AccueilAccueil  CalendrierCalendrier  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  Connexion  
Autopassion.net le site ddi  l'automobile cr par ses utilisateurs

sail. (rosit)
Poster un nouveau sujetRépondre au sujet


dream is a wish your heart makes
avatar
✩ messages : 438 ✩ avatar : gaspard ulliel.
✩ crédits : cliffs edge (avatar) little liars + the national (signature)
★ âge : 31
Voir le profil de l'utilisateur
Mer 28 Fév - 14:42

il était tout fier de lui, ce con. il te disait ça comme s'il avait réussi à fabriquer un truc, ou à tenir plusieurs minutes sous l'eau. il était venu à toi en courant, tiens, presque en remuant la queue comme un petit chien. tu avais tout de suite su qu'il avait fait une connerie, werner, mais personne n'était encore mort, oui, ça tu l'aurais su. tu avais écouté une vague histoire de rencontre avec une fille, une fille qui méritait que l'on soit méchant avec elle, et tu avais juste serré les poings, espéré de toutes tes forces qu'aucune jeune femme n'était retenue, pieds et poings liés, dans un recoin de l'entrepôt de ton frère cadet. malgré cet amour immense et complètement inexplicable que tu portais depuis toujours à ce bon vieux psychopathe, tu n'avais aucune envie de devoir l'aider à cacher un corps. alors, un sourire gigantesque d'une oreille à l'autre, il t'avait annoncé avoir "donné une bonne leçon à rose", et ton sang n'avait littéralement fait qu'un tour. de la tête jusqu'au pieds, paf, en une fois, comme quand on tombe d'une bonne hauteur. werner continuait de sourire et de trafiquer dans ses outils, alors que tu avais le sentiment de sombrer dans la folie. il n'était que deux heures de l'après-midi et tu n'as pas réfléchi très longtemps. ton désormais célèbre pick-up a foncé à travers la ville brumeuse, à une allure qui aurait suffit à te faire retourner en prison pour au moins quelques années. les lumières de l’hôpital étaient froides et accueillantes à la fois. ça te foutait un effet bizarre, d'être là, avec tes vieilles chaussures boueuses, ta veste de bucheron rouge sombre, tes cheveux en désordre. tu aurais préféré aller directement chez elle, mais tu n'as pas son adresse et quelque part, il vaut mieux que tu ne l'aies jamais. deux ou trois grands pas t'amènent jusqu'à l'accueil, ou tu grommelles un petit quelque chose. je... je cherche rose landry. elle travaille ici. un regard vers l'hôtesse d'accueil te suffit à comprendre qu'on ne t'accorderait pas une confiance aveugle. tu avais plutôt l'air d'un dépeceur d'animal que d'un homme sincèrement inquiet. je... c'est urgent. c'est une histoire familiale, tu glissa à tout hasard, tentant maladroitement de convaincre la standardiste.

_________________

i think the kids are in trouble. do not know what all the troubles are for. give them ice for their fevers, you're the only thing i ever want anymore.
Revenir en haut Aller en bas
to infinity and beyond
avatar
✩ messages : 619 ✩ avatar : phoebe tonkin
✩ crédits : bigbadwolf (avatar) astra (sign)
★ âge : 31
Voir le profil de l'utilisateur
Mar 6 Mar - 11:42

tu terminais d'appliquer une crème sur l'un de tes patients. les yeux dans le vide, t'étais pas en forme rose. pas du tout. en ce moment, tu recommençais à sombrer, même. dans quelque chose que tu aurais préféré éviter. t'as de la peine à garder la tête haute et à sourire alors qu'il se passe des choses pas franchement joyeuses dans ta vie. revoir lit t'avais fait un sacré coup. les insomnies que tu connais depuis de nombreuses années à présent s'était intensifiées. t'avais pas réussi à fermer l'oeil ce soir-là où vos chemins s'étaient croisés. t'avais pleuré, toute la nuit. t'avais pleuré encore la nuit suivante. t'étais fatiguée aujourd'hui. les cernes se voyaient de plus en plus sous tes yeux, malgré tes tentatives de les cacher avec un peu de fond de teint. le résultat n'était pas concluant. entre les insomnies et tes horaires de travail parfois compliqué, tu n'arrivais plus à suivre. cette nuit, tu avais fermé l'oeil deux heures, tout au plus. tu n'arrêtais pas de repenser à cette rencontre et à celle de werner. t'avais peur à présent. le moindre mouvement, le moindre bruit, te donnait l'impression que le frère de lit allait débarquer chez toi pour te tuer. tu devenais parano, mais sans doute à juste titre. werner avait été clair dans ses propos. il n'hésiterait pas un seul instant, si jamais tu venais à refaire du mal à lit. aujourd'hui tu espérais simplement ne plus jamais le croiser. tu sors de la chambre tranquillement, sans un mot. tu avances dans le couloir pour aller te chercher un café. il faut que tu te réveilles un petit peu. tu regardes tes pieds en marchant, jusqu'à ce que tu entendes cette voix. je... c'est urgent. c'est une histoire familiale. c'est tout ce que tu entends. ton regard qui se pose sur lui. qu'est-ce que tu dois faire ? repartir en priant pour qu'il ne t'ai pas vue ? mais tu restes là. tu le regardes et puis tu te risques même à parler. qu'est-ce que tu fais là, lit ? tu demandes. il a parlé d'une histoire familiale. peut-être que werner a fini par exploser avec l'une de ses bombes ?

_________________
Can we work it out, can we be a family ? I promise I'll be better, Mommy I'll do anything.
Revenir en haut Aller en bas
dream is a wish your heart makes
avatar
✩ messages : 438 ✩ avatar : gaspard ulliel.
✩ crédits : cliffs edge (avatar) little liars + the national (signature)
★ âge : 31
Voir le profil de l'utilisateur
Mer 14 Mar - 16:09

