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deuil national.
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édition ragôts chez pupclub
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Ven 31 Aoû - 9:29

jour de deuil.
elle s'est avancée sur l'estrade sans trop savoir quoi dire ou quoi faire. elle ne connaissait pas grand monde à trois-rivières, elle s'y était installée avec la ferme intention de changer de vie et puis.. il y avait eu cette fusillade. la boucherie du renouveau, comme aimaient l'appeler les journalistes et citoyens de la petite communauté. mais aujourd'hui, c'est le coeur lourd qu'ils se réunissent ici, face au cimetière. quand on lui a demandé de dire quelque mot, elle n'a pas vraiment su quoi faire. elle venait d'ailleurs, elle venait d'un brooklyn plus violent et différent et pourtant, à bien des égards, elle avait eu l'impression d'y replonger. alors, les mains tremblantes, elle s'est avancée face à son auditoire et a plongé ses yeux dans la marée sombre de vêtements noirs qui lui faisait face pour s'exprimer ; c'est le coeur lourd aujourd'hui que nous nous relevons, mains dans la mains. personne ne sait quand frappe la tragédie et sur qui la foudre frappera. toujours est-il qu'aujourd'hui, nous sommes des dizaines à pleurer la mort de nos proches. voisins, amis, famille et enfants, ils nous ont été arrachés par la force. mais trois-rivières est une communauté et c'est à cette image que je pense lorsque je vous observe. que vous soyez d'ici ou d'ailleurs, il n'est plus grande douleur que celle que nous traversons aujourd'hui. mais.. nous sommes ensemble. et ensemble, nous surmonterons notre peine. pas d'applaudissements, uniquement des larmes et quelque sourire. les choses changeaient, désormais.

à savoir.
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Like a Star @ heaven c'est un deuil national.

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    Partie loin derrière, Sans trop de raison, Tu m'as laissé hier, La fin de la saison. Je ne veux plus savoir, On s'est éloigné, Tu ne vas plus m'avoir Et tout est terminé.

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Ven 31 Aoû - 16:45

t'as voulu rester dans le fond. le devant, c'est pour les familles et les endeuillés, ces âmes noires qui ont perdu un proche. tu n'as perdu que ton innocence dans cette longue nuit qui aura duré trois jours. trois jours pour cinq heures de sommeil, trois jours pour des centaines de perfusions, de transfusions, de bandages, de pansements, de larmes, de sang et de sueur. trois jours pour comprendre que ton métier était à la fois le plus beau et le plus terrifiant de tous. les bras croisés contre ta poitrine régulièrement soulevée d'un sanglot silencieux, tu luttes depuis de longues minutes contre les larmes. en trois jours, tu as vu partir entre tes mains plus de dix-huit personnes. dix-huit vies que tu as tenté de sauver coute que coute, et pour lesquelles les médecins ont fini par signer un papier. direction la morgue surchargée. d'un oeil brumeux, rougi, explosé par la fatigue, tu guettes les mèches blondes d'une sheri appelée à la rescousse comme un dernier sauvetage. tu ne la vois pas : elle n'a d'ailleurs jamais répondu. tu n'es pas surpris, dans le fond, tu te dis en reniflant bruyamment, tu y es allé un peu fort et puis après tout, vous ne vous connaissez pas encore si bien. tu as bien pensé à appeler quelqu'un d'autre mais l'idée même te paraissait, à l'orée d'une aube ensanglantée, bien trop insurmontable. une larme glacée roule sur ta joue à cette pensée, à sa pensée, votre pensée et celle des gens qui n'auront plus le loisir d'avoir des pensées. ton coeur hurle à la mort.

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un pied dans les flammes, ouais, un autre dans la glace : séduit par les extrêmes, j'ai trouvé ma place.
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Ven 31 Aoû - 17:07

Une heure que j’hésitais entre la robe noire beaucoup plus sobre et la jupe étroite beaucoup plus moulante. Jour de deuil national. Que les canadiens sont cons ils sont déjà morts de toute façon je ne comptais pas m’y rendre venant du mid-west ma véritable terre natale ici l’air était trop pur et les mentalités trop fragile. Pourtant il avait suffit d’un texto, d’un message d’un dénommé ne pas répondre pour avoir l’envie d’y aller. Je relisais un à un chaque mot de ce message comme une fable mal contée, ce message ne m’était clairement pas destiné. Puis des mots qui percutent mon cerveau en passant par le cœur, je t’embrasse ? ne ramène pas la petite ? Trop de questions. Jallander avait finalement raison ce n’était qu’une sous-merde la pire espèce sur terre. Celui qui vous prenait dans les bras pour vous conter des mots merveilleux pour derrière ce farcir une à une toute les potiches de la ville et par la même occasion en engrosser une ? Depuis combien de temps il était père ? Pourquoi ne m’avoir rien dit ? Qui était cette connasse ? Reprenant mon souffle un instant je me regardais une dernière fois devant le miroir avant de partir. (…) Il y a du monde beaucoup trop de monde ayant besoin de soulager leur conscience et trouver le chemin de la morale. C’était d’un pathétique désolant il m’avait pas fallut longtemps pour le retrouver lui. Tel un oiseau tombé trop tôt de son nid, les épaules recroquevillées et le visage maussade après tout il ne devait pas vraiment bien dormir avec tout ça sur la conscience. D’un pas rapide je me rapprochais de lui sans un bruit avant de me poster à ses côtés et de murmurer tout bas « Il y a deux types de personne dans le monde ceux qui vivent et ceux qui meurent…il y a deux heures t’étais dans la première catégorie mais la belle à qui tu as envoyé ton beau message ne le recevra jamais puisque comme un abruti tu me l’as envoyé. ». Les gens commençaient à nous regarder pourtant d’un ton calme presque inaudible pour les autres mais juste assez pour lui je séchais sa larme de mon doigt décharné tout en lui murmurant « garde tes larmes, si tu pensais avoir passé les pires moments de ta vie ces derniers jours tu ne sais pas ce que moi je peux te faire endurer. Je vais te laisser boyd, toi et ta fille, et ta pute. Aujourd’hui les gens ont perdus des êtres chers mais moi il y a qu’une chose qui m’excite c’est de savoir qu’un jour toi aussi tu seras sous terre avec tous tes mensonges »  Glaçant presque menaçant je ravalais ma salive et toute la colère qui grognait comme un lion en cage. Posant un instant mes yeux dans les siens comme pour lui faire comprendre qu’il ne serait jamais débarrassé de moi…jamais.

