AccueilAccueil  CalendrierCalendrier  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  Connexion  

fire meet gasoline (dontae)
Poster un nouveau sujetRépondre au sujet


avatar
dream is a wish your heart makes
✩ messages : 251 ✩ avatar : arthur gosse.
✩ crédits : self (avatars) vocivus (icons).
★ âge : 25
Voir le profil de l'utilisateur
Jeu 27 Sep - 9:36

rendez-vous pris, l'heure qui défile et les tenues qui s'enchaînent. tu hésites, tu choisis, tu jettes, tu reprends, tu recommences.. une dizaine de minutes qui deviennent rapidement une bonne heure et l'appréhension qui se dessine dans tes yeux quand ils se posent sur ton téléphone portable. tu vas être en retard. pourtant, tout est détail, mais tous les détails ont leur importance. dans ton métier, c'est comme ça. l'apparence est soignée, toujours. pas question de sortir de chez toi avec les cheveux en bataille et fringué comme un sans-abri. non, tout est travaillé et réfléchi. c'est le prix à payer pour une notoriété basée uniquement sur la photographie, la présentation. on te connait impec', tu le resteras donc jusqu'à ce qu'on te remplace par quelqu'un d'autre. néanmoins, tu as appris qu'une ancienne star de télé-réalité avait récemment posé ses valises ici, à trois-rivières. l'occasion était trop belle pour ne pas être soulevée. il s'agissait de le voir, de le rencontrer. te prendre en photo avec ferait sensation sur ton compte. alors tu l'avais contacté, via les réseaux sociaux. tu avais travaillé ton personnage, tu t'étais montré accessible et gentil. il avait accepté le rendez-vous. pas loin de chez lui, dans un restaurant sympathique. le taxi t'y dépose. dix minutes de retard, c'est un comble quand on sait que c'est toi qui a réservé pour vous et que c'est toi qui a forcé la rencontre. tu pousses les portes, tu donnes ton nom et on t'indique ta table. dans ton monde, il s'agit de se renouveler, toujours. de faire sensation, de voir grand. dontae, il va t'aider à passer le cap du million en plus dans tes followers. avec sa popularité et son succès. tu t'approches, tu souris excuse moi, j'ai eu du mal à me décider.. tu lui dis en t'asseyant. je.. je t'ai pas trop fait attendre j'espère ? poliment, avec une tendresse certaine dans le regard que tu poses sur lui.

_________________

casés dans des cases, fichés sur des fiches, aux discours de bases et front sur la fiche. même si y'en a marre sans juger personne, y a qu'à seulement voir les clichés qu'on donne.
Revenir en haut Aller en bas
avatar
just keep swimming
✩ messages : 52 ✩ avatar : alessio pozzi
✩ crédits : hoodwink
Voir le profil de l'utilisateur
Jeu 27 Sep - 16:22

Je ne m’y ferai probablement jamais. Être contacté, sollicité pour partager ma vision des choses publiquement, me retrouver dans certains articles de la presse people. Ce n’est pas une vie qui me faisait rêver auparavant, ce n’est certainement pas un domaine vers lequel je compte me tourner indéfiniment. J’ai participé à Thrown Dice pour faire passer un message, moi qui souffre de cette odieuse maladie qui m’empêche parfois de m’y retrouver comme n’importe quel autre quidam le ferait. Quel handicap ce doit être de ne pas se souvenir des visages, des traits d’une personne à la seconde ou cette même personne vous tourne le dos Cette remarque, je l’entends tellement que j’ai appris à formuler la même réponse au mot près, tel un robot, je dissimule ma lassitude derrière un joyeux petit masque de pantin qui récite bien sagement son texte en y mettant le ton. Ne rien retenir des traits d’une personne, ça te donne la possibilité de les redécouvrir encore et encore, de chavirer à chaque fois comme si c’était la première fois… Puisqu’il s’agit à chaque fois d’une première fois pour moi. Je nage dans l’inédit quotidiennement et c’est peut-être pour cette raison que j’apparais toujours aussi émerveillé par le monde qui m’entoure. Dommage que cette maladie n’agisse que sur l’humain, ce que j’aimerais redécouvrir à l’infini des lieux, des objets, des sensations… Être malade et se plaindre de ne pas l’être sur les bonnes choses, un comble. Un selfie envoyé par snapchat à Kasey pour recueillir son avis sur ma tenue et me voilà parti. J’ai rendez-vous avec un influenceur ce midi pour prendre le déjeuner, il m’a invité et je n’ai pas su dire non. Le monsieur a l’air vraiment sympathique, ses photos ont un charme, une note artistique et abstraite qui se démarquent de ce que l’on voit à longueur de journée sur les autres comptes Instagram. En parlant d’Instagram, je profite de mon trajet, à pied, pour poster un cliché d’un somptueux espace vert. Les likes affluent et me rappellent que ce sont plusieurs centaines de milliers de followers qui auront mon cliché à la une de leur fil d’actualité. J’ai encore du mal à me faire à tout ceci, à tous ces codes que l’on tente plus ou moins de m’imposer, à toutes ces personnes qui m’approchent pour du placement de produit. Cet univers m’est presque inconnu et j’avance en tâtonnant, prêt à apprendre de la moindre petite erreur de parcours et à m’améliorer quotidiennement. J’ai la pression, parce que ce mec, Pacific – un prénom qui aurait tendance à me charmer autant que le bonhomme en lui-même – est toujours bien apprêté, le mec ne laisse rien au hasard et je ne veux pas dénaturer à côté de lui. Je débarque en premier dans ce restaurant que je ne connais pas et poireaute une quinzaine de minutes avant de voir débarquer mon camarade… A croire que personne à Trois Rivières n’est ponctuel à part moi. « Ne t’inquiètes pas pour ça, je n’ai pas vu le temps passer ! » Je tente de le rassurer en laissant mes yeux s’étaler plus longuement sur ses courbes recouvertes avec goût. « Tu es très élégant ! » Je sens déjà mes joues s’empourprer, parce que j’ai toujours l’impression d’en dire trop lorsque je complimente quelqu’un… Il a de magnifiques yeux perçants, de quoi en déstabiliser plus d’un. « Merci de m’avoir invité, ça me force à sortir un petit peu ! » Entre les études et mon poste de pompier volontaire, l’envie – et le temps – me manque parfois.
Revenir en haut Aller en bas
avatar
dream is a wish your heart makes
✩ messages : 251 ✩ avatar : arthur gosse.
✩ crédits : self (avatars) vocivus (icons).
★ âge : 25
Voir le profil de l'utilisateur
Ven 28 Sep - 13:20

