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set fire to the rain. ~ remi.
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team mermaid
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✩ messages : 309 ✩ avatar : suki waterhouse.
✩ crédits : uc
★ âge : 24
Dim 18 Fév - 8:22

Dans un grommellement plaintif, Blake sort de sa torpeur puis s’étire de tout son long tel un chat languissant. La sonnerie tonitruante de la porte d’entrée a brisé son rêve au moment où, il devenait le plus intéressant : Deven se repentait et lui cédait le Grant, elle épousait Lit et tout le clan Richer était présent au mariage, et puis clore les festivités, ils avaient convenu d’un accord mutuel : d’embraser la ville. Trois-Rivières sous les flammes. D’un geste maladroit, Blake attrape la télécommande et coupe le son du téléviseur. Alors qu’elle reprend ses esprits, elle aperçoit le capharnaüm environnement, mégots de cigarettes, canettes de soda, restes de pizza et autres joyeusetés ultra-caloriques (heureusement, elle fait beaucoup de sport avec Deven pour en brûler la majorité), vêtements déjà portés à l’odeur suspecte. Convaincue qu’il s’agit de Moëra, enfin rentrée de sa petite sauterie avec Stanislas -quoi d’autre ? ça fait presque quarante-huit heures qu’elle n’a pas mis les pieds à la colocation- peut-être Blake devrait-elle envisager de raconter tout ça à la police, disparition étrange. Les mains devant la bouche, choquée par ses propres conclusions, elle imagine que c’est peut-être eux derrière la porte. Des inspecteurs qui vont lui annoncer qu’ils ont retrouvé le corps sans vie de Moëra -et que comme elle n’avait ni famille proche, ni héritiers- Blake hérite de l’appartement idéalement situé à Trois-Rivières. Dans le doute, elle envoie quand même valser l’ensemble de son répugnant bordel sous le canapé et ouvre une fênetre. « Cinq minutes, on n’est pas aux pièces. » Elle hurle un bon coup à la personne qui insiste et actionne de nouveau la sonnette stridente qui manque de lui faire sortir ses griffes. Dans une course effrénée contre la montre, Blake se précipite dans sa chambre, attrape une robe noire -en prévision du deuil de Moëra- l’enfile à vitesse grand V, souligne ses lèvres d’un rouge ostentatoire et revient à sa place initiale pimpante comme après douze heures de sommeil. « Wooooh. » qu’elle glisse d’une voix mielleuse en observant son convive de haut en bas; il n’est pas flic et il est beaucoup trop séduisant pour avoir un quelconque lien avec la Carter. Sans doute a-t-il été envoyé ici par le tout-puissant afin de distribuer du plaisir aux âmes perdues. « Vingt-quatre ans que j’attends qu’on réalise une de mes prières. » Elle minaude, puis s’écarte pour le laisser entrer. Blake n’a pas peur des inconnus, des histoires que l’on entend dans les médias ou aux informations sur les psychopathes et les tueurs en série; elle a l’esprit aussi désordonné que ces criminels et aucune conscience du danger. Il n’y a qu’une seule chose  -ou plus exactement personne- qui l’enferme dans une peur viscérale, lui remémore les souvenirs douloureux d’un traumatisme encore récent, un médecin du service psychiatrique de l’hopital de Montréal. L’esprit du diable piégé dans le corps d’un dieu grec. Et alors qu’elle repense à ce tortionnaire de De Santis et les infernales piqures de sédatifs qu’il plantait dans son bras, tout se connecte. Elle le connait ce type qui vient d’entrer -et qui aurait tout aussi pu être un ami de Moëra-. Mais son instinct ne se trompe jamais, il est venu pour elle et pour la retrouver. La sauver d’autres démons, l’emmener loin pour lui offrir une vie meilleure, peut-être qu’il n’a eu cesse de penser à elle, à eux depuis le jour de leur rencontre à Montréal. « Remi. Impossible. » L’expression de son visage laisse croire que Blake a vu un fantôme, ses petites s’approche du bras de Remi avec précaution, puis elle le pince pour s’assurer qu’il est bien vivant, bien réel et non pas le fruit de son imagination, de mélanges médicamenteux mal dosés. Il l’a délivrée de l’Enfer, libérée des griffes du docteur De Santis, lui a permis de s’échapper de l’asile dans lequel on avait admis son cas huit jours auparavant ; névrose hystérique, crise de paranoïa, obsession pour le feu et brûlure au deuxième-degré sur l’avant-bras gauche. « Tu es amoureux de moi, c’est pour ça que tu m’as retrouvée ? » Blake laisse ses pupilles noisette se perdent indolemment dans celles de Remi; sans lui elle serait morte aujourd’hui, victime d’un médecin siphonné, réincarnation du docteur Frankenstein.