t'es parti en trombe, un peu comme la pluie démarre un soir d'été, précisément là où on l'attend le moins et alors qu'on se croyait à l'abri, installés dans une chaleur confortable, durable et rassurante. les premières gouttes d'eau froide font toujours mal sur une peau échauffée mais s'il fallait ça pour qu'elle reste en vie alors soit, lit : tu te brûlerais avant. c'est toi qui irait mettre ta main au milieu du feu, juste pour la prendre de court. lorsque werner s'approchait des choses, ce n'était jamais pour les observer très longtemps ; la patience n'était pas tellement sa qualité la plus probante. non, en règle générale, werner s'approchait pour laisser à son coeur la possibilité de sombrer du côté de la folie ou de la raison, l'un se terminant souvent en flammes, l'autre en larmes. un vrai petit concentré de sensibilité, tu l'avais toujours su, pour autant tu n'étais pas prêt à accepter que l'on torture une femme que tu avais aimé. encore moins à ramasser des bouts de sa carcasse, une fois sautée en l'air par ton frère cadet. à l’hôpital, alors que tu tentes d'attirer une sorte de pitié, tu te retrouves essoufflé, la peur, oui, c'est ça que tu ressens, la peur au bord des lèvres, dans tes poumons qui se soulèvent. leur peur, qu'il soit trop tard, qu'elle ait eu mal, qu'on ne la retrouve jamais, et que part la même occasion, votre histoire ne puisse jamais écrire sa suite. t'en veux pas, de cette suite, tu veux juste la possibilité de l'écrire un jour. tu marmonnes, pas sûr de toi, tu n'as aucune envie de mentir à quiconque, tu pourfendais la vérité, fut un temps : mais est-ce qu'on peut vraiment aller contre une nature trop forte, plus forte de la raison, contre un nom de famille pourri jusqu'à la moelle et dont le sang déborde de violence, tu ne le crois pas. la secrétaire ne semble entamer aucun mouvement, mais ça te semble loin, à présent : aussi loin que tu viens d'être propulsé en plein dans ses yeux, en plein dans votre vie, à tous les deux, cet espace hors du temps, amer et beau en même temps, celui où vous n'êtes qu'ensemble. tu viens de louper un battement, là, pas vrai ? tant pis, t'es dans un hôpital après tout. qu'est-ce que tu fais là, lit ? dans son ton, il y a du reproche. c'est pas qu'elle fait exprès, rose, mais peut-être qu'elle aussi finalement, elle a eu peur de ne jamais pouvoir te dire aurevoir. ou bonjour à nouveau. pour la première fois depuis un bon moment, des jours, peut-être des semaines, tu as les yeux qui se plissent, tu voudrais sourire, c'est le soulagement de la voir là devant toi, entière, sur ses deux pieds, vivante enfin : belle comme jamais. tu tentes un pas, la main ouverte, un peu tremblante. je peux.. je peux te parler, un moment ? en privé ? tu rajoutes, à voix basse, dans ce lieu qui te dérange par l'absence de toute intimité. c'est à propos de werner, tu complètes d'une voix grave, le regard profond et qui cherche avant tout à lui en dire plus que ce que les mots trahissent.

_________________

i think the kids are in trouble. do not know what all the troubles are for. give them ice for their fevers, you're the only thing i ever want anymore.
Revenir en haut Aller en bas
to infinity and beyond
avatar
✩ messages : 619 ✩ avatar : phoebe tonkin
✩ crédits : bigbadwolf (avatar) astra (sign)
★ âge : 31
Voir le profil de l'utilisateur
Sam 17 Mar - 9:17

c'est tes yeux cernés qui se posent sur les siens. t'es surprise de le voir ici. depuis vos "retrouvailles", tu ne pensais ne plus jamais revoir lit. tu pensais qu'il ferait tout ce qu'il pouvait pour que vos chemins ne se recroisent pas. parce que finalement, lit te hait. il te hait d'une manière qui te détruit encore plus. tu n'avais pas supporté cette rencontre au garage, tu n'avais pas supporté les mots qu'il avait pu utiliser. pourtant, tu le savais bien. tu méritais chacun de ces mots. tu méritais de souffrir aussi un peu et sans doute que lit aurait souhaité que ça se soit encore plus difficile pour toi. sans doute qu'il pourrait être capable de pire encore. c'est pour ça que dans un sens tu n'es pas très rassurée par sa visite. tu devrais peut-être quitter la ville. partir une fois de plus. te refaire une nouvelle vie loin de tout ça. parce qu'il n'y a pas que lit, ici. il y a werner. et sans doute les autres frères richer. tu n'en sais rien. tu n'as pas envie de le savoir. la visite de werner était suffisante. il avait réussi à te rendre encore plus inquiète et cette fois-ci c'était certain, tu ne pourrais plus du tout fermer l'oeil le soir dans ton lit. tu te demandais s'il savait déjà où tu habitais. peut-être qu'un soir il viendra discrètement déposer une bombe dans ton salon et te laissera mourir dans ton lit, sans que tu ne puisses y faire quoi que ce soit ? tu frissonnais rien que d'y penser. mais pour le moment, c'était sur lit que tu devais te concentrer. ton regard dans le sien. tu cherches à savoir ce qu'il peut bien faire ici. je peux.. je peux te parler, un moment ? en privé ? qu'il te lance tout en s'avançant vers toi. son regard est différent, c'est la première chose que tu remarques. il semble plus sympathique que la dernière fois. ça te surprend. c'est à propos de werner. qu'il ajoute. et tu hoches doucement la tête de haut en bas. tu n'arrives pas à prononcer le moindre mot. ta salive que tu avales difficilement rien qu'en entendant le prénom de son frère. il a réussi à créer une véritable panique en toi ce werner. tu fais un simple signe de tête pour qu'il te suive et tu l'entraînes dans une des salles de pause. tu ouvres la porte et tu la fermes à clé derrière vous, pour que personne ne vous interrompe. tu te tournes finalement vers lui, relevant difficilement ton regard vers lui. si c'est pour me dire au revoir, c'était pas la peine. tu dis les dents serrées. tu sais que ce n'est pas drôle, tu sais que werner est sérieux dans ces menaces. alors sans doute que lit a voulu juste te dire au revoir ? ça te semble irréel et pourtant.. tu ne le regardes pas. t'arrives pas. tu restes proche de la porte pour pouvoir t'enfuir si besoin.

_________________
Can we work it out, can we be a family ? I promise I'll be better, Mommy I'll do anything.
Revenir en haut Aller en bas
dream is a wish your heart makes
avatar
✩ messages : 438 ✩ avatar : gaspard ulliel.
✩ crédits : cliffs edge (avatar) little liars + the national (signature)
★ âge : 31
Voir le profil de l'utilisateur
Mar 27 Mar - 12:14

