu ne sais donc rien faire d’autre que de foutre la merde? Tu t’attendais à quoi, HONNÊTEMENT? Tu es peut-être vraiment pathétique au fond, tu es peut-être vraiment juste ça. Une carcasse violente et sans issus. En fait, tu vois Henry qui tente de calmer la bombe qui menace d’exploser, tu ne veux plus parler, tu ne veux pas non plus partir, mais tu ne veux pas rester. Tu ne veux rien, tu veux disparaître et tu ne sais pas quoi faire d’autre. Tu tentais d’être pour une putain de fois gentil, ce que tu n’étais plus et voilà pourquoi. Mais tu ne savais plus trop comment t’y prendre, tu avais perdu le tour d’être humain. Tu n’avais pas eu le choix. Sa réaction de pousse à non pas t’apitoyer sur ton sort, mais à réaliser que tu ne faisais rien de bon de tes mains. Chaque syllabe qu’il prononce s’enfonce dans ton crâne comme un marteau tenu par un âme heurter. Tu le mérites et tu le sais, mais malgré tes airs de dur, ses mots font saigner ton âme comme jamais auparavant. Tu brises tout ce que tu touche mon pauvre Wyatt, tu ne mérites pas la place que tu occupes dans le monde. Tu n’es qu’un pauvre type qui tente de te racheter pour ta bonne conscience, mais encore une fois tu te fou de quelque chose. De l’être humain que tu tortures d’une autre façon, parce que tu ne peux pas être « normal ». Ben non, il faut que tu pousses les gens à bout, pour te régaler de ta victoire. Il faut que tu fasses du mal, même en tentant de ne pas le faire. Moses te fait comprendre sans le savoir que tu ne sais plus comment être humain. Tu bouges tel un automate qui reproduit chaque jour les mêmes putains de gestes, du sang, des cris, des pleures c’est de ça qu’est constitué ton quotidien. Tu ne te souviens même plus la dernière fois où tu as dormi sans interruption, sans faire un putain de cauchemar qui bloque tes poumons et serre ton cœur. Tu ne te rappelle plus la dernière fois que tu as écouté un film tranquille devant ta télévision ni même la dernière fois que tu as parlé à ta mère. Tu ne te souviens plus la dernière fois que tu as parlé à un être humain pour autre chose que pour faire ton sale job. Même lorsque tu voyages pour tes photos, ce qui ne doit pas dépasser un délai de 48 heures selon le « boss », tes erreurs te suivent, t’arrachent tes nuits, balayent ton humanité. Tu n’avais pas le choix d’empêcher ton âme de ressentir une quelconque émotion. Tu n’as plus faim, tu n’as plus envie de rien du tout. Une colère monte en toi comme de la bile, tu vas vomir, tu serres la mâchoire, tu ne sais rien faire d’autre que ça. Tu serres les poings, mais c’est à toi que tu as envie de t’en prendre. Tes yeux sont vissés sur Moses, tes dents craquent l’une contre l’autre, Henry parle de musique mais le silence règne dans ce casse-croûte bruyant. Tu tournes le regard vers la fenêtre, tu te dégoûtes mais personne ne doit le voir, tu craques, tu te disloques. Il a raison, totalement, irrévocablement. Tes doigts crispés se posent sur le téléphone, tu n’es qu’une merde. Tu le glisses vers toi, tu es un monstre. Tu ouvres la boîte, tu es un sale type. Tu prends ledit téléphone, tu es ignoble. Oh, tu as l’air de t’apitoyer sur toi-même en ce moment, mais ce n’est pas le cas. Tu ressens chaque mot dans ton âme fracasser. Ton âme se fracasse en même temps que le téléphone sur la céramique, dans le sursaut de chacun. Ton visage n’a pas bronché de son expression. Des petits bouts du portable éparpillé sur le sol, comme ton âme dans ton corps. Tu reposes ton regard sur Moses, les dents serrés, puis sur la fenêtre à nouveau. « T’as raison. » que tu chuchotes. « Je n’sais rien de toi, comme tu n’sais rien de moi… alors ne t’imagines pas que c’que tu vois c’est c’que j’suis. » Ou peut-être que si au fond. « Je vais partir et te laisser tranquille, j’ai cru à tords que tu saurais m’aider à redevenir un peu humain, l’humanité que j’ai été contraint d’oublier pour survivre. Mais pour preuve, j’ai été un connard et je suis probablement une cause fichtrement perdue. » Tu souris ironiquement pour toi-même « Moi c’est pas la musique, c’est la photo qui m’garde en vie, mais plus rien ne m’fait sentir vivant. Alors, excuses-moi sincèrement Moses, de m’être imposé. Je ne voudrais même pas de moi, moi non plus tu vois. » tu rigoles légèrement et tu soupires, tu n’avais rien d’autre à dire. Tu te lèves et ramasse les morceaux du téléphone par terre. Tu avais espéré qu’une personne dans ce monde sache que tu n’étais pas si ignoble, mais même cet être sans malice voyait ce qui te dégoûtais le plus chez toi-même : toi.
