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la grande évasion (dylan).
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Mar 16 Jan - 11:49

ta valise te semble beaucoup trop grosse maintenant que tu la traînes avec toi depuis plus de huit heures. tu as pris un train jusqu'à la frontière, te voilà désormais dans un bus un peu poussiéreux, roulant à tout allure vers le centre de trois-rivières. tu arriveras en fin d'après-midi, à la tombée de la nuit peut-être, ce qui ne t'arrange pas plus que ça. les cernes tombent sous tes yeux d'enfant, tu te serres dans ton large pull de noël élargi et déformé par le temps. tu n'as pas pris le temps ni la peine d'avertir ta cousine de ton arrivée : tu tremblais trop que votre conversation soit surprise, et que tes parents cherchent à t'empêcher de partir. ta décision était prise depuis plusieurs semaines : aux premiers jours de janvier, ton stage se terminant, tu allais faire route vers trois-rivières, vivre quelques temps auprès de ta si jolie cousine et dans la zone géographique privilégiée pour croiser ton idole. consciencieuse, tu as passé toute la route à relire ses interviews, à potasser son parcours que tu connais déjà par coeur. c'est avec le sourire que tu poses un premier pieds dans la ville, en plein coucher du soleil. il te reste à trouver son adresse, dont la mairie t'a très innocemment renseignée. nouveau bus pour t'y rendre, et puis tu marches, le long de chemins mal entretenus, ta grosse valise qui traîne derrière toi. la fatigue te prend mais elle est relevée par l'excitation qui te gagne à l'idée de retrouver ta cousine. arrivée à l'adresse indiquée, tu restes interdite devant la grandeur et la beauté de la bâtisse. ta cousine aurait-elle fait fortune dans sa fuite ? de plus en plus impatiente, tu sonnes impunément, plusieurs fois de suite, tes pieds qui s'agitent seuls et sautillent déjà.
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Mer 17 Jan - 10:34

dylan n’a eu le temps de rien, aujourd’hui. elle s’est couchée très tard la veille et n’a pas réussi à se sortir du lit à temps. elle a traîné, a mis du temps à se laver et encore plus à descendre pour retrouver les volontés de stanislas. il a d’ailleurs fait certains commentaires, laissant dylan sans voix. elle l’a quitté une heure plus tard, sans rien retenir et en traînant des pieds. elle ne peut pas travailler autant, elle ne tiendra pas. la jeune blonde danse la nuit et ramasse les erreurs de son patron le jour. et en plus de ça, elle suit des cours pour reprendre ses études et s’occupe de sa petite fille. dylan n’est pas humaine, elle est un robot que stanislas contrôle sans se préoccuper de sa santé. elle passe par les cuisines, tombant sur sa chaise de tout son long. son amie cuisinière s’approche, passe une couverture sur ses épaules et la supplie d’arrêter ça, d’aller dormir. mais dylan ne peut pas. elle a des courses à faire, et les écuries à ranger. c’est un ordre du jour, elle ne peut y déroger. si elle fait ça vite par contre, elle pourra dormir en fin d’après-midi. elle se lève alors, embrasse le front de sa fille qu’elle n’a pas vu depuis bien longtemps et quitte les cuisines. dylan ne profite pas de sa vie, elle survit. et elle sait bien qu’il va falloir qu’elle s’assume et qu’elle parle à stanislas de ses conditions de vie. ça ne peut pas durer. kim a besoin de sa mère. dylan a besoin de sa fille, et de sommeil. on sonne à la porte, ce qui intrigue dylan. ça n’arrive jamais. elle se tourne vers la grande porte en bois, elle entend qu’on trépigne derrière. elle fait donc demi-tour, repasse devant les cuisines et récupère kim sur le chemin qui court de ses petites jambes derrière sa mère retrouvée. dylan sourit, ouvrant la porte et découvrant un visage qu’elle n’a qu’à peine connu. har- harley ? une cousine besson, une histoire ancienne. un passé qui fait mal et qui n’a aucune idée de ce que contient la vie de dylan, aujourd’hui.
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Jeu 18 Jan - 20:17