avant de venir, tu as fait ton job correctement. il suffisait de taper son nom dans la barre de recherche google pour en apprendre un maximum à son sujet. né en algérie, 20 ans tout juste, enfant sans problèmes sinon une maladie assez particulière et qui, un beau jour, décide de participer à une émission de télé-réalité. tu n'ignores pas qu'à l'heure actuelle, ce sont devenues de vrai business, ces émissions. qu'elles amassent des millions et qu'elles sont à la base de la célébrité de bons nombres artistes et people. tu sais également que celle qu'il avait choisi d'intégrer, thrown dice, se démarquait par son jeu dynamique et les stratégies à y mettre en place. une émission à la fois divertissante et cérébrale. lors d'un interview, que tu avais visionné sur youtube, tu avais pu l'entendre expliquer les raisons qui l'avaient poussé à participer à cette aventure. la normalisation d'une maladie si peu reconnue dans le monde ; prosopagnosie. le nom paraissait surréaliste, inventé de toute pièce. quelque part, c'est ce qui te touchait sans doute le plus chez lui. ça et son parcours. car après l'émission, bien loin de se reposer sous ses lauriers et sur ses acquis, il avait quitté ville et pays pour rejoindre trois-rivières et suivre des études. tu avais même lu quelque part qu'il était aujourd'hui pompier volontaire. un homme impressionnant, somme toute. et si tu t'apprêtes à ce point, c'est pour ne pas avoir l'air ridiculement petit devant sa sagesse et ses ambitions. tu n'es qu'une célébrité effacée dans le monde des réseaux sociaux. tu gagnes ton pain grâce à tes voyages et aux photos que tu filtres et trafiques sur ton propre compte. une célébrité aléatoire qui pouvait se terminer demain.. quand le prochain pacific booz aurait ouvert son compte sur le net. alors pour ne pas te faire oublier, tu rivalisais d'idées originales pour secouer tes followers. aujourd'hui, tu avais annoncé sur ta story que tu rencontrais dontae. un véritable phénomène au vu des nombreux messages privés que tu avais reçus, sur le chemin. en te présentant à lui, c'est son calme et sa gentillesse qui t'impressionnennt ne t’inquiètes pas pour ça, je n’ai pas vu le temps passer ! tu souris, du mieux que tu peux. il te regarde et tu te sens comme passé au scanner. quand il ajoute tu es très élégant ! tu te dis que la moitié du travail est fait. tu prends place, soulagé. j'ai voulu marquer le coup. tu lui dis, en plaisantant. sur le ton de la confidence, sans doute. cet homme t'intrigue, tu ne peux pas le nier. si jeune et pourtant.. il a vécu bien plus d'aventures que toi, non ? merci de m’avoir invité, ça me force à sortir un petit peu ! tu secoues le visage en souriant c'est moi qui te remercie d'avoir accepté. on vous sert les cartes, tu prends la tienne. néanmoins, tu ne décroches pas ton regard du sien, comme subjugué. tu as des tonnes de questions à lui poser mais tu te retiens, par pudeur. ça me fait plaisir de te rencontrer.. de te voir, en vrai. tu dis, cafouillant légèrement. j'avais peur que tu ne refuses l'invitation. je suppose qu'il y a des milliers de gens qui doivent te le demander tous les jours. tu soupèses légèrement sa célébrité. tu as été voir son compte, il est suivi par bien plus de monde que toi.

_________________

casés dans des cases, fichés sur des fiches, aux discours de bases et front sur la fiche. même si y'en a marre sans juger personne, y a qu'à seulement voir les clichés qu'on donne.
Revenir en haut Aller en bas
avatar
just keep swimming
✩ messages : 52 ✩ avatar : alessio pozzi
✩ crédits : hoodwink
Voir le profil de l'utilisateur
Dim 30 Sep - 23:23

J’ai passé un nombre incalculable de minutes sur le compte Instagram de Pacific ces dernières heures, ces derniers jours… Depuis qu’il m’a proposé de le rejoindre pour partager un repas, depuis que j’ai répondu favorablement à cette requête. Ce garçon, il a quelque chose d’hypnotique dans le regard, une attitude qui transparait à travers ses photos et qui me met une pression de dingue sur les épaules à quelques minutes à peine de le rencontrer officiellement. Pourquoi tant de pression ? Il n’y a pas vraiment d’enjeux aujourd’hui, n’est-ce pas ? Je ne sais même plus pourquoi je me suis réellement déplacé ce midi. La seule certitude que j’ai à cet instant, c’est qu’il est diablement beau, éblouissant dans sa tenue et que je ne peux m’empêcher de fuir son regard pour ne pas rougir davantage. Il est vraiment bien apprêté, et la simple idée qu’il ait pu se donner autant de mal pour me rencontrer me fait me sentir tout bizarre. C’est plaisant à ressentir, mais aussi sacrément déroutant. Je ne suis pas habitué à être placé au centre de l’attention, aussi temporaire puisse cela être. De nous deux, je suis censé être celui qui impressionne de par son parcours, parce que je suis ce gars qui est parvenu à se hisser plutôt loin dans une télé-réalité ultra commentée à travers le monde, un mec qui a même accepté de poster pour une ou deux séances de photo à la sortie du jeu afin d’accompagner les interviews dans des magazines. J’ai goûté à un monde qui m’était tout bonnement inconnu et, oui, je pense m’être pris au jeu pendant un temps. Difficile d’envisager faire carrière là-dedans cela dit, je me suis très (trop) vite rendu compte que mon secret et ma maladie allaient être éclipsées très rapidement au profit de mon physique. Est-ce mon corps que je veux vendre ? Suis-je prêt à me dénuder pour attirer le regard ? Pas vraiment, d’où mon retour aux études et à une semi-forme d’anonymat. J’étudie toujours attentivement chacune des propositions qui me sont faites, chaque sollicitation par respect et par réel intérêt même si je n’ai pas accepté grand-chose ces derniers mois. Au milieu de tout cela, il y a Pacific, ce garçon que j’accepte de rencontrer et qui, malgré son retard, ne me fait pas perdre une seule seconde le sourire qui orne mes lèvres. J’ai voulu marquer le coup. Mes lèvres s’étirent davantage encore et je baisse la tête pour toiser mon assiette, pas certain de ne pas fondre comme neige au soleil si je croise ses magnifiques yeux bleus. « J’en suis très flatté, merci ! » Aucun silence, Dieu merci, je ne suis pas sûr que j’aurais été capable de survivre à un silence embarrassant qui aurait beaucoup trop fait écho à ma gêne actuelle. « Et alors, résultat des courses ? J’suis aussi bien en vrai que l’image que tu te faisais de moi sur les réseaux ? » J’ai un sourire amusé au coin des lèvres, parce qu’il pourrait très bien être tombé des nues en débarquant ici. Il bafouille et… Je ne sais pas… Je trouve cela tellement mignon… On a l’air sacrément cons tous les deux. « Pas tant que cela… J’ai parfois l’impression d’être une espèce de bête de foire que tout le monde observe de loin mais personne n’ose approcher ! » Je marque une pause en haussant les épaules, à la fois résigné et attristé par cette situation. « Je suis pourtant avide de nouvelles rencontres, de découvertes… La preuve… J’ai dis oui tout de suite quand tu m’as proposé qu’on se rencontre ! » Mes yeux se paient enfin le luxe de soutenir son regard. Je pourrais le toiser pendant des heures… Hypnotiques… Comme je le disais tout à l’heure, il a l’un de ces regards dans lequel tu peux te perdre avec aisance, perte et fracas. « Je… Je peux t’offrir quelque chose à boire ? » Je n’ai pas encore consulté le menu, mais gageons que nous aurons tout le temps nécessaire pour passer à table ensuite.  
Revenir en haut Aller en bas
avatar
dream is a wish your heart makes
✩ messages : 251 ✩ avatar : arthur gosse.
✩ crédits : self (avatars) vocivus (icons).
★ âge : 25
Voir le profil de l'utilisateur
Mar 9 Oct - 11:22