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Un jour peut-être, on se verra mais pas tout de suite, je préfère pas.Je préfère l'illusion de t'avoir, j'ai espoir mais t'inventes pas trop d'histoires...Ok, je sais déjà que si tu m'oublies, ça m'apprendra que je veux tes yeux
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Dim 2 Sep - 19:10

tu ne travaille pas aujourd'hui et n'hésites donc même pas une seconde à te rendre au mémorial pour la tuerie qui a eu lieu récemment en ville. tu évites d'en parler et a de la peine à digérer que cela ait pu se passer si proche, mais tu sais que cela n'est pas sain et que tu dois y faire face. rien de mieux pour cela qu'un événement communautaire pour rapprocher les habitants de la ville et montrer que ce carnage n'affecte pas votre vie. tu te sens particulièrement concernée puisque les pompiers ont du intervenir et que si tu n'avais pas été en congé en train de récupérer d'un shift de la veille tu aurais été appelée sur place. pas très à l'aise, tu avances sur la place, mais reste en retrait. tu as beau te sentir concernée, tu n'as perdu personne dans la fusillade et tu considères que bien des gens devraient être devant toi. tu cherches à voir si tu connais quelqu'un, mais ton regard se bloque sur un couple de jeunes visiblement tendus en train de parler. tu ne sais pas ce qu'il se passe et n'entend pas ce qu'ils disent, mais tu vois bien que tu n'es pas la seule intriguée par leur discussion. tu décides de leur laisser leur vie privée et te concentre sur le discours. tu ne peux t'empêcher de te dire que ce ne doit pas être évident de s'adresser à la population après un tel événement.

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Dim 2 Sep - 19:44


il a bien du mal à oublier cette journée clayton. il y était quand les feux ont retenti, quand la foule a commencé à crier. le premier avec les quelques pompiers à apporter les premiers, à les rassurer. il a fait ce qu'il devait faire, on lui a demandé de venir au premier rang mais clayton a préféré refusé. il a sauvé des vies oui, mais il n'a pas envie que les habitants lui soient reconnaissants, il a fait son boulot clayton. il a sauvé des vies oui, mais des vies ont été perdues aussi. il n'a pas pu avec les autres pompiers soignés tout le monde, impossible. il reste en retrait, pour laisser place aux famille des victimes, puis aux personnes qui ont survécu à tout ça, qui sont là. il voit maxine au loin, elle n'était pas là ce jour là. il décide de s'approcher d'elle, ça lui évitera d'être seul dans son coin. il avance, se posant à côté d'elle toi aussi t'as voulu venir ? il sait que certains de la caserne ne voulaient pas venir, trop difficile pour eux ou parce qu'ils ne se sentaient pas à leur place. clayton ressent la même chose mais pourtant, il a décidé de venir. il se souvient ce jour là, les personnes qui ont eu les premiers soins venant de lui, il les a rassuré, leur a dit qu'ils allaient s'en sortir, qu'il ne fallait pas désespéré, que tout irait bien. il n'est pas sûr que ça soit le cas pour tout le monde, c'est la dernière chose qui leur a dit... il ne sait pas ceux qu'il a soigné, sont vivants ou non. mais il tenait à être là aujourd'hui, coûte que coûte, même si c'est difficile. difficile pour tout le monde, pour toute la ville.

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Et tournent, et tournent dans ma tête, les images du long métrage. Où tu es belle et moi la bête, et la belle n'est jamais sage
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Dim 2 Sep - 20:12

Accroupie derrière une tombe, Blake tire frénétiquement sur une cigarette mentholée en observant la populace attroupée devant l’estrade. Persuadée d’être savamment dissimulée; elle ajuste sa micro-robe à sequins -l’une des rares pièces noires de sa collection éclectique et tape à l’oeil. Une monture rose en plastique repose sur son nez et cache des pupilles aussi sèches que le désert du Sahara. Aucune émotion ou compassion ne sauraient la faire plier en ce jour de deuil national; elle se moque éperdument des anonymes tombés au combat, de toutes ces petites âmes incapables d’être à l’épreuve des balles. « Viens ici, arrête de piller les fleurs qui sont sur les tombes. » Avec autorité, Blake interpelle son fiancé qui ne montre aucun intérêt pour le discours qui résonne entre les stèles. Marée nauséabonde de bons sentiments et promesses d’espoir enroulées de guimauve. La fraternité rabâchée à toutes les sauces et ponctuée par les soupirs ennuyeux d’une Blake en manque d’action. « Tu en as tué combien ? » A travers les verres opaques de ses lunettes, Blake fusille son futur mari du regard; déçue par son comportement lors de la fête du renouveau. De l’aplomb avec lequel il a dégainé son arme et tiré au hasard sur les habitants. Le geste d’un fou, en quête de sang et de chaos. La réaction impulsive d’un homme qui n’a pas pensé un seul instants aux conséquences et aux risques : celui par exemple de mettre en péril leur union sacrée. « Werner. Tu ne peux pas jouer avec le feu quelques jours avant notre mariage. Il faut que tu hiérarchises tes conneries. » Un index accusateur s’agite dans la direction du criminel tandis qu’elle hisse sa chevelure blonde au dessus de la croix en marbre afin d’avoir un meilleur angle de vue. « Tu sais que j’aurais même pas pu venir te voir en taule. » La faute à un casier déjà long comme le bras et à de nombreux antécédents psychiatriques; les vies de toutes ces âmes innocentes elle s’en moque Blake, mais perdre Werner lui aurait été absolument insupportable. Parce qu’il a toujours été plus qu’un simple frère; il est l’autre moitié d’un tout. L’élixir de folie qui illumine son quotidien d’un million d’explosifs.


