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l'envers de tes yeux. (lenego)
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dream is a wish your heart makes
Leni Baldini
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Jeu 6 Déc - 20:09

“ Je vois venir le week-end, je vois arriver le grand vide du samedi et le grand vide du dimanche et comment être sûre que la tristesse ne va pas profiter de tous ces grands vides pour revenir ? Je n'en peux plus de ruminer ces souvenirs. Ils m'encombrent, ils m'oppressent, on n'en a jamais fini. ”
≈ ≈ ≈

C'est Marilou qui l'a traînée là, Leni, Marilou qui a insisté pour qu'elles sortent toutes les deux, comme avant. Comme avant que Leni se barre dans l'horizon sans un mot, comme avant les cauchemars et les horreurs de la guerre qui la tiennent désormais éveillée toute la nuit. Comme avant. Et tant pis s'il n'y a plus rien comme avant, tant pis si tout a changé, tant pis si toutes les sorties du monde ensemble n'y feront plus rien : Leni est partie, Leni qui rit, croit et espère a disparu, comme une bulle de chewing-gum qu'on aurait trop gonflé et qui aurait fini par exploser. Pouf. Elle était là mais elle ne l'est plus. Il ne reste d'elle que des morceaux, éparpillés, des discours sans sens et des questions qui ne trouveront jamais plus leurs réponses. Leni a quand même dit oui, pour ce soir, parce que Marilou a insisté, parce que Marilou finit toujours par avoir ce qu'elle veut. Une des meilleures soirées de l'année, qu'elle lui a dit. Dans un bar pas très loin de chez elles. Alors les voilà, au milieu de la piste qui a été créée spécialement pour l'occasion en dégageant les tables d'une partie de la salle, à se déhancher comme elles l'ont toujours fait, entraînées par l'alcool qui court dans leurs veines. Elles se lâchent, ensemble, se jettent des regards parce qu'elles n'ont pas besoin de mots et pouffent de rire comme des adolescentes lorsqu'un groupe de mecs vient autour d'elles pour les draguer un peu. Ca fait du bien, tout à coup, d'avoir vingt ans à nouveau. Ca fait du bien de ne plus penser, de ne plus pleurer, de ne plus craindre la nuit qui vient toujours lui arracher des cris. Leni revit, un peu. Pas assez pour y croire à nouveau mais suffisamment pour ne pas avoir envie de rentrer maintenant. Sa meilleure amie finit par lui attraper les mains et l'entraîne dans un tourbillon. Elles tournent ensemble, à l'unisson, comme si elles n'avaient jamais été séparées, comme si ces plus de deux dernières années n'avaient jamais existé. Elles rient à s'en arracher les cordes vocales, les voilà à nouveau un dans deux corps, Leni a l'impression de crever de joie. Elle sait que c'est l'alcool mais peu importe, ça fait tant de bien cette euphorie qui brûle en elle, cette euphorie qui finit par la faire bousculer quelqu'un violemment. Il y a le bruit du verre qui s'éclate sur le sol et Leni découvre rapidement toute une pile de verres cassés à ses pieds. Elle jette un regard à Marilou, derrière elle, et éclate de rire à nouveau. Ce soir, elle se refuse de contrôler quoi que ce soit. Alors tant pis pour les verres cassés et tant pis pour les remords qui viendront l'assaillir avec le lever du soleil. Elle finit quand même par se baisser, ramassant avec précaution les morceaux de verre. Lui a eu la même idée, leurs regards se croisent alors qu'ils sont accroupis et tout à coup, Leni ne rit plus du tout. Elle cligne des yeux, plusieurs fois, parce que rien de tout ça n'a de sens, parce qu'il ne peut pas être là, si près alors qu'il appartient désormais à une autre planète que la sienne. « M-Merde.  » Elle regarde son doigt qui saigne, dépose les bouts de verre sur le plateau que Diego tient, en évitant de le toucher comme si sa vie en dépendait. « Je... Je dois aller nettoyer ça.  » finit-elle par murmurer en se relevant brusquement pour aller se planquer dans la foule. Leni ne rit plus, Leni ne vit plus, Leni a mal au ventre comme devant dix mille personnes. Comment peut-il l'atteindre autant, même après tout ce temps, même après tous ces mois à le détester et à se forcer à l'oublier ? Comment peut-il lui faire encore mal au bide comme au tout premier jour ?     

