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to the moon and back (jallamber)
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dream is a wish your heart makes
✩ messages : 446 ✩ avatar : Marloes Horst
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★ âge : 26
Jeu 22 Fév - 23:53

To the moon and back ⊹ Le Canada. S’il y a bien un pays où je ne pensais pas mettre les pieds c’était bien celui-ci. Je préférais de loin la vie près du sable chaud à lézarder dans un hamac. Mais je l’avais suivi jusqu’ici, cet homme qui avait sauvé ma vie sans ne m’avoir jamais posé de questions. Il y a bien des choses dont j’étais peu fière mais étrangement ce n’était pas de la culpabilité que je ressentais. C’était autre chose.. Comme une sorte d’ombre derrière moi qui ne cesse de grandir nourrissant en moi des tréfonds encore inexplorés. Je sentais cette présence presque oppressante me laissant chaque respiration le souffle coupé. Vous savez on m'a toujours appris que nous pouvions tous passé de l'autre côté d'un claquement de doigts. L'autre côté ironiquement appelé celui de la folie, nous étions tous des psychopathes en puissance qui n'attendaient que le moment opportun pour se révéler. Le côté obscur ne faisait que éclairer les parties ténébreuses de ma piètre personnalité décadente. S'il y avait bien une chose dont j'étais sûre c'était qu'une fois que nous goûtions à l'interdit à ce jardin d'Eden rien ne pouvait plus nous faire reculer. Les chaînes des remords n'étaient plus assez lourdes à présent pour faire machine arrière. Nous étions que des pantins animés par la luxure et les penchants suicidaires pour reprendre in extremis goût à cette putain de vie. Il était deux heures de matin dans le quartier de Sainte Marguerite. Le froid pénétrais mes entrailles comme pour me tailler les dernières veines qui me restait. Cela faisait une semaine que je campais devant cet appartement avec toujours cette boule au ventre. J'avais tout simplement peur, peur de sa réaction d'avoir détruit le reste de ce qui était une relation fusionnelle. Je m'étais souvent mise à place me disant à sa place qu'est ce que j'aurais fait. Est-ce que j'aurais pardonné ma sœur de m'avoir abandonnée lâchement en prenant la fuite à dos de moto. Ma réponse aurait été oui car cela aurait été du Jallander tout craché mettant les voiles sans retour arrière possible mais venant de ma part c'était pas la même chose. Nos vies s'étaient souvent séparées mais jamais je n'étais partie devant elle affrontant son regard qui était pour la première fois de ma vie de la peine. Elle m'en voulait. Nous n'étions pas des filles normales, nous étions abîmées par nos frasques cette envie de franchir l'impossible ce délicieux firmament impalpable entre la vie et la mort. Cherchant sans cesse à pousser le vice toujours plus loin car aujourd'hui plus rien ne nous étonnait, plus rien ne nous choquait et encore moins les sentiments étaient enfermés dans une cage de glace impénétrable. Sept longs jours à me demander comment je pouvais m'immiscer dans sa vie à nouveau. Cent soixante huit heures à tourner en rond cherchant à savoir comment pénétrer dans son antre de la plus belle des façons. J'avais observé les moindres de ses faits et gestes durant ces longs jours je savais exactement à quelle heure elle rentrait. Je montais dans le building dans son appartement à la hâte. Je n'avais pas besoin de forcer sa porte j'avais installé au préalable quelques heures avant qu'elle parte un mécanisme pour l'ouvrir sans fracas et sans qu'elle ait besoin de changer de serrure. Je prenais une grande respiration, l'excitation s’entremêlait avec l'impatience. J'entrais dans ce grand appartement je pouvais sentir son odeur comme si elle ne m'avait jamais quitté. Je parcourais mes phalanges abimées sur son canapé, son endroit favori après son lit où elle cachait ses plus lourds secrets inavoués. Je sortais de mon sac une clé usb que je branchais à une télé que je trouvais non loin du canapé. La vidéo était prête il ne manquait plus qu'elle. Je posais mon long manteau sur une des chaises qui traînait par là laissant découvrir mes jambes de résille surplombé d'un gros pull blanc. Je posais mes sabots sur sa table basse tout en sortant une bouteille de Jack Daniels. Je brandissait de mon sac mon sac d'herbes euphorisantes le laissant traîner sur la table. Après tout nos retrouvailles ne devait pas être autour d'une tasse de thé. Je m'allumais un joint en plissant les yeux, la tête jetée sur l'appui de son canapé. Il fallait que je me détendes, il fallait qu'elle retrouve en moi celle qu'elle connaissait déjà [...]. Trois heures du matin, une heure après mon arrivée sur les lieux ayant fumé déjà deux bâtons d'herbes, j'entendais la clé de la serrure de sa porte d'entrée. Des frissons me parcouraient de tout mon corps. Je lançais la vidéo qui n'était autre que la sextape que j'avais diffusé lors d'un de ses concerts. J'étais dans le noir, elle pouvait juste entendre ses propres gémissements. Un sourire aux lèvres élargissait mon visage quand elle alluma la lumière. Je me levais d'un coup du canapé lui faisant face en crachant ces quelques mots " Tu sais Jallander, j'ai toujours aimé cette vidéo". Mon regard chercher ses azurs, d'un sourire je reprenais " Je me suis toujours demandé, comment tu connaissais autant de positions sans même m'en parler". Féline. Le coeur ratant un battement je m'approchais d'elle , beaucoup trop proche d'elle en lui murmurant à l'oreille " C'est dommage que tu sois ma soeur". Rapprochant mon visage près du sien presque à toucher ses lèvres. Non je ne comptais rien faire à ma sœur, mais la bousculer dans ses retranchements était mon souffle de vie. Le souffle coupé je restais pendue à son regard dans l'attente de sa langue acerbe et tranchante.  

©️Grey WIND.