@werner richer

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Colérique, éclectique, tu parles fort, polémique et crée panique.
Tu es violente, sans pitié, tu es fleurie, remplie de pâquerettes et d'incendies.
T'insultes des mères, violes des frères, tu te bats pour tes terres.
Tu es sous-estimée, tu brilles de frénésie et de fierté.
Sur tout ton corps sont tatouées des perles d'or, tu flattes la rue, la mise à mort.


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Mer 5 Sep - 20:18

la solitude aurait du te mettre aux abois et t'indiquer de te mettre à l’abri si tu avais été assez vif pour réaliser la dangerosité de la situation. le silence trop profond qui planait sur l'assemblée aurait du te faire penser à ces moments inquiétants de flottement dans les films d'horreur, de ceux qui précèdent systématiquement l'attaque, la mauvaise nouvelle ou la chute. et si quelqu'un venait à ce moment même d'arriver dans l'assemblée pour t'apporter sur un plateau rouillé un peu des trois en même temps ? tes yeux humides, épuisés, presque clos s'accrochaient comme un radeau en pleine mer à cette estrade et à ces visages meurtris. tu aurais voulu faire quelques pas, t'installer à leurs pieds et leur demander pardon, pardon de n'avoir pas pu les sauver. mais il y a quelqu'un d'autre que tu n'avais jamais su sauver et son parfum liquoreux venait de s'introduire, d'un coup sec et rapide, en plein dans tes narines abimées. tout ton corps se tendit lorsqu'elle entrouvrait les lèvres pour aspirer autour de toi l'air et la vie. « Il y a deux types de personne dans le monde ceux qui vivent et ceux qui meurent…il y a deux heures t’étais dans la première catégorie mais la belle à qui tu as envoyé ton beau message ne le recevra jamais puisque comme un abruti tu me l’as envoyé. » un poids solide, compact, lourd comme du plomb venait de tomber au fond d'un estomac déjà bien meurtri. il ne te fallu qu'une seconde pour réaliser la mortelle erreur que tu venais de commettre, en envoyant à amber, un passé douloureux et sanglant, un message destiné à sheri, un futur hypothétique et impossible. pris entre deux feux comme un animal sur la route. un doigt glacé -comme ils l'étaient toujours, dieu que ces doigts te faisaient peur et pourtant comme tu aurais voulu les empoigner, de toute ta force, puis les embrasser à n'en plus finir- vint essuyer la seule larme qui avait réussi à sortir. elle venait de te couper toute envie. « garde tes larmes, si tu pensais avoir passé les pires moments de ta vie ces derniers jours tu ne sais pas ce que moi je peux te faire endurer. Je vais te laisser boyd, toi et ta fille, et ta pute. Aujourd’hui les gens ont perdus des êtres chers mais moi il y a qu’une chose qui m’excite c’est de savoir qu’un jour toi aussi tu seras sous terre avec tous tes mensonges ». elle ne pleurait pas, amber. elle avait grandi côte à côte avec sa haine, déterminée à te faire payer ce que tu n'avais su assumer un poil trop tôt. tes yeux se perdirent dans les siens, grondants, parcourus d'éclairs fulgurants et pourtant gris comme un ciel trop menaçant. tu adorais ses yeux même quand ils te brûlaient à l'intérieur, comme aujourd'hui. elle était crue, pas assez pour que tu abandonnes sur le seuil du malheur. tu pensais soudain à toutes ces vies fauchées qui ne vivraient jamais un amour comme le votre. il te fallait agir, alors ta main empoigna sévèrement son bras maigre, et l'attira à toi. tu posais son bras contre ton torse agité d'une respiration sifflante, raffermissant ton emprise jusqu'à lui faire presque mal. tes yeux gardaient jalousement les siens. frappe-moi, tu lui glissa sans attendre. frappe-moi, il reste que ça, tu soufflais alors que ta voix se perdait dans un lourd sanglot. j'ai ni fille, ni pute ni rien. j'ai plus rien que ce putain de sang sur les mains amber, tu murmurais, avide, abattu, déjà presque mort, en faisant remonter sa main otage contre ta joue détrempée.

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Lun 10 Sep - 16:48

tandis que tu restes tranquillement dans le fond de la foule à écouter le discours, tu es rassurée de voir clayton arriver à ta hauteur. les circonstances de vos retrouvailles sont évidemment tristes, mais tu préfères affronter cette situation avec un ami à tes côtés. tu es aussi heureuse de pouvoir aider clayon pour qui la situation doit être pire puisqu'il était présent le jour-même et qu'il a dû aider certaines des victimes, dont son ex. il fait une remarque à propos de ta venue et tu lui expliques oui. j'ai pensé qu'il était important que je montre mon soutien aux familles des victimes et que l'on présente un front uni face à ce genre de crimes. tu ne connaissais aucunes des personnes qui ont perdu la vie et même si tu ne devrais pas penser ça, tu préfères quand même un peu que les victimes ne soient pas tes proches. par contre, puisque tu sais à quel point tu serai dévastée si tu venais à perdre quelqu'un, tu trouves essentiel d'être présente et de faire ton possible pour les soutenir. c'est pas trop dur ? tu demandes ensuite à clayton, ne sachant pas comment il se sent face à tous ces gens qu'il a peut-être aidé.

