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à nos vies enragées. (amboyd)
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dream is a wish your heart makes
✩ messages : 157 ✩ avatar : xavier serrano.
✩ crédits : trelawney (avatar) VOCIVUS, tweek, tumblr, vendredi sur mer (sign)
★ âge : 27
Mer 28 Mar - 10:57

il se profile à l'horizon d'épais nuages noirs, dont la densité reflète l'intensité et qui pourraient bien abattre d'ici quelques heures un violent orage sur la ville. tout dans l'air se charge d'électricité, la moindre parcelle d'oxygène est devenue plus dure à résister et les animaux, dans toute leur sagesse, n'émettent plus un bruit, à l’abri de leurs cachettes depuis longtemps pratiquées. trois-rivières se prépare laconiquement à des pluies torrentielles et une nuit difficile, et le jour, qui devrait être encore loin de décliner, semble être parti se planquer lui-aussi. c'est cette ambiance pensante en écho à ton coeur que tu as choisie pour ta sortie. après une garde de nuit, l'hôpital t'offre deux jours d'un repos que tu devrais envisager comme bien mérité ; et pourtant, tu as l'esprit embrumé, bientôt aussi sombre que ces masses, dans le ciel, qui glissent lentement vers vous pour engloutir la ville sous un voile d'ombre. tu rentres à pieds, tant pis pour les risques de l'orage, tant pis pour les pluies qui menacent. tu finirais trempé peut-être, tu espères que tu t'en verrais lavé que tes doutes, de tes envies de sacrifice, de tes remises en question. hava n'est pas là, pas avec toi, bien éloignée des temps présents pour lesquels tu avais tant de projets. elle est ailleurs, dans son monde havanesque, celui pour lequel elle a caché la clé, ou bien peut-être qu'il n'en existe pas. planté au feu en attendant de pouvoir traverser, ton regard lancinant se traine jusqu'au trottoir d'en face. tu y aperçois une lueur carnassière incarnée par des cheveux blonds et immédiatement, tu es transporté. transporté en des temps lointains et baignés de la chaleur aride du kentucky, ta terre de naissance et la seule qui t'aurait conservé en sécurité. là-bas, la vie suit son cours et votre petite famille aussi. les holden ont une jolie maison et à deux pas de là vit une famille dont tu n'oublierais le nom qu'en cas de lobotomisation forcée : les soreve. ces quelques lettres te flanquent un violent frisson dans les vertèbre, ça pourrait être le vent, mais tu sais que c'est elle. amber n'a presque pas changé, piégée dans cette beauté ravageuse, portée par cette silhouette musclée, un véritable corps de félin. le même esprit carnivore. de nouveau, tes souvenirs décidément vengeurs te transportent en des nuits d'été, alors qu'amber représentait tout ce qui éveillait tes sens : la sensualité, le désir et la passion, la haine et la violence. tu étais si jeune, déjà si doux, elle n'aurait pu faire déjà à l'époque qu'une bouchée rapide de toi, mais il avait fallu qu'elle fasse durer le plaisir, qu'elle étale la torture, sur des mois, sur des émissions entière. votre histoire en face caméra, les sorties nocturnes et clandestines, les premiers émois. une vie de jeune homme exposée à la face du monde, tout ça pour s'être entiché de la fille d'un sociopathe avéré. tu es pris d'une nausée quand tu repenses à ces élans du coeur, à ces gestes d'amour, à cette première fois et puis, à la honte, à la fuite, à la colère et à l'incompréhension. tu comprends tout de suite qu'il est trop tard pour faire demi-tour. le destin s'est chargé de te pourrir la vie et puisque l'indifférence de la femme de ta vie n'est pas assez, il vient hanter tes sens sous la forme d'un diable blond. amber soreve, d'un pas décidé, s'avance désormais vers ta silhouette tendue.

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elle fait pleurer les garçons, qui lui disent qu'elle est belle, elle fait pleurer les garçons : et elle a bien, raison. (langoureuse et sensuelle)
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dream is a wish your heart makes
✩ messages : 421 ✩ avatar : Marloes Horst
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★ âge : 26
Dim 1 Avr - 23:27