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Y'avait du monde mais je l'ai vu apparaître pâle comme une aquarelle, j'ai vu son ombre avant de la voir elle.Merveilleuse, sérieuse mais rieuse, périlleuse danse, mais elle a pas ouvert les yeuz'.Dans cette vie sans coloris, les cuisses endolories plongée dans ses pensées colériques, elle danse et colle au rythme.. Elle dansera jusqu'à 6, longue nuit, elle danse comme si elle en avait envie
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Dim 25 Fév - 23:21

Amber ⊹ Jallander, c’est le moment de m’aider. Les deux plantes blondes au pied d’une forêt abondante de végétations, se toisaient mutuellement. Jallander, les bras croisés contre sa poitrine, observait d’un regard mauvais sa sœur jumelle. Celle-ci, en position de défense, était à deux pas d’un prédateur rare, linx qui sévissait dans les hautes montagnes et pouvait à tout moment, dépecer un être vivant à la seule force d’un coup de patte bien avisée. Mais Jallander ce jour-là, du haut de ses seize ans bien tassés, année charnière où elle avait compris qu’elle ne voulait plus être mêlée à une famille misogyne et complètement ignorante, repoussait les appels à l’aide de sa sœur d’un regard froid et d’une moue sans pitié. Le matin même, Amber avait embrassé son petit ami attitré parce que Jallander, avait fourré la veille, des laxatifs dans son café du matin avant d’aller en cour. Si une guerre sans merci avait l’habitude de faire rage entre les deux jeunes femmes, Jallander n’avait pas apprécié les limites désastreuses de sa sœur. Pourtant, elle aurait dû avoir l’habitude. Depuis toutes petites, elles n’avaient eu de cesse de se tester mutuellement, contrant ainsi l’ennui d’une routine en égayant d’un piment comportemental, leur douce et malheureuse vie. Mais cette fois-ci, Amber était allée trop loin. En plus d’avoir embrassée son copain dont pourtant, la jeune femme se fichait bien, sa sœur avait décidé que ce n’était pas suffisant. Les règles avaient toujours été claires pourtant : chacune la balle, jamais deux coups bas d’affilé. Mais Amber avait parlé à leur père, de la musique que Jallander apprenait dans sa chambre au lieu de soigner proprement l’arme qu’elle avait obtenue pour son anniversaire. Son père s’était mis dans une rage folle et sans se départir de la fierté évidente d’avoir l’une de ses filles, héritière de ses nombreuses tueries sanglantes en forêt, il avait obligé Jallander à suivre sa sœur jumelle. Dorénavant, aux pieds des sapins, Jallander avait l’envie grandissante de laisser la jeune femme se défaire du pétrin dans lequel elle s’était fourrée. Si Amber au début, avait demandé l’aide de sa sœur d’un ton ironique, presque avec dédain, elle semblait beaucoup plus étonnée dorénavant, par le regard sans appel de Jal et sa voix, avaient laissé place à une supplication feinte derrière une fierté immense. L’animal avait fait un pas puis deux, se léchant d’avance les babines, de ce délicieux festin qui l’attendait avec impatience. L’arme d’Amber sur le côté, seule Jallander pouvait la saisir pour obliger l’animal, à se rendre. Mais elle n’en avait pas envie. Pas encore tout du moins. Si Amber mourrait, Jallander mourrait aussi. Triste ironie du sort. Un jour ou l’autre, que tu le veuilles ou non, je partirai. Je ferais de la musique parce que je ne pourrais plus vivre en sachant que les acolytes de notre père me tripotent les fesses et que tu es la garce numéro un lorsqu’il s’agit de cruauté animale. Tu te retrouveras seule et je ne serais plus là pour te sortir de tes merdiers. Jallander leva le menton face à la jeune femme. Pour toute réponse elle eut le droit à un sourire sarcastique d’Amber. L’animal allait bondir au moment où Jallander relevait la tête et brandissait le fusil de chasse. Une seule détonation s’en suivit et l’animal finit aux pieds de sa sœur, mort sur le coup. […] Jallander mourrait d’impatience de rentrer chez elle. A une heure plus qu’avancée de la nuit, elle avait obtempéré des allers et retours dans les différents clubs du coin pour se produire et acculer la foule de sa présence magnétique. A peine était-elle arrivée dans l’entrée de son appartement plongé dans le noir qu’elle entendait les cris de ses ébats passés. Son cerveau ne fit qu’un tour et elle plongea son regard azur bordé de ses longs cheveux bruns anciennement blonds, dans ceux de la revenante, Amber. Le choc ne se lut pas sur son visage mais sa cage thoracique manqua d’exploser, de joie, de surprise, de déconvenue, de déception, d’une profonde colère. Sa sœur, ce sourire délicieux planté sur ses fines lèvres, s’avança vers elle, la reluquant comme une proie à sa portée, sifflant à ses oreilles les douces luxures qu’elle avait le don d’enchaîner à ses côtés. Elle se retrouvait à l’époque de Brooklyn, ce moment merveilleux où Jallander avait eu une acolyte pour se sortir de la misérable routine du monde. Puis elle avait disparu. Sans un mot. La main de Jallander se leva sans aucune hésitation et elle gifla avec violence la joue légèrement rosée de sa sœur. Ses longs cheveux voltigèrent autour de son visage et sans se départir de son calme, Jallander la repoussa de l’épaule pour avancer dans le salon et éteindre ainsi, la télé qui gémissait à en perdre la tête. Que me vaut cet honneur Amber ? Besoin de sous ? Un gamin que t’aurais mis au monde et dont il faudrait travailler la disparition ? Oh non attends ne me dis rien… Tu cherches un abri car ton mac à décider que tu n’étais plus assez jeune pour les besoins de ses clients. Un fin sourire s’étala sur les lèvres de Jallander. Malgré toute cette animosité qu’elle ressentait, une forme primitive s’emparait de son palpitant, le faisant tambouriner à mille à l’heure, une sensation primaire qui s’était éteinte à son départ et qui venait de s’éveiller. L’émotion immense de savoir que sa vie, allait de nouveau chavirer et qu’elle était prête à tout pour qu’Amber lui fasse ressentir ce lien immuable qui ne les avait jamais quitté…

©️ Grey WIND.