ton corps lui parlera toujours à demi-mots, ne pouvant s'empêcher de tendre, de chercher cette intimité jadis partagée, ne pouvant s'empêcher d'ouvrir les mains pour essayer de la saisir au vol, comme un oiseau en quête de liberté qu'on laisse s'échapper un peu trop vite. quand tes phrases cinglent l'air, elles brisent toujours quelque chose en toi aussi : comme si lui faire mal, c'était t'infliger de la douleur, ressentir dans ta chair ce qu'elle ressentait dans son coeur. la seule manière, imparfaite, que vous ayez trouvé pour vous rapprocher encore un peu. l'air grave, de cette manière que tu lui reconnais, qu'elle avait toujours dans les yeux quand tu lui parlais de tes plus intimes doutes et des morceaux les plus noircis de ton passé, elle hoche la tête et t'entraine plus loin, dans un couloir qui te semble une éternité, parce que tes mains se sont mises à trembler de manière imperceptible et que la peur ne fait que gagner du terrain. dans cette petite salle simplement meublée d'un lit, d'un bureau et d'un petit frigo, tu vois rose fermer à clef derrière elle et ton coeur s'emballe brusquement, s'agite, comme la surface de l'eau se trouble au passage d'un gros navire. si rose te fait encore assez confiance pour s'enfermer ici avec toi, alors il ne fait nul doute que la sauver doit être ton seul et unique but dans la vie. son regard lui, t'évite encore pourtant. si c'est pour me dire au revoir, c'était pas la peine. tu restes bouche-bé, les yeux qui s'écarquillent devant la violence des mots qu'elle vient de prononcer. seconde après seconde, ton corps reçoit le choc et les pièces s'alignent pour ne former qu'un seul grand et terrible tableau : rose, pétrie de sa peur et de son orgueil, ton frère, malade jusque dans sa moelle, et toi, héros imparfait, amoureux, en colère, détruit. tu ne reprends ta respiration qu'au bout d'un temps qui t'as paru des heures. te... dire au revoir ? tu reprends d'une voix sourde, jouant presque les innocents. tu as percuté depuis longtemps, percuté ce que werner a pu lui glisser au creux de l'oreille, percuté la terreur qui l'habite à présent, percuté qu'elle se croit déjà partie. t'as beau avoir résisté à pas mal d'épreuves, lit, la perdre est une douleur dont tu ne te relèverais jamais. non, rose, non... qu'est ce que... qu'est ce qu'il t'a dit ? qu'est ce qu'il veut te faire ? ta voix prend de la force, de l'assurance, elle résonne maintenant contre les murs rapprochés de cette petite pièce. tes mais tremblent ouvertement désormais, et tu ne le sais pas, mais tu t'es rapproché.

_________________

i think the kids are in trouble. do not know what all the troubles are for. give them ice for their fevers, you're the only thing i ever want anymore.
Revenir en haut Aller en bas
to infinity and beyond
avatar
✩ messages : 619 ✩ avatar : phoebe tonkin
✩ crédits : bigbadwolf (avatar) astra (sign)
★ âge : 31
Voir le profil de l'utilisateur
Mar 27 Mar - 15:21

tu choisis bien tes mots, rose. tu sais bien qu'ils vont avoir leur petit effet. mais en même temps tu sais que tu n'as pas tord. jamais tu ne prendras les menaces de werner à la légère. tu sais qu'il est tout à fait capable de te faire exploser au coin d'une rue. d'ailleurs, tu redoutes toujours chaque déplacement que tu peux faire. tu t'attends toujours à ce que ça explose, sans prévenir. tu le crois tout à fait capable de trouver l'emplacement rêver pour que toi seul puisse te prendre cette bombe en pleine figure. tu meurs de trouille depuis que tu as discuté avec werner et tu ne crois pas que ce soit vraiment une bonne idée pour lit de venir ici. il ne devrait même plus se préoccuper de toi, en fait. sans doute que werner a raison, tu ferais mieux de ne plus du tout t'approcher de lit, tu ne fais que lui créer encore plus de problèmes. il reste bouche bée face à tes mots. tu restes proche de la porte. les bras croisés, tu n'arrives même pas à le regarder. t'as pas envie qu'il lise dans tes yeux à quel point tu as peur. tu ne fermes plus l'oeil de la nuit. tu passes ton temps à regarder par la fenêtre pour être certaine que personne ne débarque chez toi. mais pourtant le jeune richer n'aurait pas besoin de pénétrer dans ta maison, il suffirait de lancer la bombe dessus et tout serait terminé. te... dire au revoir ? cette fois-ci tu oses poser tes yeux, juste quelques instants, dans ceux de lit. tu ne veux pas lui dire au revoir, tu ne veux pas qu'il le fasse non plus. tu voudrais que tout se passe bien différemment, en réalité. mais c'est comme ça. pas de retour en arrière possible, encore une fois. non, rose, non... qu'est ce que... qu'est ce qu'il t'a dit ? qu'est ce qu'il veut te faire ? son corps qui se rapproche du tiens, ses mains tremblent. alors il s'inquiète vraiment pour toi ? ça te touche dans un sens. mais tu supposes aussi qu'il perd son temps. t'as plus d'intérêt pour lui, non ? c'est.. c'est pas important, lit. tu ferais mieux de partir. tu t'écartes même un peu de la porte, pour le laisser s'en aller. t'en as pas vraiment envie. mais si werner apprenait tout ça, sans doute qu'il mettrait tout de suite son plan à exécution. et t'as pas envie de balancer ce que son frère a pu te dire, surtout pas quand il y a des menaces de mort derrière tout ça.

_________________
Can we work it out, can we be a family ? I promise I'll be better, Mommy I'll do anything.
Revenir en haut Aller en bas
dream is a wish your heart makes
avatar
✩ messages : 438 ✩ avatar : gaspard ulliel.
✩ crédits : cliffs edge (avatar) little liars + the national (signature)
★ âge : 31
Voir le profil de l'utilisateur
Mar 27 Mar - 16:43