A nos vies enragées ⊹ Le temps sur Trois-Rivières était imprévisible, nous pouvions à la fois avoir la chance de voir le soleil à son apogée laissant ses rayons nous brûler la peau comme aujourd’hui un temps lourd. Comme si toutes les âmes en peine s’étaient réunies là -haut prête à faire tomber des trombes de pluie pour nous laver de nos péchés. Si le Canada offrait parfois des paysages bipolaires mêlant le clair et l’obscur ce soir ce n’était pas le cas on pouvait voir la tension dans le ciel comme celle de tous les habitants de cette ville. Laissant le poids des mastodontes qui régnaient dans le ciel je m’apprêtais à rentrer chez moi pour profiter de cette nuit de repos que Stanislas m’avait laissé. Ma veste en cuir n’allait pas m’être d’une grande utilité fasse au déluge qui imprégnait les rues. Les trottoirs étaient vide tout le monde devait être en alerte ; planqués chez eux avec un chocolat chaud sans avoir le cran ni l’envie de faire un tour ce soir. Je préférais de loin ces ambiances sombres qui réfléchissaient cette partie de moi, cette partie qui aujourd’hui avait laissé que quelques veines sauves dans mon corps. Le poison qui naviguait dans mes veines était ancré depuis presque une décennie. Depuis que notre paternel à Jallander et moi avait jugé bon de vendre sa famille comme des morceaux de viande qu’on vendait dans les boucheries infâmes de l’Amérique profonde. Une adolescence qui n’avait causé que des dommages collatéraux il le savait, il savait que ses filles aussi jolies soient elles étaient dotées elles aussi d’un dessein sombre. Nous l’avions suivi sans prendre en considérations les répercussions qui allaient nous marquer sur la peau comme le fer chaud qu’on utilisait pour marquer les chevaux. Près du feu pour traverser et rejoindre la rue d’en face mon cœur rata un battement. Un fantôme du passé. Boyd. Vous savez on a tous ce fameux moment où notre vie bascule pour toujours où vous savez que vous ne seriez plus jamais la même personne. C’était le jour où Boyd avait pris la fuite me laissant avec ma famille d’enfer sans me laisser la chance de m’expliquer. Comme un boomerang en pleine figure les souvenirs du passé resurgissaient avec une douleur amère qui faisait battre à nouveau mon cœur. On dit qu’on n’oubliait jamais son premier amour, celui pour lequel pour la première fois vous vous liez avec votre corps, avec vos sens et avec votre cœur. Je l’avais effacé de ma mémoire m’adonnant aux hommes sans ne plus jamais ressentir de l’amour. Je n’avais pas d’amour à offrir j’étais cette boule suintante qui pullulait sur vos plaies les plus profondes. C’était pour ça que j’étais seule, tout le monde sur terre rechercher cette quête insatisfaisante de l’amour cherchant son âme sœur pour ne plus vivre que pour soi mais à deux. Je n’avais pas ce genre de chose à offrir je n’avais aimé qu’un homme, une histoire d’amour prépubère je ne connaissais pas le sujet. Je m’appropriais les hommes comme certaines femmes pouvait s’attacher aux chaussures. Je n’avais jamais trouvé la chaussure à mon pied, celle qui me ferait danser dans des nouvelles couleurs de la vie. Ayant presque des envies de vomir face à la vue de celui avait su faire battre mon cœur quelques mois dans ma vie, je m’avançais. Comme toujours la raison aurait voulu que je le laisse tranquille et que je continue ma vie. Mais mon cœur criait de toutes ses forces pour qu’une de mes artères se raccroche à ce passé désormais lointain, trop lointain. Le souffle court presque au bord de la suffocation mon corps continuait d’avancer sans prendre en considération les klaxons incessants des voitures qui tambourinait comme le faisait mon cœur jadis. J’avançais sans prendre conscience de ma mort probable face à l’inconscience de franchir ces quelques mètres entre nous qui s’étaient transformés depuis des années en un fossé immense et vide de sens. Presque à destination de celui qui avait eu l’audace de m’abandonner à mon propre sort une voiture pilait frôlant ma peau mais ne me touchant pas. Mes azurs cherchaient les noisettes de Boyd. Sans comprendre pourquoi laissant le temps entre nous rendre l’instant encore plus pesant mes maux de cœurs lui hurlait comme par détresse « T’aimerais tellement que je meurs Holden, que je ne sois qu’un fantôme du passé mais tu vois même en le voulant, même en me retrouvant là à travers la circulation, les voitures et l’asphalte je suis toujours là devant toi. » Répondant d’un doigt d’honneur à l’automobiliste qui s’acharnait contre son volant il déguerpissait aussi vite qu’il était arrivé, il fit un crochet me laissant atteindre les quelques mètres me séparant d’Holden. Presque à sa hauteur je soufflais presque à bout de souffle comme si j’avais parcouru des milliers de kilomètres écoulaient entre nous en quelques secondes. Les yeux emplit de colère oubliant cet élan malsaine à toujours vouloir être sauvé je ne perdais pas la face, oubliant que dans l’histoire il n’y avait qu’une personne à en vouloir mon père « Qu’est-ce que tu vas faire maintenant Holden ? Tu vas me fuir encore et on se retrouvera dans dix ans je ne sais où ? ».  Je raclais ma gorge cherchant cette cigarette interdite dans les lieux publics je m’en fichais des lois, des condamnations ce monde n’était pas le mien et je n’aurais sûrement jamais ma place alors pourquoi vivre d’interdits ? J’allumais ce bâton de nicotine qui brûlait ma gorge mais pas autant que la présence de Boyd qui faisait ressurgir des enfers toutes les animosités incomprises. Je n’eue que quelques secondes avant que l’orage s’abatte sur nous réduisant tous mes espoirs de nicotine mort à tout jamais comme cet amour irréel. Je jetais ce bâton dans les égouts laissant la pluie s’imprégnait dans mon corps pouvant laisser mes larmes enfin sortir sans qu’elles puissent être aperçues par quiconque. « Alors, Holden on fait quoi ? on se regarde sans que tu puisse me cracher en face toute ta fausse indifférence à mon égard ou bien .. » Je n’arrivais pas à finir ma phrase, je ne voulais pas la finir pour une fois je lui laisserait le choix d’en finir avec cette histoire ou bien de continuer à se battre tous les deux sans cesse à blesser l’autre ne pensant que ça ne faisait du mal ni à lui ni à moi.

©️Grey WIND.

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avis de tempête
Y'avait du monde mais je l'ai vu apparaître pâle comme une aquarelle, j'ai vu son ombre avant de la voir elle.Merveilleuse, sérieuse mais rieuse, périlleuse danse, mais elle a pas ouvert les yeuz'.Dans cette vie sans coloris, les cuisses endolories plongée dans ses pensées colériques, elle danse et colle au rythme.. Elle dansera jusqu'à 6, longue nuit, elle danse comme si elle en avait envie
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★ âge : 27
Mer 11 Avr - 15:15