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Diego White
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Jeu 3 Jan - 17:59

t'as la haine en ce moment diego. t'as clairement pas supporté le retour de leos en ville. t'as pas supporté l'idée qu'il puisse être revenu dans le but de reconquérir le coeur de sofia. tu le sais. c'est évident. et il va y arriver. parce que tu sais aussi pertinemment que leos a toujours été le préféré de sofia. que t'as toujours passé après et que tu ne feras jamais le poids. en même temps, t'es odieux avec sofia. t'es le pire. tu ne comptes plus le nombre de fois où tu as levé la main sur elle. sans raisons, sur un simple coup de colère. elle ne méritait pas ça, sofia. elle méritait beaucoup mieux. elle méritait sans doute un type comme leos. tu ne supportes pas que tu puisses reconnaître une chose pareille. derrière ton bar, tu tentes de te concentrer. tu nettoies, tu verses, tu encaisses. tu te dépêches. tu souris à quelques clients, pour te faire bien voir. et tu recommences, encore et encore. tu sers toutes les boissons qu'on t'a commandée. tu fais le tour de la salle, tu ramasses les verres vides pour les ramener derrière le bar. le plateau est plein à craquer. tu te faufiles parmi les gens, évitant les personnes qui dansent du mieux que tu le peux jusqu'à ce que finalement. BAM. tu te fais rentrer dedans. tu ronchonnes. mais personne ne t'entend. la musique est trop forte. tu te permets même de jurer encore deux trois fois. tu ne sais pas qui vient de te rentrer dedans, mais ça t'énerve. tu te baisses pour ramasser les briques de verre. la personne en fait autant et tu te décides à la regarder. tu ne t'attendais évidemment pas du tout à ça. tu ne pensais pas revoir ce visage. tu ne pensais pas non plus que ton coeur puisse s'affoler de la sorte encore aujourd'hui. tu ravales difficilement ta salive, aucun son ne sort de ta bouche. m-merde. tu l'entends plus ou moins dire, sans doute que tu le lis plutôt sur ses lèvres. ton regard qui se baisse sur son doigt en sang. elle s'est coupée et toi tu n'as toujours pas été capable de prononcer le moindre mot. tu te sens con. je... je dois aller nettoyer ça. elle se relève, elle t'échappe, rapidement. trop vite. tu te lèves et tu files dans la foule. tu la cherches du regard. t'as abandonné ton plateau et le verre cassé. tu t'en fiches pour l'heure. tout ce que tu veux c'est la retrouver et réussir à prononcer une phrase. tu la retrouves, près des toilettes. à l'écart. elle est seule. c'est parfait. le-leni ? tu demandes et tu réalises à quel point c'est nul ce que t'es entrain de faire. qu'est-ce que.. comment.. je.. je ne pensais pas te revoir un jour. tu te perds parmi toutes les questions qui fusent dans ton esprit et la surprise de la revoir. ton regard qui se plonge dans le sien. t'aurais aimé ne jamais avoir à supporter ce départ. t'aurais aimé pouvoir contempler ses yeux, à jamais. la vie en avait décidé autrement.

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histoire eternelle, qu'on ne croit jamais, de deux inconnus, qu'un geste imprévu, rapproche en secret.
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Leni Baldini
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Mer 9 Jan - 20:53

“ Je vois venir le week-end, je vois arriver le grand vide du samedi et le grand vide du dimanche et comment être sûre que la tristesse ne va pas profiter de tous ces grands vides pour revenir ? Je n'en peux plus de ruminer ces souvenirs. Ils m'encombrent, ils m'oppressent, on n'en a jamais fini. ”
≈ ≈ ≈