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Mer 11 Juil - 1:14

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feat Wyatt Benson
Tout va si vite. Tu t’étais promis de ne plus te montrer vulnérable, promis de ne plus jamais exposer ton hypersensibilité au grand jour, mais c’est quelque chose que tu ne contrôles pas. Tu es comme un livre ouvert, beaucoup trop honnête pour dissimuler ton vrai visage sous un masque quelconque. Tu es spontané, authentique, mais par-dessus tout, tu es humain. La douleur que tu ressens est si intense qu’elle ne peut être refoulée. Elle se voit, elle se sent, comme une brise automnale qui caresse ton visage lorsque le vent décide de se lever. Ce qui se dessine devant toi te laisse perplexe. Tu as lentement délaissé le creux réconfortant de tes mains pour observer la scène qui se déroule devant tes yeux. Tu es un fin observateur, un piètre interlocuteur, mais un excellent confident. Tu as ce don de puiser à même l’âme des gens, comme s’il s’agissait d’un libre service. Tu pénètres facilement l’intimité des gens pour te l’approprier et tu transcrits tout ce qui te trouble sous forme d’esquisse. C’est ta façon indirecte d’aider  tes semblables. Ton regard honnête, ton visage à la fois doux et innocent… juste cela suffit. Tes billes remarque l’objet qui se désintègre sous la poigne de l’homme au visage impassible qui se trouve devant toi. Tu sais à quoi il pense, car au fond il est comme toi. Il ne s’aime pas, porté par un torrent d’autodestruction. Il se blâme pour absolument tout et rien. Il a été forcé de faire des choix tout comme toi tu es contraint de subir les conséquences de ta bonne volonté. Vous êtes semblables, mais tellement différent à la fois. Tu ne veux pas prendre son parti. Tu n’as pas l’intention de le rassurer, car de toute façon, tu ne saurais pas comment le faire. Tu n’as pas cette facilité à interagir avec les gens, tu pourrais lui composer une chanson pour qu’il comprenne, mais serait-ce suffisant ? Henry est prit de court entre lui et toi, il voit bien que peu importe ce qu’il raconte, rien se semble fonctionner sur vous. Deux têtes de cochons. Mais ce que le vieux semble voir entre vous, tu ne le comprends pas encore. Tu ignores pourquoi il fait tout ces efforts pour que vous soyez en contact. Généralement il se contentente de foutre à la porte qui ose t’emmerder sans ton consentement, mais pas là. Tu lèves les yeux au ciel, exaspéré. Étrangement, Manu semble avoir disparu de ton esprit. Ce petit entract a suffit à te changer les idées. Tu réfléchis désormais aux paroles du tatoué. Tu essaies de comprendre sa réalité, de voir la vie avec ses yeux. Tu n’oses même pas t’imaginer ce que serait ta vie si tu devais blesser des gens. Tu n’as pas la force mental pour faire mal à qui que ce soit, volontairement du moins. Tes lèvres se pincent entre-elles tu soupires en laissant ton regard percer au travers la fenêtre. ‘’ J’ai jamais eu la prétention de dire que je te connais, tout ce que je sais, c’est que t’es pas comme le type que tu t’essaies d’exposer. C’est une façade. Rien d’autre. T’as un bon fond, je l’ai entrevue une fois… suffit de t’entraîner un peu. Je ne sais pas si c’est ton ego qui te force à agir de la sorte, tu as sans doute tes raisons, mais tout ce que je peux te dire, c’est que tu n’as pas besoin des autres pour évoluer, tu as les ressources nécessaire en toi pour devenir une meilleur version de toi-même. ‘’ Tu hausses les épaules, nonchalant. Personne en ce bas monde