dans l'air, les vibrations d'un vent nouveau, celles de l'infortune qui vous pèse contre les épaules, au dessus de vos visages abasourdis, assommés, d'un amour trop vite consommé et trop vide réduit en poussière. que fait-on avec des cendres ? on les disperse ou on les garde, l'un comme l'autre dans un geste d'abandon, de manque. tu as été avec rose le seul lit qui vaille le coup, le seul à se regarder en face dans la glace au réveil, le seul qui ne autre chose qu'un fantôme épris de violence et de pulsions. ce lit, tu as l'impression de l'avoir laissé dans une pièce à peine plus petite que celle-ci et pourtant bien plus sombre, dans le cachot des premières années de ta vie sans elle. l'avant, l'après, tout se confond aujourd'hui dans ton esprit, comme si ce n'était que chimère d'avoir pu croire que tu parviendrais à tracer aussi nettement la ligne. parce que le passé et le présent communiquent, eux, bien plus que tu n'as réussi à le faire avec rose, ils mettent des mots sur ce qui leur manque, ils trouvent des points d'entente, des jonctions, des liaisons parfaitement dangereuses qui n'ont pour seul effet que de retourner ton cerveau. tu as dans les oreilles un bourdonnement sourd, tiens, c'est drôle, on dirait celui parfois provoqué par les explosions fanfaronnes de ton frère cadet. comme si tu l'entendais déjà en fond de cour, en bruit de fond, un bombardement de ce qui sont pourtant déjà les ruines de ta vie. rose se tient près de la porte mais cherche à s'en écarter, pleine de contradictions elle aussi sur où se placer sur l'échelle de ta bonne volonté. tu es devenu imprévisible, lit, tu t'en rends compte avec consternation, tu es devenu ce type plus si brave que l'on évite de peur qu'un jour il ne finisse comme les autres, c'est à dire comme un danger. ça te troue le coeur comme une rafale de balles que rose puisse poser ces yeux-là pour toi, merde, tu voulais qu'elle disparaisse de ta vie, mais pas comme ça, non, ça t'y arrivera pas. c'est.. c'est pas important, lit. tu ferais mieux de partir. tu sens une colère qui te monte au visage. une colère qui te brûle les sinus, d'un coup, qui t'enserre l’œsophage, ça brûle, partout, blake serait si fière de toi. je ne vais nulle part rose ! tu éclates d'un coup, criant dans cette petite pièce sans âme, alors que ton poing, plus rapide encore que les battements déchaînés de ton coeur, s'est abattu contre un pan de mur. t'as une écorchure sur deux ou trois phalanges maintenant, mais c'est le dernier de tes soucis. les yeux vidés, tu retombes en arrière, assis sur ce petit lit. tes mains glissent le long de tes joues creusées, t'as comme une migraine qui te prend, tu voudrais que tout s'arrête, là, maintenant, tu voudrais devenir autre, oublier jusqu'à ton nom, oublier son regard à elle, qui te transperce là où ça fait mal mais qui est le seul à pouvoir te guérir. dis-moi ce qu'il a dit... comment te reconnaître, lit richer ? la tête dans les mains, tu te fais désormais presque implorant, presque apeuré. il n'y a bien que rose pour te plonger dans un tel état.

_________________

i think the kids are in trouble. do not know what all the troubles are for. give them ice for their fevers, you're the only thing i ever want anymore.
Revenir en haut Aller en bas
to infinity and beyond
avatar
✩ messages : 619 ✩ avatar : phoebe tonkin
✩ crédits : bigbadwolf (avatar) astra (sign)
★ âge : 31
Voir le profil de l'utilisateur
Mar 27 Mar - 17:17

tu décides de ne pas donner d'explications. persuadée qu'il s'agit-là de la plus sage des décisions. parce que tu te doutes que lit ira dire quelque chose à werner après ça et t'as tout sauf envie que ça te retombe dessus. tu t'es déjà attiré les foudres de werner de bien des manières sans encore rajouter quelque chose sur le tapis. à présent que t'as pesé le pour et le contre de la situation, tu te dis qu'il est préférable que lit s'en aille. t'as pas le droit de le voir de toute façon. son frère a été plutôt clair avec toi. tu t'écartes doucement de la porte, en espérant dans un sens que lit ne partira pas. tu ne sais pas expliquer ce que tu ressens à cet instant précis. un mélange de sentiments que tu ne sais pas maîtriser. tu dois reconnaître que ça te rassure en partie qu'il s'inquiète pour toi. si il y a bien une personne qui sache de quoi werner est capable, c'est bien lit. mais d'un autre côté il serait sans doute mieux qu'il parte. pour le bien de tous. pourtant, lit a une réaction à laquelle tu ne t'attendais pas. il s'énerve. son poing qui atterri violemment contre le mur et provoque un sursaut chez toi. comme si tu n'avais pas déjà assez peur comme ça. je ne vais nulle part rose ! il crie. tu souffles doucement. essayant de reprendre un rythme cardiaque normal. il s'assied sur le petit lit que vous utilisez pour vous reposer durant vos gardes. toi tu ne bouges pas. tu n'arrives pas à bouger d'un seul centimètre. t'as gardé les bras croisés. tes mains qui se crispent sur tes coudes. tu dois presque réfléchir pour encore réussir à respirer. dis-moi ce qu'il a dit... il te supplie cette fois-ci. ton regard reste dans le vide quelques instants. le silence s'installe. comment tu dois présenter les choses ? t'as plus vraiment le choix à présent. tu peux encore essayer de t'enfuir, mais tu sais qu'il te retiendra. tu sais qu'il s'énervera encore une fois. il.. il m'a dit que si.. si je te faisais encore du mal, il n'hésiterait pas à.. t'arrives pas à terminer ta phrase. t'as une larme qui coule sur ta joue, tu tournes ton regard loin de celui de lit. tu souffles doucement. tu fais de ton mieux pour reprendre tes esprits. à me faire exploser. tu conclus et c'est là que t'as ce rire nerveux qui sort. ce rire que tu ne peux éviter parce que t'es entrain de parler de ton éventuel mort. ça te paraît tellement insensé et pourtant.. tu sais qu'il pensait chacun de ses mots. tu sais aussi qu'il ne s'est pas arrêté-là. t'as pas la force de dire la suite pour le moment. lit a sans doute déjà de quoi réagir.

_________________
Can we work it out, can we be a family ? I promise I'll be better, Mommy I'll do anything.
Revenir en haut Aller en bas
dream is a wish your heart makes
avatar
✩ messages : 438 ✩ avatar : gaspard ulliel.
✩ crédits : cliffs edge (avatar) little liars + the national (signature)
★ âge : 31
Voir le profil de l'utilisateur
Lun 9 Avr - 15:08