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Colérique, éclectique, tu parles fort, polémique et crée panique.
Tu es violente, sans pitié, tu es fleurie, remplie de pâquerettes et d'incendies.
T'insultes des mères, violes des frères, tu te bats pour tes terres.
Tu te sens concernée, comme touchée de la tête aux pieds.
Il te pousse des ailes ambitieuses et ravageuses, une haine vénéneuse.
Tu es sous-estimée, tu brilles de frénésie et de fierté.
Sur tout ton corps sont tatouées des perles d'or, tu flattes la rue, la mise à mort.
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team aristo
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✩ messages : 252 ✩ avatar : josh beech.
✩ crédits : meteors.
★ âge : 28
Dim 11 Mar - 19:26

il glisse son doigt sur la sonnette, une fois, deux fois, trois fois, quatre fois, autant de fois qu'il le faut pour qu'elle réagisse. cinq minutes, on n’est pas aux pièces. il entend, au moins, il ne la trouvera pas au sol, complètement morte. il ne se souvient pas réellement s'il a déjà su quelque chose des raisons de sa présence au même service psychiatrique que sa mère. il n'aurait sans doute pas dû la faire sortir mais... il a fait son choix, rapidement, touché par son regard emplit d'une émotion qu'il n'est toujours pas capable de qualifier. il ne l'a sans doute encore jamais ressenti, c'est pour ça. il l'a vu entrer, cette nuit. il l'a suivi. c'est trop fou, probablement. il n'attend déjà plus lorsque la porte s'ouvre et laisse le champ de son regard libre à une jeune femme blonde, bien plus en confiance que celle qu'il a laissé libre de ses mouvements à la sortie de l'hôpital. il voulait savoir comment elle allait, il a sans doute sa réponse, déjà... wooooh. vingt-quatre ans que j’attends qu’on réalise une de mes prières. il fronce des sourcils, il n'est pas sûr de comprendre, il n'est même pas sûr qu'elle ait pu le reconnaître tant son regard sur lui fut bref. il se contente de sourire et de laisser les images faire leur travaille d'elles-mêmes. remi. impossible. un plus large sourire, il pouffe un peu, elle ne s'y attendait pas, il faut croire, l'effet est là, ça lui plait, tant mieux. il laisse faire le travail qu'il faut pour atteindre les souvenirs dont elle a besoin. il glisse sa main sur son bras à elle, après ses tests de réalité, elle doit sans doute en avoir besoin. il ne connait pas son problème, il aimerait bien en savoir plus. c'est comme ça qu'il la regarde depuis le début, essayant de toucher les parties de son cerveau qui répondrait à ses questions sans qu'il n'ait à les poser. tu es amoureux de moi, c’est pour ça que tu m’as retrouvée ? un rire franc et clair s'échappe de sa gorge. il s'approche un peu d'elle, sourire en coin de circonstance, il pourrait être qui il le veut avec elle. c'est ce qui lui donne autant de confiance. un soupire de soulagement face à sa réaction enfin normale. si ça peut te faire plaisir. il souffle en posant un baiser sur sa joue, jouant un peu trop avec les mots cette fois-ci. il finit par hausser des épaules en reculant d'un pas. t'étais pas très bien cachée. il regrette, si elle ne veut pas qu'on la retrouve, elle ne devrait pas laisser n'importe qui entrer chez elle comme dans un moulin mais... il n'ose pas lui dire ce qu'elle devrait faire, de peur de toucher quelque chose de terrible en elle. elle a quitté la pression de la folie furieuse pour vivre sa vie dans cette vie tranquille. elle apprécie ce choix, trois-rivières est celui que toute personne voulant retrouver une vie normale devrait faire.