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Mer 19 Sep - 11:26

tu sais même pas pourquoi tu as accepté de venir ici.. ou peut-être que oui. son regard te convaincrait d'aller jusqu'à la lune si elle te le demandait. alors t'y voilà, accroupi, dans l'herbe, à jouer avec les fleurs que tu trouves à ta hauteur. à la manière d'un gamin pris en faute, à la manière d'un gamin qui n'a rien à faire ici et qui ne comprend toujours pas les raisons de sa présence en ces lieux. le "deuil national" t'intéresse au moins autant que la misère dans les pays sous-développés. mais blake t'en veut, tu le sais. parce que tu as agis bêtement, sous le coup d'une pression insupportable sur ton coeur. cette zone de ténèbres, celle qu'elle veut épouser et que tu laisses dès lors voguer librement dans ton corps.. une remontrance plus loin, tu lèves déjà les yeux sur ta future femme, sévère. tu ajustes la chemise sans comprendre pourquoi elle t'a imposé un code couleur plus sombre encore que tes idées. t'aimes ça, les fleurs. tu lui dis en lui tendant une marguerite que tu viens tout juste d'arracher. je pourrai te faire un bouquet, ici. regarde toutes ces fleurs.. tu observes autour de vous, l'air ailleurs, un peu absent. tu préfèrerais encore piller les tombes qu'avoir à supporter tous ces gens réunis autour d'une estrade à geindre sur les destins brisés par une bande d'anarchistes. la question qu'elle te pose te tire de tes rêveries. tu regardes la foule, tu souris. un.. deux.. tu lèves les doigts, au fur et à mesure. tu souris. trois.. quatre.. peut-être cinq, même six. tu la regardes, doucement, tu caresses son visage avec une délectation vaine et surjouée. juste assez pour bander. tu ajoutes, indélicat. puéril, sans doute un peu dingue. tu ne respectes rien, pas même cette journée et la peine des gens qui vous entourent. tu te moques des âmes perdues, des corps tués. tu te moques même d'avoir levé l'arme et pointé la foule au hasard. tu as répondu à un instinct primaire.. celui qu'elle a choisi d'épouser, n'est-ce pas ? son index sur ta poitrine, son ton accusateur. tu attrapes son poignet, tu la repousses légèrement. et depuis quand tu te prends pour ma mère ? tu serres un peu plus la poigne sur son avant-bras chétif. tu l'attires contre toi, tu la dévisages. tu mords tes lèvres, tu prononces j'ai choisi de t'obéir et de t'aimer, blake. mais jamais je n'ai choisi de me travestir pour ça. tu lâches l'affaire, tu la regardes je vais te faire un bouquet. tout sourire, les épaules qui se haussent. tu tournes même les talons pour repartir à la quête de fleurs.. une tombe, une seconde. tu te baisses, tu voles une couleur par-ci, par-là ! sans même te soucier un instant du regard qu'on portera sur toi.

@Blake Lancaster

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Ven 21 Sep - 22:43

Il avait fallu redoubler d’ingéniosité pour convaincre Werner d’abandonner ses précieux bâtons de dynamite contre une cérémonie funeste et désespérante d’hypocrisie. Bouche en coeur, visage légèrement penché vers le sol, langue qui glisse contre sa joue mal rasée, poitrine découverte, l’étalage d’arguments qui avaient indéniablement fait pencher la balance en sa faveur. Blake piquée par la curiosité souhaitait mesurer la capacité de Werner à ressentir une émotion semblable à de la culpabilité ou du remord, après ses actes barbares. « Je préfère les cendres. » Une intonation sèche qui claquait dans l’air, tandis que son regard était captivé par les réjouissances en contrebas. Une foule de visages tristes, quelques reniflements dégueulasses ponctuaient le discours, on se soutenait avec des tapes amicales sur l’épaule, les yeux planqués derrière des lunettes noires; affligeant. Destins brisés et vies volées par un groupe armés animé par une folie différente de la sienne; attiré par l’odeur du sang là où elle préférait la chaleur réconfortante des brasiers. L’écho des détonations résonnait encore dans son esprit, l’index de Werner appuyant inlassablement sur la détente et son corps qui tressaillait, enchainement de soubresauts incontrôlés à mi-chemin entre la peur et l’excitation. Il caressait son visage de porcelaine en comptant avec ses doigts, d’une manière presque enfantine et nauséabonde, la liste de ses victimes. « Conneries. » Un soupir teinté de mépris franchissait le seuil de ses lèvres, il ne pouvait décemment pas atteindre le paroxysme du plaisir en ôtant impunément la vie d’âmes innocentes alors qu’il l’avait elle, tous les soirs, nue dans ses draps sales. « Tu as vraiment pris ton pied ? Plus qu’avec moi ? » Presque naïvement, entre incompréhension et dégout; elle craignait que la folie dévorante de Werner fasse naitre en lui des fantasmes d’une autre ampleur, qu’elle serait incapable d’assouvir grâce à sa seule enveloppe charnelle. Une frousse dévorante s’agitait dans ses entrailles, celle de le perdre à tout jamais avant même d’avoir pu prononcer ce -oui- divin et inespéré; l’imaginer dans une cage de béton à payer pour ses crimes et ne plus entrevoir la lumière du jour. Alors elle l’accusait avec poigne d’oser mettre en péril leur relation pour une érection passagère, une autorité qu’il condamnait aussitôt évoquant les souvenirs d’une mère absente, fantôme d’une enfance brisée. « Je me prends pas pour ta mère, mais pour ta femme ! » Le poignet emprisonné, à la merci de ses émotions et d’un flot de sentiments nouveaux, ses paroles redoublaient d’intensité devenaient des cris implorants et pathétiques. « Je veux pas te perdre Werner ou te rendre visite au parloir, je tiens beaucoup trop à toi. » La pression sur son avant-bras se faisait plus intense tandis qu’il affirmait farouchement qu’il ne changerait jamais, pas même pour elle. « Ce n’est pas ce que je te demande; mais on est deux maintenant et nos actes peuvent avoir des conséquences pour l’autre. » Dans une tentative vaine de se justifier, elle le voyait tourner les talons vers les tombes en quête des plus jolies fleurs. « Tu peux m’écouter quand j’essaie de te dire que je t’aime ? » Le souffle littéralement coupé par ses aveux, elle se laissait tomber en arrière sur le marbre gravé, consciente d’avoir mis un pied dans la tombe en trois mots.


