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 à nos vies enragées. (amboyd)

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Sujet: à nos vies enragées. (amboyd)    Mer 28 Mar - 10:57

il se profile à l'horizon d'épais nuages noirs, dont la densité reflète l'intensité et qui pourraient bien abattre d'ici quelques heures un violent orage sur la ville. tout dans l'air se charge d'électricité, la moindre parcelle d'oxygène est devenue plus dure à résister et les animaux, dans toute leur sagesse, n'émettent plus un bruit, à l’abri de leurs cachettes depuis longtemps pratiquées. trois-rivières se prépare laconiquement à des pluies torrentielles et une nuit difficile, et le jour, qui devrait être encore loin de décliner, semble être parti se planquer lui-aussi. c'est cette ambiance pensante en écho à ton coeur que tu as choisie pour ta sortie. après une garde de nuit, l'hôpital t'offre deux jours d'un repos que tu devrais envisager comme bien mérité ; et pourtant, tu as l'esprit embrumé, bientôt aussi sombre que ces masses, dans le ciel, qui glissent lentement vers vous pour engloutir la ville sous un voile d'ombre. tu rentres à pieds, tant pis pour les risques de l'orage, tant pis pour les pluies qui menacent. tu finirais trempé peut-être, tu espères que tu t'en verrais lavé que tes doutes, de tes envies de sacrifice, de tes remises en question. hava n'est pas là, pas avec toi, bien éloignée des temps présents pour lesquels tu avais tant de projets. elle est ailleurs, dans son monde havanesque, celui pour lequel elle a caché la clé, ou bien peut-être qu'il n'en existe pas. planté au feu en attendant de pouvoir traverser, ton regard lancinant se traine jusqu'au trottoir d'en face. tu y aperçois une lueur carnassière incarnée par des cheveux blonds et immédiatement, tu es transporté. transporté en des temps lointains et baignés de la chaleur aride du kentucky, ta terre de naissance et la seule qui t'aurait conservé en sécurité. là-bas, la vie suit son cours et votre petite famille aussi. les holden ont une jolie maison et à deux pas de là vit une famille dont tu n'oublierais le nom qu'en cas de lobotomisation forcée : les soreve. ces quelques lettres te flanquent un violent frisson dans les vertèbre, ça pourrait être le vent, mais tu sais que c'est elle. amber n'a presque pas changé, piégée dans cette beauté ravageuse, portée par cette silhouette musclée, un véritable corps de félin. le même esprit carnivore. de nouveau, tes souvenirs décidément vengeurs te transportent en des nuits d'été, alors qu'amber représentait tout ce qui éveillait tes sens : la sensualité, le désir et la passion, la haine et la violence. tu étais si jeune, déjà si doux, elle n'aurait pu faire déjà à l'époque qu'une bouchée rapide de toi, mais il avait fallu qu'elle fasse durer le plaisir, qu'elle étale la torture, sur des mois, sur des émissions entière. votre histoire en face caméra, les sorties nocturnes et clandestines, les premiers émois. une vie de jeune homme exposée à la face du monde, tout ça pour s'être entiché de la fille d'un sociopathe avéré. tu es pris d'une nausée quand tu repenses à ces élans du coeur, à ces gestes d'amour, à cette première fois et puis, à la honte, à la fuite, à la colère et à l'incompréhension. tu comprends tout de suite qu'il est trop tard pour faire demi-tour. le destin s'est chargé de te pourrir la vie et puisque l'indifférence de la femme de ta vie n'est pas assez, il vient hanter tes sens sous la forme d'un diable blond. amber soreve, d'un pas décidé, s'avance désormais vers ta silhouette tendue.