tes yeux se sont affaissés en même temps que les dernières forces que tu mettais dans la bataille. alors que celle-ci se jouait entre rose et toi, dans un match d'égal à égal et dont les forces ne se touchaient jamais vraiment, werner était arrivé comme l'arme ultime, celle qui remporterait la guerre et ne laisserait derrière elle qu'un vaste champ de bataille fumant. tu as vu de tes propres yeux ce dont ton frère cadet était capable, lorsqu'il laissait sortir l'intensité des forces violentes qui sans cesse se contredisaient dans sa tête. c'est ce qui vous avait forcé à l'exil de lamont, c'est ce qui vous arriverait sans doute encore ici. mais rose ne ferait pas partie de l'équation, parce qu'en l'éloignant de ta vie tu l'éloignais d'eux aussi, parce que tu n'as jamais rien fait d'autre que protéger le monde contre tes frères, et vice-versa. tu as les yeux hagards, pendus à ce rouge qui nait contre les bosses de tes mains abîmées par le temps. encore quelques cicatrices à ajouter à la longue collection des richer, rien qui ne puisse t'effrayer. rien de toute façon, rien ne te fait plus peur que ce qui se déroule devant tes yeux, comme la course d'un tapis infini, à une vitesse à laquelle on ne peut le rattraper. un engrenage qui s'affole. si tu avais levé les yeux, eu le courage d'affronter le regard de rose, tu aurais vu que la lumière s'en était échappée, qu'elle n'était plus qu'ombre, qu'elle rapetissait encore, jusqu'à devenir minuscule. tu aurais vu à quel point elle a peur. mais le silence entre vous agit comme un mur, un mur de glace, et soudain l'air frais te fait frissonner l'échine. il.. il m'a dit que si.. si je te faisais encore du mal, il n'hésiterait pas à.. sa voix perce laborieusement le silence, et dans une pièce si petite tu as le sentiment d'être séparé d'elle par des kilomètres. à son souffle qui s'accélère, tu n'as nul besoin de lever les yeux pour comprendre, mais parce que pour la première fois tu veux te confronter à ce que tu ressens pour elle, tu soulèves le regard pour accrocher le sien. ça fait mal comme mordre à l'hameçon. une larme roule sur sa joue et termine sa course contre ton coeur, tu le sais. vous n'avez jamais été si loin et si réunis à la fois. tu pourrais finir la phrase à sa place, tant tu connais par coeur la suite des évènements. laisser résonner ces mots terribles qu'elle s'apprête à dire, drapée dans son courage. monumentale de dignité. à me faire exploser. son rire te transperce le ventre, à tel point que ta main tachée de rouge vient se coller contre ton estomac, qui tremble comme s'il voulait se déverser par terre. tu as eu devant les yeux une image si nauséabonde que tes joues en ont pâli, d'un coup, c'est comme voir un fantôme. les yeux qui vomissent le vide, tu passes une main dans tes cheveux qui tombent contre ton visage nerveux, les muscles bandés de nervosité. le silence te serre la gorge, véritable cercle vicieux contre lequel tu ne peux pas lutter. y'a rien qui puisse te délivrer, rien que tu ne puisses dire ou qu'elle ne puisse dire elle-même. rien à part sentir qu'elle est vivante, cette fois-ci encore, une dernière fois peut-être. tu voudrais la toucher, ça devient obsédant, tu marmonnes des mots qui n'ont aucun sens. je vais me le faire... tu souffles, dans ta barbe. je vais me le faire, tu répètes comme un pantin désarticulé. je vais... tes yeux ont rencontré les siens. tu tombes pour elle.

_________________

i think the kids are in trouble. do not know what all the troubles are for. give them ice for their fevers, you're the only thing i ever want anymore.
Revenir en haut Aller en bas
to infinity and beyond
avatar
✩ messages : 619 ✩ avatar : phoebe tonkin
✩ crédits : bigbadwolf (avatar) astra (sign)
★ âge : 31
Voir le profil de l'utilisateur
Mar 10 Avr - 14:06

les mots sont difficiles à avouer. difficiles à dire. tu fais un sacré effort pour réussir enfin à avouer à lit ce que son frère a pu te dire lors de cette fameuse rencontre. dans ces quelques mots, tu ne dis pas tout. loin de là. tu n'avoues qu'une partie, la plus dangereuse, bien sûr. mais pas forcément la plus inquiétante. t'en sais rien. tout est inquiétant du moment que ça sort de la bouche de werner richer, tu supposes. difficile à dire sur quoi tu dois te faire le plus de souci. mais tu parles de ton éventuel mort ici.. difficile de faire pire, non ? les mots semblent raisonner dans la pièce. lit a posé son regard sur le tien cette fois-ci et tu conclus sans bouger. les larmes que tu laisses rouler sur tes joues. t'as peur, rose. t'as jamais eu autant peur de ta vie, sans doute. parce que tu sais pertinemment que les menaces de werner ne seront jamais à prendre à la légère. lit le sait également. il essaye d'encaisser les mots que tu viens de prononcer, difficilement. tu l'observes quelques instants et tu voudrais qu'il dise quelque chose. tu voudrais qu'il réagisse. il lui faut un peu de temps pour le faire. il se met soudainement à marmonner. je vais me le faire... je vais me le faire. je vais... il se répète à plusieurs reprises. en colère contre son frère, ça se sent, ça se voit, ça s'entend. il lui en veut pour ce qu'il t'a dit. et dans un sens ça te rassure. puis finalement il croise ton regard au milieu de sa phrase. arrêtant soudainement de la répéter. c'est étrange ce qu'il se passe. tu ne sais pas ce que le regard de lit a comme effet sur toi. lit s'effondre face à tout ça. toi tu te laisses doucement glisser contre le mur juste derrière toi. tes jambes qui ne te tiennent plus vraiment. tes genoux que tu rapproches doucement de ton corps comme pour te protéger de tout ce qu'il se passe. j'ai peur, lit.. que tu te risques à avouer, tout doucement. presque dans un murmure. t'avais pas envie de le reconnaître. mais là c'est trop. tu ne pouvais pas tenir plus longtemps sans lui dire ce que tu ressens. tu meurs de trouille. au point de faire le tour de ton appartement au moindre bruit que tu entends quand tu t'y trouves seule pendant la nuit. werner est parvenu à t'effrayer, plus que quiconque. peut-être que lit serait le seul à pouvoir l'arrêter. mais est-ce que tu mérites vraiment qu'il te protège ?

_________________
Can we work it out, can we be a family ? I promise I'll be better, Mommy I'll do anything.
Revenir en haut Aller en bas
dream is a wish your heart makes
avatar
✩ messages : 438 ✩ avatar : gaspard ulliel.
✩ crédits : cliffs edge (avatar) little liars + the national (signature)
★ âge : 31
Voir le profil de l'utilisateur
Mar 17 Avr - 17:13