@werner richer

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Sur tout ton corps sont tatouées des perles d'or, tu flattes la rue, la mise à mort.


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Mar 25 Sep - 8:42

son ton est grave, sévère même. telle une réprimande. sur ton esprit corrosif et dérangé, ça pose problème, ça coince. tu refuses qu'on te donne des ordres, pire encore, tu refuses qu'on se donne le droit de croire que tu pourrais écouter quelqu'un d'autre que toi. tu parles de fleur, elle parle de cendres. elle est piquante, elle est provocante. tu aimes ça chez blake.. sauf quand c'est à ton encontre. elle doit t'être dévouée, c'est le seul rôle que tu lui veux. désormais, vos destins liés. peu importe tes conneries, elle doit les assumer pour toi. tu la protègeras de tout, ne doit-elle pas en faire de même ? alors son agacement n'est, à tes yeux, pas justifié. ce jour-là, tu as laissé parler la folie qui lui plait, d'ordinaire. celle qui l'a convaincue d'accepter cette demande incongrue. ne t'épouse-t-elle pas pour ça ? pour cette étincelle sombre au fond de tes iris. ne t'a-t-elle pas promis d'embrasser les ténèbres de ton coeur ? tu te renfermes, légèrement. tu voudrais te montrer plus empathique mais ça n'a jamais été ton fort. regretter tes gestes non plus. tu es comme ça, utopiste et rêveur. tu ne vis pas dans ce monde-là, ni dans celui de blake. tu existes dans tes dimensions. parallèles, hors du temps.. tu l'y accueilles, à condition qu'elle les assume à son tour. jamais. tu réponds à sa première question. il n'est pas question ici de prendre son pied, mais juste d'excitation. la mort a cet effet sur toi. tuer également. tu ne crains pas les retombées, tu ne crains pas les conséquences. tu as tiré dans le tas là où d'autre tiraient déjà. ton geste n'a pas même été remarqué. en as-tu tué ? peut-être.. un ou deux, pas plus. tu étais trop occupé à embrasser blake, à la désirer. et c'est justement pour ça que tu as pris ton pied. tu es l'arme la plus excitante en ce bas-monde. tu lui dis en souriant, sans même te douter de ce que ça pourrait provoquer en elle. tu te débats des idées reçues, tu refuses d'accepter la bienséance. tu es libre, un électron qui se balade d'énergies en énergies. et si tu dois bousiller, si tu dois faire exploser.. tu n'hésites pas même une seconde. néanmoins, blake se montre réellement concernée par tes bêtises, comme touchée. et ses mots sont profonds, sans doute un peu trop. le terme d'épouse te fait trembler, et quand elle prétend tenir à toi.. tu ne peux pas t'empêcher de grimacer. oh arrête blake.. tu balaies ses arguments du revers de la main. vous n'êtes pas ce genre de couple mielleux qui se confie sur l'oreiller. vous n'êtes pas démonstratifs et pas plus amoureux que vous pourriez l'être de vous-même. tu te retournes, prêt à lui cueillir des centaines de fleur. le cimetière en regorge. et puis, elle balance une dernière phrase.. celle qui menace de tout faire exploser. trois petits mots qui pètent à même ton oreille. tu t'arrêtes net dans ton geste, sans savoir comment réagir. "je t'aime".. personne encore ne l'avait jamais dit, pas même tes frères, pas même tes parents. tu te redresses, tu te retournes vers elle sans pour autant l'approcher. tu n'en reviens pas, au fond. tu la regardes comme un animal curieux, le sourcil relevé. ose-t-elle prétendre de ses sentiments dans le seul but de t'atteindre ? tu t'avances d'un pas, sans la lâcher du regard. tu dis ça pour me blesser. tu l'accuses, sans te rendre compte de tes propres échecs, de tes propres erreurs. tu fais face à une femme qui t'aime sans pour autant vouloir l'admettre.. mais tu l'aimes aussi ! trop emmuré dans tes anciens raisonnements, tu refuses de croire qu'elle puisse être sincère. tu te sers de ça et de cette faiblesse pour obtenir de moi ce que tu veux. tu lui dis, sans défaillir. persuadé qu'elle use de ta vulnérabilité en ce moment, qu'elle te dit ce que tu rêves d'entendre depuis toujours juste pour te faire flancher.