n’a besoin de toi, tu n’as rien à offrir. Tu es comme une poupée de porcelaine brisée en milles morceaux, un casse-tête qu’on tente de recoller sans succès. Il est encore temps pour lui de se retrousser les manches, pour ta part, il n’y a plus aucun espoir. ‘’ J’suis pas humain, mon humanité on me l’a volé. ‘’ Reprends-tu à demi-voix. Tu ne veux pas t’étendre sur le sujet, tu ne veux pas parler de toi, de ton combat, de ce qui te fait mal… tu livres batailles seul, tu luttes pour ta survis et cela ne regarde personne. ‘’ Attend petit, il ne faut pas partir comme ça ! ‘’ Tu lèves les yeux au ciel lorsque tu vois Henry se saisir des épaules du tatoué pour l’inciter à reprendre place sur la banquette désuète. Celui-ci s’installer à ses côtés pour l’empêcher de partir, après quoi il t’envoie un coup de pied sur les tibias pour te faire réagir. Un juron t’échappe, mais ça a l’effet escompté ! Tu te redresses sur ton siège tandis que ta main glisse dans ton sac à bandoulière. Tu ressors quelques uns de tes vieux clichés. La photo ça te passionne, mais pas autant que le dessin et la musique. Tu es un amateur rien de plus. Tu en es encore au stade d’ajuster l’éclairage et trouver le bon angle.  ‘’ Tien, si ça peut flatter ton ego, t’es meilleur que moi dans au moins une chose. ‘’’ Henry sourit à pleine dents et se lève pour aller chercher deux autres milkshake, comme s’il avait l’intention de vous faire tenir toute la nuit dans le café. ‘’ Qu’est-ce qui te fascine autant dans la photo ? Puise à l’intérieur de toi et tu trouveras ta part d’humanité. Tout ce dont tu as besoin pour aller de l’avant et si tu as un doute, sors ton appareil photo, prend quelques clichés. Réconcilie-toi avec ce monde désuet et à l’abandon, car ici-bas, y’a personne d’autre que toi-même qui puisse t’aider. ‘’ Tu sors ensuite quelques esquisses le truc surréaliste, la chose qui fait que toi-même tu es encore en vie. Tu en déposes une seule devant lui. L’image représente un oeil et selon l’angle de la vision, une parcelle d’histoire se joue dans le fond de l’iris, comme si l’admirateur pouvait voir, toucher et sentir le vécu d’une tierce personne. C’est ta façon à toi d’être humain… mais ça, tu ne le sais même pas. ‘’ On se ressemble… un peu. ‘’ Finis-tu par avouer à contre coeur. Ce jeune homme est loin d’être comme le Manu confiant que tu as connu. Le mec qui pouvait te soulever sur ses épaules pour que ta vie semble moins chiante. Il était extrêmement positif, mais il faut croire que tu n’es pas l’unique exemplaire d’imperfection qui reste sur cette terre. C’est blasant d’être entouré de gens parfaits, ces personnes à qui tout réussi. Eliott tu l’aimes d’amour, c’est ton meilleur ami, mais il te fait chier avec ses discours à la Obama sauvons le monde. ‘’ Tu peux boire un autre milkshake si tu veux ‘’ Tu grognes, tu es faible. Henry pour sa part, sourit à pleine dents alors qu’il dépose les verres agrémentés d’une montagne de cerises offertes par la maison. Peut-être est-ce  dont tu avais besoin dans ta vie, un être aussi sombre que toi… peut-être pas non plus… il pourrait t’entraîne encore plus loin dans les ténèbres de sorte à ce que tu ne trouves plus jamais la lumière…
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Mer 11 Juil - 2:21