Est-ce que la vie se fout de sa gueule ? Est-ce que tout ça est un traquenard, une grande blague qui fait rire tout le monde mais pas elle ? Elle regarde son doigt qui saigne, incrédule, incapable de comprendre ce que le destin a prévu pour elle. Azraêl et elle qu'on enterre avant qu'il y ait eu une page sur laquelle pleurer. Diego qui revient de nulle part, lui qui avait pourtant trouvé toute sa place dans le passé de Leni. « Le-Leni ? » Coup de poing dans l'estomac, il ne prononce plus son prénom de la même façon. Il y a un léger détachement, désormais, une sorte d'indifférence, comme pour lui rappeler qu'il n'est pas à Trois-Rivières pour elle. Elle le sait déjà, ça. C'est pour ça qu'elle avait fini par retourner au front, pas vrai ? Parce qu'elle savait qu'elle n'occuperait jamais la première place, que ce premier rôle était pour une autre. Elle était retournée vers Azraël en se disant que lui la lui donnerait, cette première place, cette médaille d'or sur le podium de l'amour. Mais lui aussi avait fini par lui avouer qu'il y avait Bonnie, Bonnie qui porte sa bague et à qui il a promis un futur. Putain. Leni n'est juste pas assez belle, pas assez femme ou pas assez passionnante pour qu'on lui réserve la plus belle place, celle dont elle rêve en lisant des bouquins destinés aux adolescents en manque d'amour. « Qu'est-ce que... Comment... Je... je ne pensais pas te revoir un jour. » Moi non plus. Elle passe son doigt sous l'eau, observe le filet de sang se diluer puis s'évaporer sans rien dire. Elle préfèrerait qu'il fasse demi-tour, qu'il retourne ramasser ses verres et qu'il la laisse ramasser son palpitant qui s'est écrasé encore une fois à la seconde où elle a su que c'était lui. « Faut croire que le monde est tout petit. » Si petit qu'elle n'y trouve plus de place, si petit qu'elle est obligée de voir des fantômes du passé revenir foutre le bordel dans le peu d'envie qu'il lui reste. « Quand je me suis cassée sans un mot, j'avoue que je pensais aussi ne pas te revoir un jour. » Elle ne cherche pas à lui faire du mal, ou peut-être que si, après tout. Peut-être qu'elle veut que quelqu'un morfle autant qu'elle. Y'a l'alcool qui est redescendu tout d'un coup, c'est du moins la sensation qu'elle a. « Tu sais où je peux trouver un pansement ? Après je te fous la paix, promis. » Il pourra retourner courir après Sofia et elle pourra continuer de pleurer sur l'amour qui fout le camp, l'amour qui saccage tout et ne laisse rien d'autre que du vide. Du vide qu'elle ne parvient pas à combler. Azraël lui manque, Diego aussi lui a manqué, elle s'en rend compte maintenant. A quoi ça sert, le manque ? A rien. A rien à part ne pas avancer. C'est pour ça que Leni stagne : parce qu'ils ont tout rouillé en elle, parce qu'elle est vide et qu'il y a les pièces manquantes d'eux qui l'empêchent de redémarrer. C'est nul le manque, c'est nul l'amour. C'est nul Azraël, c'est nul Diego.


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je comprends, je comprends tellement.
cela prend du temps, finalement, de rater une vie.
ce n'est pas si facile. il en faut, de l’énergie.


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Diego White
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Jeu 17 Jan - 8:23

c'était étrange comme sensation. ton regard qui se posait sur le sien et tu ne savais plus quoi dire. tu ne savais plus les mots que tu devais prononcer. tu la regardais, droit dans les yeux. tu respirais comme tu pouvais, alors que c'était son prénom qui sortait en premier. difficilement. parce que ça faisait bien trop longtemps que tu n'avais pas réussi à le prononcer. tu ne pensais pas la revoir, clairement. jamais. parce qu'elle avait disparu sans un mot, sans rien dire et que toi tu avais repris le cours de ta vie comme tu l'avais pu. elle t'avait manqué. c'était indéniable. elle t'avait terriblement manqué et ça te sautait d'autant plus aux yeux à présent qu'elle était à nouveau devant toi. une histoire compliquée. une histoire que tu n'as pas su maîtriser. t'aurais peut-être dû te battre pour la garder à tes côtés. mais t'étais encore bien trop aveuglé par tes sentiments pour sofia pour te rendre compte de tout le reste. c'est encore le cas aujourd'hui, n'est-ce pas ? parce que t'as toujours pas eu les couilles de lui dire ce que tu pouvais ressentir. tu la suis, sans hésiter. elle s'est coupée et toi tu la suis. t'as pas envie de la laisser partir cette fois. faut croire que le monde est tout petit. qu'elle te lance alors qu'elle laissait couler de l'eau sur son doigt. quand je me suis cassée sans un mot, j'avoue que je pensais aussi ne pas te revoir un jour. qu'elle te lance et tu croises les bras. elle repart sur vos histoires du passé déjà et ça te fait mal d'entendre juste ça. parce que tout ne s'était pas passé comme tu l'aurais souhaité. c'était évident. tu n'oses rien dire, tu restes là, à la regarder. à la contempler. elle est belle leni. elle l'a toujours été. tu sais où je peux trouver un pansement ? après je te fous la paix, promis. tu hoches la tête. attends-moi ici. tu pars chercher dans la petite trousse de secours que vous avez derrière le bar et tu reviens, deux minutes après. le pansement dans les mains. tu.. comment tu vas leni ? t'es heureuse ? tu te risques à lui demander. ce serait le plus important pour toi. t'as besoin qu'elle soit heureuse.