@Blake Lancaster

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tu n'sauras jamais d'où vient le coup qui te tuera. je n'saurai jamais d'où vient le coup qui me sauv'ra.
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Ven 28 Sep - 14:43

Boyd avait toujours été cet homme perdu dans la pluie, cet homme qui se laissait habiller des perles de pluie comme pour laver ses pêchés. Un simple homme comme les autres en apparence, un simple mortel, ni l’allure d’un demi-dieu ni le courages des braves. Pourtant à lui seul il pouvait déclencher un fléau, ce fléau portait mon nom. De bien des manières notre passé n’avait appartenu qu’au passé nous laissant sur le bout de la langue nos noms presque effacés. Il avait suffi d’un orage pour remettre de la pluie dans nos vies, il avait suffi d’un baiser froid et humide pour raviver les flammes que nous avions pourtant si souvent ignorées. Comme Icare nous brûlions quand nous étions trop près l’un de l’autre mais nous nous noyons quand nous étions trop loin de l’autre. Pas de demi-mesure, pas de justice, pas de loi juste la folie d’un amour qui n’avait jamais cesser de battre dans des cœurs qui se pensaient morts. Pourtant il aurait suffi d’un mot, d’un geste de sa part pour me noyer contre lui pour revivre ces brises du matin aux allures de rêves et le cauchemar des nuits solitaires. Une autre femme avait volé tout ce dont j’avais gardé précieusement depuis des années, une femme avait pensé que Boyd pouvait la convenir. Mais Boyd ne convenait à personne, boyd est un homme aux multiples facettes, un homme qui pourtant avait une nouvelle fois reculé devant l’orage. Ma main sur sa joue pour essuyer sa larme, ma main sur sa joue qui se faisait plus insistante encore pour me remémorer tout le mal qu’il me faisait. Nos yeux à la croisée des chemins, à la croisée de notre amour indéfinissable. Dieu que j’aimais me perdre dans les siens, qu’on me jette la pierre pour cet affront, qu’on me mène au bûcher pour le désirer à chaque instant, qu’on me pende pour haute trahison envers moi-même. Sa main contre ma peau claire, sa main qui m’empoigne contre les vents tumultueux de nos secrets. Ma main qui se pose contre son torse, qui bouge contre sa respiration sentant les palpitations de son cœur de plus en plus forts. Le silence de nos yeux qui veulent tout se dire. Puis ses supplications tel un enfant face à une bêtise, face à l’erreur de sa vie sans aucun doute. « Je ne te ferais pas ce plaisir, je n’abrégerais pas tes souffrances on est quitte comme ça. » Posais-je sans me défaire de ces yeux me retenant du possible pour ne pas l’emmener loin d’ici et tout recommencer. « Tu n’auras ni fille, ni pute, ni rien tant que je suis en vie. Tu veux pleurer les victimes dont tu ne connais à peine le nom ce n’est pas ce sang que tu as sur les mains qui devrait t’abattre mais plutôt ta lâcheté dont tu m’as encore garnie. » Murmurais-je aussi à mon tour, vide, perdue, le cœur fait de feu et de glace. Laissant pourtant ma main se porter contre sa joue laissant mes doigts caresser sa peau jusqu’à frôler ses lèvres. « J’aurais pu être celle qui te console mais je n’ai jamais été cette fille-là, boyd. »

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feu de glace
Un jour peut-être, on se verra mais pas tout de suite, je préfère pas.Je préfère l'illusion de t'avoir, j'ai espoir mais t'inventes pas trop d'histoires...Ok, je sais déjà que si tu m'oublies, ça m'apprendra que je veux tes yeux
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Sam 13 Oct - 13:41

l'air que brassait, silencieusement et presque religieusement, chacun de ses gestes : il était vicié, gâché dès le départ par cette âme en perdition, en dépérissement constant, cette âme noyée puis revenue à la vie depuis les flots, couverte du passage indéterminable du temps. il suffisait qu'amber s'approche un tout petit peu trop près de ton coeur pour que la vie ne fuite par-dessus bord ; elle était le détra-coeur de ton existence, à la fois bourreau et héros, une héroïne de papier glacée avec l'amour qui débordait de toutes part, à égalité avec la haine. elle était la seule à réussir à t'ôter l'envie de vivre tout en te donnant l'envie de vaincre des armées avec la seule force d'une arme de bois. depuis qu'elle avait glissé ses longues jambes glacées dans l'assemblée ici réunie, les regards inquisiteurs se tournaient vers cette acide grande blonde sans que tu ne parviennes à le remarquer. tu étais tombé si bas depuis votre dernière rencontre, avec dans les yeux les images éparses d'un carnage rougeoyant auquel tu avais du prendre part. ces âmes perdues, elles t'observaient depuis un bout du paradis, riant en coin de savoir que tu n'y accéderais jamais toi-même. on ne va pas au paradis avec le diable à son bras, pourtant son bras était là, calé contre ta poitrine agitée, retenu en otage comme un dernier bout d'elle que tu t'appropriais. « Je ne te ferais pas ce plaisir, je n’abrégerais pas tes souffrances on est quitte comme ça. » amber tapait sur un homme déjà à terre, tu aurais été certain de son honneur incontestable et pourtant, voilà qu'elle en manquait cruellement. d'honneur et d'empathie, des mots bien étrangers au vocabulaire de son enfance. « Tu n’auras ni fille, ni pute, ni rien tant que je suis en vie. Tu veux pleurer les victimes dont tu ne connais à peine le nom ce n’est pas ce sang que tu as sur les mains qui devrait t’abattre mais plutôt ta lâcheté dont tu m’as encore garnie. » son murmure se transformait à tes oreilles en bourdonnement sonore et un pas de recul vint se placer entre vos deux corps, qui ne savaient plus s'attirer ni se toucher sans se brûler depuis bien longtemps déjà. ta blonde incendiaire ramenait ta peine à elle, faisait tournoyer autour de son aura démoniaque l'ensemble de tes peines et faisait de toi le nouveau satellite de sa dangereuse galaxie. tout ce que tu aurais voulu éviter avec la force qu'il te restait. lorsque sa main rentra en collision avec sa joue une dernière fois tu fermais les yeux. propulsé dans une nuit de fin d'été, lors d'une espace nocturne faite de jeux d'amour, de premiers émois et de promesses éphémères, amber était cette enfant perdue jetée dans tes bras de héros conquis. tu souriais presque à l'évocation de ce dernier souvenir heureux quand elle abattit sa dernière carte. le joker. « J’aurais pu être celle qui te console mais je n’ai jamais été cette fille-là, boyd. » aussitôt tes yeux humides se rouvraient vers son visage dur et satisfait. ta main s'emparait de la sienne, de ses doigts sinueux qui glissaient jusqu'à tes lèvres dans un geste de torture. tu jetais sa main en arrière avec quelque chose qui ressemblait à du dégoût, les sourcils froncés encadrant deux yeux noirs. là-dessus, je te donne raison, amber. tu n'as jamais été cette fille-là. mes besoins, mes envies et mes rêves n'avaient que bien peu de place dans la manigance nauséabonde qui a précipité notre fin, sous ton commandement démago, tu sifflais tout d'un coup, comme on se décharge d'un gros poids. tu me révulses, amber. la lâcheté est une maigre punition face à l'égoïsme lancinant que tu me sers depuis toujours. tu finissais sur une note de drame, comme le plat qu'on apporte froid parce que trop longtemps attendu. tu n'es pas le centre de mon univers, amber, tu ne le seras plus jamais. tu as trop voulu faire graviter mon existence autour de ta planète estampillée du nom maudis que tu portes : soreve. restez deux comètes irréfléchies, toi et ta soeur. vous finirez bien par griller comme des étoiles filantes. les joues rougies de larmes refroidies, tu la laissais là avec cette balle tirée en plein coeur, pour remonter l'allée sous une pluie naissante.