on n'imagine pas à quel point ça peut être toujours angoissant de rencontrer une personnalité public. ce petit rond bleu dans lequel se glisse une virgule à côté d'une image sur un compte instagram qui qualifie automatiquement son propriétaire de "personnage public", "compte officiel" change tout, aujourd'hui. il rend important des gens comme toi, sans importance. des gens qui, brusquement, sortent de l'ombre et deviennent quelqu'un, gagnent de l'argent et voyagent. toi, tu avais eu cette chance. pourquoi ? sans doute parce qu'à la base, tu sais prendre de jolies photos, tu sais te vendre et que tu n'es pas si vilain que ça. bien entendu, tu espérais qu'on appréciait ton travail avant d'apprécier ta plastique mais tu ne t'es jamais leurré au point de croire que ton corps entretenu était un atout majeur dans tout ce qu'il t'arrivait. après la télé-réalité, qui avait révélé les stars des années 2000, les années 2010 s'étaient tournées vers la technologie, internet et les réseaux sociaux. tu n'es que le digne successeur de ces émissions qui révolutionnaient la télévision autrefois. aujourd'hui, c'est devenu courant et pourtant, rencontrer dontae te met une pression folle. parce qu'il est à tes yeux tout ce que tu n'es pas : légitime. il a fait quelqu'un pour en être là où il en est. bien sûr, on ne peut pas forcément parler de talent mais avant d'être devenu quelqu'un, il a vécu une aventure extraordinaire, voilà toute la différence. j’en suis très flatté, merci ! tu souris, tu enchaînes. tu te montres jovial, sociable. tu évites les silences, tu ne veux pas qu'il soit mal à l'aise et tu refuses de l'être également. tu voudrais que tout se passe bien, entre vous. il te regarde, sans sourciller. tu as l'impression qu'il te dévore des yeux et pourtant, tu n'trouves pas ça désagréable du tout. et alors, résultat des courses ? j’suis aussi bien en vrai que l’image que tu te faisais de moi sur les réseaux ? c'est un détail auquel tu n'as pas pensé en observant son profil.. son orientation sexuelle ! et tout à coup, ça te paraît hyper important. comme si la réponse que tu t'apprêtes à donner pouvait tout changer en fonction de ses préférences. tu rougis, malgré toi. même mieux que ça, j'dirai. et pourquoi ce clin d'oeil, ensuite ? pourquoi ce coeur qui vibre et ces mains qui tremblent ? pourquoi cette pression sur l'estomac ? et pourquoi tu le regardes avec autant d'intensité qu'il le fait ? pas tant que cela… j’ai parfois l’impression d’être une espèce de bête de foire que tout le monde observe de loin mais personne n’ose approcher ! je suis pourtant avide de nouvelles rencontres, de découvertes… la preuve… j’ai dis oui tout de suite quand tu m’as proposé qu’on se rencontre ! tu souris, tu opines du chef. te concentrer sur autre chose que la profondeur de son regard, ne plus rougir non plus. c'est vrai. tu n'as pas mis longtemps à me répondre. j'ai trouvé ça presque suspect. tu souris, il te demande je… je peux t’offrir quelque chose à boire ? tu détournes enfin tes yeux.. presque à bout de souffle. tu n'connaissais pas ça, pas avec un autre homme. oui.. on.. on va appeler le serveur. tu dis en levant la main, espérant que ça te fera gagner du temps pour retrouver ton souffle, calmer ton esprit qui s'échauffe.

_________________

casés dans des cases, fichés sur des fiches, aux discours de bases et front sur la fiche. même si y'en a marre sans juger personne, y a qu'à seulement voir les clichés qu'on donne.