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Sujet: Re: à nos vies enragées. (amboyd)    Dim 1 Avr - 23:27

A nos vies enragées ⊹ Le temps sur Trois-Rivières était imprévisible, nous pouvions à la fois avoir la chance de voir le soleil à son apogée laissant ses rayons nous brûler la peau comme aujourd’hui un temps lourd. Comme si toutes les âmes en peine s’étaient réunies là -haut prête à faire tomber des trombes de pluie pour nous laver de nos péchés. Si le Canada offrait parfois des paysages bipolaires mêlant le clair et l’obscur ce soir ce n’était pas le cas on pouvait voir la tension dans le ciel comme celle de tous les habitants de cette ville. Laissant le poids des mastodontes qui régnaient dans le ciel je m’apprêtais à rentrer chez moi pour profiter de cette nuit de repos que Stanislas m’avait laissé. Ma veste en cuir n’allait pas m’être d’une grande utilité fasse au déluge qui imprégnait les rues. Les trottoirs étaient vide tout le monde devait être en alerte ; planqués chez eux avec un chocolat chaud sans avoir le cran ni l’envie de faire un tour ce soir. Je préférais de loin ces ambiances sombres qui réfléchissaient cette partie de moi, cette partie qui aujourd’hui avait laissé que quelques veines sauves dans mon corps. Le poison qui naviguait dans mes veines était ancré depuis presque une décennie. Depuis que notre paternel à Jallander et moi avait jugé bon de vendre sa famille comme des morceaux de viande qu’on vendait dans les boucheries infâmes de l’Amérique profonde. Une adolescence qui n’avait causé que des dommages collatéraux il le savait, il savait que ses filles aussi jolies soient elles étaient dotées elles aussi d’un dessein sombre. Nous l’avions suivi sans prendre en considérations les répercussions qui allaient nous marquer sur la peau comme le fer chaud qu’on utilisait pour marquer les chevaux. Près du feu pour traverser et rejoindre la rue d’en face mon cœur rata un battement. Un fantôme du passé. Boyd. Vous savez on a tous ce fameux moment où notre vie bascule pour toujours où vous savez que vous ne seriez plus jamais la même personne. C’était le jour où Boyd avait pris la fuite me laissant avec ma famille d’enfer sans me laisser la chance de m’expliquer. Comme un boomerang en pleine figure les souvenirs du passé resurgissaient avec une douleur amère qui faisait battre à nouveau mon cœur. On dit qu’on n’oubliait jamais son premier amour, celui pour lequel pour la première fois vous vous liez avec votre corps, avec vos sens et avec votre cœur. Je l’avais effacé de ma mémoire m’adonnant aux hommes sans ne plus jamais ressentir de l’amour. Je n’avais pas d’amour à offrir j’étais cette boule suintante qui pullulait sur vos plaies les plus profondes. C’était pour ça que j’étais seule, tout le monde sur terre rechercher cette quête insatisfaisante de l’amour cherchant son âme sœur pour ne plus vivre que pour soi mais à deux. Je n’avais pas ce genre de chose à offrir je n’avais aimé qu’un homme, une histoire d’amour prépubère je ne connaissais pas le sujet. Je m’appropriais les hommes comme certaines femmes pouvait s’attacher aux chaussures. Je n’avais jamais trouvé la chaussure à mon