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Dernière édition par Jallander Soreve le Jeu 5 Avr - 19:30, édité 2 fois
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★ âge : 26
Sam 17 Mar - 23:14

To the moon and back ⊹ Le bruit de sa main sur mon visage était comme si l’éclat de la vérité venait de se briser contre ma joue. Celle-ci encore chaude je ne méritais que ce que j’étais venue chercher sa légendaire impulsivité, sa colère indéfinissable notre haine contre la vie tout simplement. Je posais mes délicats doigts sur ma joue comme pour tenir sa main qui n’était déjà plus là. Une simple gifle avait fait remonter tous les souvenirs indélébiles qui existaient entre nous. Rien ne pouvait s’effacer, le passé c’était comme un boomerang il vous revenait en pleine figure à chaque fois que vous tentiez de l’oublier et repartais aussitôt quand il vous avait saccager de pensée sales et obscures. Mes lèvres s’étendaient cependant laissant place à un sourire celui du jeu, celui de la désobéissance. On recherchait toujours dans nos vies des acolytes, des ennemies, cette sorte de torpeur qui pouvait vous emmener dans les bas-fonds de vos méandres inconnus. Elle était ma chose, ma toupie avec laquelle je pouvais tourner à l’infini sans que jamais nous arrêtions notre ronde démoniaque. Nous étions le pantin l’une de l’autre chacune tirant les ficelles de l’autre pour être maître le temps de quelques heures avoir le dessus pour redonner la main à l’adversaire. Vous savez on nous explique que les jumelles ressentent la même chose au même moment, nous ne ressentions pas la même chose au même moment mais tout ce qu’elle ressentait de mauvais cette hargne se décuplait en moi. « Aïe » balbutiais-je entre mes lèvres presque de façon inaudible. Elle me ramenait une nouvelle fois à la réalité en me poussant de son épaule et en entendant le son de sa voix mon cœur rata un battement. Je la contemplais dans sa férocité sans pouvoir l’expliquer mon cœur commençait à battre à tout rompre. Me laissant presque à court de souffle j’écoutais ces jérémiades aussi absurdes soient elles. Sans que je puisse me contrôler un fou rire commençait à sortir de mon corps. Je m’approchais d’elle en jouant avec quelques mèches de ses cheveux. « Oh tu sais Jallander celle qui joue à perdu de recherche avec le père soi-disant d’un enfant jamais conçu c’est bien toi ». Je raclais ma gorge en prenant un des verres que j’avais laissé traîner là en attendant son arrivée. Je m’octroyais une gorgée d’alcool pur avant de continuer sur ma lancée « Tu m’as habitué à mieux que ça Jal je suis un peu déçue t’es plus la garce numéro un que tu étais avant ». Disais-je en élaborant un sourire des plus vicieux qui soit. « Tu te souviens quand tu m’as lâchement abandonné pour ta musique de bas-fonds ». Je m’installais dans le canapé en reprenant le joint que je n’avais pas terminé. Je la regardais par-dessus mon épaule tout en fouillant dans mon sac une sorte de porte clé en forme de biche que je lui balançais en pleine figure. C’était comme un cap ou pas cap entre nous vous savez ce jeu d’enfant, nous ne l’avions jamais joué de cette manière chaque coup bas se terminait une fois que l’une rendait à l’autre cet emblème. Je tirais sur le joint en fermant les yeux en essayant de calmer tout ce que mon cœur subissait à cet instant même j’avais envie de lui hurler qu’elle m’avait manqué, que je l’aimais par-dessus tout par-dessus les lois par-dessus tout ce qui était insurmontable. « C’est bon c’est à ton tour Jal’, je n’ai aucune raison à te donner je suis partie et maintenant je suis de retour. Tu n’as pas le choix de l’accepter soit tu restes dans ta vie miteuse en m’ignorant soit on repart pour un tour. C’est à toi de jouer c’est toi qui a le porte clé, pas moi. »

©️Grey WIND.


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★ âge : 25
Jeu 5 Avr - 19:45

Amber ⊹ Amber était une sœur acariâtre au goût affuté pour l’extrême et l’ambiguïté sous toute sa plus grande naïveté. Désorientée de tous concepts, libérée des conflits de la population, évidente protagoniste d’un monde en proie à un bain de vices. Jallander l’aimait autant qu’elle la détestait mais la haine était un doux élixir qui remontait plus vite à la surface que les évidents sentiments d’attachement qu’elle ressentait pour sa sœur. La colère, le déni, l’ignorance était les maîtres mots du jeu qu’elles avaient éveillé dès leur naissance, pour se montrer qu’elles s’aimaient, parce qu’il était évident qu’aucune des deux Soreve n’étaient heureuses si la vie apportait des émotions anodines, dignes d’une lente routine qu’elles réfutaient