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un pied dans les flammes, ouais, un autre dans la glace : séduit par les extrêmes, j'ai trouvé ma place.
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Dim 14 Oct - 8:48


Werner est contrarié par les démonstrations d’autorité de Blake, il s’insurge qu’elle ait le culot de lui donner des ordres, rejette ouvertement ses conseils avisés -pour ne pas finir derrière les barreaux ou entre quatre planches- et abuse d’une ironie déplacée pour toute réponse. Déjà, il imagine ses élans freinés par les sacrements du mariage, sa virilité entravée par une bague dorée et sa folie dévorée par celle de son épouse. Pourtant, elle n’a jamais eu l’intention de faire entrer Werner dans les cases de la bienséance et de la moralité, de le faire se plier aux principes poussiéreux de la vie à deux; Blake ne désire qu’une seule et unique chose : ne pas épouser un corps froid, un macchabée gisant au fond d’une boite. Pour cette raison, elle se préserve jusqu’au mariage - sa vie, pas son plaisir- évite les prises de risques inutiles, recule pour mieux sauter; prépare le terrain du grand incendie en y déversant les litres d’essence. « Et je compte bien le rester. » Cette arme de destruction massive qui l’excite tant, tortionnaire à la crinière peroxydée qui brûle les chairs, juchée sur des talons stratosphériques, le feu au bout des doigts et le diable au corps. Pendant un moment, elle hésite à mêler le geste à la parole mais se refuse à l’irrépressible désir de coller ses lèvres contre son sourire insolent, le discussion est sérieuse, le message à faire passer trop important pour succomber à la première distraction. Sauf qu’elle ne sait plus lui résister depuis qu’il est allé lui décrocher la lune en acceptant de l’épouser; chaque jour la folie qui les lie se leste d’une mélasse de sentiments mielleux, la rendant encore plus dangereuse. Allongée sur le marbre noir, elle espère recevoir un baiser passionné à la suite de ses aveux, la promesse murmurée qu’il ne fera pas exploser la ville jusqu’au jour de la cérémonie; mais, c’est une accusation qui l’assaille. Affutée comme une flèche, impitoyable comme une balle, aussi douloureuse qu’une trahison. « C’est tout l’inverse. » Blake se redresse vivement de son sépulcre, animée par l’incompréhension d’abord, la colère ensuite, la rage après. « Si je voulais réellement te blesser, ce n’est pas du tout de cette manière que je m’y prendrais. » Et instinctivement, toutes les manières de blesser Werner s’imposent à elle, elles traversent son esprit dérangé, laissent présager des heures sombres. Presque morte, la dernière phrase de Werner suffit à l’achever. Sans détour, il accuse ses aveux de n’être que tromperies et redoutables manipulations. Une phrase qui aurait tout à fait eu sa place entre les lèvres méprisables de Lit mais qu’elle ne saurait tolérer dans la bouche du bienaimé Werner. Une énième trahison, la preuve criante qu’ils ne lui feront jamais confiance et ce, malgré des années d’honnêteté et de franchise -souvent excessive. Trou béant dans sa poitrine. Touché. « Tu penses vraiment que je te manipule ... » Sa voix se brise comme des milliers de morceaux de cristal, elle pourrait en pleurer mais ses mécanismes de défense se sont tous activés en présageant l’arrivée imminente d’une nouvelle trahison. Elle pourrait le frapper, mettre la ville à feu et à sang et redouble d’efforts pour se maitriser. Silencieuse, elle le fusille d’un regard digne et cherche à dissimuler ses plaies béantes. Les poings serrés, le goût acre du dégout au fond de la gorge, elle se retient de ne pas tout envoyer valser, de ne pas demander le divorce avant l’union. « Sois rassuré Werner, je te demande pas de m’aimer en retour. » Loin de là, tant elle se sait difficile à combler, impossible à aimer, une folie avec laquelle personne ne souhaite conjuguer, des flammes qui consume les moindres petits sentiments bien-pensants. « Mais ne m’insulte pas. J’ai jamais triché, je ne vous ai jamais menti. » Elle évoque le reste de la fratrie sans les nommer; elle pensait que seul Lit serait capable de telles accusations, qu’il était le seul à pouvoir lui faire vraiment du mal; naïvement, elle croyait Werner inoffensif -parce qu’elle était immunisée contre la folie-. Grossière erreur. « Je ne veux plus rien venant de toi ! » Les mots dépassent la pensée, la blessure devient une colère que nul ne saurait canaliser. En un instant, une flamme apparait entre ses mains, le briquet dessine les contours de son maudit bouquet, et les fleurs presque fanées qu’il tient mollement dans ses mains s’embrasent en un instant -puis disparaissent dans un nuage de cendres. « De toute façon, il t’aurait fallu beaucoup plus que des fleurs pour être pardonné. »