si tes mains ne s'accrochaient pas contre ces cheveux longs qui te tombent parfois dans la nuque, tu sais que c'est à son visage qu'elles voudraient se pendre, ses traits qu'elles attraperaient, ses cheveux à elle qu'elles empoigneraient, juste pour en respirer une dernière fois l'odeur sucrée. tu espère que ses cheveux sentent toujours ce mélange très délicat de vanille et d'orange, parfait alliage du doux et de l'acide, de ce qui pique et ce qui réconforte. tu te perds, lit, voilà que tu te perds ! tu te perds dans les décombres du désordre amoureux de ta vie, tu te perds dans les vieilles ruines de ton coeur meurtri, dont il émerge parfois des coup de sang, des plaies ouvertes, comme celle qui te brûle aujourd'hui. tu voudrais souffler mais un poids sur ta poitrine te retient pieds et point liés, tu es entièrement à la merci de rose et elle n'a pas le coeur assez lâche pour en profiter. tu fixes le sol avec désespoir, toujours plus près de t'y plonger, tournant et retournant les possibles solutions pour ressortir, tête haute, du cauchemar. les mots n'ont que rarement inquiété les folies destructrices de ton jeune frère. les remontrances, les menaces, la sévérité ne sont parfois que bien peu de chances face à l'implacable vérité : ton frère est fou, fou à lier, aussi fou que tu l'es de cette fille qui est là, dans cette petite pièce presque sans lumière, à pleurer sur votre histoire perdue. ton coeur est en miettes. tu bois à ses yeux pour te réparer de l’intérieur, tu vois son regard s'affaisser, bientôt c'est son corps tout entier. rose glisse vers le sol et tu es tout juste bon à tendre une main inefficace, incapable d'aller plus loin. seuls tes yeux restent auprès d'elle, épris, de colère et de tendresse. j'ai peur, lit.. le silence dans la pièce se fait plus froid. son murmure te résonne aux oreilles comme le début d'une très mauvaise histoire, et tu as peur toi aussi. c'est bien la première fois depuis longtemps, que tu ressens quelque chose d'autre qu'une froide indifférence, ou qu'un désir animal. ici se mélangent passion, regrets, violence de l'avenir et mots qui ne verront jamais le jour. tu te lèves, effectue à pas lents un tour de la pièce, les bras croisés contre ta poitrine, réfléchissant visiblement à tout allure. puis tu entends un sanglot. ce genre de sanglot étouffé qui nous réveillent la nuit, nous donnent envie de tout envoyer en l'air, d'être en colère contre le monde entier. tu t'arrêtes, te coule auprès d'elle, accroupi devant ses yeux, tes mains contre le sol qui encadrent ses pieds, ces mains qui te brûlent de se poser sur elle, sur ses joues détrempées, contre ses jambes qui tremblent, ses bras fermés... je vais pas le laisser faire quoi que ce soit, tu tempères d'une voix que tu veux rassurante, mais qui sonne étranglée. il t'approchera pas, rose. parce que... tu t'arrête un instant, les mots qui se perdent dans l'infini de ses yeux. parce que je vais rester avec toi. jour et nuit. si je suis là, il tentera rien. c'est la plus spontanée et peut-être la pire des décisions que tu aies prises, lit. pour sauver la peau de ton amour perdu, tu prends immédiatement le risque de t'infliger les pires souffrances. il le faut. tu seras ce sauveur mystérieux que tu es destiné à être, pour nulle autre que pour elle.

_________________

i think the kids are in trouble. do not know what all the troubles are for. give them ice for their fevers, you're the only thing i ever want anymore.
Revenir en haut Aller en bas
to infinity and beyond
avatar
✩ messages : 619 ✩ avatar : phoebe tonkin
✩ crédits : bigbadwolf (avatar) astra (sign)
★ âge : 31
Voir le profil de l'utilisateur
Mer 25 Avr - 8:54

t'as peur et tu te décides enfin de l'avouer d'une toute petite voix. werner est la principale cause de tes insomnies à présent. le moindre bruit, la moindre petite chose te fait sursauter et fais monter instantanément l'adrénaline. t'es persuadée à présent que tu dois t'attendre à le voir débarquer à tout moment pour y déposer sa bombe et ensuite s'en aller pour te laisser mourir. il te l'a montrée, cette fameuse bombe. il ne faisait pas que des menaces en l'air, il a vraiment tout préparé et il est prêt à l'utiliser. contre toi. ça te fait frissonner de penser à tout ça. tu revois encore parfaitement la scène quand tu as atterri dans cette pièce sombre. t'entends encore son petit rire complètement fou raisonner dans la pièce. tu te mets à trembler alors que tu vois lit qui s'approche doucement de toi. il ne pourra rien faire de toute façon. si son frère a décidé de t'éliminer, il le fera, sans que personne ne puisse rien y faire. et t'as pas envie que lit se crée des problèmes avec son frère par ta faute. t'as déjà fait assez de dégâts dans sa vie comme ça, non ? il est proche de toi à présent, tu sens son souffle, tu sens sa présence, bien qu'il ne te touche pas. je vais pas le laisser faire quoi que ce soit, il t'approchera pas, rose. parce que... il s'arrête un instant. lit est déterminé à te protéger pour des raisons qui t'échappent. ne devrait-il pas être le premier sur cette terre à vouloir que tu disparaisses à jamais ? il te déteste, non ? parce que je vais rester avec toi. jour et nuit. si je suis là, il tentera rien. tu secoues la tête, immédiatement. tu plonges ton regard dans le sien. t'es touchée bien sûr, par ce qu'il souhaite faire. mais t'as pas envie de lui imposer ça. lit, tu.. tu ne peux pas faire ça. je.. je veux pas t'imposer ça. il faudrait que tu me suives partout, tu imagines ? tu ne penses pas mériter tout ça. lit a sa vie et ses problèmes. et puis werner trouvera forcément un moyen, tu sais bien.. il est bien parvenu à t'entraîner jusqu'à sa bombe dans une ruelle sombre sans que personne ne réagisse. pourtant, tu te doutes que ce jour-là ton regard devait clairement faire comprendre que tu te trouvais en mauvaise posture. mais personne n'est venu à ton secours. il voulait jouer à un jeu, c'est ce qu'il t'a dit. c'est une drôle de façon de s'amuser. werner est complètement détraqué et tu ne penses pas que le fait que lit soit à tes côtés l'arrêterait vraiment.

_________________
Can we work it out, can we be a family ? I promise I'll be better, Mommy I'll do anything.
Revenir en haut Aller en bas
dream is a wish your heart makes
avatar
✩ messages : 438 ✩ avatar : gaspard ulliel.
✩ crédits : cliffs edge (avatar) little liars + the national (signature)
★ âge : 31
Voir le profil de l'utilisateur
Jeu 17 Mai - 12:24