tu aurais été tenté depuis elle de faire une croix sur les jolies blondes. fini, les reflets du soleil, fini les cheveux qui s'étalent sur les couleurs sombres, pour trancher avec la mort. fini les petites taches de rousseur, minuscules, parfois incolores, qui parsèment le nez de tes prétendantes : après amber, même la plus splendide des créatures aurait pu te faire recracher ton petit-déjeuner. et c'est vrai qu'elle était belle, la blonde soreve. c'est vrai qu'elle marchait déjà avec ce même air conquérant que tu lui trouves aujourd'hui, c'est vrai que même au lycée, elle crachait au pied des critiques et ignorait sauvagement les compliments. elle était aussi inaccessible que diablement attirante. alors, il faut te comprendre boyd, malgré son père foutrement bizarre, malgré sa mère au cerveau aussi délavé que ses cheveux, malgré sa soeur jalouse et bouillonnante, t'étais tombé dans le panneau comme les autres. tu t'en souviendrais toute ta vie, de ce cours de chimie. amber et toi, vous étiez à côté, des binômes forcés, rapprochés par la violence d'un professeur bien incapable de prévoir ce qu'il venait de provoquer. la main d'amber était froide comme la glace quand elle avait touché l'intérieur de ta cuisse, sous la table. et c'est d'ailleurs ce qui t'avait fait sursauter, peut-être plus que le geste. ce geste, tu en voulais, tu en aurais réclamé des centaines de ses caresses, tout simplement car elles te donnaient l'impression d'être privilégié. le vent te bat dans les oreilles et tu dois essuyer ta joue qui se mouille des premières gouttes. devant toi cette silhouette féline ressemblerait presque à un chat mouillé. tu voudrais qu'elle ne te fasse plus peur, amber, mais c'est exactement l'inverse qui se produit. elle part en trombe au milieu des voitures et ton souffle se coupe. un gros véhicule pile soudain devant elle, tu réalises que tu as fermé les yeux, toi le médecin, toi l'incapable, toi celui qui aurait préféré détourner le regard. « T’aimerais tellement que je meurs Holden, que je ne sois qu’un fantôme du passé mais tu vois même en le voulant, même en me retrouvant là à travers la circulation, les voitures et l’asphalte je suis toujours là devant toi. » qu'elle crie à travers la brume, on dirait qu'elle cherche à t'atteindre depuis un autre continent, tellement loin et en même si près de toi parce que chahutée directement par les tracés de ton coeur. doigt d'honneur et enjambées, tu réalises que tu n'as pas bougé du moindre millimètre lorsqu'amber te rejoint enfin. dans tes yeux, on pourrait presque lire de la peur. « Qu’est-ce que tu vas faire maintenant Holden ? Tu vas me fuir encore et on se retrouvera dans dix ans je ne sais où ? » son ton est dur et tu le reçois comme un juste retour des choses, tout autant que comme une aberration. mais tu es paralysé, piqué par l'araignée soreve en plein coeur, incapable d'un mouvement comme d'une parole. c'est l'eau qui te réveillera de ta torpeur, abondante, insolente, aussi soudaine que la claque qu'elle vient de te foutre en pleine tronche -sans te toucher-. sa clope dont il ne reste déjà plus qu'un amas de papier détrempé, une petite boulette blanche et humide, roule au sol et son visage se trempe d'un air amer. tu as mal partout en dedans, gagné par le poison jusqu'à tes muscles. « Alors, Holden on fait quoi ? on se regarde sans que tu puisse me cracher en face toute ta fausse indifférence à mon égard ou bien .. » cette manière qu'elle avait de continuer à t'appeler par ton nom de famille. après toutes ces années. comme si elle t'interpellait par un numéro, un simple élément de reconnaissance, un parmi d'autre oui, un choix sans importance parmi la foule des autres. ça te mettait en rogne, déjà à l'époque. soreve. tu tentes de lui répondre sur le même ton, crachant son nom à terre sans la moindre conviction. on s'abrite, pour commencer, tu t'exclames, attrapant son bras dans ta main gauche, trainant derrière toi cette grande perche insolente et sexy. un porte à peine couvert, une allée qui ressemble à une impasse. parfait, comme métaphore de vous même. tu te secoues, tente d'essuyer les gouttes qui ruissellent dans ton cou, mais son regard t'en empêche. quoi ? tu tentes, à tout hasard, un peu désolé, un peu hargneux.

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✩ messages : 421 ✩ avatar : Marloes Horst
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★ âge : 26
Mar 1 Mai - 20:42