Dernière édition par Pacific Booz le Ven 12 Oct - 9:20, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
avatar
just keep swimming
✩ messages : 52 ✩ avatar : alessio pozzi
✩ crédits : hoodwink
Voir le profil de l'utilisateur
Mer 10 Oct - 19:15


J’ai encore beaucoup de mal à me faire à l’idée qu’on puisse vouloir s’associer à moi pour profiter de mon image de quelque manière que ce soit. Je n’estime pas avoir un profil qui sort de l’ordinaire. Au contraire, je suis plutôt réservé, très sage, doux, gentil… On parle quand même du mec qui a assumé dans une émission de télé-réalité sa virginité et qui, depuis sa sortie de cette même émission, n’a jamais eu l’occasion de se délester de ce que la société moderne considère comme un « poids » arrivé à un âge aussi avancé. Je n’ai clairement pas honte de me trouver dans une telle situation, vingt ans toujours puceau, et alors ? Certains se passionnent pour le sexe, aiment s’offrir à n’importe qui dans n’importe quelle situation. Ce n’est pas mon cas. J’attends une véritable connexion et un désir qui me chamboulera tellement que plus rien n’aura d’importance à côté, que mes nuits entières seront dédiées à un fantasme qu’il me faudra assouvir sans plus attendre. Je n’ai encore jamais ressenti cela et pourtant… Pourtant à travers ses yeux, j’ai du mal à ne pas écouter ce cœur qui tambourine plus fort et fait s’éveiller une partie de mon anatomie que je ne soupçonnais pas d’être aussi… Sensible. Il a des yeux magnifiques, ce doit être la dix millième fois que je me fais la réflexion depuis qu’il est arrivé, mais je ne peux m’empêcher de les dévorer avec une certaine intensité qui me met excessivement mal à l’aise. J’ai honte de le regarder de la sorte, parce que ce n’est pas dans mes habitudes et que je ne veux surtout pas faire mauvaise impression. Je me racle la gorge et décide de me lancer en mettant quelques mots sur ma situation actuelle. On s’imagine que je suis assez difficile à aborder, que j’évolue dans un monde à part, avec des tonnes de paillettes, une tendance appuyée à la bourgeoisie et au star-system alors qu’au fond… Je suis tout l’inverse. Mon passage par la case télé-réalité n’a clairement rien changé, si ce n’est qu’on m’aborde plus facilement pour me proposer des projets télévisuels – quand ce n’est pas des projets plus sulfureux comme ces vingt mille dollars que l’on m’a promis si je tournais dans une scène d’un film pornographique… Ouais, parce que les spectateurs raffolent du scénario classique du petit puceau qui se fait sauter dessus par un daddy ou par une MILF en chaleur. – et que tout le monde exprime soudainement un désir de m’avoir dans son entourage pour la frime. Je ne sais pas trop pourquoi Pacific a proposé que l’on se rencontre, et pourquoi j’ai accepté aussi rapidement son offre… Toujours est-il qu’on est là tous les deux, et que je suis plutôt ravi de profiter de sa compagnie. J’accompagne ses propos concernant la rapidité à laquelle j’ai donné suite à sa proposition par un rictus. « Qui sait… J’ai peut-être prévu de te kidnapper et de mettre la fidélité de tes followers à contribution en leur offrant une immense chasse au trésor… Le trésor étant de te retrouver en vie… Ou non s’ils prennent trop de temps. » J’hausse les sourcils plusieurs fois, capitalisant sur mes propos pour faire durer le suspense et lui faire peur. « J’devrais peut-être proposer cela à un scénariste hollywoodien, ça ferait un bon pitch de départ pour produire un film qui critique les réseaux sociaux et son usage pour tout et n’importe quoi. » Je lui propose de commander quelque chose à boire avant de rentrer dans le vif du sujet et de jeter un œil au menu pour commander quelque chose à grignoter. Un serveur ne tarde pas à arriver et j’adresse un regard interrogateur à mon camarade. « On va prendre une bière pour monsieur, et un pepsi pour moi ! » Je bois très peu d’alcool et je tiens à conserver le pouvoir sur mes sens déjà beaucoup trop en éveil à mon goût. « Pourquoi m’avoir contacté, en premier lieu ? Qu’espères-tu de ce rendez-vous ? » Je me mordille nerveusement la lèvre, curieux de grapiller quelques détails supplémentaires au sujet de notre présence ici, dans ce restaurant.  

C'est trop nul, toutes mes excuses pour cette (mauvaise) réponse.
Revenir en haut Aller en bas
avatar
dream is a wish your heart makes
✩ messages : 251 ✩ avatar : arthur gosse.
✩ crédits : self (avatars) vocivus (icons).
★ âge : 25
Voir le profil de l'utilisateur
Ven 12 Oct - 9:36

il y a des rencontres qui sont le fruit du hasard et d'autres qui sont inscrites depuis longtemps mais qui ne se font que sur le tard, qui prennent leur temps pour se mettre en place. ta venue jusqu'à lui est sans doute un signe de la providence. vos regards qui s'emmêlent, se ressemblent et s'assemblent dansent au-dessus de la table quand vos corps se contractent et se tendent. l'appréhension, la découverte, le charme qui opère en secret et tes yeux qui ne savent plus lâcher les siens. à croire que tout était déjà inscrit à l'encre sombre. ta vie qui change, c'est subtil et simple, c'est discret, c'est presque invisible mais tu le sens. tout se met en place, tout s'inscrit dans un rythme régulier et qui a du sens. tu restes là, le regard happé par le sien et vos mondes se mélangent déjà. la starlette 2.0 et la vedette de télé-réalité. deux univers qui s'absorbent et qui fusionnent. les possibilités sont infinies, la collaboration est évidente. alors pourquoi rougir ? pourquoi trembler ? pourquoi sourire bêtement et pourquoi rire quand il lance qui sait… j’ai peut-être prévu de te kidnapper et de mettre la fidélité de tes followers à contribution en leur offrant une immense chasse au trésor… le trésor étant de te retrouver en vie… ou non s’ils prennent trop de temps. le regarder comme s'il énonçait une réalité qui puisse te plaire. ''kidnappe-moi'' sans doute, mais pas trop. ''laisse-moi le temps'' d'appréhender tout ce qu'il se passe en toi que tu ne connaissais pas. ces sentiments qui explosent dans ta poitrine comme une attirance qui se dessine. tu rougis, malgré toi, malgré vous. j’devrais peut-être proposer cela à un scénariste hollywoodien, ça ferait un bon pitch de départ pour produire un film qui critique les réseaux sociaux et son usage pour tout et n’importe quoi. tu rigoles encore pour masquer la gêne, le malaise. tu voudrais qu'il ne le remarque pas, mais tes jambes bougent sous la table et tes mains, nerveusement, passent d'un côté à l'autre de la table. tes yeux ? ils ne bronchent pas, comme happé par les siens, se noyant dans l'ocean sombre qu'ils t'offrent. merde, t'y vois des perspectives que tu n'avais encore jamais osées admirer. pourquoi ? on va prendre une bière pour monsieur, et un pepsi pour moi ! il commande pour toi, sans même te demander ton avis. tu lèves les yeux vers le serveur. ''un court instant de répit'', ton coeur siffle et ton sang souffle. et puis, le combat reprend, vos yeux se retrouvent et ton sourire se fige. ''il est beau'' mais tu trouves étrange de penser à ça maintenant. pourquoi m’avoir contacté, en premier lieu ? qu’espères-tu de ce rendez-vous ? ''les possibilités sont infinies'', ''la collaboration'', ''les followers'', ''le succès'', tant de choses à dire et pourtant, tu réponds, simplement apprendre à te connaître, découvrir l'homme derrière la vedette. tout en avançant sur ton siège, te penchant légèrement en avant, cherchant sans doute à sonder son âme par les fenêtres ouvertes mais... tu n'es pas doué à ce petit jeu-là. tu vois.. il y a quelque chose chez toi qui me laisse.. ''con'', ''interdit'', ''intéressé'', ''perplexe'' coi ! quel mot à la con, intelligence à peine surexposée comme pour lui prouver que tu connais ton vocabulaire. et j'aimerais savoir qui tu es. ''ce que tu aimes'', ''ce que tu penses de moi'' ou juste parler, rien de plus. l'entendre parler de lui et te fondre dans son histoire, comprendre, apprendre et apprivoiser ce qu'il se passe dans ton ventre et qui fait se tordre ton estomac.