@werner richer

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Colérique, éclectique, tu parles fort, polémique et crée panique.
Tu es violente, sans pitié, tu es fleurie, remplie de pâquerettes et d'incendies.
T'insultes des mères, violes des frères, tu te bats pour tes terres.
Tu es sous-estimée, tu brilles de frénésie et de fierté.
Sur tout ton corps sont tatouées des perles d'or, tu flattes la rue, la mise à mort.


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Ven 26 Oct - 9:48

personne ne peut comprendre ce que ces mots provoquent en toi, ce qu'ils réveillent. tu ne les avais encore jamais entendus, jamais ! t'aimer ? c'est une douce utopie dont personne n'a jamais su se montrer vaillant. des femmes ont tenté l'ascension autrefois, mais à la première corniche, se sont laissées retombées sur le flan sans jamais chercher à y remettre les pieds. maudit, tu as toujours pensé que tu étais maudit. un truc vieux comme le monde qui planerait au-dessus de toi comme une espèce de nuage noir dans un bon vieux cartoon. tu n'aimes pas, tu envies. on ne t'aime pas, on te craint. et une fois le constat posé, il avait été plus simple d'y renoncer, de ne plus y croire. alors l'entendre, même venant de la folle furieuse qu'est cette femme que tu as choisi d'épouser, ça te brise en quatre, cinq peut-être même en six. ton corps éparpillé sur le pavé, sur le gazon, à ses pieds. parce que tu la crois sincère quand elle les prononce mais que tu refuses de baisser la garde pour autant. grossière erreur ! en te confrontant à tes propres appréhensions, tu réveilles les siennes. et comme le couperet, elle te tombe dessus avec des mots d'une extrême violence. ça en devient assourdissant et tout s'éteint. noir complet, vide sidéral. t'aimer ? est-ce seulement possible ? peut-on aimer quelqu'un qui n'aime pas ? peut-on seulement aimer quelqu'un qui n'existe pas ? parce qu'il est bien là le problème, au fond. tu n'existes pas. tu n'es qu'un mirage, une sorte de masse vaporeuse qui erre au hasard. qui explose parfois, qui implose souvent. des dégâts, voilà tout ce que tu sais faire et offrir. l'amour ? c'est un concept abstrait. alors quoi ? se tenir la main dans la ville ? s'embrasser sur un banc public ? s'offrir des cadeaux ? ce n'est pas toi, ce n'est pas ce que tu es.. toi, tu n'existes pas, tout du moins, pas vraiment. tu es là, dans le vague, dans le flou. quelqu'un à moitié, quelqu'un qui fait ce qu'on lui demande de faire, ce que les voix lui ordonnent de faire. quelqu'un qui se laisse guider, qui obéit, docilement. soumis à une folie pure qui navigue entre le grave et le carrément glauque. alors t'aimer ? comment est-ce seulement possible ? suffirait-il que tu t'abandonnes, pour une fois ? que tu ouvres les bras et dises "oui", pour que ça fonctionne ? tu l'as vu dans les films, tu l'as entendu dans les chansons.. l'amour est ingrat, l'amour fait mal. est-ce que tu veux seulement avoir mal ? car avoir mal, c'est ressentir.. et ressentir, c'est exister pour de vrai. es-tu seulement prêt à faire partie de ce monde ? de cet univers ? ou ne te satisfaisais-tu pas simplement de ta condition de mort-vivant ? une flamme te ramène à la réalité, un bouquet qui s'embrase et brûle tes doigts. des mots qui te blessent, te provoquent. tu la fixes, secoues ton visage. es-tu seulement capable d'éprouver ce sentiment là ? il n'y a qu'un moyen de le savoir, qu'un moyen de creuser un peu. je t'aime aussi. tu le dis, comme si ça ouvrirait les portes d'un paradis perdu, d'un paradis brûlé. tu le dis comme si ça pouvait guérir les maux, remplacer la folie et remettre de la couleur. tu le dis comme si ta propre vie en dépendait, parce que tu le sens, au fond de toi.. ta vie dépend de cette femme. alors tu le dis, à bout de souffle, comme si le coeur t'explosait entre les lèvres. tu t'abandonnes, une fois, rien qu'une fois. maladroitement, sans doute, mais tu essaies. parce qu'il paraît qu'il faut mettre un pied dans l'eau pour apprendre à nager. voilà pourquoi.. tu le dis, parce que tu veux savoir, tu veux comprendre. aimer ? t'aimer ? c'est abstrait, mais c'est peut-être pas impossible.

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tu n'sauras jamais d'où vient le coup qui te tuera. je n'saurai jamais d'où vient le coup qui me sauv'ra.
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