A nos vies enragées ⊹ Parfois notre vie se nourrit de regrets qu’on explique pas ce genre de poison qui vous polluait l’intérieur éteignant toute la lumière qui essayait de se frayer malgré toutes les horreurs que l’on s’infligeait délibérément. Ces dix dernières années je n’aurais pas pensé un seul instant regretter cette histoire pittoresque que l’on qualifie d’amour. Je m’étais dit qu’après tout c’était une expérience et qu’il fallait avancer que je ne méritais tout simplement pas mieux. Je ne méritais pas le salut d’un amour réel et sans fin le genre d’histoire romantique qui vous laissez une marque indélébile dans votre palpitant. Je ne voyais tout simplement plus rien d’autre que de la haine, cette incompréhension dans son regard qui aurait pu vous givrer sur place. Je suscitais le feu d’un désir ardent chez les hommes mais jamais autant de presque dégoût à mon égard. La pluie commençait peu à peu à recouvrir mon corps me figeant sur place ne pouvant plus porter un seul mot de plus aux oreilles de Boyd. Mon corps tendue droite comme un I ne fléchissait pas alors qu’à l’intérieur j’étais à genoux comme si je me retrouvais face à l’ennemi dans mon dernier combat ayant donné toutes mes dernières ressources intérieures. Sa voix résonnait en moi comme un écho, trop faible pour me ramener à la réalité. C’était une des premières fois qu’il m’appelait par mon nom il fallait dire que depuis cette rupture qui avait signé mon arrêt d’humanité je le nommais par ce nom je ne pouvais plus prononcer son prénom. Cela me rappelait trop de mauvais souvenirs quand nous étions plus proches qu’étrangers. Quand nos corps nus dansaient dans le clair de lune, ces premiers émois pour tous les deux ces danses lascives qui parsemaient de frissons nos corps juvéniles. J’avais cette réputation de mangeuses d’hommes au lycée et il était vrai que je séduisais de bien manières les hommes mais c’était qu’un leurre. Je pensais que Boyd allait être comme ces garçons en rut cherchant cet inaccessible infranchissable mais il avait réussi à ce que je vois la vie à travers ces yeux. J’oubliais ma famille, ce que j’étais une star de télé-réalité mon esprit effaçait tout le mauvais en moi quand j’étais avec lui. A bout de souffle, je levais la tête à son interpellation sans daigner rajouter un autre mot. Sa main attrapait mon bras me brûlant presque la peau de ce contact, mordant presque ma lèvre pour ne pas arracher sa main contre mon bras tant cela embaumait mon esprit. Je soufflais entre mes lèvres un simple « Je te suis ». Nous arrivions dans une impasse qui nous couvrait le temps d’un instant de cet orage. Bravo Boyd. Nous étions coincés comme l’était notre situation l’un en face à l’autre sans pouvoir contrôler nos émotions. Mon corps avait à la fois envie d’arracher ses lèvres pour les faire miennes goûter ce poison qui brûlait mes veines comme à la fois cette envie de le pousser et m’enfuir pour ne plus jamais le revoir. Presque collée au mur comme pour résister au fruit défendu les pierres taillaient mon dos, je l’observais un sourire ne pouvait s’empêcher de se former quand il essuyait ses gouttes contre son cou. « Rien, finalement tu n’as pas changé tu cherches toujours à essuyer tes problèmes mais comme moi tu n’arriveras jamais à t’en débarrasser ». Disais-je avant de m’approcher de lui laissons mes pulsions agir que mon esprit laissant mes yeux suivre cette goutte qui descendait de ce front. Mes doigts sauvages tentaient de l’essuyer faisant une légère pression sur sa joue, près de ses lèvres. Beaucoup trop proches, beaucoup trop malsain comme situation. Beaucoup trop de sentiments contraires, mes poumons se bloquer ne laissant plus passer une seule bouffée d’air. Mes yeux rencontraient les siens cherchant une réponse à cette situation oubliant cette main sur les bords de l’interdit. « Tu sais, c’est ironique tout ça. A l’époque tu avais un boulevard de choix face à cette situation et tu as fuis en m’infligeant une peine que tu n’oses imaginer. » Je retirais ma main subitement retournant contre mon mur sachant très bien que mon corps voulait une nouvelle fois sentir ses baisers, ses mains qui couraient sur mon corps et que cela nourrirait un peu plus ce fossé entre nous. « Je crois qu’on n’aurait jamais dû se rencontrer toi et moi. Tu étais le genre de garçon qui portait un regard naïf sur la vie se laissant porter par des sentiments bons, moi j’étais déjà une garce et tu le savais. Pourquoi tu as accepté cette histoire ? Pourquoi tu as craqué à ce cours de chimie ? Qu’est ce qui t’es passé par la tête pour vivre cette histoire avec moi ? » Je soufflais tant mes paroles me brisait à l’intérieur et pouvez tantôt se transformer en cri. « Avoue-le Holden, j’étais un trophée que tu avais besoin d’accrocher et quand tu as vu que les choses étaient compliquées que je vivais avec un pervers et que tout ce que je pouvais avoir c’était de la compassion de téléspectateurs tu m’as laissé. En fait tu n’as jamais cru en nous et à notre histoire. Tu m’as mis des paillettes dans les yeux tu m’as fait croire que je valais plus que tout ça mais tu n’as pas hésité une seule seconde à t’enfuir. » Je voulais qu’il me déteste autant que je le détestais. Les poings presque serrés je crachais une dernière parole. « Pars, Boyd. » Je m’infligeais ces monstruosités pour cacher toute la peine que je ressentais.

©️Grey WIND.

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avis de tempête
Y'avait du monde mais je l'ai vu apparaître pâle comme une aquarelle, j'ai vu son ombre avant de la voir elle.Merveilleuse, sérieuse mais rieuse, périlleuse danse, mais elle a pas ouvert les yeuz'.Dans cette vie sans coloris, les cuisses endolories plongée dans ses pensées colériques, elle danse et colle au rythme.. Elle dansera jusqu'à 6, longue nuit, elle danse comme si elle en avait envie
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✩ crédits : trelawney (avatar) VOCIVUS, tweek, tumblr, vendredi sur mer (sign)
★ âge : 27
Lun 4 Juin - 16:36