Spoiler:
 

_________________

casés dans des cases, fichés sur des fiches, aux discours de bases et front sur la fiche. même si y'en a marre sans juger personne, y a qu'à seulement voir les clichés qu'on donne.
Revenir en haut Aller en bas
avatar
just keep swimming
✩ messages : 52 ✩ avatar : alessio pozzi
✩ crédits : hoodwink
Voir le profil de l'utilisateur
Dim 14 Oct - 16:31


Il me toise longuement des yeux, ses prunelles diablement perçantes profondément plongées dans les miennes et détruisant les unes après les autres chacune des barrières faisant office de protection. J’échoue lamentablement, incapable de soutenir un tel regard. Il m’intimide et je ne trouve qu’une seule solution à un tel problème : battre en retraite. Je cligne des yeux et baisse la tête pour me plonger dans mon menu, unique bouée de sauvetage pour m’empêcher de sombrer, de couler… De me noyer dans un regard hypnotique, à l’image du charisme de ce garçon. Je me ruine la lèvre inférieure, déjà beaucoup trop mordillée pour son propre bien, je panique et ne parvient même pas à déchiffrer ces lettres assemblées les unes aux autres sur cette maudite carte. Rien de tel qu’un masque d’acteur pour camoufler une détresse que je peine à contenir enterrée à l’intérieur, comme un lion enragé qui serait finalement sur le point de s’échapper de sa cage. Mon corps tout entier est mis à mal. Tout ceci est inédit, je ne ressens jamais cela pour personne, je ne me sens jamais en danger de la sorte. Ne jamais dire jamais Dontae, ne jamais dire jamais. Le serveur apparait et apporte avec lui une sortie de secours temporaire, juste le temps nécessaire pour commander un soda, l’alcool n’étant malheureusement pas un moteur pour moi, et une bière à mon camarade dont je croise à nouveau le regard et qui enfonce le couteau un peu plus profondément dans ma chair. Il est renversant. Je me mordille à nouveau la lèvre, fébrile, et ne peut empêcher mes joues de s’empourprer. Ridicule, tu es ridicule Dontae. La plaisanterie me sauve, elle me permet d’attirer son attention sur autre chose que sur ma petite personne, c’est en tout cas ce que j’espère, alors j’enclenche le mode « moulin à parole » et commence à brasser de l’air, à ramer… Pourvu qu’il ne remarque pas ce triste spectacle que je lui offre, incapable de… Incapable d’empêcher mon cœur de battre à tout rompre. La curiosité l’emporte, elle reprend toujours le dessus tôt ou tard, et me pousse à relever la tête pour démarrer un nouveau round. Je le dévore timidement du regard, incapable d’insuffler une confiance qui me fait défaut au quotidien. Je n’ai pas la stature, pas l’habitude de désirer aussi intensément, j’ignore comment m’y prendre, comment faire pour assumer pleinement tout ceci ou, au contraire, parvenir à l’atténuer pour ne rien laisser paraitre. Tout ce que je sais, c’est que son adorable sourire fait immédiatement s’étirer mes lèvres à leur tour. Cet imbécile me rend heureux, putain ce que j’ai l’air idiot à sourire bêtement sans savoir pourquoi. Pourquoi un tel rendez-vous ? Pourquoi moi ? J’ai du mal à trouver des éléments à apporter à toutes ces interrogations, du mal à justifier un tel intérêt porté sur ma personne. Je ne suis pas vraiment spécial, pas unique… Le commun des mortels. Rares sont les personnes à me trouver de l’intérêt, à se retourner sur moi et pourtant… Pourtant je m’estime tellement chanceux d’avoir retenu son attention. Pourquoi Dontae ? Pourquoi ? Mes doigts se baladent le long de ma gorge, malmenés par cette carotide forcée de travailler toujours plus pour soutenir le rythme imposé par ce maudit palpitant. Il pompe à toute allure, ne parvient jamais à trouver le repos et envoi valser le sang avec passion… Passion. Je prends une grande inspiration que j’espère discrète, le minimum syndical pour pouvoir trouver le courage nécessaire afin de reprendre la parole sans me ridiculiser. « Quietus ? » Antiques, mes connaissances en latin ne sont plus ce qu’elles étaient, mais ce mot, coi, m’inspire cet usage ancien. Calme, tranquillité, est-ce ainsi que je le fais se sentir ? Douce ironie quand j’estime expérimenter l’exact opposé, incapable de ne pas m’emballer au moindre de ses mouvements. « Et qu’aimerais-tu savoir à mon sujet ? Qui penses-tu que je suis, là, au premier abord ? » La première impression a toujours énormément d’importance. Elle te guide dans une direction ou dans l’autre que tu en aies conscience ou non. Ais-je conscience de cette addiction qu’il est lentement, mais surement, en train de faire naitre en moi ? Mon corps tout entier me réclame sa peau, un contact tendre et humain, la douceur de ses doigts contre mon visage, contre ce cou que je caresse nerveusement. Je frissonne et chasse toutes ces idées avant qu’elles n’en fassent naitre d’autres. Le serveur tombe, à nouveau, à pic. Il nous apporte nos consommations.