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Ses mots, au fond il est comme toi. Bon pas totalement, mais il est brisé d’une quelconque façon. Une poigne se pose sur tes épaules. Henry qui te fait remarquer que tu ne peux pas partir comme ça. Ah bon? Pourquoi pas, tu as tout fait chier, tu ne vas pas rester là à lui obliger encore ta foutu présence. Mais la poigne du vieillard est beaucoup plus forte que tu ne l’imaginais et de toute façon tu n’as plus de force pour essayer de partir. Tu te retrouves à nouveau sur le banc face à Moses avec un Henry qui te bloque la sortit. La voix de Moses parvient à tes oreilles, tu ne lève même pas les yeux sur lui alors qu’il te sort une photo. Tu te sens encore plus comme une merde en réalisant qu’il tentait de se racheter de TA gaffes. Il se rachète à TA place, épais! Henry retourne chercher des milkshakes et le mec devant toi parle. Il essai à son tour d’être aimable mais tu vois que ce n’est pas ce qu’il veut. Tu serres les dents, tu fermes les yeux. Il essai et toi tu fais le con, tu viens de te refermer sur toi-même, telle une huître. Tu as remis ton masque sans vie, le dur, la brute, tu ne sais plus trop comment réagir. Il parle de ce qui t’anime et pourtant, pourtant tu ne bronche pas. Il t’autorise à boire un nouveau milkshake, tandis qu’Henry dépose les verres devant vous. « Y’a rien qui te donne envie de vivre, quand la vie elle-même ne veut pas de toi. » Tu regardes brièvement ses esquisses pour faire preuve de bonne foi. Ta voix est monotone, sans vie « La misère, la drogue, la violence t’arrache même la plus petite parcelle d’humanité qu’il te reste. C’est un choix, j’me plaint pas. Mais j’t’ai assez fait perdre ton temps… » Tu viens pour te relever, mais Henry avait senti ton intention. Une main sur ton épaule et son expression qui fait non par tous les pores de son visage. Tu fermes les yeux, serres encore les dents. Tu balances ta tête derrière et soupire bruyamment : « Henry. Je ne peux pas faire comme si rien n’était. » tu te tournes vers Moses « Je sais de quoi j’ai l’air Moses et je ne voulais pas dire, que tu me sauves. On s’est mal compris…juste que de c’que j’vois, tu es bon et il est là ton reste d’humanité. Et même si je ne te connais pas, laisses-moi te dire que personne ne peut t’enlever quoi que ce soit si tu ne l’as pas décidé. » Tout ça n’est que galère et merde, tout ça te rend fou de rage. Tu as l’impression d’avoir de la misère à respirer tellement le poids sur ton sternum est pesant. Tu vois Moses qui a de nouveau poser ses yeux sur son papier et tu sors machinalement ton appareil photo, un regain de vie. Tu poses ton œil, c’est de cette façon que tu vois autrement la vie, tu pointe l’objectif sur l’homme devant toi : *CLIC* « En tout cas, tu es photogénique, ce pas si mal. Je la travail un peu pour les couleurs et elle irait bien dans mon book… » Tu réalises soudain que tu n’a encore une fois, pas bien agis « Euh, ben juste si tu me l’accordes évidemment… » Tu hausses les épaules, tu avais parler si vite, que même Eminem dans Rap God était jaloux. Tu regardas à nouveau la photo que tu venais de prendre, sa position penchée sur le papier, son expression faciale concentré, ses cheveux en bataille, le verre rétro du milkshake…tu venais en quelques secondes de retourner dans les années 80 et cette vue te fis sourire, léger rictus aux coins de tes lippes. Tu levas les yeux, tu venais de comprendre ce qui t’as poussé à vouloir de sa présence : son aura. Les âmes brisées ont-elles tendance à se reconnaître pour se reconstruire? Quoi qu’il en soit, son aura apaisante venait de confirmer pourquoi tu tenais mordicus à rester. Tu posas à nouveau tes yeux sur le cliché et en pris un nouveau.