l'orage ne vous lâcherait pas parce qu'il était le cadre idéal du moindre de vos ébats. un orage c'est quoi ? ça commençait toujours par un souffle de vent lointain, un grondement qu'on écoute pas, une torpeur soudaine qui rend un peu las mais presque bienheureux. il fait chaud, avant un orage, parfois les peaux se dénudent et c'est justement parce qu'elles se mettent en danger que ça peut parfois être aussi grave. tout avait commencé par la lente combustion d'un orage à l'horizon, par des nuages lourds et un climat quasi tropical qui avait poussé deux jeunes corps l'un contre l'autre. la vie avec amber c'était découvrir l'interdit, c'était toucher du doigt des fantasmes qui n'étaient pas pour toi. la vie avec amber c'était avoir envie de la cueillir au matin, là où elle râlait toujours le plus après toi mais où elle était la plus belle, pour l'emmener aussi loin que le ciel l'aurait permis, sur une planète ou un bateau qui fait le tour du monde, qu'importe. la vie avec amber c'était mourir de désir sous une tempête qui s'approche. et puis l'orage, lassé de ne faire que s'annoncer, avait explosé au dessus de vos yeux qui se regardaient avec un peu trop d'amour. fallait s'y attendre, mais vous n'attendiez rien d'autre que l'éternité que se promettent deux jeunes gens fougueux. un orage, quand on a pas levé le nez pour le voir arriver, c'est toujours douloureux. cinglant, froid, d'une rare violence. ce qui est marrant c'est qu'après la pluie tu avais attendu le beau temps et n'avait pu que réaliser que la tempête avait tout lavé derrière elle. des années plus tard, tu es propulsé avec force dans un présent qui se fait revival de tes pires années, devant un nouvel orage qui s'annonce, avec le coeur qui vacille entre affronter les vents violents ou tenter une nouvelle fuite en arrière. elle te regarde avec un sourire que tu vois seulement tant tu tentes sans précision de l'éviter du regard. « Rien, finalement tu n’as pas changé tu cherches toujours à essuyer tes problèmes mais comme moi tu n’arriveras jamais à t’en débarrasser » tu lèves vers elle un oeil interdit, stoppé au coeur de ta tentative désolante de t'en sortir indemne. un vrai détecteur à ultrason, amber soreve, la même qu'avant, à lire en vous en une fraction de secondes. la mine renfrognée mais ici battu, tu t'en sors avec une grimace. c'est peut-être ça qui la fait gagner du terrain, amber. tu n'as pas le temps de réaliser que le piège se referme sur toi avant qu'elle ne s'approche, l'air conquérant, et que son doigt s'abatte contre ta joue pour la parcourir, jusqu'à l'orée de lèvres que tu serres, déstabilisé. dix ans plus tard ses mains sont toujours aussi froide. tu es tenté de fermer les paupières un instant, d'imaginer que cette main est tienne, que le bras qui la soutien l'est aussi, et que son corps est encore libre de tes caresses. que tu pourrais saisir ses hanches, les balancer contre ce mur et épouser la forme de son bassin dans quelques mouvements rapides de plaisir. « Tu sais, c’est ironique tout ça. A l’époque tu avais un boulevard de choix face à cette situation et tu as fuis en m’infligeant une peine que tu n’oses imaginer. » elle se recule brusquement et tu reprends ta respiration pile au même moment. juste avant la mort par suffocation. « Je crois qu’on n’aurait jamais dû se rencontrer toi et moi. Tu étais le genre de garçon qui portait un regard naïf sur la vie se laissant porter par des sentiments bons, moi j’étais déjà une garce et tu le savais. Pourquoi tu as accepté cette histoire ? Pourquoi tu as craqué à ce cours de chimie ? Qu’est ce qui t’es passé par la tête pour vivre cette histoire avec moi ? » c'est en entendant sa voix qui se brise dans des aigus surannés que tu te mets à plus sérieusement songer à sa question. c'est bien vrai qu'un monde vous séparait déjà et que jamais ton coeur n'aurait du balancer en sa faveur. à 16 ans à peine tu avais pourtant découvert que l'amour est une absurdité qui fait toujours mal. « Avoue-le Holden, j’étais un trophée que tu avais besoin d’accrocher et quand tu as vu que les choses étaient compliquées que je vivais avec un pervers et que tout ce que je pouvais avoir c’était de la compassion de téléspectateurs tu m’as laissé. En fait tu n’as jamais cru en nous et à notre histoire. Tu m’as mis des paillettes dans les yeux tu m’as fait croire que je valais plus que tout ça mais tu n’as pas hésité une seule seconde à t’enfuir. » tes yeux s'accrochent à ces gouttes de pluie qui tombent contre ses épaules, à ses cheveux d'or devenus comme brouillés par l'humidité, comme brouillon, aux contours mal tracés qui ressemblent à ceux de ton coeur. elle a mal amber et comme toujours sa peine te réconforte, c'est fou comme vous n'avez pu être sur la même longueur d'onde, au même moment. « Pars, Boyd. » elle souffle mais tu n'y crois pas, ça siffle dans tes oreilles tu voudrais juste qu'elle arrête de crier. si tu la prend dans tes bras est-ce qu'elle hurlera ? tu n'es pas assez téméraire pour tenter. tu dois amadouer ses sens, parvenir à la calmer avec ton regard chaud. tu l'entoures de ces pupilles rassurantes, tu l'observes d'un long silence. amber... tu souffles d'une voix chaude, à bas l'orage et cette pluie froide pourvu que vous retrouviez un instant cette chaleur étouffante des premiers émois. calme-toi. on était si jeunes tous les deux, on croyait qu'on était plus forts que cette machine implacable dans laquelle tu es née. mais c'était faux amber, on était malléables, on a été manipulés, tous les deux. ça veut pas dire que je t'ai menti sur le moindre de mes sentiments. t'es sûr qu'elle a froid sous ce temps maussade, qu'elle a besoin de sentir contre sa peau un peu de ta chaleur, t'es sûr que c'est le seul moyen pour qu'elle ne te tue pas alors tu t'approches un peu, tend quelques doigts pas rassurés le long de son bras. tu te fais indispensable là où tu espères encore pouvoir t'échapper.