pied, celle qui me ferait danser dans des nouvelles couleurs de la vie. Ayant presque des envies de vomir face à la vue de celui avait su faire battre mon cœur quelques mois dans ma vie, je m’avançais. Comme toujours la raison aurait voulu que je le laisse tranquille et que je continue ma vie. Mais mon cœur criait de toutes ses forces pour qu’une de mes artères se raccroche à ce passé désormais lointain, trop lointain. Le souffle court presque au bord de la suffocation mon corps continuait d’avancer sans prendre en considération les klaxons incessants des voitures qui tambourinait comme le faisait mon cœur jadis. J’avançais sans prendre conscience de ma mort probable face à l’inconscience de franchir ces quelques mètres entre nous qui s’étaient transformés depuis des années en un fossé immense et vide de sens. Presque à destination de celui qui avait eu l’audace de m’abandonner à mon propre sort une voiture pilait frôlant ma peau mais ne me touchant pas. Mes azurs cherchaient les noisettes de Boyd. Sans comprendre pourquoi laissant le temps entre nous rendre l’instant encore plus pesant mes maux de cœurs lui hurlait comme par détresse « T’aimerais tellement que je meurs Holden, que je ne sois qu’un fantôme du passé mais tu vois même en le voulant, même en me retrouvant là à travers la circulation, les voitures et l’asphalte je suis toujours là devant toi. » Répondant d’un doigt d’honneur à l’automobiliste qui s’acharnait contre son volant il déguerpissait aussi vite qu’il était arrivé, il fit un crochet me laissant atteindre les quelques mètres me séparant d’Holden. Presque à sa hauteur je soufflais presque à bout de souffle comme si j’avais parcouru des milliers de kilomètres écoulaient entre nous en quelques secondes. Les yeux emplit de colère oubliant cet élan malsaine à toujours vouloir être sauvé je ne perdais pas la face, oubliant que dans l’histoire il n’y avait qu’une personne à en vouloir mon père « Qu’est-ce que tu vas faire maintenant Holden ? Tu vas me fuir encore et on se retrouvera dans dix ans je ne sais où ? ».  Je raclais ma gorge cherchant cette cigarette interdite dans les lieux publics je m’en fichais des lois, des condamnations ce monde n’était pas le mien et je n’aurais sûrement jamais ma place alors pourquoi vivre d’interdits ? J’allumais ce bâton de nicotine qui brûlait ma gorge mais pas autant que la présence de Boyd qui faisait ressurgir des enfers toutes les animosités incomprises. Je n’eue que quelques secondes avant que l’orage s’abatte sur nous réduisant tous mes espoirs de nicotine mort à tout jamais comme cet amour irréel. Je jetais ce bâton dans les égouts laissant la pluie s’imprégnait dans mon corps pouvant laisser mes larmes enfin sortir sans qu’elles puissent être aperçues par quiconque. « Alors, Holden on fait quoi ? on se regarde sans que tu puisse me cracher en face toute ta fausse indifférence à mon égard ou bien .. » Je n’arrivais pas à finir ma phrase, je ne voulais pas la finir pour une fois je lui laisserait le choix d’en finir avec cette histoire ou bien de continuer à se battre tous les deux sans cesse à blesser l’autre ne pensant que ça ne faisait du mal ni à lui ni à moi.