une vie fantasmée que tu imagines à présent : tu es à quelques pas d'imaginer ta cousine en cendrillon des temps modernes, mariée à un prince élégant et fortuné dont la maison est le reflet de l'honnêteté : grandiose. tu souris à pleines dents, le froid te pinçant le nez, des flocons qui commencent à abondamment tomber sur tes épaules cernées d'une épaisse doudoune. tu vis comme un conte de fées, peut-être pour trop peu de temps encore, mais avec conviction, insistance, avec toute la passion que tu es capable de mettre dans les choses. malgré tes efforts à l'université, tu n'es jamais parvenue à devenir méfiante et réaliste, une jeune femme qui regarde la réalité en face : tu ne parviens pas à te figurer la violence du monde qui t'a vue naître, c'est tant mieux comme dangereux. tu gèles, gigote pour te réchauffer. enfin, tu entends la lourde porte se déverrouiller, et tes joues sont immédiatement roses. celle-ci s'ouvre sur le visage fatigué mais beau comme jamais de cette cousine que tu admires tant. quelques mots échangés sur un réseau social, des banalités, comment vas-tu, où vis-tu désormais ? il ne t'en avait pas fallu beaucoup plus pour te pointer aujourd'hui devant sa porte. surprise ! tu t'exclames, toute enfantine, toute innocente. derrière ses longues jambes, tu distingues du mouvement, cherche à te pencher pour mieux y voir et aperçoit une petite fille, adorable, aux grands yeux. tu souris de plus belle, croyant percer là une partie du mystère. aaaah, je comprends mieux pour la grande maison. t'es devenue nounou pour une famille riche ? bien joué, cousine, tu réponds, le sourire au bord des lèvres. puis, te trémoussant un peu. je peux entrer ? il fait mortellement froid, ici.
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Dim 21 Jan - 17:21

dylan garde la bouche ouverte, ne réalisant absolument pas que sa cousine est juste sous ses yeux, débarquées de brooklyn tout comme dylan l’a fait quelques mois plus tôt. dylan n’avait rien, elle. juste un bébé dans son ventre et une centaine de dollars en poche. et qu’à donc harley pour venir jusqu'ici ? que veut-elle ? dylan a soudain peur qu’elle ne soit pas venue toute seule. dylan a soudain peur que d’autres bessons apprennent sa situation. pas qu’elle ne veut pas leur soutient, mais juste qu’elle ne veut pas être jugée de ses choix. dylan n’est pas encore prête pour ça. elle soupire donc, murmurant le prénom de sa cousine qui a l’air, elle, bien enjouée. surprise ! dylan hoche la tête, parfaitement d’accord pour dire que c’est une surprise. harley recule, tourne, avance, s’approche. mais dylan ne bouge pas, complètement figée. aaaah, je comprends mieux pour la grande maison. t'es devenue nounou pour une famille riche ? bien joué, cousine. dylan s’apprête à lui expliquer, levant son doigt devant son visage. mais harley n’en a que faire, elle virevolte dans sa vérité sans laisser à dylan le temps de lui expliquer. doucement, elle passe sa main sur la tête blonde de kim, la fait tourner derrière elle. nounou ? alors personne ne sait qu’elle a accouché ? ses parents n’ont rien dit ? dylan a soudain envie de pleurer, sentant ses mains trembler. je peux entrer ? il fait mortellement froid, ici. la jeune blonde hoche la tête et fait entrer sa cousine à l’intérieur. elle ne la laisse pas filer, cependant, elle attrape son bras pour la prévenir. harley- je ne sais pas ce que tu sais .. ou même ce que tu fais là. mais- je ne suis pas nounou. je travaille pour un gars, et- dylan fait passer la petite blonde devant elle. elle la tient par les épaules pour rendre flagrante la ressemblance. voici kim. elle va bientôt avoir deux ans. c’est ma fille. dylan retient son souffle mais affirme la vérité avec fierté. elle ne veut pas qu’harley pense qu’elle est nourrice, qu’elle est venue ici pour le plaisir et l’argent. non, dylan s’est fait virer de chez elle. et il est temps qu’on le sache.
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Jeu 25 Jan - 9:42