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dans ton appartement on a tout essayé.
j'ai goûté un à un tes centimètres carré.
en semant nos vêtements on a tout renversé.
prends ton mal en passion c'est du passé. 
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team mermaid
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✩ messages : 309 ✩ avatar : suki waterhouse.
✩ crédits : uc
★ âge : 24
Sam 12 Mai - 14:55

Les images pénibles de l’automne deux mille seize ressurgissent dans son esprit, comme des vagues qui viennent se briser une à une sur des roches escarpées; les souvenirs inondent son âme, une succession de hurlements dans un décor aseptisé; le blanc des couloirs d’hôpitaux et l’odeur entêtante des désinfectants. Un enfer opalescent dans lequel on a tenté de délivrer son cerveau malade de ses maux, d’atteindre une expiation vaine. L’encéphale endolori par les drogues, le corps embastillé dans une camisole oppressante et le regard antipathique du docteur De Santis posé sur elle. Blake se remémore parfaitement son sourire en coin, un rictus indéchiffrable qui glace le sang, témoigne de ses mauvaises intentions. Lorsqu’elle en avait la force, elle hurlait pour qu’on détache ses chaines et suppliait les infirmières de lui rendre sa liberté; mais il revenait toujours dans sa chambre, guidé par le chant des sirènes, une aiguille acérée entre les mains contenant une dose anormalement haute de sédatifs qui, immédiatement, endormait ses démons et la laissait, inerte, dans un demi-coma. Remi avait été le messie, le bienfaiteur qu’elle n’attendait plus, briseur de chaines; il avait réveillé l’enfant et lui avait indiqué la sortie. Dans la précipitation et désireux d’accomplir sa bonne action, il n’avait pas prêté attention à la pathologie de Blake ; une accumulation de névroses et d’obsession, des crises violentes se terminent dans les cendres, des délires paranoïaques incompréhensibles qui torturent furieusement son âme. Une fois dehors et libérée, elle lui avait demandé son prénom et avait gravé son visage d’enfant terrible dans les méandres de son crâne, il avait le visage d’un sale gosse, les tatouages d’un trafiquant et l’intelligence d’un braqueur de banque. Rémi. Puis, elle s’était enfuie à travers la brume, lui faisant la gracieuseté de sortir de sa vie aussi vite qu’elle y était entrée, pour ne pas la gâcher, l’abimer, la consumer. (...) « J’ai la mémoire des visages, ne t’imagine surtout pas être mémorable. » Il s’amuse des paroles impertinentes de Blake et dévoile un sourire qui ferait craquer toutes les midinettes assises au premier rang. D’ores et déjà, elle a le pressentiment que le destin les a réunis pour une bonne raison; vivre une amitié délirante, féroce et romanesque; celle amplifiée et améliorée du cinéma Hollywoodien. Puis, elle se demande comment il est remonté jusqu’à elle avec si peu d’informations; juste un nom aux syllabes funestes, une blondeur flavescente et une démarche vulgaire. Elle veut savoir pourquoi ses pas l’ont conduits jusqu’ici; elle n’a rien à offrir Blake, mis à part des tourments et des cauchemars; comme les frères Richer, elle porte l’infortune dans son sillage. « Sauf que je ne suis pas le genre de filles dont on tombe éperdument amoureux; je suis un nid à emmerdes, demande aux fantômes de mes ex, ils crèchent tous au cimetière de Lamont. » Des relations de passage, des passions éphémères, des gosses emportés par la mort parce qu’ils se sont trop approchés des flammes. Un baiser délicat vient mourir sur sa joue, et elle ne peut s’empêcher de rougir face à tant de prévenance parce qu’elle est habituée à ce qu’on la malmène; elle choisit toujours ses amants pour leur excès violence et leur folie, jamais pour leur sensibilité. « La vérité c’est que je ne me cachais pas; mes frères sont en ville alors j’imagine qu’ils me protégeront si quelqu’un essaye à nouveau de me faire interner. » Pourtant, elle sait qu’elle ne sera jamais débarrassé de ses délires et que, tôt ou tard, elle finira par fouler de nouveau le sol de l’asile contre son gré mais pour son bien et celui de la communauté. Il suffit de prêter une attention particulière aux détails, trop nombreux, présents dans la pièce. Les boites de médicaments aux noms imprononçables, des neuroleptiques par dizaine pour lutter contre les pensées désorganisées et les coups de sang, des anxiolytiques pour calmer ses tourments et éteindre les incendies. Sa peau cartonnée par endroits, des cicatrices récentes et plus anciennes provoquées par le feu; les conséquences d’une vie à allumer des brasiers et puis, posée prêt sur la table du salon les restes d’un torchon carbonisé avec lequel elle a torturé un journaliste un peu trop aventureux lors de sa dernière soirée au Grant et sur ordres catégoriques de Deven.