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Lun 18 Juin - 12:13

A nos vies enragées ⊹ Les épopées anciennes nous contait la fabuleuse histoire d’Achille. Cet homme prêt à tout, prêt à combattre ces ennemis un à un ne laissant derrière lui qu’une mare de sang épaisse. Quand on montre à un homme tout le pouvoir qu’il a entre les mains, il oublie aisément qu’il a comme tous les autres une faiblesse. Pour Achille ce fût ce talon qui termina son épopée longue et désastreuse. Comme le talon fût à Achille, Boyd était mon talon. La seule faiblesse qui laissait ce brin d’humanité, qui descendait en flèche tous ces abus de pouvoir, tous ces pantins que je manipulais des bouts des doigts. Avec Boyd rien était pareil il n’y avait pas un jeu de pouvoir, il n’y avait pas de guerre d’égos rien n’était écrit d’avance. La vie avec Boyd c’était de partir sans se demander pourquoi, ne pas savoir où on allait atterrir mais d’avoir toujours cette même impatience celle de retrouver la chaleur de son corps. C’était aussi pouvoir oublier tout ce qui ne rendait mal, tout ce qui nous rendait faux pour devenir l’évidence de l’autre. Deux âmes torturées à tout jamais dans le tourbillon de la vie. Deux êtres qui cherchaient inlassablement à s’éviter sachant pertinemment que l’impact allait être plus violent, plus fort encore que tous les séismes sur l’échelle de Richter. Notre amour de jeunesse était impalpable, mais comme le vent sur une chaleur aride on pouvait le sentir. Je pouvais sentir dans chaque brise, dans chaque crépuscule sa présence sur mes épaules. Dix ans à ternir au fond d’un recoin crachant sur toutes les mains sales qui osaient s’approcher trop près de moi. Une louve désabusée qui regardait sans rien faire son destin s’entacher de jour en jour sans ne jamais vouloir avouer la vérité. Le revoir c’était comme sentir un couteau sous une plaie, qui s’enfonce encore et encore ne laissant jamais de merci. La douleur vive comme une renaissance, faire remonter les souvenirs qui étaient devenus sombres redevenir ce qu’ils étaient de la lumière. Cette lumière si forte qui donnerait presque la vue à un aveugle, cette lumière qui arrivait à tout embarquer dans son passage. On disait qu’on pouvait lire l’âme des autres dans leurs yeux, et quand Boyd levait ses yeux vers moi je n’arrivais pas à déchiffrer les codes, j’étais impuissante. Mon cœur s’amusait à sautiller comme une balle qui rebondissait sans fin jusqu’à donner la nausée. Mais c’était trop simple ; trop beau de se donner en spectacle, de craquer face à celui qui avait su faire naître mes pires démons, comme ces ailes d’anges devenues grises par la force des choses. Ce doigt interdit qui se baladait sur son visage, observant ses lèvres qui ne faisait que m’appeler. Imaginer encore un instant que j’étais son tout et son néant à la fois, rêver que ses mains volcaniques mettent en fusion chaque centimètre carré de ma peau. Finir contre ce mur pour assouvir ce désir dans des râles enfouis dans son cou. Des milliers d’images me venaient en tête à la fois désireuses comme destructrices. Puis le silence après les cris, le silence qui était devenu maître de notre relation. Les larmes qui perlaient sur mes joues en cascade qui donnaient tous ces mots que je ne pouvais prononcer.  Je voulais qu’il me haïsse, qu’il me déteste comme on ne pouvait jamais détester quelqu’un pour lui laisser cette liberté et m’emprisonner moi dans cette cage directement dirigée vers l’abattoir. Des instants qui semblaient durer une éternités des mots qui se butaient contre nos lèvres sans jamais pouvoir sortir c’était notre lot, celui des années de silence. Je levais mes yeux vers lui quand il prononçait mon nom, retrouver le temps de quelques seconde ce regard qu’il avait toujours porté sur moi, ce regard qui calmait tous les vents violents entre nous. Ces mots fonçaient droits vers moi sans chercher à se cacher derrière les formes malhabiles dont on avait pourtant si l’habitude d’emprunter. Je n’avais jamais douté de Boyd, je n’avais jamais pris ses sentiments comme des faux-semblants. En réalité j’aurai aimé que ça soit le cas, que tout soit plus facile, que tous ces souvenirs ne soient que ce qu’ils sont que des souvenirs. Mais ce n’était pas le cas, chaque mot était un coup contre mon palpitant que je n’arrivais pas à contrer. Les larmes séchaient à ses paroles je restais muette assez longtemps pour le noter dans les livres. Je l’observais sans arriver à pouvoir articuler pour le moment. Baissant un instant les yeux pour reprendre se souffle qui m’avait manqué, je sentais ces doigts maladroits jouer une mélodie que je connaissais trop bien. A ce contact, mes yeux cherchaient les siens comme un refuge, une réponse à toutes ces questions laissaient en suspens par le temps. « Je n’ai jamais cessé de t’aimer Boyd » avouais-je cette fois sans avoir peur, ne plus se cacher car ça rendait les choses bien trop difficiles. Je parcourais son regard, chaque détail de son visage jusqu’à ses lèvres interdites. Trop de sentiments contraires, je mourrais de prendre ce fruit défendu, pouvoir le goûter encore et encore jusqu’au lever du soleil. Alors qu’à la fois je ressentais toujours au fond cette colère devenue plus forte que tout le reste, celle de m’avoir laissée pour compte. J’attrapais ses doigts dans un soupir avant de les retirer de mon bras tout en m’approchant de lui beaucoup plus sûre que les minutes précédentes. Prête à récupérer ce qui avait pu être jadis à moi la raison m’arrêta. Soudainement, presque brutalement comme un mur dans lequel on fonce sachant qu’on allait finir plus bas que terre. « Je ne peux pas écouter tout ça Boyd sans rien faire, sans avoir cette envie furieuse de cueillir tes lèvres, sentir tes mains découvrir à nouveau mon corps. » Je reprenais mon souffle pour continuer ne pouvant tout simplement pas agir car personne aurait pu m’arrêter pas même lui. « J’aimerai tellement pouvoir juste te retrouver un instant, pouvoir tout oublier mais ça nous mènerait à quoi Boyd ? On va se détruire comme on l’a toujours fait car nos corps n’arrivent jamais à être trop loin l’un de l’autre puis on… » Je ne pouvais pas continuer, je ne pouvais pas tout simplement déblatérer sur les conséquences inévitable , l’instant était presque écrit pour nous. Mes lèvres se posaient sur les siennes pas avec la même fougue d’avant ayant toujours cette peur d’être rejeté par le seul qui pouvait me retenir. Les larmes sur ma joue coulaient à nouveau, sachant qu’à présent plus rien ne serait pareil je me reculais encore et toujours en sifflant entre mes lèvres. « Sauve-moi ».

©️Grey WIND.

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avis de tempête
Y'avait du monde mais je l'ai vu apparaître pâle comme une aquarelle, j'ai vu son ombre avant de la voir elle.Merveilleuse, sérieuse mais rieuse, périlleuse danse, mais elle a pas ouvert les yeuz'.Dans cette vie sans coloris, les cuisses endolories plongée dans ses pensées colériques, elle danse et colle au rythme.. Elle dansera jusqu'à 6, longue nuit, elle danse comme si elle en avait envie
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Ven 13 Juil - 17:16

il pleut encore ? j'avais pas remarqué, ça marmonne dans ta tête brumeuse comme pour ressasser en boucle les succès de ton enfance. ils furent nombreux, ces moments de gloire. chaque petite victoire dépassait les limites de l'orgueil, traversait l'espace en météorite et apparaissait sur ton visage poussiéreux, ce visage toujours un peu sale mais souriant que tu te trimballais, enfant. là, à quelques millimètres de ton arcade droite, trônait toujours aussi fièrement les restes des cascades dont tu ravissais les autres enfants : de longues cicatrices traversent ton corps de par et d'autre, laissant tantôt une trace sur ta poitrine, contre ton mollet ou sous ton menton. mais la plus large et la plus profonde des cicatrices que tu portes, elle a la couleur d'un épi blé délavé, détrempé par cette pluie diluvienne et presque acide qui vous encercle, même à l'abri du toît. elle porte le nom d'amber et te réponds par l'amer, les doigts qui chercheraient presque à s'enfoncer sous ta peau pour voir jusqu'où tu supporterais la douleur.