tes yeux sont indubitablement attirés, avalés par cette petite tête blonde à la mine solaire. elle est belle, cette gamine, elle te rappellerait inévitablement quelqu'un que tu as côtoyé toute ton enfance si tu n'étais pas enfermée dans ta propre naïveté. tu serais prête à te faire avaler n'importe quoi plutôt que de te confronter à la dureté du monde, parfois. tout comme, sous la vague excuse que tu as froid aux pieds ou que tu brûles d'impatience, tu t'immisces dans la vie de ta cousine sans qu'elle n'ait voulu de toi. élevée dans un respect sacralisé de la famille, tu pars juste du principe qu'elle te le doit, peut-être. attitude égoïste, mais que l'on ne peut pas vraiment t'imputer. secouant un peu tes épaules couvertes d'une fine neige, ton sourire ne te quitte pas plus lorsque tu pénètre dans des lieux visiblement, évidemment trop beaux pour elle. tu lèves les yeux au plafond, richement décoré, à l'escalier forgé de fines formes, élégantes. soudain, dylan attrape ton bras, comme pour te ramener à elle, sur terre et à la réalité. tu as une désagréable sensation au creux du ventre. harley- je ne sais pas ce que tu sais .. ou même ce que tu fais là. mais- je ne suis pas nounou. je travaille pour un gars, et- tu l'observes de tes grands yeux, immenses, apeurés, ceux d'un renard sous les roues d'une voiture, toujours. elle place la petite fille, aux yeux rieurs, juste devant elle. voici kim. elle va bientôt avoir deux ans. c’est ma fille. tu tombes des nues, immédiatement. ton regard virevolte avec surprise d'elle à l'enfant, réalisant enfin que ces traits rassurants que tu trouvais à la petite fille étaient les siens. alors que tu devrais peut-être la juger sévèrement -c'est ce que ton éducation attend de toi-, tu as comme une chaleur dans le coeur, une chaleur diffuse, douce, comme retrouver un petit bout de soi. tu te penches vers kim, naturellement, peut-être trop. coucou kim. je suis harley, la cousine de maman. tu es une très jolie petite fille, tu dis en caressant affectueusement le haut de son crane. tes yeux qui brillent désormais arrivent enfin jusqu'à dylan. j'y comprends rien, tu dis pourtant dans un sourire, maman et papa ont dit que tu étais en voyage, pour faire des études. je savais qu'ils mentaient, mais à ce point... tu souffles, dubitative.
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Lun 29 Jan - 16:27

dylan est légèrement abasourdie de voir sa cousine. depuis qu’elle est partie, elle n’a plus revu aucun membre de sa famille et n’a même pas eu de nouvelles d’eux. elle a quitté leur vie comme elle a quitté la ville de brooklyn, elle ne s’est plus jamais retournée. et apparemment, les besson ne l’ont pas fait non plus. dylan comprend que ses parents ont menti ; elle est soudain bien curieuse de savoir ce qu’ils ont bien pu donner comme mensonge pour que ça tienne la route. un couvent ? une école en europe ? quelques maladies incurables ? dylan s’est déjà imaginé beaucoup de scénarios. elle présente donc sa fille, sous les yeux surpris et ébahis de sa cousine. kim s’approche, un peu timide, mais elle finit par sourire lorsque dylan la pousse. elle comprend qu’elle peut accorder sa confiance à cette jeune femme. harley se baisse, pour se mettre à son niveau. coucou kim. je suis harley, la cousine de maman. tu es une très jolie petite fille. dylan sourit, chassant les cheveux blonds de sa fille. elle retrouve ensuite le regard complètement paumé d’harley, pleine de questions et de sous-entendus. j'y comprends rien. qu’elle commence par dire, haussant les épaules et marchant avec dylan dans le grand manoir. elles vont jusqu’aux cuisines, où kim retrouve ses jouets. maman et papa ont dit que tu étais en voyage, pour faire des études. je savais qu'ils mentaient, mais à ce point .. alors voilà la raison qu’ils ont évoqués. des études loin de la maison. aucune nouvelle, aucun retour ? et ça ne choque personne ? dylan sent son cœur se serrer sur ce que sa famille pense d’elle, sur la tristesse qui l’entoure face à ses aveux qu’elle attendait pourtant depuis longtemps. c’est bien ce que j’ai compris .. quand j’ai vu ta tête. elle dit rapidement, pour chasser ses émotions. ils ne le méritent certainement pas. elle raconte, sans hésiter et servant deux tasses de thé sur la table. je suis tombée enceinte il y deux ans, papa et maman ne l’ont pas supporté et m’ont viré de la maison. j’ai passé deux nuits dehors avec un sac à dos jusqu’à ce que je trouve cette offre d’emploi et que je quitte brooklyn pour atterrir ici. on est loin du job de mes rêves, mais j’ai au moins un toit .. et de la place pour élever kim. elle sourit, dylan. elle sait bien qu’elle aurait pu avoir mieux et bien plus – mais kim passe avant tout désormais.
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Mar 13 Fév - 18:23