 
Revenir en haut Aller en bas
avatar
dream is a wish your heart makes
✩ messages : 251 ✩ avatar : arthur gosse.
✩ crédits : self (avatars) vocivus (icons).
★ âge : 25
Voir le profil de l'utilisateur
Jeu 18 Oct - 9:07

tu te retrouves là, assis en face d'un mec que tu ne connais que de vue pour avoir stalké son compte, un peu. c'est étrange, et en même temps, très enrichissant. à force d'être vu, d'être reconnu et d'être populaire, tu as tendance à oublier ce que c'est que la magie d'une première rencontre avec quelqu'un qui n'est intéressé ni par ton compte en banque, ni par le nombre de tes followers. tu es là, en compagnie d'un mec qui peut se vanter d'être plus célèbre que toi encore et qui pourtant semble avoir gardé la tête solidement ancré sur les épaules. il y a cette touche d'admiration, cette pointe d'envie également, dans ton regard quand tu le plonges dans ses yeux. il a l'air mal à l'aise, il rougit un peu. pourquoi ? tu n'as rien d'impressionnant, rien de très particulier. ton seul avantage, c'est sans doute d'avoir su te mettre en valeur au bon moment. te faire repérer sur le net et créer ce compte instagram qui cumule aujourd'hui passion et profession. parce qu'il ne faut pas se leurrer, tu n'es qu'un produit dans cette société. produit créé par cette même société. celle qui avance, celle qui voit vers demain, celle qui se nourrit de nouvelles idées et de nouvelles technologies. mais quand demain sera dépassé, tu ne seras plus rien du tout. alors en attendant, soucieux et responsable, tu épargnes, tu économises. tu espères mettre suffisamment de côté pour avoir le temps de te retourner si après-demain venait trop vite. la quête sempiternelle du renouvellement est épuisante, parfois lassante. trouver le détail qui fera la différence, celui qui incitera de parfaits inconnus à se plonger sur ton profil et à venir agrandir la masse de followers. dontae, c'est une occasion en or. tu regrettes sans doute un peu de te servir de lui, pourtant, en te retrouvant ici, face à lui, tu perds tes moyens, tu perds tes idées. tu oublies instagram, tu oublies l'avenir, tu oublies l'argent et les photos.. tu te noies dans son regard et le reste se floute légèrement. il est charmant tu penses alors qu'il dit quietus ? sans que tu ne comprenne vraiment où il veut en venir. tu ne réponds rien, de peur de passer pour un rigolo. tu voudrais pas qu'il pense que tu n'as aucune culture. et pourquoi c'est si important de lui plaire ? t'en sais rien, tu veux pas vraiment savoir. tu t'en fiches, à dire vrai. il te regarde, il te sourit, tu te sens transporté, tu te sens presque mieux. il reprend et qu’aimerais-tu savoir à mon sujet ? qui penses-tu que je suis, là, au premier abord ? il te laisse pantois sur le carreau, tu voudrais lui répondre que tu le trouves beau mais le mot te paraît saugrenu, vide de sens. avant de le rencontrer, tu le jugeais intéressant et puis, tes yeux se sont perdus dans les siens et tu y as vu bien plus que ce que des photos ne peuvent transmettre. le serveur vous apporte vos consommations, ça te laisse le temps de respirer un peu. tu dis santé. en levant ton verre, le portant à tes lèvres presque aussitôt pour repousser la réponse, repousser l'instant où tu devras dire toutes ces choses qui te paraîtront bêtes. tu poses ton verre, tu détournes les yeux, reprends ton souffle. tu ne le regardes pas, quand tu lui réponds finalement je crois que tu es quelqu'un de foncièrement bon et fort. tu as l'air très intelligent mais assez réservé, comme si tu ne méritais pas qu'on puisse s'intéresser à toi. tu joues avec ton verre, et puis, tu lèves les yeux sur lui, finalement. j'crois que t'es quelqu'un qui se méprend complètement sur la valeur de ce qu'il est et ça t'empêche de te sentir à l'aise quand tu rencontres des gens. mais moi, j'suis pas les gens. tu voudrais ajouter, en souriant légèrement.

_________________

casés dans des cases, fichés sur des fiches, aux discours de bases et front sur la fiche. même si y'en a marre sans juger personne, y a qu'à seulement voir les clichés qu'on donne.
Revenir en haut Aller en bas
avatar
just keep swimming
✩ messages : 52 ✩ avatar : alessio pozzi
✩ crédits : hoodwink
Voir le profil de l'utilisateur
Ven 19 Oct - 22:40