©️Grey WIND.

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Tandis que des médailles D’impérator font briller à sa taille le bronze et l’or.Le platine lui grave d’un cercle froid la marque des esclaves à chaque doigt. Jusques en haut des cuisses elle est bottée et c’est comme un calice à sa beauté..Elle ne porte rien

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Sujet: Re: à nos vies enragées. (amboyd)    Mer 11 Avr - 15:15

tu aurais été tenté depuis elle de faire une croix sur les jolies blondes. fini, les reflets du soleil, fini les cheveux qui s'étalent sur les couleurs sombres, pour trancher avec la mort. fini les petites taches de rousseur, minuscules, parfois incolores, qui parsèment le nez de tes prétendantes : après amber, même la plus splendide des créatures aurait pu te faire recracher ton petit-déjeuner. et c'est vrai qu'elle était belle, la blonde soreve. c'est vrai qu'elle marchait déjà avec ce même air conquérant que tu lui trouves aujourd'hui, c'est vrai que même au lycée, elle crachait au pied des critiques et ignorait sauvagement les compliments. elle était aussi inaccessible que diablement attirante. alors, il faut te comprendre boyd, malgré son père foutrement bizarre, malgré sa mère au cerveau aussi délavé que ses cheveux, malgré sa soeur jalouse et bouillonnante, t'étais tombé dans le panneau comme les autres. tu t'en souviendrais toute ta vie, de ce cours de chimie. amber et toi, vous étiez à côté, des binômes forcés, rapprochés par la violence d'un professeur bien incapable de prévoir ce qu'il venait de provoquer. la main d'amber était froide comme la glace quand elle avait touché l'intérieur de ta cuisse, sous la table. et c'est d'ailleurs ce qui t'avait fait sursauter, peut-être plus que le geste. ce geste, tu en voulais, tu en aurais réclamé des centaines de ses caresses, tout simplement car elles te donnaient l'impression d'être privilégié. le vent te bat dans les oreilles et tu dois essuyer ta joue qui se mouille des premières gouttes. devant toi cette silhouette féline ressemblerait presque à un chat mouillé. tu voudrais qu'elle ne te fasse plus peur, amber, mais c'est exactement l'inverse qui se produit. elle part en trombe au milieu des voitures et ton souffle se coupe. un gros véhicule pile soudain devant elle, tu réalises que tu as fermé les yeux, toi le médecin, toi l'incapable, toi celui qui aurait préféré détourner le regard. « T’aimerais tellement que je meurs Holden, que je ne sois qu’un fantôme du passé mais tu vois même en le voulant, même en me retrouvant là à travers la circulation, les voitures et l’asphalte je suis toujours là devant toi. » qu'elle crie à travers la brume, on dirait qu'elle cherche à t'atteindre depuis un autre continent, tellement loin et en même si près de toi parce que chahutée directement par les tracés de ton coeur. doigt d'honneur et enjambées, tu réalises que tu n'as pas bougé du moindre millimètre lorsqu'amber te rejoint enfin. dans tes yeux, on pourrait presque lire de la peur. « Qu’est-ce que tu vas faire maintenant Holden ? Tu vas me fuir encore et on se retrouvera dans dix ans je ne sais où ? » son ton est dur et tu le reçois comme un juste retour des choses, tout autant que comme une aberration. mais tu es paralysé, piqué par l'araignée soreve en plein coeur, incapable d'un mouvement comme d'une parole. c'est l'eau qui te réveillera de ta torpeur, abondante, insolente, aussi soudaine que la claque qu'elle vient de te foutre en pleine tronche -sans te toucher-. sa clope dont il ne reste déjà plus qu'un amas de papier détrempé, une petite boulette blanche et humide, roule au sol et son visage se trempe d'un air amer. tu as mal partout en dedans, gagné par le poison jusqu'à tes muscles. « Alors, Holden on fait quoi ? on se regarde sans que tu puisse me cracher en face toute ta fausse indifférence à mon égard ou bien .. » cette manière qu'elle avait de continuer à t'appeler par ton nom de famille. après toutes ces années. comme si elle t'interpellait par un numéro, un simple élément de reconnaissance, un parmi d'autre oui, un choix sans importance parmi la foule des autres. ça te mettait en rogne, déjà à l'époque. soreve. tu tentes de lui répondre sur le même ton, crachant son nom à terre sans la moindre conviction. on s'abrite, pour commencer, tu t'exclames, attrapant son bras dans ta main gauche, trainant derrière toi cette grande perche insolente et sexy. un porte à peine couvert, une allée qui ressemble à une impasse. parfait, comme métaphore de vous même. tu te secoues, tente d'essuyer les gouttes qui ruissellent dans ton cou, mais son regard t'en empêche. quoi ? tu tentes, à tout hasard, un peu désolé, un peu hargneux.

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Sujet: Re: à nos vies enragées. (amboyd)    Mar 1 Mai - 20:42