avoir devant les yeux cette gamine blonde, rieuse, c'est te laisser transporter en arrière. il y a bien des années, lorsque dans ton jardin, vous étiez toujours les premières dehors, dès les premières heures de soleil. lorsque vous y restiez le plus longtemps possible, à jouer, à la poupée ou à la balançoire, à la maitresse ou à la maman. brusque retour de la réalité puis qu’aujourd’hui, dylan ne joue plus. fini, les histoires que vous vous inventiez, cette vie idiote et pieuse que vous meniez, faisant attention à ne pas salir vos jolies robes, restant polies à table. dylan a grandi, peut-être, sans doute bien plus vite que toi et voilà qu'aujourd'hui, elle doit s'occuper de ce petit être avec qui toi, tu voudrais jouer, comme dans l'ancien temps, comme pour fermer les yeux. tu n'es pas choquée, pas plus qu'en colère : juste abasourdie et comme toujours, extrêmement naïve quant à ce qui se cache derrière cette situation. tu la suis dans la cuisine sans plus vraiment faire attention à l'endroit : non, c'est la petite fille qui accapare ton regard. tu t'y assois, prend le temps de retourner tes pupilles dorées sur ta cousine. c’est bien ce que j’ai compris .. quand j’ai vu ta tête. laisse échapper dylan pour couper court. tu n'as aucune d'idée de la raison pour laquelle elle emploie avec toi ce ton froid, toi qui n'aurait attendu qu'un geste d'elle pour venir immédiatement la retrouver ici. je suis tombée enceinte il y deux ans, papa et maman ne l’ont pas supporté et m’ont viré de la maison. j’ai passé deux nuits dehors avec un sac à dos jusqu’à ce que je trouve cette offre d’emploi et que je quitte brooklyn pour atterrir ici. on est loin du job de mes rêves, mais j’ai au moins un toit .. et de la place pour élever kim. tu hoches doucement la tête, attentive, lèvres légèrement entrouvertes alors qu'elle te verse un thé que tu ne toucheras pas. tout se bouscule dans ta tête et son histoire te semble à la fois tragique et rocambolesque. je... tu murmures, paumée. je savais pas... besoin de te justifier, oui, sous son regard dur et qui te serre un peu le coeur. mais, c'est quoi au juste, ton job ici ? tu demandes, avec candeur, à voix basse, en désignant les lieux du regard.
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Mer 7 Mar - 7:42

dylan raconte son histoire avec calme et sérénité. elle ne veut pas en vouloir à harley, bien qu’elle en veuille à ses parents. elle se force donc à être calme, à peser le poids de ses mots. ça ne lui ressemble pas, elle qui parle toujours sans réfléchir. mais c’est aussi une force à ce jour, pour que sa cousine se sente bien ici et qu’elle retrouve une partie de sa famille. je- harley hésite, lorsque dylan a terminé. un nouveau sourire de la blonde s’enchaîne pour la rassurer. elle est gênée, il y a de quoi. bien que ce ne soit absolument pas de sa faute. je savais pas... dylan a longtemps espéré que personne ne savait rien. typique des parents besson de faire quoi à chacun que leur fille est partie faire le tour du monde plutôt d’avouer qu’ils l’ont laissé dans la rue seule, et enceinte. mais elle hésitait. après tout, peut-être que tout le monde l’a détesté. peut-être que sur le coup, personne ne comprenait son acte et sa naïveté pour tomber enceinte de son premier petit copain. je me doutais qu’ils avaient menti. enfin, je l’espérais sachant que je n’avais pas de nouvelles. dylan s’en veut un peu de mettre le doigts sur ce qui fâche mais elle ne peut pas dire autrement ce qu’il s’est passé de son côté. ils ont tous préféré l’ignorer, plutôt que de vérifier si elle était bien partie. et ça lui a brisé le cœur. mais, c'est quoi au juste, ton job ici ? harley reprend la main, éloignant les peines de dylan. elle repense à sa nouvelle famille, à kim à qui elle tient fort la main et à stanislas qui a promis de l’emmener voyager. elle se contente de ça, dylan. un peu de tout. le ménage, l’organisation .. je suis comme une assistante de vie pour mon patron. ça se passe vraiment bien. dylan ose un sourire, pour rassurer harley. ces derniers temps, c’est un peu compliqué avec le club et l’histoire avec noor. mais dylan a entièrement confiance en stanislas. elle sait qu’il saura prendre soin d’elle, et qu’elle a le pouvoir de tout arrêter si jamais ça va trop loin. et toi alors, que- enfin, tous. qu’est-ce que vous devenez ? papa, maman, les sœurs, les frères, les cousins .. dylan n’a plus de nouvelle de personne. elle a certainement beaucoup à rattraper.
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Ven 16 Mar - 10:28