depuis toujours. Alors elles savaient toutes les deux, qu’il valait mieux se faire du mal pour combler l’autre, assister à un spectacle dépossédé de nuances et de limites, seul aboutissement de cette liaison fugace et amère à laquelle elles savaient mettre le feu en un claquement de doigt. Pourtant ce soir-là, Jallander détestait plus encore sa sœur. Pas pour son départ ni pour sa témérité à lui montrer une énième fois les coups bas qu’elle avait tant de fois orchestrés dans son dos. Non, il était évident que la plus jeune des Soreve détestait que sa sœur se soit présentée avant de l’avoir annoncé. Amber savait que Jallander n’avait aucune carte en main, n’avait aucune vision ni savoir de son absence. Elle pouvait dilapider ses palabres cinglantes dans l’atmosphère qu’elle avait un pied en arrière, les crocs de sa sœur en avant. Elle se sentait faible, rejetée pratiquement, Jallander avait l’envie de rattraper son retard, reprendre les choses en main pour équilibrer la balance et se jeter de nouveau dans un jeu qui éveillait ses sens. Contusionnée par sa seule présence, elle lui accorda un sourire, la balle au centre, à Amber de lever sa main pour assener un énième smatch amical. Sache qu’il n’est plus perdu mais est bel et bien en ville. Pour l’heure, l’enfant n’est pas un simple mirage expliquant une nuit torride avec la fille la plus délicieuse de la ville mais bien un être vivant, qui se balade au gré de mon humeur. Jallander n’était pas clair, insufflait déjà le dernier fléau qu’elle avait mis en route dans la vie d’un malheureux. Léandre était en ville et si c’était avec un plaisir non-feint qu’il avait retrouvé la jeune femme avec qui il avait passé de superbes nuits dans un penthouse de Vegas, il s’avérait qu’il n’était absolument pas au courant de la grossesse de Jallander et encore moins, de son arrêt prématuré. Pourtant, la jeune Soreve avait grondé de colère, se sentait soudain l’envie de lui mettre en pleine figure, les sentiments controversés qui l’avaient habités lorsqu’elle avait dû faire face seule, à la situation. Elle avait menti avec un indéniable talent et lui avait expliqué que l’enfant, était bel et bien vivant depuis des années et qu’elle lui interdisait formellement de le voir, jusqu’à ce qu’il ait montré qu’il pourrait tout abandonner dans sa vie pour enfin assumer son rôle de père. C’était horrible, démoniaque, pire presque, que tout ce qu’elle avait pu faire. Mais Jallander se foutait depuis toujours des dommages collatéraux et continuait à sourire de toutes ses dents face à une Amber aussi tordue qu’elle. Le mouton égaré que tu es à besoin de nouveaux exemples pour continuer sa vie c’est ça ? Que veux-tu alors ? Que je te présente les meilleurs partis de la ville ? Dis moi tes plans Amber, ce que tu désires véritablement. Parce qu’Amber et Jallander n’avaient jamais fait partie de ces femmes qui laissaient la vie les guider sans anticiper la fin incohérente et déséquilibrée qui serait la leur. Amber avait un plan, avait toujours des envies secrètes, des besoins singuliers qu’elle collait sous  le nez de Jallander lorsqu’elle avait envie de les assumer pleinement. Tu es rentrée seule ? Amber n’était jamais seule. Les jeunes Soreve brillaient par leur indiscipline et leur indépendance mais au grand jamais elles ne se retrouvaient bien longtemps démunies face à la solitude. Boyd est en ville d’ailleurs. Je devrais appeler papa. Je suis sûr que ça lui plairait de filmer de nouveau vos retrouvailles… Un sourire souligna les lèvres de la jeune femme sans qu’elle ne dise à voix haute ce qu’elle avait  en tête. Amber fit tinter soudain un son familier, désirable au possible. Mieux qu’une nuit de débauche avec le plus bel homme du monde, elle lui lançait l’outil fétichiste qui abreuvait leur vie d’un savant mélange de folie éhontée. Le petit cerf au creux de sa main, elle lui envoya en l’air et Jallander l’attrapa sans aucune hésitation. Elle savait depuis toujours, qu’il était impossible de résister à cet objet qui comprenait tous leurs souvenirs réunis. Je me tâte encore à appeler les flics pour dire que ma sœur folle à lier est sortie de son asile sans permission pour qu’ils t’arrêtent ou bien continuer à te bouffer la vie. Personnellement, je n’ai rien à perdre mais toi, c’est une autre histoire. Après tout, si tu es de retour c’est pour une raison non ? Un fin sourire s’exhiba sur son visage, preuve en était que Jallander ne reniait pas sa sœur mais désirait obtenir les secrets qui rongeaient sa vie. Les prunelles azur de la jeune femme lui répondirent de dédain mais Jallander savait déjà qu’elle avait fait mouche.  