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Leni Baldini
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Jeu 17 Jan - 19:27

“ Je vois venir le week-end, je vois arriver le grand vide du samedi et le grand vide du dimanche et comment être sûre que la tristesse ne va pas profiter de tous ces grands vides pour revenir ? Je n'en peux plus de ruminer ces souvenirs. Ils m'encombrent, ils m'oppressent, on n'en a jamais fini. ”
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Leni voudrait avoir tout oublié de ces trois dernières années. Revenir à avant son départ pour le front, à l'époque où il n'y avait ni Azraël ni Diego. Personne pour lui percer le coeur et le faire fuir de partout, entraînant les pulsations et l'envie d'y croire. Elle voudrait ne plus rien ressentir pour lui, ne garder de cet homme qu'un vague souvenir, des émotions passées à la machine et toutes délavées, des sentiments qui lui feraient ni chaud ni froid. Mais c'est pas le cas. Elle jette des coups d'oeil en biais sur Diego en passant son doigts sous l'eau et le trouve toujours aussi beau. Alors elle se déteste, Leni, elle se déteste d'essayer pendant quelques secondes de se rappeler de ses mains calleuses sur ses courbes. Parce qu'elle a oublié tous les bons souvenirs, Leni, ceux-là se sont dissipés, dissous sous la rancoeur et les remords de ne pas avoir su être assez pour lui. Assez belle, assez intéressante, assez passionnante pour qu'il la choisisse elle plutôt que Sofia. Rester son deuxième choix quand être le premier aurait peut-être changé le cours de sa vie. Il aurait pu la sauver, Diego. Du front, d'Azraël vers qui elle était retournée après lui. Il aurait pu la sauver et s'était contenté de la lâcher, de ne pas lui donner suffisamment, tellement peu qu'elle avait préféré retourner à la guerre sans un mot. « Attends-moi ici. » Ses prunelles qui le suivent quand il s'éloigne. Faut qu'elle se calme, qu'elle nettoie sa blessure, mette un pansement par dessus et se casse de ce bar. Ne plus jamais le revoir, ne plus jamais le laisser raviver ces choses dont il n'avait pas voulu. Ses paupières qu'elle ferme, pour faire le vide en elle, pour se retenir de pleurer. Encore. Elle ne sait plus faire que ça, Leni : pleurer du matin jusqu'au soir et y'a pas de remède pour ça. Pas de cachet, pas de médoc qui viendrait lui sécher tout l'intérieur et faire évaporer la flotte. Diego finit par revenir, trop rapidement. Sa main valide vient attraper le pansement qu'il lui tend, évitant soigneusement de le toucher. « Tu.. comment tu vas Leni ? T'es heureuse ? » Elle s'arrête, souffle fort pour ne pas l'insulter. Ce mec arrivera toujours trop tard, pas vrai ? Quand elle ne peut plus être sauvée. « Arrête Diego, ça t'a jamais intéressé. Ce qui t'intéressait, toi, c'était que je sois là au cas où Sofia voudrait pas de toi.  » Elle tremble, Leni, se débat avec son pansement qu'elle n'arrive pas à mettre d'une seule mais mais refuse de lui demander de l'aide. Pas à lui. Surtout pas. « J'suis sûre que t'as même pas eu les couilles de lui dire ce que tu ressentais, j'me trompe ?  » Le piquer, picorer son coeur comme lui l'a fait avec le sien. Sans jamais penser aux dommages collatéraux et aux trous d'obus dans les entrailles qui ne se reboucheront plus.


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Diego White
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Ven 8 Fév - 8:46