Qu’il est étrange de vouloir fournir un tel effort pour un gars que je ne connais ni d’Adam ni d’Ève et dont le regard n’aura aucun impact sur ma carrière, ni même sur ma réputation. Je devrais peut-être me méfier de cette dernière affirmation, parce que de nos jours, il est plus qu’aisé de ruiner la réputation de quelqu’un. Quelques allégations balancées le plus innocemment du monde avec suffisamment de place laissée à l’interprétation et le téléphone arabe se charge de gonfler le truc à souhait jusqu’à ce que la magnifique petite bulle explose et te fasse passer pour le pire des parias même si la vérité est ailleurs, loin de toutes ces saloperies prononcées à ton sujet. Il n’est pas comme ça ! Cette simple pensée qui me travers l’esprit fait s’étirer mes lèvres, je ne le connais pas mais mon être tout entier est déjà persuadé qu’il ne pourra, ni ne voudra, me faire du mal. De la naïveté, j’en ai à revendre, parce qu’il n’y a plus grand monde qui pense sincèrement que la bonté prime sur tout le reste… Que chacun doit être secoué juste ce qu’il faut avec une main tendue en bout de ligne pour retrouver le droit chemin. Je suis sacrément idéaliste, beaucoup trop rêveur, mais peut-on blâmer quelqu’un pour espérer des jours meilleurs pour tout le monde ? Je ne crois pas. Absorbé par mon partenaire d’un midi, j’ai bien du mal à dissimuler cette petite lueur enflammée qui vacille dans mes pupilles, je suis impuissant, conscient de ne plus avoir le moindre pouvoir sur mes propres yeux qui me dictent de le dévorer du regard… Tout simplement. Il a une aura, un charisme naturel qui fait tout le travail pour lui, aucun effort ne lui est nécessaire pour arriver à faire son petit effet, son charme parle pour lui et il en a des choses à me raconter. Son corps tout entier me raconte une histoire à travers ses réflexes, quelques mouvements brusques et incontrôlés, ses doigts tremblent légèrement lorsqu’il attrape son smartphone pour le mettre en vibreur après une énième sonnerie provoquée par l’arrivée d’une notification Instagram. Je l’observe, m’offre une virée sur ce grand huit nommé Pacific et grapille les éléments que le garçon se refuse à me donner en ayant recours à la parole. Parce que oui… Pacific m’a l’air plutôt réservé, pas ultra bavard comme garçon. La chaleur qui émane de son regard m’embrase, fait s’empourprer mes joues et je renonce à cette exploration pour battre en retraite, de peur de mes brûler les ailes. Il est trop tôt, laisse lui du temps. Lui laisser du temps, mais pour quoi ? Je ne parviens plus à raccrocher les wagons et m’égare sur le propre fil de mes pensées, brouillées par des désirs sacrément inédits… Une promesse de proximité, une supplication tendre et tactile que je tente de garder là, sous cet immense iceberg que je renvoi à la surface pour me protéger. Pa-pa-pa-poker face pa-pa-poker face… Inutile de vous dire que je suis incapable de rester impassible quand mon corps tout entier me malmène de la sorte. Le serveur nous apporte nos consommations, lui offre du temps supplémentaire avant de se livrer à une analyse détaillée de ma personne. Nous trinquons et pendant un bref instant, ce sont nos yeux qui s’entrechoquent. Ne résiste pas, abandonne toi à lui, tout entier. Je frissonne et me lance à corps perdu dans la consommation intensive de ce soda qui, pour le moment, me sauve la mise. Peu confiant dans un premier temps, Pacific se redresse et me percute de plein fouet à raison d’un combo des plus efficaces. Ses yeux si bouleversants et ses mots qui respirent la sincérité et la franchise. Il est vrai, et putain ce que c’est rafraichissant. J’acquiesce, agréablement surpris par cette analyse. « Tu m’as plutôt bien cerné. » Et tout ceci, tous ces problèmes de gestion, de présence, de confiance… Tout ceci me vient de mes parents, ils m’ont beaucoup trop couvé, ils ont toujours pris toutes les décisions à ma place et nous y voilà aujourd’hui. Thrown Dice m’aura libéré de leur courroux, des intentions qui se voulaient justes mais qui ont fini par me détruire et me tuer à petit feu. Ma présence à Three Rivers constitue une nouvelle étape de mon émancipation, l’ultime étape d’un parcours censé me permettre de devenir un Homme… Un Homme tel que perçu par la société toute entière. Ais-je les épaules suffisamment larges pour occuper un tel statut ? Est-ce un rôle que je désire réellement embrasser ? « Parle-moi de toi, Pacific… Tes photos, ton univers, ta page… Ce n’est pas quelque chose qui m’intéresse plus que cela pour être honnête ! » Je marque une pause, conscient d’avoir maladroitement lancé un immense pavé dans la mare. « C’est ce qu’il y a derrière qui me rend curieux, je veux apprendre à te connaitre toi, à apprivoiser ton être loin du personnage que tu t’es construit sur internet. » Apprivoiser… Qui suis-je pour quémander une telle chose ? Je ne compte pas, après tout… Pas autant que mon inconscient le désirerait.
Revenir en haut Aller en bas
avatar
dream is a wish your heart makes
✩ messages : 251 ✩ avatar : arthur gosse.
✩ crédits : self (avatars) vocivus (icons).
★ âge : 25
Voir le profil de l'utilisateur
Jeu 8 Nov - 11:38

tu te livres à ce jeu plutôt innocent mais qui délivre de fortes impressions, de forts messages. comme si vos yeux, en se cherchant, inventaient tous les mots que vous étiez incapables de prononcer. tu le regardes, tu te laisses submerger. submerger, c'est le mot qui convient. comme l'enfant sur la plage qui se fait avaler par la vague sans jamais l'avoir anticipée. il a du charme, il a quelque chose. un truc qui t'attire, qui te force à parler, à t'exprimer. comme si tu passais l'entretien le plus important de toute ta vie, comme si tu misais toute ta carrière sur ce repas, ce verre. comme si cet échange pouvait te faire voler plus haut encore que les nuages ou au contraire descendre plus bas que les enfers. tu le regardes, tu attends les consommations. tu te plais à le détailler, à le deviner. tu ne sais pas grand chose de lui, sinon tout ce que tu as pu lire. t'as fait tes devoirs, t'as appris à le découvrir par la presse, bien sûr. t'as fait de ton mieux pour ne pas avoir l'air gauche face à lui mais ce qu'il te demande est bien plus spécifique. aller creuser plus profond, plus bas. lire entre les lignes, entre les mots. il est sur la défensive, c'est sans doute normal. combien de journalistes ont dû essayer de profiter de la situation ? combien d'hommes également ? tu le vois à son regard qu'il est d'une fragilité exquise, d'une naïveté tendre. le protéger, voilà tout ce à quoi tu penses alors que tu entames ton discours, ton analyse. il ne dit rien, reste muet. il t'observe, comme contrit. t'as peut-être été trop loin, tu ne regrettes rien. le coeur parle, la raison ignore. tu m’as plutôt bien cerné. il souffle et ton esprit se congratule. soulagé, tu portes ton verre à tes lèvres, tu en bois une gorgée. tu ne pensais pas faire mouche mais sa sensibilité te touche, te parle. elle fait écho à la tienne, à tout ce que tu n'as jamais osé admettre et tout ce que tu n'as jamais voulu croire. elle fait écho au petit gamin qui se trouvait face à la vague et qui n'avait pas su l'affronter. avec lui, tu te sens.. en sécurité. parle-moi de toi, acific… tes photos, ton univers, ta page… ce n’est pas quelque chose qui m’intéresse plus que cela pour être honnête ! ça te coupe les jambes, d'un coup. il se reprend très vite c'est ce qu’il y a derrière qui me rend curieux, je veux apprendre à te connaitre toi, à apprivoiser ton être loin du personnage que tu t’es construit sur internet. mais les mots sont là, en calque sur ta peau. tout ça ne l'intéresse pas, je ne l'intéresse pas puisque c'est mon univers. tu déglutis avec peine, tu ravales ta salive difficilement. que peux-tu lui dire de plus qu'il ne sait déjà ? tu voudrais lui offrir des détails croustillants, amusants. mais contrairement à lui, tu n'as vécu qu'une seule aventure dans ta vie et elle se drape d'une simple application sur téléphone. tu détournes tes yeux, tu rougis. comme à chaque fois, tu te sens mal à l'aise. comme si ton succès ne t'appartenait pas, comme si tu n'avais jamais qu'un imposteur. aucun talent, aucun mérite, sinon celui d'avoir été au bon endroit au bon moment. tu déglutis encore, tu hésites, tu bégaies. je.. je suis né à haïti. fils unique, mais j'ai des cousins ici, à trois-rivières. tu rougis, malgré toi, intimidé. parce qu'il est là, qu'il te dévore des yeux. qu'il te supplie de lui donner quelque chose à découvrir mais que tu ne trouves rien d'intéressant à lui dire je faisais des études de commerces, avant.. et j'ai une passion pour la biologie sous-marine. passion que tu creuses encore, aujourd'hui. tu lis, tu t'informes. parce que ça t'intéresse, que ça te plait. mais c'est pas à la hauteur, tu le sais. tu vas le perdre.. et pourquoi ça me tient à ce point à coeur ? pourquoi tu as l'impression que sa place est là, face à toi, nulle part ailleurs ?