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★ âge : 26
Mar 1 Mai - 23:46

To the moon and back ⊹ Il y a des torrents perpétuels qui ne finissaient jamais prenant avec eux toutes les âmes à la dérive. Les Soreve avaient engendré des démons venus des enfers mythologiques devenant très vite incontrôlables. Sous ses carapaces emplies de pierre de la destruction se cacher le souffle des sirènes, celles qui appelaient les âmes de leur voix chancelantes pour mieux les dévorer sans pitié une fois à leurs portées.  Il y avait bien des champs de bataille que j’avais foulé mais ma plus grande guerre était avec ma sœur contre le monde qu’on nous avait imposé. Nous étions la plus grande force et la plus grande faiblesse de l’autre, nos cœurs saignaient à l’unisson et si chacune essayait d’épancher le palpitant derrière des pansements invisible aussitôt rétablis l’autre le détruisait encore plus fort. La haine était notre amour à nous, nous n’étions pas nées pour être des protagonistes d’une vie fade et trop parfaite. Non, très vite nous avions compris que le seul moyen d’exister dans cette famille de déchets était l’adrénaline. Je ne vous parle pas d’adrénaline que vous ressentez quand vous vous apprêtez à arpenter des manèges à sensation. Non le genre d’adrénaline qui vous donnait un coup de la tête pendant quelques vous instant vous laissant l’esprit congelé sans pouvoir avoir le temps à votre cerveau de réaliser. C’était ce genre de coup dans l’âme qui faisait que nos hémoglobines se multipliait nous redonnant cette sensation de brûlure comme si nous étions tout près d’un volcan. Plus fort encore qu’une dynamite au plein centre de Bagdad nous étions des explosifs impossibles à désamorcer qui allaient finir un jour où l’autre à se projeter en blessant tous les alentours. Deux personnalités à la fois complexes et en même temps si simple. Nous débordions d’intelligence sans même pouvoir le remarquer car on nous a appris à être des bêtes de scène et de sexe. Jallander restait floue sur elle et cet histoire d’enfant imaginer dans sa tête infernale. J’arquais un sourcil ne voulant pas entrer dans son jeu et sachant pertinemment qu’elle était le genre de mante religieuse une fois qu’elle attrapait un homme, elle s’en rassasié avant de le détruire par une quelconque manière. « Je ne te crois pas une seule seconde que toi, tu es pu engendré quelque chose d’humain peut-être vivant mais ça serait un monstre tout comme toi ». Si Jallander pensait qu’Amber aurait lésiné sa joute verbale c’est qu’elle se trompait. Je la laissais me mentir droit dans les yeux ne voulant pas m’attarder sur sa fausse modestie. Tirant sur le joint que j’avais allumé je restais sur ce fauteuil écoutant ces jérémiades aussi infantiles que nous étions. Je tournais mon regard vers elle quand elle me demandait ce que je désirais vraiment à vrai dire pour une fois je ne savais pas quoi répondre à cette question. Je haussais les épaules en répondant avec nonchalance déconcertante. « T’aimerai savoir Jal car tu as ce besoin incompressible de tout détruire mes plans. Avoue-moi que tu mens à ce je ne sais qui pour cet enfant imaginaire que tu aurais tellement voulu voir naître pour te prouver que tu sers à quelque chose sur Terre. Peut-être que là je pourrais te donner quelques indices…». Comme si elle percevait en moi comme je percevais en elle ce mensonge, jamais la vérité ou du moins toujours déguisée. « Je ne savais pas que tu avais envie d’un plan à 3 Jal fallait me prévenir j’aurais amené Lévi ». Disais-je. Je n’étais pas arrivé depuis bien longtemps mais j’avais déjà fait le tour de la ville et en écoutant cette Polly j’avais compris que Jallander semer le chaos encore une fois dans la vie de pauvres personnes encore naïves.  Ne voulant plus écouter ces conneries plus longtemps je me levais pour me retrouver face à elle à l’évocation de Boyd. Ma main aurait pu terminer en une trace rouge sang sur sa joue mais je ne lui donnerait sur un plateau d’argent de quoi avoir le dessus même une seconde sur moi, aucun cadeau. Elle savait que j’avais eu un moment de faiblesse dans ma si courte vie et elle me le rappeler à chaque fois comme pour m’arracher les dernières artères encore viables de mon palpitant. « Ferme-là Jallander tu as quel-âge pour encore penser me menacer avec papa ? T’es une enfant Jallander, grandis un peu t’en as besoin, vraiment je te dis ça pour toi. » Disais-je presque de façon amère elle avait eu ce point presque facilement mais je ne voulais pas me battre tout de suite je voulais encore un peu voir ses quelques failles. Le porte-clé lancé je retournais sur son canapé attendant son retour comme un boomerang Jallander répliquait aussitôt. Nous étions sous le joug d’un cerf démembré qui contenait tous nos secrets et tout ce que nous avions pu faire de pire dans ce bas-monde. Ma gorge se raclait si ma sœur était une garce sans nom tout comme moi. Si d’autres criaient de ne pas lui faire confiance je savais sans aucune hésitation que s’il se passait quelque chose de grave pour l’une ou l’autre, l’autre la couvrirait tout simplement car nous étions deux aimants incapables de vivre trop longtemps séparés. Presque fermée avec tout le dédain possible dans le regard je laissais mes yeux se posaient sur ses azurs. « Honnêtement je n’ai rien à perdre Jallander, j’aimerai pouvoir te dire pourquoi je suis ici. Mais toutes les deux on a jamais vraiment parler de cœur à cœur tu n’es pas le genre de personne sur laquelle on se repose quand il nous arrive quelque chose tu serais le genre à nous poignarder encore plus fort. ». Je tirais la dernière latte du joint en écrasant le mégot dans le cendrier avant de reprendre. « J’aimerai te faire confiance pour une seule fois mais je sais qu’un jour tu t’en serviras contre moi. » Me mettant face à elle, touchant sa mèche brune rebelle qui balayait son visage pour lui remettre derrière l’oreille je lui glissais à l’oreille. « Je te propose un marché. » Ses yeux cherchaient les miens peut-être car c’est la première fois que j’envisageais de m’ouvrir plus qu’à l’habitude. « Si tu me dis une chose sur toi qui pourrait causer ta perte alors je te le dirais ». J’arrachais le cerf de ses mains comme une preuve de reprise sur le contrôle de notre jeu. « Tu vois ce cerf ? On l’a toujours utilisé pour permettre à l’autre un coup d’avance là on va être à armes égales. Après tout nous sommes jumelles il serait encore temps de pouvoir avoir confiance l’une envers l’autre ». Est-ce que Jallander était prête à ça...oui elle était tout simplement car connaître mes pires secret et connaître les siens étaient salvateurs....