et le coeur porté ailleurs, dans une vie qui ne sera jamais votre, dans une fiction qui semble toucher du doigt, talonner la réalité, tu t'imagines avec elle. tu t'imagines la cueillir au réveil, voir dans son dos ses cheveux tomber, froissés, emmêlés, lui proposer un café qu'elle prend peut-être toujours noir avec juste un demi-sucre. tu te vois attendre l'heure de son retour, dans une culpabilité délicieuse, la certitude qu'elle passera avec toi la soirée, entre regards gênés, incompréhensions amoureuses, moments de paix. tu cuisinerais peut-être, en signe de ta bonne foi ou par ennui, vous passeriez de si longs moments côte à côte que t'es sûr qu'elle s'endormirait, un jour de grande fatigue, après une nuit de garde, sur ton épaule dans la tv. t'en rêve, d'exister à nouveau, d'être le support de son existence et le point central de ses envies. t'en rêve et tu le rejette, violemment, comme des envies appartenant au passé et des souvenirs qui n'existeront pas. ça s'agite dans ton estomac, des forces contraires sont au front, mais l'urgence n'est pas là. l'urgence, c'est de la conserver en vie, parce que la mort n'est pas une option, sa disparition non plus. parce que la vie donne l'espoir et que tu veux grandir avec lui. parce que celui qui doit mourir, c'est toi, toi et ton destin lamentable, toi et tes frères fous, toi et tes parents camés, c'est pas ses grands yeux à elle, si plein de bonté, elle qui est mille fois plus utile que tous les richer réunis pour la société. elle-même qui n'a pas sourcillé à t'envoyer derrière les barreaux pour une épreuve que tu commences parfois à trouver salutaire. son visage se tend et là où tu croyais qu'elle allait ouvrir sa main à l'espoir, elle referme la porte. lit, tu.. tu ne peux pas faire ça. je.. je veux pas t'imposer ça. il faudrait que tu me suives partout, tu imagines ? tu souris presque, c'est furtif, à peine un haussement de lèvres, parce que tu l'imagines justement. pire que ça, tu en as honte, mais tu en as aussi envie. elle te rejette, violemment, tu restes interdit, les bras tendus contre le sol, les sourcils se froncent et le regard qui s'obscurcit. et puis werner trouvera forcément un moyen, tu sais bien. alors elle ne sait pas. ça te paraît drôle, risible, un peu grotesque tout à coup. la femme qui t'a connu si jeune, qui t'a aimé si fort -tu l'espères en tout cas, qui t'a trahit si vite ne sait pas qui tu es. elle n'a pas idée des limites constamment repoussées de ta violence, des envies meurtrières que tu as parfois toi aussi. pas idée des pulsions sanguinaires et libidineuses qui te font mordre à toutes les peaux découvertes, pas idée d'à quel point tu pourrais mourir pour elle, des années plus tard, des souffrances en plus. ton regard se fait triste. tu voulais qu'elle te connaisse, rose, qu'elle te déteste pour quelque chose, mais elle refuse ton aide, toi la seule personne capable d'arrêter ce carnage. tu t'assois doucement en face d'elle, tes doigts abîmés tremblent, c'est l'émotion ou le manque de nicotine, tu ne sais plus bien. tu ne comprends pas... je suis le seul. le seul qui les arrête. je suis le seul qu'il regarde dans les yeux, werner. tu souffles, passe un doigt contre tes lèvres, semble réfléchir. je suis désolé d'être ta seule solution. désolé que tu doives me supporter un peu, me laisser rentrer dans ton quotidien. mais je dois le faire rose, je ne te laisse pas le choix. tu ne mourras pas. enfin, si, tu vas mourir un jour, mais super vieille et après avoir soigné des millions de patient et rendu plein de vies meilleures. tu l'avoue enfin, le regard perdu vers le mur, semblant tout regarder et rien à la fois. tu avoues dans des paroles simples et étonnamment sincères l'admiration que tu as toujours eu pour elle, celle-là même qui dépasse la rancoeur et la déception, qui dépasse jusqu'à tes sentiments.

_________________

i think the kids are in trouble. do not know what all the troubles are for. give them ice for their fevers, you're the only thing i ever want anymore.
Revenir en haut Aller en bas
to infinity and beyond
avatar
✩ messages : 619 ✩ avatar : phoebe tonkin
✩ crédits : bigbadwolf (avatar) astra (sign)
★ âge : 31
Voir le profil de l'utilisateur
Mer 6 Juin - 9:32

t'arrive pas à accepter sa proposition. parce que tu ne veux pas lui imposer ça. t'es persuadée que c'est un nouveau fardeau pour lui. t'as déjà assez détruit sa vie comme ça sans rajouter encore ça, non ? il devrait être constamment avec toi. te suivre partout où tu vas et rester à tes côtés toutes les nuits. t'es pas certaine que ce soit la solution. surtout, tu ne penses pas mériter une telle attention de la part de lit. après tout ce que tu lui as fait subir, voilà que c'est lui qui t'aides. encore. alors que toi tu n'as fait que le pourrir. finalement, peut-être bien que werner a raison de vouloir te faire disparaître. t'es un poison pour leur famille. c'est ce que tu crois. depuis trop longtemps. c'est ce qui te ronge aussi et t'empêche de fermer les yeux le soir. t'as pas envie que lit voie à quel point t'es détruite. t'as pas envie qu'il se rende compte que ta santé finira bien par se dégrader à force de ne pas fermer les yeux. le sommeil est réparateur. c'est ce que tout le monde répète. c'est ce que tu dis toi-même à tes patients à l'hôpital. alors que toi t'es incapable de dormir. tu refuses et tu vois que ça le touche. tu vois qu'il n'est pas ravi de voir que tu ne veux pas qu'il fasse tout ça pour toi. tu ne comprends pas... je suis le seul. le seul qui les arrête. je suis le seul qu'il regarde dans les yeux, werner. ton regard qui se relève vers le sien. le seul, vraiment ? toi qui pensais que personne ne pourrait raisonner werner. je suis désolé d'être ta seule solution. désolé que tu doives me supporter un peu, me laisser rentrer dans ton quotidien. mais je dois le faire rose, je ne te laisse pas le choix. tu ne mourras pas. enfin, si, tu vas mourir un jour, mais super vieille et après avoir soigné des millions de patient et rendu plein de vies meilleures. tu te décides à poser vraiment ton regard dans le sien. tu laisses échapper un soupir. il ne comprend pas non plus pourquoi toi tu as voulu refuser. il n'a pas à s'excuser. loin de là. et ça te touche ses mots. ça te fait même un peu sourire. au départ. lit.. je veux bien croire que tu sois le seul à pouvoir arrêter werner. mais.. pourquoi tu t'excuses ? c'est.. c'est pas à toi de le faire. c'est à cause de moi que tu te retrouves dans cette situation. j'ai déjà fait assez de merde dans ta vie sans encore devoir t'imposer de vivre à mes côtés.. tu dis, les larmes aux yeux. parce que tu ne voulais pas lui faire tout ça. tu ne voulais pas que ça se passe comme ça. et d'un autre côté, tu sais que d'avoir lit à tes côtés te rassureraient. mais si t'es vraiment prêt à faire tout ça.. ça me.. rassurerait. vraiment. tu avoues tout doucement.