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Mer 11 Juil - 3:08

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i found in you what was lost in me
feat Wyatt Benson
Ce mec est aussi désespéré que toi, voir même plus. Rien de positif ne sort de sa bouche. Tu as beau essayer, il n’y a rien à faire. Tu n’es pourtant pas quelqu’un d’optimiste, mais il est évident que tu n’as pas la force nécessaire de tirer ce jeune homme vers le haut. Tu as déjà du mal à garder la tête hors de l’eau, impossible pour toi de faire plus que ce que tu fais déjà. Il a un travail à faire sur lui-même, comme toi d’ailleurs, mais à ton sens, vous n’êtes pas fait pour vous secourir mutuellement, vous ne feriez que vous nuir, rien d’autre. Tu ne dis rien, tu reste silencieux. Tu observes comme toujours. Tu as la preuve que ce que tu dis n’a pas vraiment d’importance tout compte fait. Tes épaules se soulèvent d’elles-même, signe de ton abandon muet. Tu es perdu quelque part dans ta tête. Tu navigues dans l’océan de tes pensées lorsque tu te retrouves propulsé dans ton monde imaginaire. Les couleurs, le noir et blanc. Les photos, les partitions. Ton visage s'adoucit pour faire place à quelqu’un d’autre. Tu caresses les pages noircis du bout de tes doigts avant de t’interrompre lorsque tu entends de déclic de son appareil photo. Tu bats des cils à plusieurs reprises, tu n’es pas certain de ce qui vient de se produire. Ta main trouve ta nuque que tu masses doucement, perplexe. Lorsque la voix de Wyatt retentit, tu écarquilles les yeux. ‘’ Efface-ça. ‘’ Hors de question d’être maintenu captif dans un appareil. Tu ne veux pas que personne voit cette stupide photo. Tu n’es pas photogénique, ni beau, ni intéressant. ‘’ Travaille-la si tu veux, mais après tu t’en débarasses, compris ? ‘’ Tu le fixes intensément du regard en attendant une réponse favorable à ta question. Henry pour sa part, assiste sagement à vos échanges, souriant. Pour lui c’est l’union parfaite. Épuisé par cette pseudo prise de tête, l’envie te prend de dessiner, même s’il y a des gens devant toi, tu as besoin de te couper du monde pour te plonger dans ton univers. C’est automatique, voir machinal. Ta main glisse dans ton sac pour attraper un crayon et tu commences à tracer le contour d’un visage. Tu es posé, calme. Tu laisses le tatoué te prendre en photo, il connaît la condition à cet échange de bons procédés.  Il ne faut pas grand chose pour te faire défaillir. Entendre le son de l’appareil te distrait et te propulse directement quelques semaines plus  tôt lorsqu’il était encore là. Manu. Des images apparaissent dans ton esprit. Tu te revois dans son salon tandis qu’il tient tes mains au creux des siennes. Il t’apprend à faire de la sculpture, un moment tendre et passionné, romantique à souhait. Un extrait tout droit sorti du film mon fantôme d’amour. Ton expression change du tout au tout, encore plus lorsque tu vois se profiler sur ta feuille, les traits parfait de cet ange déchu qui t’a détruit jusqu’à la moelle. Ton regard se lève sur Henry qui te fait un signe de la tête. Il faut que tu te calmes. Tu ne veux pas que Wyatt se doute de quoi que ce soit… C’est pourquoi tu te contentes de chiffonner la page avant de l’envoyer de l’autre côté du comptoir, blasé. ‘’ J’ai rien contre le fait que tu sois là. Seulement faut que tu essaies de te la fermer. J’aime le silence et bosser sans le moindre mot. Tu fais ton truc, je fais le mien tu comprends? Et si c’est pour dire de la merde à ton sujet, j’veux pas l’entendre. Si t’es pour dire un truc négatif, tu sors ton cul du resto, deal? J’ai plus qu’assez de ma merde, je souffre moi-même de ma négativité, il est évident que je n’ai pas besoin de la tienne. ‘’ Ton menton trouve appui contre la paume de ta main et tu inclines ton faciès en direction de la fenêtre. Tu regardes la ville s’animée à la tombée de la nuit. Tu analyses l’expression sur le visage des gens. Tu remarques des gens qui ont le mal de vivre, mais qui font tout de même semblant d’être heureux. Des enfants hurlent et sautillent autour de leurs parents. ‘’ Je déteste les gosses ‘’ Marmonnes-tu pour toi seul en fermant les yeux. Tu es épuisé, lessivé. Y’ a des jours que tu dors pas parce que tu n’y arrives tout simplement pas. L’insomnie est devenue ta meilleure amie depuis qu’il est parti. Tes larmes sont tes plus intimes confidente. Tu ne peux fermer l’oeil, car tu sais qu’il sera là. Lui et sa perfection. Son positivisme incomparable… cette façon qu’il avait de te valoriser, de te faire sentir important. Cette façon qu’il avait de croire en toi… Si seulement il était encore là. Tu sens ton myocarde s’affoler, les larmes remonter à nouveau. Heureusement que tes paupières sont closes. ‘’ Henry… je prendrait bien un burger… ‘’ Dis-tu simplement. ‘’ Tu peux lui emmener ses crêpes aussi, s’il en veut toujours évidemment. ‘’