A nos vies enragées ⊹ Parfois notre vie se nourrit de regrets qu’on explique pas ce genre de poison qui vous polluait l’intérieur éteignant toute la lumière qui essayait de se frayer malgré toutes les horreurs que l’on s’infligeait délibérément. Ces dix dernières années je n’aurais pas pensé un seul instant regretter cette histoire pittoresque que l’on qualifie d’amour. Je m’étais dit qu’après tout c’était une expérience et qu’il fallait avancer que je ne méritais tout simplement pas mieux. Je ne méritais pas le salut d’un amour réel et sans fin le genre d’histoire romantique qui vous laissez une marque indélébile dans votre palpitant. Je ne voyais tout simplement plus rien d’autre que de la haine, cette incompréhension dans son regard qui aurait pu vous givrer sur place. Je suscitais le feu d’un désir ardent chez les hommes mais jamais autant de presque dégoût à mon égard. La pluie commençait peu à peu à recouvrir mon corps me figeant sur place ne pouvant plus porter un seul mot de plus aux oreilles de Boyd. Mon corps tendue droite comme un I ne fléchissait pas alors qu’à l’intérieur j’étais à genoux comme si je me retrouvais face à l’ennemi dans mon dernier combat ayant donné toutes mes dernières ressources intérieures. Sa voix résonnait en moi comme un écho, trop faible pour me ramener à la réalité. C’était une des premières fois qu’il m’appelait par mon nom il fallait dire que depuis cette rupture qui avait signé mon arrêt d’humanité je le nommais par ce nom je ne pouvais plus prononcer son prénom. Cela me rappelait trop de mauvais souvenirs quand nous étions plus proches qu’étrangers. Quand nos corps nus dansaient dans le clair de lune, ces premiers émois pour tous les deux ces danses lascives qui parsemaient de frissons nos corps juvéniles. J’avais cette réputation de mangeuses d’hommes au lycée et il était vrai que je séduisais de bien manières les hommes mais c’était qu’un leurre. Je pensais que Boyd allait être comme ces garçons en rut cherchant cet inaccessible infranchissable mais il avait réussi à ce que je vois la vie à travers ces yeux. J’oubliais ma famille, ce que j’étais une star de télé-réalité mon esprit effaçait tout le mauvais en moi quand j’étais avec lui. A bout de souffle, je levais la tête à son interpellation sans daigner rajouter un autre mot. Sa main attrapait mon bras me brûlant presque la peau de ce contact, mordant presque ma lèvre pour ne pas arracher sa main contre mon bras tant cela embaumait mon esprit. Je soufflais entre mes lèvres un simple « Je te suis ». Nous arrivions dans une impasse qui nous couvrait le temps d’un instant de cet orage. Bravo Boyd. Nous étions coincés comme l’était notre situation l’un en face à l’autre sans pouvoir contrôler nos émotions. Mon corps avait à la fois envie d’arracher ses lèvres pour les faire miennes goûter ce poison qui brûlait mes veines comme à la fois cette envie de le pousser et m’enfuir pour ne plus jamais le revoir. Presque collée au mur comme pour résister au fruit défendu les pierres taillaient mon dos, je l’observais un sourire ne pouvait s’empêcher de se former quand il essuyait ses gouttes contre son cou. « Rien, finalement tu n’as pas changé tu cherches toujours à essuyer tes problèmes mais comme moi tu n’arriveras jamais à t’en débarrasser ». Disais-je avant de m’approcher de lui laissons mes pulsions agir que mon esprit laissant mes yeux suivre cette goutte qui descendait de ce front. Mes doigts sauvages tentaient de l’essuyer faisant une légère pression sur sa joue, près de ses lèvres. Beaucoup trop proches, beaucoup trop malsain comme situation. Beaucoup trop de sentiments contraires, mes poumons se bloquer ne laissant plus passer une seule bouffée d’air. Mes yeux rencontraient les siens cherchant une réponse à cette situation oubliant cette main sur les bords de l’interdit. « Tu sais, c’est ironique tout ça. A l’époque tu avais un boulevard de choix face à cette situation et tu as fuis en m’infligeant une peine que tu n’oses imaginer. » Je retirais ma main subitement retournant contre mon mur sachant très bien que mon corps voulait une nouvelle fois sentir ses baisers, ses mains qui couraient sur mon corps et que cela nourrirait un peu plus ce fossé entre nous. « Je crois qu’on n’aurait jamais dû se rencontrer toi et moi. Tu étais le genre de garçon qui portait un regard naïf sur la vie se laissant porter par des sentiments bons, moi j’étais déjà une garce et tu le savais. Pourquoi tu as accepté cette histoire ? Pourquoi tu as craqué à ce cours de chimie ? Qu’est ce qui t’es passé par la tête pour vivre cette histoire avec moi ? » Je soufflais tant mes paroles me brisait à l’intérieur et pouvez tantôt se transformer en cri. « Avoue-le Holden, j’étais un trophée que tu avais besoin d’accrocher et quand tu as vu que les choses étaient compliquées que je vivais avec un pervers et que tout ce que je pouvais avoir c’était de la compassion de téléspectateurs tu m’as laissé. En fait tu n’as jamais cru en nous et à notre histoire. Tu m’as mis des paillettes dans les yeux tu m’as fait croire que je valais plus que tout ça mais tu n’as pas hésité une seule seconde à t’enfuir. » Je voulais qu’il me déteste autant que je le détestais. Les poings presque serrés je crachais une dernière parole. « Pars, Boyd. » Je m’infligeais ces monstruosités pour cacher toute la peine que je ressentais.

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