elle a vieilli, dylan. tu ne sais pas si c'est parce qu'elle est soudainement propulsée, dans ton imaginaire encore si binaire, dans la position de la mère ou si c'est juste parce que des cernes lentes, sinueuses, creusent son visage d'ordinaire si solaire. elle perd un peu de sa lumière, ta cousine, au contact de cette ville qui, si elle peut paraître charmante de loin, t'apparaît un peu comme le trou noir d'une région qui se meurt. on t'avait pas promis ça, à toi. on t'avait promis que tu retrouverais dylan, la complice de tes insouciantes années, le modèle que tu t'étais toujours construit, les couleurs de l'été et de toutes les autres vacances passées à rire quand elle riait, courir quand elle courait, te coiffer comme elle et tenter, lorsque la maison s'endormait, de marcher et parler comme elle. une admiration sans bornes, maladive, renforcée par un sentiment étrange qui était en train de gagner du terrain dans ton ventre : un sentiment de défiance, d'incompréhension, devant dylan qui était désormais mère et face à toi qui n'était pas à 100% certaine de savoir comment le devenir, mère. elle te sourit pourtant, derrière son masque de fatigue, et tu te sens un peu mieux. il t'en faut peu, une parole douce et c'est comme si tu retrouvais un arrière goût des jeux d'enfants que vous avez autrefois partagé. tu t'en veux, pourtant. comme bien trop souvent,tu t'en veux d'avoir préféré écouter les mêmes mensonges, les mêmes enjolivements oui, tu t'en veux que tes parents, à presque 24 ans, aient encore réussi à te duper. tu baisses les yeux au sol. je me doutais qu’ils avaient menti. enfin, je l’espérais sachant que je n’avais pas de nouvelles. tu acceptes la sentence, hoche doucement la tête. tu sais, que t'aurais du faire mieux. dans tellement d'occasion, tu aurais du faire mieux. mais le mieux te paraît depuis toujours abstrait, tu ne vois que le bien et le mal, le péché et la vertu. difficile, de déplacer le curseur à nouveau, de trouver des repères qui ne soient pas estampillés made in besson. un peu de tout. le ménage, l’organisation .. je suis comme une assistante de vie pour mon patron. ça se passe vraiment bien. une chaleur nouvelle vient éclairer son visage, comme quand on parle d'un truc comme aime bien, d'une jolie journée sous le soleil. tu lèves un oeil, encore penaude, mais heureuse pour elle. je suis contente que tu aies trouvé ça, tu glisses, sincère, discrète. et toi alors, que- enfin, tous. qu’est-ce que vous devenez ? on dirait que tes yeux glissent des lieux à elle, cherchent l'important. ton existence te semble petite et futile à côté de ses nouvelles responsabilités. papa râle beaucoup parce que pour l'instant, personne ne veut reprendre le flambeau, tout le monde est parti un peu loin de la maison. tu sais que jackson est parti au japon ? au japon, maman en fait une maladie. jackson, c'est ton frère ainé. un idiot, que tu n'as jamais tant que ça considéré. et puis moi... j'en sais rien, j'essaye de changer. tu sais, de.. tu rougis, d'un coup. comme c'est difficile pour toi de parler de ces choses là. de grandir.
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la grande évasion (dylan).



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