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Colérique, éclectique, tu parles fort, polémique et crée panique.
Tu es violente, sans pitié, tu es fleurie, remplie de pâquerettes et d'incendies.
T'insultes des mères, violes des frères, tu te bats pour tes terres.
Tu te sens concernée, comme touchée de la tête aux pieds.
Il te pousse des ailes ambitieuses et ravageuses, une haine vénéneuse.
Tu es sous-estimée, tu brilles de frénésie et de fierté.
Sur tout ton corps sont tatouées des perles d'or, tu flattes la rue, la mise à mort.
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team aristo
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team aristo
✩ messages : 252 ✩ avatar : josh beech.
✩ crédits : meteors.
★ âge : 28
Mar 29 Mai - 21:52

une évidence rare, il n'avait pas cherché bien longtemps pour tomber sur elle. d'une facilité presque terrifiante pour un gamin qui n'avait même pas tellement envie de la trouver. j’ai la mémoire des visages, ne t’imagine surtout pas être mémorable. il hausse un sourcil. il ne croit rien du tout rémi. il se demande si elle ne préférerait justement pas qu'il s'imagine des choses. loin de lui l'idée de lui créer des problèmes. il ne la connait pas assez. juste comme il faut pour comprendre qu'elle n'a probablement pas envie qu'on la retrouve. elle se trouvait dans le même service que sa mère. comme un rappel qui lui saute aux yeux et qui lui donne l'envie de la ramener exactement où il l'a trouvé. après tout... si elle est comme sa mère, qu'est-ce qui l'empêche de faire les mêmes conneries ? rémi n'a jamais été certain de faire le bon choix. pour autant, il ne l'a pas fait pour lui... sauf que je ne suis pas le genre de filles dont on tombe éperdument amoureux; je suis un nid à emmerdes, demande aux fantômes de mes ex, ils crèchent tous au cimetière de lamont. il secoue la tête, levant les yeux au ciel, comme s'il était réellement là parce qu'il est amoureux d'elle. des inepties. il n'est amoureux de personne rémi, surtout pas d'une femme qu'il a rencontré chez les fous. s'il y a bien une chose que lui aura appris la maladie de sa mère, c'est que s'accrocher à ce genre femme aux pathologies affolantes ne lui vaudra que malheurs et terreurs nocturnes. il joue avec le feu rémi, il ne devrait pas être ici, après tout, c'est grâce à lui qu'elle est là... la vérité c’est que je ne me cachais pas; mes frères sont en ville alors j’imagine qu’ils me protégeront si quelqu’un essaye à nouveau de me faire interner. il hoche la tête, écoutant à peine en observant autour de lui. il prend les informations, une à une, pour lui prouver qu'elle n'est pas exactement comme sa mère. il n'aurait pas dû faire ça... il aurait dû laisser où il semblait nécessaire qu'elle soit. il tire une boite de médicaments sur la table pour en lire les quelques inscriptions. tu vas bien ? il demande alors qu'il en prend une deuxième. enquêteur de seconde zone, il lève à peine la tête pour connaître ses réactions. il a oublié ce qu'elle lui a dit juste avant. c'est pour ça qu'il est là rémi surtout, il avait besoin de savoir qu'il n'avait pas relâcher dans la nature une gamine capable de se faire du mal. elle lui semble fébrile, pas plus que les autres cependant. il soupire, se demande s'il ne devrait pas finalement s'occuper de ses affaires. il n'en manque pas une pourtant, attrapant autre chose pour l'examiner comme il le fait depuis son arrivée ici. t'as vraiment besoin de tout ça ? on dirait une pharmacie ravagée par une tempête. il énonce en détaillant chacune des boites à demi ouvertes, celles tombées par mégarde sur le sol, celles qui semblent vide mais qui trônent encore fièrement autour de leurs copines neuves. c'est le bazar, ça doit l'être aussi dans la tête de la blonde, qu'il regarde enfin, d'un regard circonspect.

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