tu fais vite, pour aller chercher tout ce qu'il faut pour soigner leni. pour soigner son doigt qu'elle s'est coupé à cause de toi, évidemment. c'est toujours à cause de toi, hein diego ? tu ne sais faire que ça de toute façon, tu ne sais faire que le mal autour de toi. et ça recommence aujourd'hui, avec leni. t'aurais pas cru. t'aurais jamais pensé la revoir un jour. et pourtant, elle était bien là, dans le bar où tu travailles. mais t'oubliais le travail pour le moment. tu ne pensais qu'au reste, qu'à elle. qu'à soigner son doigt et lui parler. tu perds tes moyens, comme toujours, quand tu te trouves en face d'elle. tu ne sais plus quoi penser. tu sais juste que les sentiments sont là. qu'il surgisse et que tu ne sais plus comment les gérer. une fois de plus. t'as merdé, à l'époque. et tu sais déjà que tu vas encore merder aujourd'hui. sofia est toujours là. sofia est toujours présente dans ton esprit, dans ton coeur. près de toi, sans arrêt. et t'as toujours pas été capable de lui dire quoi que ce soit. mais tu t'en fiches de ça, pour le moment, tu veux t'assurer que leni va bien. qu'elle est heureuse. qu'elle a pu trouver ce qu'elle cherchait avec quelqu'un d'autre. arrête diego, ça t'a jamais intéressé. ce qui t'intéressait, toi, c'était que je sois là au cas où sofia voudrait pas de toi. qu'elle te lance tout en se débattant avec son pansement. elle n'arrivait pas à le mettre et pour le moment tu n'osais pas bouger. j'suis sûre que t'as même pas eu les couilles de lui dire ce que tu ressentais, j'me trompe ? qu'elle rajoute encore, histoire de te faire encore un petit peu plus de mal. c'était mérité, sans doute. t'avais merdé, c'était à son tour de te faire comprendre à quel point. non, je ne lui ai rien dit. mais c'est pas vrai leni, je ne te voyais pas comme une roue de secours, je.. tu secoues la tête. ça ne sert à rien tout ça, hein ? elle ne va pas t'écouter de toute façon. tu t'avances. tu pointes du doigt son pansement. je peux ? tu demandes avant de faire quoi que ce soit.

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Leni Baldini
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Aujourd'hui à 19:09

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Il lui a manqué. Elle devrait le détester, elle le sait, peut-être qu'elle le déteste, d'ailleurs. Mais elle le regarde et elle n'arrive pas à décrocher son regard de lui. Il lui a manqué, ça grouille au fond de son estomac, c'est lointain et bourdonnant, c'est la première fois qu'elle ressent à nouveau quelque chose depuis Azraël et elle hait que ce soit avec lui. Alors elle se met en colère, Leni, garde le ton calme met place des mots glacials pour l'éloigner. Lui et ce réconfort qui grandit à l'intérieur. Est-ce qu'il se pourrait qu'elle soit heureuse d'être tombée sur lui ? Peut-être. Mais elle peut pas. Elle veut pas. Elle parle de Sofia pour se rappeler de la douleur, faire rouler son prénom sur sa langue lui fait toujours autant mal. Sofia. Celle qui a eu la première place, le rôle de l'héroïne, celle qui ne lui a laissé que l'ombre et la tristesse au bout du chemin. Elle les déteste, tous les deux. Elle pensait que c'était parti mais c'est encore bien là, partout dedans elle. La haine. Le chagrin emmêlé au milieu. Le besoin de rester mais l'envie de fuir et de ne plus jamais le croiser.  « Non, je ne lui ai rien dit. Mais c'est pas vrai Leni, je ne te voyais pas comme une roue de secours, je... » Il secoue la tête et elle le suit, allant jusqu'à lever les yeux aux ciels. « Tu quoi, Diego ? » Son coeur qui se soulève, la ramène à deux années plus tôt, quand elle s'était perdue entre lui et Azraël et qu'elle lui avait donné la chance de la choisir. Il ne l'avait pas fait. Azra non plus. Parce qu'on ne choisit pas Leni, jamais, on la baise, on lui promet la lune et on ne lui laisse que l'orage. Elle n'en peut plus de se dépatouiller avec la solitude et les promesses qui ne sont que du vent quand elle s'y accroche de toutes ses forces.  « Je peux ? » Elle se perd dans ses yeux, un instant, se force à retourner à son doigt écorché. Est-ce qu'elle doit le laisser faire ? Sûrement. Parce qu'elle est ridicule à trembler et à se débattre avec un pansement. Mais elle a peur qu'il la touche, peur de lui qui l'effleure, peur de réaliser qu'elle ressent encore, même après tout ce temps. Même après un autre homme, même après la douleur lancinante d'une rupture et l'envie de mourir un jour sur trois. Elle a peur de lui, alors qu'ils avaient l'habitude de se tirer vers le haut et d'être le pansement de l'autre. Il ne leur reste plus que les remords, pas vrai ? « D'accord. » Ce n'est qu'un murmure, elle a oublié l'alcool dans ses veines et tend sa main fébrile vers lui, attendant le couperet. Pourvu qu'elle ait oublié. Pourvu qu'elle l'ait oublié, lui qui gisait au milieu de ses rêves pour y mettre un peu de couleur.


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