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★ âge : 25
Mer 13 Juin - 22:44

Jallander Soreve préférait s’arracher le cœur plutôt que de ressentir la moindre parcelle de doute, la moindre fissure, le mal qui tord les boyaux et projette les morceaux brisés dans des sens aléatoires. Si sa sœur et elle avaient semblé être comme les doigts de la main à une époque, prêtes à tout l’une pour l’autre, le départ d’Amber avait su retourner la situation, remettre en question ce qui semblait immuable malgré les coups bas et les maladresses, les mots envolés et les majeurs levés en l’air. Si depuis qu’elles avaient embrassé les années qui séparaient l’enfance et le monde adulte, elles avaient fini par prendre des chemins différents, elles avaient toujours eu l’habitude de se retrouver malgré les impasses et les obstacles parce qu’il leur avait toujours été inconcevable que la distance ne vienne ébranler le lien qui les unissait. Depuis la naissance, Jallander avait compris qu’elles étaient une moitié d’un tout, jamais complète sans l’autre, à jamais liées par les liens du sang, le noyau familial, les épreuves communes, le caractère turbulent et surtout, cette union mystique qui faisait d’elles de vrais requins séparés, des déesses vivantes réunies. Et c’était ainsi qu’elles en étaient les plus dangereuses, en travaillant ensemble. Si les Soreve s’alliaient, elles devenaient indestructibles, invincibles, des sylphides qui pouvaient pourrir les fruits défendus, bouffer la terre entière, fermenter des traquenards impossibles à déceler, violer les corps et les âmes. Mais depuis le départ d’Amber de New York, rien n’avait semblé être similaire. Elles avaient dû apprendre à vivre l’une sans l’autre et avaient ainsi, brisé le joker qui pouvait les rendre tout bonnement indissociable. L’égo avait marqué leur dualité, les fiertés mal placées pour se faire entendre, avaient créé plus de distance encore et au lieu de comprendre les enjeux de leur ancienne alliance, elles avaient préféré jouer cavaliers seul pour se prouver qu’elles pouvaient se défier, vivre séparément sans que jamais, cela ne pose un problème. Mais il y en avait un. Un volcan pouvait gronder mais sans la lave, il restait inoffensif. Sans le souffle d’une tornade, elle restait destructrice mais moins ravageuse. Aujourd’hui, malgré la renaissance du phoenix, cette boule de feu qui s’allumait dès que les deux jumelles démoniaques étaient réunies, elles n’en faisaient qu’à leur tête, oubliaient un temps la beauté de leur véritable union et préféraient s’armer seule, triompher séparément, atteindre la victoire sans qu’elle n’ait les mêmes teintes et nuances qu’à la grande époque d’autrefois. Parce que tu es un modèle de vertu Amber ? Crois-moi, le jour où je t’ai vu déchiqueter ces animaux avec un coutelas qui faisait trois fois la taille de ton bras, j’ai arrêté de croire que tu pouvais m’apprendre à devenir autre chose qu’une pute assoiffée de sang. J’applaudis, ton rôle de sœur a été accomplit et j’ai massacré un gosse pour prouver que je pouvais te ressembler. Mais crois le ou non, jamais tu ne l’aurais connu. La haine emporta tout sur son passage. Amber allait trop loin, comme toujours. Elles semblaient être similaires mais la différence était remarquable lorsqu’on apprenait à connaître les deux Soreve. Amber était dans la provocation, dépassait les limites, faisait preuve d’une insolence insoupçonnée quitte à fouiller dans ce qui semblait le plus secret. Elle faisait imploser les dossiers compromettants et se foutait du ras de marée développé. Jallander elle, était plus dans la retenue et si les mots étaient osés, il s’en suivait toujours des actions complètement ahurissantes, de celles qu’on ne comprenait pas, à la limite de l’auto-destruction. Amber faisait du mal aux gens mais en riait. Jallander faisait de même mais en se foutant dans le même sac, pour ressentir la même morsure d’effroi, le mal qu’elle infligeait, cette bonne dose de souffrance qui changeait le marionnettiste en un homme comme les autres. Jallander avait besoin de ces sentiments abondants et c’était pourquoi elle aurait aimé qu’on lui brise le cœur inconsciemment. Pour sentir la rougeur de la honte, la morsure de l’humiliation et que la vendetta, n’en soit que plus délicieuse encore. J’ai brisé ton couple après que tu aies délibérément choisi d’afficher mes exploits au grand jour. Qui est la plus puérile entre nous ? Tu veux que je t’avoue quelque chose Amber ? Rien de tout cela ne serait jamais arrivé si tu n’avais pas retourné tes pions contre moi. Tu as délimité les limites puis les as anéanties. Tu as payé le prix cher, je m’en suis tirée de mon côté. Puis tu es partie. T’as été lâche Amber de croire que tu pouvais débuter une partie sans la conclure. Jallander n’avait jamais parlé ainsi à sa sœur. Elle l’avait toujours aimée plus que quiconque mais aujourd’hui, la rancœur était palpable. L’accumulation des maux qu’elles s’étaient mutuellement affligées, ouvrait un compteur foisonnant de colère et de haine. Pourtant, alors que les mots coulaient, que le sens caché de ses paroles semblait murmurer à travers les mots, Jallander souffrait. Amber était la seule qui pouvait lui faire du mal et elle était partie. L’avait délaissée seule. Et la flamme qui brillait orgueilleuse en leurs deux présences, s’était éteinte. Persuade toi Amber. Si tu penses que tu es plus forte toute seule c’est que tu n’as rien compris à ces nombreuses années d’entraînement. Parce que Jallander aimait sa sœur, elle avait toujours été prête à tout pour elle jusqu’à la pardonner d’être celle qui pouvait détruire à chaque instant sa vie. Elle était blessée, heurtée par les propos de sa sœur, dans l’incompréhension totale de voir, que la confiance entre elles avait été réduite à néant. Pourtant dans l’ombre, Jallander avait toujours veillé, comme un phare au bout du tunnel. Sans jamais le lui avouer. Je n’ai aucun secret Amber et je n’en ai jamais eu. J’ai cambriolé des monuments à New York dans le seul but d’éveiller ton attention. Mais je sais aussi que je ne serais jamais prise. J’ai tiré sur un homme il y a de ça quelques jours. Un homme qui ne m’a jamais autant fait sentir vivante de toute ma vie. Je ne sais pas si c’est ce que tu attendais mais contrairement à toi, je n’ai aucun doute sur le fait que tu ne trahiras jamais mes secrets. Si tu es revenue, ce n’est sûrement pas pour relancer une énième guerre. Alors je t’écoute. Jallander était sur la défensive mais parlait à cœur ouvert. Pour lui montrer qu’elle était prête à tout entendre, elle s’installait sur le divan à ses côtés et scrutait ses immenses iris azur dans l’attente du verdict finale. Si la jeune Soreve avait bien compris quelque chose, c’était qu’elle pouvait lire en sa sœur comme dans un livre ouvert… Je t’ai toujours fait confiance. N’en doute pas. Elle lui tendait le cerf, l’animal de rigueur, abimé par le temps, qui les avait vu détruire et s’anéantir mutuellement. Jallander le savait. Les Soreve ensemble étaient intouchables et c’est exactement ce dont elle avait besoin aujourd’hui…   

©️ Grey WIND.