_________________

casés dans des cases, fichés sur des fiches, aux discours de bases et front sur la fiche. même si y'en a marre sans juger personne, y a qu'à seulement voir les clichés qu'on donne.
Revenir en haut Aller en bas
avatar
just keep swimming
✩ messages : 52 ✩ avatar : alessio pozzi
✩ crédits : hoodwink
Voir le profil de l'utilisateur
Jeu 8 Nov - 18:36

Il dégage un charisme troublant, qui ne cesse de me perturber et d’attirer mon regard inlassablement. Il semble si confiant, alerte, en terrain conquis. Il sait exactement comment s’y prendre pour mener la barque d’un rendez-vous qui, à mes yeux, n’est rien d’autre qu’un exercice inédit auquel je ne me suis jamais attelé auparavant. Ce n’est pas qu’un exercice, il n’est pas une tâche sur laquelle tu es censé bosser pour arriver à atteindre un objectif Dontae. Oh que non, cet homme qui me fait face, qui affronte péniblement mes yeux lorsqu’ils daignent se croiser, ce n’est pas un exercice. C’est un être à part entière, un mystère que je me surprends à vouloir résoudre comme un grand. Nombreux sont les indices qu’il me faudra récupérer tout au long de ce repas, les hypothèses le concernant seront surement très nombreuses, les unes viendront s’exploser contre les autres et réduire le champ des possibles avec ferveur et c’est surement ce qui m’intéresse le plus. Je déteste lorsqu’un immense point d’interrogation s’élève et qu’il m’empêche de comprendre, d’obtenir les clés nécessaires à une bonne compréhension de ce qu’est la personne qui me fait face, de ce qui la pousse à réagir d’une manière ou d’une autre. Il n’est nullement question de se montrer invasif pour satisfaire une forme de curiosité maladive et malsaine. J’émet le désir viscéral de baliser un terrain beaucoup trop mystérieux pour m’éviter un faux pas qui pourrait le brusquer, l’énerver. Plus que tout, je crains d’être victime de mon inexpérience et de ne pas savoir quel chemin emprunter, quel sentier éviter pour ne pas tomber sur un croque-mitaine beaucoup trop imposant pour moi et dans quel raccourci m’engouffrer pour atteindre une ligne d’arrivée sous forme de brume. Quel est l’objectif à relever ? Quelle est la récompense ? Que cherches-tu, Dontae ? Que veux-tu de lui ? Je me surprends à nouveau à vouloir… Inédit, perturbante et délicieuse sensation qui me place dans une situation d’un inconfort étrangement jouissif. Pacific dresse un portrait de ma personne qui, ma foi, correspond plutôt bien à ce que je suis. J’acquiesce, me refuse à en faire des tonnes et confirme simplement l’excellente voie dans laquelle il s’est engagé. En retrait, intimidé ?, il me parait tout aussi peu confiant que moi, le comble pour un influenceur aussi reconnu et prolifique. Encore plus surprenant de me voir prendre les choses en main, moi qui me complais généralement à me glisser dans la peau du petit gars timide qui répond aux questions et n’aspire qu’à la tranquillité. Il est différent Dontae, il t’inspire ! Et j’attaque, je tâtonne, stressé, avec mes grands sabots, à démonter en dix secondes à peine tout son univers pour lui en demander davantage sur sa personne, sur lui, Pacific… Celui que personne ne connait derrière la personnalité publique. Terriblement maladroit mais partant d’une excellente intention. Je sens que j’ai été maladroit immédiatement lorsque je le vois rougir, se racler la gorge, baisser la tête, ne plus savoir quoi dire et son angoisse me gagne immédiatement à mon tour. Et là, quel réflexe stupide, je plaque tendrement ma main contre la sienne. Je ne sais pas pourquoi, tu ne devrais pas faire ça, Dontae. Je la caresse avec une timidité maladive pour le rassurer, parce que les mots et moi ça fait toujours mille… Parce que tout est plus sincère et facile avec des gestes. Au contact de sa peau, c’est mon corps tout entier qui est traversé d’un frisson, cette machine infernale que l’on appelle cœur qui se met à tambouriner sec dans ma poitrine. J’acquiesce à ses propos, l’encourage à poursuivre, comme un enfant qui passerait à l’oral devant un professeur chargé de le mettre à l’aise. Ne te détourne pas de moi, affronte moi, bouscule moi ! « Tu dois apprécier les stages de plongée sous-marine, n’est-ce pas ? » Et pourquoi cela ? Juste parce que j’ai entendu le terme biologie sous-marine. Enchaine Dontae, ne le laisse pas se recroqueviller… Ne le perds pas ! « Poster sur Instagram, ‘’influencer’’ les autres, ça t’es venu de quoi ? Quel fut le déclic ? »
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé


Revenir en haut Aller en bas

fire meet gasoline (dontae)



Page 1 sur 1 ~

 Sujets similaires

-
» Fire Tiger
» Manettes flat-bar / rapid-fire
» x-fire 105
» swedish fire torch (torch Suèdoise)
» 1ere sortir RRD V3 X-fire 122l

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
PUP ::  :: Vers l'Est. :: St-Maurice.-