☾ anesidora

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Mer 11 Juil - 3:51


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« Ça va, j’effacerai aussitôt retouché, merci. » Tu voulais que ce feu s’arrête, mais tu savais que tu ne pourrais jamais les effacés. Évidemment, tu ne les mettras pas dans ton book, par respect même si ce mot n’a que peu de signification pour toi. Néanmoins, tu les garderas pour toi, parce qu’elles ont une beauté inexplicable. Il ne sait pas qu’il est photogénique et qu’il parait bien et c’est ça qui rend le tout d’une beauté maladroite. Il dessine, à fond dans son truc et toi tu laisses ton appareil valser sur lui, sur Henry et sur les passants. Tu hoches la tête pour confirmer son deal, le silence? Parfait, au moins ce silence ne te rend pas anxieux, tu n’es pas seul avec toi-même alors ça va. Tu peux faire ça, mais pour combien de temps? Son expression change, il est tourmenté ou bien tu n’sais pas quoi. Mais tu captures ce moment et même si ce n’est pas approprié, les meilleures captures sont faites dans des moments unique d’émotions. Tu n’sais pas ce qui le tracasse ou lui fait mal, mais tu comprends la douleur d’être pris dans sa tête et son corps. Tu ne parles pas, pour une rare fois et tu hoche la tête vers Henry pour signaler ton appétit présente. Tu veux tenter une blague, mais te ravise aussitôt pour simplement souffler un petit : « Rien ne vaut la peine que tu sois dans cette état. » Tu te sens mal, tes propos ne sont pas clairs, comme toujours avec toi. « Je veux dire…tu ne mérites pas d’être dans cet état, mais j’comprends d’être prit en nous-même… » tu ne le regardait pas, tu ne parlais pas fort, c’est comme si tu ne lui parlait pas vraiment. Tu constatais des faits, tu débitais des mots alignés qui faisait, par miracle, du sens. Henry finit par apporter vos repas, l’odeur des crêpes qui chatouille tes narines. Tu regardes l’horloge accrocher au mur, 21h40. Merde déjà deux heures que tu es ici et rien n’a l’air de presser, ça te fait un bien fou de ne pas avoir à te dépêcher ou peu importe quoi. La première bouchée est magique, le goût n’est pas juste excellent, c’est parfait. Les gens ont raisons de dire que c’est la meilleure en ville, ce n’est pas exagéré du tout. Le silence règne au sein de votre table, tu es un peu inconfortable et tente une petite conversation : « Ça fait presque 10 ans que j’habite ici et je n’ai jamais mis les pieds ici avant. J’en ai entendu parler, mais ce n’est pas mon genre d’endroit…ou ce n’était plutôt. J’suis passé à côté d’ici aussi longtemps, merde c’est triste! Merci même si ce n’était pas voulu, de me faire découvrir ce casse-croûte » Toujours d’un voix calme, pas de sarcasme, pas de blagues plate, juste la vérité et une grosse bouché de crêpe dans ta bouche. Tu avais l’air impoli certes, mais il y a longtemps, trop longtemps que tu ne t’étais pas sentis comme ça. Mais le mot t’échappe tellement tu ne te souviens plus du nom des émotions. Tu avais presque envie d’appeler ta maman pour lui demander de venir te voir. Tu avais presque envie de pleurer tellement ton cœur saignait, mais tu n’en fis rien. Tu savourais à pleine bouche tes crêpes, comme si tu n’avais pas mangé depuis des années. Pour être honnête, tu ne mangeais pas tellement en général, ton job te coupait l’appétit littéralement. Et quand tu y’arrivais, tu mangeais du fast-food, mcdo ou bien de la pizza. Bien sûr, le casse-croûte n’était pas de la bouffe gastronomique, mais c’était la meilleure chose que tu as mangé dans les six derniers mois, sans contredit. Ton portable sonna sur la table, tu y jetas un coup d’œil rapide. Ton « boss » : « Alors ce petit repas, sympa non? N’oublie pas que je te suis partout. » Regard de glace vers la vitre, tes mains sur ta nuque nerveusement. Regard circulaire à l’intérieur, tu n’étais plus à l’aise. Tu murmuras pour toi-même : « Et même quand j’arrive à ne pas y penser au moins quelques secondes, ils arrivent à ternir ça, bande de salaud. » Tu déposes tes ustensiles et prend ton téléphone dans tes mains pour écrire brièvement « M’ouais c’est bon, j’ai compris mais je travail pas là alors à demain. » puis, tu déposes furieusement ton portable avant de reprendre ta fourchette sans omettre de dire « J’devrais le fracasser comme l’autre, putain d’connerie. »
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