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to the moon and back⊹ On dit que des jumelles peuvent ressentir ce que l’autre ressentait même à des milliers de kilomètres. Que chaque brisure qu’avait l’autre, l’autre pouvait la ressentir avec une telle puissance que ça devenait insoutenable. C’était sans doute vrai, mais quand deux jumelles ont pour vertu l’autodestruction on n’arrivait plus à sentir la douleur. La douleur n’était plus assez forte pour être ressentie, il fallait autre chose, quelque chose qui broyait les entrailles pour qu’elles deviennent que des cendres. La haine. Une haine qui s’était alimenté d’années en années si beaucoup peuvent croire que c’est un mauvais sentiment en réalité il s’agissait d’un sentiment plus fort que l’amour encore. Un sentiment qui absorbait tout sur son passage le genre de sensation qu’une seule personne pouvait vous procurer. Ma haine et mon amour était dévoué qu’un à un seul être, cet être au nom de Jallander. Depuis notre plus tendre enfance il y avait ce fil invisible qui n’avait jamais cesser de tenir malgré les coups bas de l’autre, malgré toutes les incompréhensions car tout simplement nous étions à deux la même personne. Le côté pile, son côté celui qui agissait dans l’ombre, celui qu’on ne soupçonnait pas qu’on y foncerait les yeux formés. Ce côté qui avait l’habitude de s’approprier les gens mais dans la sournoiserie la plus obscure. Puis l’autre côté, le mien, le côté face, celui sur lequel on s’attarde, celui qui fait mal, celui qui n’a pas peur d’affronter tous les combats. Les deux faces d’une même pièce qu’on pouvait dissocier, une double face qui avait tellement joué de tours qu’elle ne savait plus reconnaître quand ce n’était plus un jeu. Une union puissante, une union qui pouvait créer des tremblements de terre et changer littéralement le visage de l’atlas. Une union qui naissait d’un feu ardent, d’un feu qui brûlait avant même qu’on puisse le toucher. Un nom de famille signé des enfers du plus profond de la terre il avait fait naître un ensemble imparfait qui rendait toute la noirceur de ce monde. Deux reines qui ne voulaient pas se battre pour le trône mais le conquérir en utilisant des pantins malhabiles pour maquiller tous leurs vices sordides. La déesse de la guerre n’avait plus aucune leçon à nous donner, on lui apprenait nous chaque jours quels étés les meilleurs coups à jouer pour battre son adversaire. Elle versait ses paroles comme de l’acide sur moi chaque mot me rongeait la peau, et mon cœur lui à l’intérieur bondissait prête à voler le sien dans cette bataille qui n’était que les cris du cœur. « Le monde est une pute assoiffée de sang, tu devrais me remercier. Je t’ai montré peut-être les pires horreurs mais ne me dis pas qu’un seul instant cela ne t’a pas permis de détruire les autres d’avantages et cela sans limites car il n’y avait pas pire que ta pute de sœur comme tu aimes me nommer. Pour me ressembler Jallander tu dis ? Ce que tu ne comprends pas c’est que toi et moi que tu le veuille ou non nous sommes la même personne. ». Ses yeux s’étaient masqués d’un voile, un voile que je ne comprenais pas. J’avais mal, mal de ne pas pouvoir la prendre, de ne pas pouvoir l’embrasser, ne pas pouvoir ô combien elle m’avait manqué. Nous ne connaissions pas ça, la tendresse était bannie de notre vocabulaire, un mot sale qu’on avait si souvent jeté au diable.  Devenues maîtresses aux jeux des apparences il n’en demeurait pas moins que nous savions deviner l’était de l’autre. J’avais ce besoin de montrer que chaque individu dans ce bas de monde même si c’était la reine la mettre en échec avait toujours été mon souffle de vie. Sa voix soufflait des mots empoisonnés qui avaient pris l direction directement vers le cœur en le mordant d’une morsure qu’elle n’avait jamais osée. « Donc c’était toi. Pour une fois tu te montres à la hauteur. T’as réussi Jallander à prendre la seule chose qui ne faisait pas de moi une pute sans cœur mais à croire que tu aimes autant que tu déteste ce côté-là. Tu t’en es tirée tu dis mais qu’est-ce que tu as fait tu me reproches d’avoir pris la fuite mais tu as été la première à le faire, la première ne l’oublie jamais t’as été la première à faire preuve de lâcheté. Tu m’as torturée de ton absence mais ça tu l’oublies vite tu préfères déferler toute ta haine sur moi alors vas-y » Mes yeux dans les siens qui essayaient de comprendre, lui en vouloir pour Boyd ? Jamais car il n’y avait personne qui pouvait se dresser contre nous, il y avait toujours ce tout qui faisait que rien ne pouvait nous dissociés. Jusqu’à ces deux distances ces deux distances qui avaient anéanties tant d’années à se battre ensemble envers et contre tous. Les distances qui avaient marqué nos cœurs avec le fer de la solitude. Cette solitude qui avait fait qu’éteindre la folie sans jamais y voir à nouveau cette étincelle. « Je ne me persuade pas d’être forte juste pour une fois je t’ai mise en avant en partant, pour te protéger toi mais tu es trop butée pour comprendre ». Blessée et à bout de force de se rendre compte que celle qui était ma sœur ne voyant en moi que cette garce perverse. Je voulais la bousculer pour qu’elle me dise ses mots qu’elle n’arrivait pas à dire. Parler de confiance était la seule chose qui pouvait la faire vriller, car malgré toutes les années même si je lui faisais croire le contraire elle était la seule à qui je pouvais lui cracher mes vérités. Silencieuse je l’écoutais sans relever l’ombre d’une seule de ses paroles je sentais à quel point j’avais touché celle que je n’aurais jamais voulu atteindre au cœur, celle pour qui j’aurais préféré être assenée de milles coups de couteaux que de la voir souffrir. Nos iris se rencontrèrent comme deux âmes qui se retrouvaient à nouveau ensemble pour danser une énième valse, une valse tourner vers le firmament. Elle me tendait le cerf que je prenais doucement dans les mains tout en le tripotant un peu avant de poser à nouveau mon regard dans le sien. « Je me suis fait violée Jallander, moi ta sœur qui a pourtant été sur le front je me suis retrouvé sans défense j’ai laissé cet homme prendre possession de moi en imaginant à chaque râle comment je pourrais me venger. Malgré les coups et les bleus sur mon corps je n’ai pas hésité une seconde à la ramener à nouveau en forêt avec moi lui faisant croire que j’aimais quand il me prenait comme ça comme sa chienne. » Je marquais une pause pour prendre une inspiration et avaler d’une traite le verre qui traînait sur la table. Ne quittant pas les yeux de l’éternelle je pinçais mes lèvres avant de continuer avec la même froideur dans mes dires « J’avais touché un bison et je lui avais demandé de vérifier qu’il était bien mort. Une fois proche de la bête dès qu’il s’est retourné je lui ai planté une balle en pleine tête sans le moindre remords. ». Les larmes coulaient sur mes joues sans que je puisse les arrêter une Soreve ne pleurait jamais, une Soreve se devait conquérante et renverser le monde et pour la première fois de ma vie je montrais à ma sœur le cœur qui n’avait plus de barrière. « Je suis partie car tu ne méritais pas d’être mêlée à ça je n’avais pas le droit de te faire ça. Je préférais que tu me haïsses, que tu me maudisse que de faire subir de l’insécurité. ». Essuyant d’une main les larmes sur mon visage je raclais ma gorge en détaillant son visage comme un livre qu’on pouvait lire espérant secrètement qu’elle puisse comprendre l’incompréhensible.    ©️Grey WIND.