_________________
Can we work it out, can we be a family ? I promise I'll be better, Mommy I'll do anything.
Revenir en haut Aller en bas
dream is a wish your heart makes
avatar
✩ messages : 438 ✩ avatar : gaspard ulliel.
✩ crédits : cliffs edge (avatar) little liars + the national (signature)
★ âge : 31
Voir le profil de l'utilisateur
Mer 4 Juil - 23:25

c'est de la rose qu'on veut souvent le plus s'approcher : sentir son parfum délicat, au matin toujours frais, le soir plus sucré, épicé, comme annonciateur. la rose dont les pétales tombent toujours l'un après l'autre, dont les feuilles restes fermes, dont les épines perdurent dans le temps. un concentré de rancoeur que tu ne pouvais apposer sur ce petit bout de femme, assise contre le mur, rassemblant son courage comme elle l'avait toujours fait. il avait du lui en falloir, du courage, pour te dénoncer et rompre le fil ténu mais brillant qui vous liait l'un à l'autre. des années plus tard tu observais rose dans cette minuscule pièce avec le coeur taraudé d'étranges battements, au rythme incertain, hésitant sans cesse entre l'amour, la haine, la peur et le dégoût. lors qu'elle ose enfin te regarder, on dirait qu'il lui a fallu des siècles pour en trouver le courage, on dirait que la culpabilité ronge ses pores, donne à sa peau la couleur de la fuite, lasse ses traits, elle vieillit rose, elle vieillit de se ronger avec les malheurs qu'elle a provoqué et qui, d'une certaine manière, lui retombent aujourd'hui sur le coin de la tronche.

mais, pour une raison si inexplicable qu'elle pourrait en être mystique -il faudrait que tu demandes à cet énergumène brun que tu as rencontré l'autre jour dans la forêt-, tu es incapable de l'abandonner à un sort qu'elle aurait pu mériter mille fois, sans que cela change quelque chose. incapable oui d'être celui qui lui jetterait la première pierre, ou bien tellement possessif qu'il te fallait la garder en vie le plus longtemps possible, juste pour voir si tu étais capable de la pardonner. le pardon, cette notion chrétienne que tu exultait, était pourtant omniprésent dans ta vie : tous les acteurs de cette grande tragédie à l'odeur de souffre semblaient tour à tour te le réclamer. tes frères, blake désormais. le pardon, l'expiation, l'accès au paradis. il n'y en avait qu'une à qui tu envisageais un jour de l'accorder.

dans un long soupire, rose semble vouloir se préparer à reprendre la parole. aussitôt ton estomac se serre, convaincu qu'elle dira de nouveau non et que ce fantasme de l'approcher ira mourir entre tes lèvres, puis derrière une des sournoises petites bombes de werner richer. lit.. elle commence, dans cette intonation qui te tord maintenant violemment les entrailles. tu portes une main contre ton ventre. je veux bien croire que tu sois le seul à pouvoir arrêter werner. mais.. pourquoi tu t'excuses ? c'est.. c'est pas à toi de le faire. c'est à cause de moi que tu te retrouves dans cette situation. j'ai déjà fait assez de merde dans ta vie sans encore devoir t'imposer de vivre à mes côtés.. quand tu sens les inflexions de sa voix, ses grands yeux qui se perdent dans des petites larmes inutiles, tu enrages immédiatement. tu es excédé, furieux d'entendre toujours les éléments de ton univers décider à ta place comment faire tourner ta planète. et au moment même où tu commençais à ressentir envers elle comme un sentiment de sécurité, il fallait que rose aussi choisisse à ta place les mots à mettre sur les lancinantes plaintes de ton coeur. agacé, tu te lèves, fais quelques pas rapides, les bras croisés, évitant soigneusement le regard qu'elle darde vers toi. mais si t'es vraiment prêt à faire tout ça.. ça me.. rassurerait. vraiment. c'est dans un murmure que cette dernière phrase est arrivée jusqu'à toi. à peine un chuchotement à l'échelle du monde, comme le dit la fameuse expression "le battement des ailes du papillon". le coeur échaudé, ravi et s'agitant dans le fond de ta poitrine abîmée, tu te stoppes un instant, l'azur profond de tes yeux bercé par le tendre brun des siens. une seconde, en une seconde et pour une seconde, tu es à elle. puis, hochant strictement la tête, tu siffles entre tes lèvres. parfait. alors c'est réglé. dans un pur style richerien, savant mélange de froideur, de déni et de cruauté, tu te diriges vers la porte sans un regard de plus. elle trouvera le moyen de te faire parvenir son adresse, quelque chose te dit qu'elle le fera vite. tu iras jusqu'à ta masure rassembler les quelques pauvres fringues qui ne fassent pas encore clodo professionnel. tu prendras certainement une douche, réconforté de l'idée qu'elle puisse s’accommoder de ton parfum de nouveau, soudainement réchauffé par l'envie d'envahir son espace, de prendre toute la place de sa vie, pour qu'il n'y en ai aucun autre, jamais aucun autre, pour que les échos de ta voix couvrent les murs de son appartement et qu'elle n'y envisage jamais d'autre futur que toi.

ce soir, tu seras chez elle, un pauvre sac à moitié vide, résumé de ta vie sans aucune possession de valeur. ce soir, tu mettras les deux pieds dans son existence, investi d'une mission de la mission d'un héros imparfait, soudainement transformé en chevalier noir, en cavalier convolant vers son destin : faire en sorte qu'elle reste en vie, qu'elle t'appartienne un peu pour toujours, qu'elle n'offre jamais les faveurs de sa personne à quelqu'un d'autre. quittant l'hopital sans te retourner une seule fois, abandonnant une rose couverte de rosée à un triste sort temporaire, tu as sur les lèvres le fin sourire des courtes victoires. plus une victoire est éphémère, plus il se doit de la célébrer. alors que tu traverses le parking d'un pas vif, presque empressé d'arriver à la conclusion de ce chapitre pour en débuter un nouveau, tu t'autorises un dernier regard, croyant percevoir derrière un store à moitié relevé le visage anxieux de ta rose revigorée.

_________________

i think the kids are in trouble. do not know what all the troubles are for. give them ice for their fevers, you're the only thing i ever want anymore.
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé


Revenir en haut Aller en bas

sail. (rosit)



Page 1 sur 1 ~

 Sujets similaires

-
» Fuite d'huile sous le sail drive
» Après le blokart...
» Vends XO SAILS SILVER LINE 2010
» Avis aux interesse
» Aéro, record et flip [Vestas Sailrocket, chien de mer,...]

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
PUP ::  :: PUP V6 :: rp terminés-