de temps à autres, une bourrasque de vent vient fouetter de quelques gouttes glacées vos visages atterrés. tu ne comprendras pas et tu n'auras jamais compris comment les orages d'été peuvent être aussi incroyablement froids : ou peut-être que c'est elle, de son regard clair, qui tente de changer l'environnement en glace. c'est l’antarctique qui vous sépare, chacun en position nette et évidente de glisser sur un énorme morceau de banquise. l'équilibre est une notion qui t'anime, depuis toujours, tout en te semblant si hors de portée : alors que tu te croyais, depuis tout ce temps, un exemple de réussite et d'humilité, un geste d'elle à peine te replonge dans de vieux démons. même la peau laiteuse et douce de son bras te semble faite de marbre, elle vit amber, tu le vois aux larmes nettes et aiguisées qui tombent de ses yeux bleus, elle est en vit mais elle se fige, elle se referme sur sa carapace indestructible, submergée comme tu dois l'être par ces eaux glaciales. titanic au milieu de l'été.

mais tu ne mourras pas. qu'elle veille t'entraîner dans sa chute, te briser les deux jambes, tu le conçois, et pourtant, tu lui survivras toujours. tu te crois fort, tu te crois même haut dessus, loin au dessus d'elle et des aspérités de son caractère, loin au dessus de ses manies carnassières, loin au dessus de sa soeur entêtante et loin, bien trop loin au dessus de son coeur qui dérive. pourtant quand vos regards se croisent, l'arc-en-ciel monotone de vos deux âmes se forme, mêlant aux teintes argentées de ses pupilles le sombre velouté des tiennes, laissant le vent parler à votre place, dans de longues complaintes qui ressemble à des râles de vie. « Je n’ai jamais cessé de t’aimer Boyd » dit-elle avec le ton des phrases que l'on oublie jamais. quelque chose vient d'arriver, une étape donc vous ne reviendrez pas, il n'y a plus de retour possible après cette annonce et tu le sais. tu surprends son regard à dériver, ses yeux qui traînent le long de ton visage concentré. tu es revenu à la raison en entendant ton prénom, parce que quelqu'un t'aime ici et maintenant, le visage humide de larmes, parce que ton coeur commence à crier plus fort que la tempête, et que tu aurais presque peur qu'elle l'entende. tu as sans doute toujours été le plus lâche des deux. elle se rapproche si doucement que tes jambes te donnent le sentiment de fondre sous l'effet d'un feu imminent. « Je ne peux pas écouter tout ça Boyd sans rien faire, sans avoir cette envie furieuse de cueillir tes lèvres, sentir tes mains découvrir à nouveau mon corps. » dans une inspiration incontrôlable, tes poumons se remplissent d'un air froid, tu en as besoin pour garder les idées claires. tu fermes même les yeux, pinçant entre tes dents cette lèvre qu'elle admire et qu'elle te dit désirer, rassemblant tes forces et ton courage pour résister à l'appel d'une sirène de haute mer -amber soreve la magnifique-. « J’aimerai tellement pouvoir juste te retrouver un instant, pouvoir tout oublier mais ça nous mènerait à quoi Boyd ? On va se détruire comme on l’a toujours fait car nos corps n’arrivent jamais à être trop loin l’un de l’autre puis on… » ses mots tombent comme des sentences, boyd holden, condamné à mort, une fois, deux fois, trois... alors qu'elle s'arrête tu ouvres un oeil. c'est pris de court que contre ta bouche un goût acide et salé s'injecte, des milliers de sens évanouis depuis des années se mettent soudain à fourmiller, on dirait qu'une moitié de ton corps vient à peine de se réveiller d'un long coma, tu voudrais que l'instant dure une éternité, et même si ses lèvres sont gelées et remplies de tristesse, elles t'insufflent de la vie comme personne n'est capable de le faire, tu allais lever contre ses hanches des mains pressées, possessives, égoïstes, mais elle s'éloigne. comme ça, tout à coup.

les bras ballants, la bouche hurlante, le coeur en vrac. à la regarder s'échapper et te laisser vivre avec sur les épaules ton triste sort. et puisque tes épaules ont l'air solides elle se dit peut-être que tu y arriveras, mais dès que le manque se réactive, tu sais qu'il n'en sera rien. amber est une drogue dont les effets sont immédiats : elle s'insère dans les veines de ton corps pour distiller son parfum ; elle offre les voluptés de son charme à tes yeux déçus. « Sauve-moi », dit-elle alors que les larmes s'écrasent contre un sol qui refuse de sécher. tu restes comme un con, ton visage hébété reflétant sa peine, comme un miroir, toutefois sans l'absorber. sous le choc d'une décharge électrique, ses mots n'arrivent pas jusqu'à toi, ou bien pas dans l'ordre, et tu restes là à la fixer d'un air idiot. j'ai déjà essayé... tu te permets même de dire, à côté de la plaque. je voulais te sauver, mais tu ne m'as pas laissé faire. tu as joué le jeu, un jeu dangereux, et tu as perdu. incapable de réaliser la dureté de tes mots, tu lui lâches à la gueule la rancoeur que tu nourris depuis tout ce temps. l'amour est une rage, une rage de vouloir l'autre, de s'appliquer à son bonheur, une rage un jour de l'oublier. et tu es un peu tout ça à la fois, à la voir là.