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Y'avait du monde mais je l'ai vu apparaître pâle comme une aquarelle, j'ai vu son ombre avant de la voir elle.Merveilleuse, sérieuse mais rieuse, périlleuse danse, mais elle a pas ouvert les yeuz'.Dans cette vie sans coloris, les cuisses endolories plongée dans ses pensées colériques, elle danse et colle au rythme.. Elle dansera jusqu'à 6, longue nuit, elle danse comme si elle en avait envie
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Dim 22 Juil - 20:18

Les mots fusaient sans relâche, avec la dextérité d’une pute qui aurait engloutie tout le pays et recraché que la politesse. Elle avait gardé que le mal, que les mauvaises paroles et les odieuses raisons d’un orgueil surdimensionné. Les Soreve avait bouffé le monde à pleines dents et n’en étaient jamais ressorties avec les bonnes leçons de vie. Elles avaient plutôt appris à ne vivre que parmi la populace mais à s’élever au-dessus, dans un ailleurs indisponible pour les frêles et les âmes façonnées avec soin. Elles avaient gardé en mémoire des années de travail sur les autres, avaient analysé les comportements et rendu obsolète le libre arbitre. Elles naviguaient dans des mers sans couleur d’où le potentiel était aussitôt absorbé pour être revomi sur quelqu’un d’autre, quelqu’un de coloré, aux pommettes saillantes, qu’elles briseraient comme les autres. Une chaîne. Elles et le fouet du sermon, les milles personnalités brisées bien disposées dans leur esprit. Jallander pourrait virer schizophrène à tout moment, elle le savait. Les voix parlaient bien souvent dans sa tête, les différentes versions de sa personnalité qui avaient défrayé la chronique. Il y avait également celles qui finalement, avaient pris part au monde, avaient tenté de contrer les odieux agissements d’un gouvernement américain corrompu, qui avaient essayé de parler plus fort que le bruit des impacts de balles dans les chairs d’animaux sans défense. Et puis finalement, malgré les fuites, malgré l’envie de réussir dans la musique, Jallander n’était et ne serait jamais plus cette femme. Plus les années avançaient plus il semblait évident qu’elle était capable du pire. Et ce mot prenait des limites qui, l’année d’après, disparaissaient pour s’éloigner bien plus encore jusqu’à un point de non-retour qu’elle n’avait pas encore atteint mais dont elle était sûr un jour, de toucher du bout des doigts. Elle allait un jour toucher à la suffocation, à la mort. Ce serait d’un détracteur, une personne dont elle aurait brisé la vie et qui reviendrait pour conclure la vie d’une Soreve devant les applaudissements de tous. Où le coup fatal viendrait d’elle-même. Une balle dans la tête pour finir en martyr comme toutes les stars iconiques qui avaient disparu bien trop tôt. Ou elle finirait droguée, asservie dans une camisole de force, sans pensée, sans liberté. Mieux valait la balle finalement… Amber s’époumonait soudain. Les paroles avaient éclatées à ses oreilles et il semblait qu’il lui était dorénavant impossible de ne pas emprunter la route que sa sœur lui avait mise sous le nez, celle des reproches et des conneries de remords. La détresse était palpable dans le cœur des deux jeunes sœurs. Jumelles à n’en pas douter, elles vivaient le monde qu’à deux sans jamais pouvoir s’éloigner. Le moindre choix, geste et parole était facilement reproductible par l’autre et la moindre contrariété que subissait l’une, devenait une véritable obsession pour l’autre. Il n’y avait jamais de compromis, il n’y avait jamais de trêve. Dans l’amour et la haine, les deux Soreve finissaient toujours par briser l’élégance même de la justesse, ce juste milieu qu’elles ne connaissaient pas et chassaient de violentes actions. Jallander ne répondait pas, elle savait qu’elle avait tapé juste, à l’endroit même où elle savait que le cœur de sa sœur résonnait, silencieusement pour la majorité, trop bruyamment pour elle. C’était le seul moment où son organe vital se sentait proche d’un autre, pompant le même sang, au cœur de veines similaires, dans des artères qui avaient partagé la même poche pour s’en extraire dans le sang et la douleur. Les derniers mots de sa sœur résonnaient. Jallander, dans un pur esprit de compétition et théâtrale au possible, levait les yeux au ciel en montrant son abstinence à se foutre des propos de sa jumelle. Pourtant, la vérité était exécrable à entendre mais bien plus facile à faire du mal, qu’à briser le silence, celui qui cachait en son sein, la simple vérité : l’amour inconditionnel qu’elles se portaient au détriment du malheur des uns et des autres. Soudain, le dernier coup partit, alors que Jallander allait boucler la discussion en tournant les talons pour s’enfiler un verre de vin. Elle était déjà dans la cuisine, prête à servir un semblant d’armistice mais elle se stoppa net, le liquide rouge planant devant ses yeux comme une sombre malédiction. Elle vivait soudainement la scène que sa sœur lui racontait, imaginait l’incompréhension, la peur et la terreur qu’avait dû simultanément vivre sa sœur. Celle qui avait disparu sans lui parler, qui pensait la protéger en lui mentant délibérément. Les mains de Jallander cessèrent toutes actions et se déposèrent sur le bois du bar. Ses poings se serrèrent, sa respiration se fit plus intense et soudain ce fut le trou noir. Son regard se redressa au bout de ce qui semblait une éternité pour dévisager sa sœur. Ses larmes lui firent l’effet d’une balle en plein cœur. Dis moi qui c’est. Dis moi que sa famille est ici. Que ses putains de parents sont dans le coin. Jallander filait vers sa chambre et sortait l’arme qu’elle s’était promise de ne jamais utiliser, celle qui avait pourtant heurté la jambe d’un homme au cœur de la forêt quelques jours plus tôt. Celle qui allait finalement lui servir, gravée au nom de la famille Soreve comme un souvenir pour les prochains jours sanglants qui allaient subsister de cette discussion. Tu aurais dû me le dire Amber. Je serais partie avec toi sans attendre, sans même me retourner. Je t’aurais aidé. Qu’elle laissait échapper entre ses lèvres serrées alors que de sa main tremblante, elle chargeait l’arme sans savoir sur qui tirer, sur quoi. Jallander avait juste besoin de faire du mal parce qu’on venait de tuer sa sœur aussi bien qu’on lui avait porté préjudice. Arrête de pleurer Amber, arrête ça ! Mais il était trop tard. Les larmes perlaient sur ses joues rosées et en aussi peu de temps qu’il n’en fallut, Jallander avançait vers elle et la prenait dans ses bras avec toute la force du désespoir, avec l’envie immense de la protéger. Elle savait pourtant qu’il était trop tard pour ça. Je suis désolée. J’aurais dû être là. Dis moi ce que je dois faire et je le ferais. La mâchoire de Jallander se serrait. Il était impossible de laisser sa sœur vivre avec ce souvenir. Elle aurait tout donné pour elle. C’est ainsi que son regard d’un bleu sulfureux croisa la mer et se fondit au cœur de ses prunelles…

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