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Mer 18 Juil - 18:26

A nos vies enragées ⊹ Boyd était comme ce coup de soleil qui s’imprégnait dans votre peau, qui se propageait par-dessus votre maillot de bain même si vous vous êtes induite de crème solaire. Comme si la distance n’était jamais loin, comme si il représentait à lui tout seul cet été surplombé par la canicule vous enivrant d’une chaleur insupportable, au-delà des températures raisonnables ne vous laissant pas le moindre espace d’ombre, ni même un palmier pour pouvoir souffler. Sauf que Boyd était à la fois cette tempête de sable qui vous abîmez les yeux à travers vos lunettes de soleil, qui balayait dans son passage tout ceux en quoi vous croyez par des mots simplistes ayant pour seul but de vous détruire d’avantage. D’un égoïsme rare il ne voulait jamais se fléchir devant vous, niant chaque évidence comme un combat armé où sa seule arme était ce bouclier qu’il avait forgé au fil des années. Mais comme le beau temps ça ne durait qu’un temps, et nous ne retrouvions aujourd’hui dans cet orage qui tournait en boucle autour de nous. Des éclairs de lucidité ? On en avait jamais eus, car à chaque fois nos corps restaient glacés sous l’eau de nos mensonges. Comme Icare j’avais surplombé la planète de Boyd à trop de reprises sachant que j’allais inévitablement me bruler la peau, laisser des cicatrices encore plus visibles que celle que mon cœur avait pu subir. Mais comme une danse nous fonctionnions pourtant toujours de la même manière. 1. Nous laissions la distance de nos corps remplacer les mots car ils n’arrivaient jamais à sortir de la bonne manière. 2. Nos yeux se cherchaient toujours pour y déceler la moindre réponse, la moindre explication mais ils se laissaient aussitôt remplir par l’eau de nos peines. 3. Nous finissions par nous rapprocher par avouer que malgré l’orage on regrettait amèrement l’été qu’on voudrait le vivre à nouveau. Et ainsi de suite la même danse qui avait conquis nos esprits nous laissant nous deux corps ballants criant au désespoir, gueulant de vouloir être sauver, hurlant de toutes leur forces de retrouver la terre ferme. Comme un numéro d’équilibriste nous avions perdu le fil de la réalité par les images qui se formaient autour, laissant le vent cristalliser les plaies et les soupirs du cœur. Sa peau contre la mienne, ses doigts qui s’entourent près de mon bras comme pour me ramener à la vie puis pour s’essouffler quelques minutes après comme si on tendait le pain à une personne morte de soif. Les larmes étaient les seuls mots que je pouvais prononcer à présent, laissant derrière mon visage des entailles plus profondes encore à chaque giboulée. Puis les mots du cœur que j’osais prononcer, lui avouer qu’ici sur terre j’étais encore capable de l’aimer. Que malgré les pages qu’on déchirait il restait cette encre qui ne voulait pas partir celle de notre histoire. C’était dans ses yeux que je voulais vivre, c’était dans la couleur de nos deux âmes entrelacés que je me sentirais enfin entière. Pourtant le silence est d’or, aucune réaction de sa part comme si une ellipse temporelle s’était abattue sur nous. Et c’est maintenant ces larmes à lui qui jaillissent de ces yeux, qui perlent jusqu’à ne plus finir car il ne le dira jamais Boyd, parce qu’il a trop peur Boyd. Il a trop peur de la destruction, il a trop peur que je vienne tel une sorcière bousculer l’ordre des choses alors il préfère tout sacrifier que de vivre. M’approchant de plus en plus ne contrôlant plus ses jambes qui vacillent et qui le frôle à chaque fois comme pour sentir cette réalité. Observant le moindre de ces gestes comme cette dent qui fend sa lèvre que j’aimerais tellement conquérir à l’infini. Son regard se ferme alors, et là le monde des possibles s’offre à moi partir ? m’enfuir ? ou lui appartenir ? Les mots qui tombaient entre mes lèvres comme de vieux couteaux laissant au fond du tiroir laissant moi aussi l’occasion de le briser comme il le faisait dans son silence. C’est mes lèvres qui viennent bondir contre les siennes entre les larmes salés, c’est tous le sens qui se réveillaient en même temps qui me poussaient contre lui pour ne plus jamais pouvoir repartir. Et pourtant comme cette danse après le rapprochement l’éloignement, cette peur que ça ne soit pas ce qu’il aurait voulu. Cette peur de n’être qu’un fantasme du passé mais nullement la réalité absolue. Cette peur d’être à la merci de son bon vouloir, pourtant j’en aurais rêvé qu’il me retienne, qu’il pose ses mains possessives contre mon corps pour me ramener à lui au lieu de ça. Rien. Le néant. Le vide. Est-ce qu’un instant il pouvait me désirer comme moi je le désirais à cet instant ? Est-ce que ce silence et cette non action était les mots qu’il cherchait ? A bout de souffle les sens en perdition je lui demandais de me sauver, de me ramener à lui, de ne plus se cacher derrière cette carapace que lui et moi avions formés. Car on le savait, on savait comment ça pouvait finir, on savait que les océans de couleurs finissait par ternir, qu’on était jamais satisfait de l’autre qu’on voulait toujours plus mais qu’on ne pouvait pas nous définir comme des amants car ça apportait tout cet engagement qu’on se refusait du moins…jusqu’à ce que mes yeux s’attardaient sur les siens, jusqu’à ce que je puisse encore m’imaginer voguer vers lui. Cette pensée laisser à nouveau les larmes prendre le dessus mais il n’y a toujours rien. Je comprenais très vite que j’avais fait ma plus belle erreur, que je m’étais trompée sur toute la ligne que j’avais cru voir des signaux là où il n’y en avait pas. Ces mots déferlent de ses lèvres chargés d’électricité prêts à me tuer sur place. La tristesse qui était sur mon visage se séchait dès l’énonciation du mot perdu. Le voile de mes iris bleutés s’armé de noir laissant la haine prendre place. Laissant cette main essuyer mon visage tout en le fixant à mon tour sans cet air idiot. La main qui s’agit mais qui reprend son calme, un pas en arrière encore pour ne pas céder à la tentation de le ramener à la réalité. « Tu n’es qu’un lâche Holden, hier comme aujourd’hui ». Ma voix pourtant ne subissait aucun changement contrairement à mes yeux qui avait laissé place à la foudre au lieu de la tempête. Le poussant d’un coup pour me laisser un passage en dehors de cette ruelle je lui crachais à la figure toute cette rage, cette rage qui m’habitait depuis des années. « Tu as joué un jeu dangereux, c’est moi que tu as perdu maintenant. » sans lui adresser un regard j’avançais un peu avant de me retourner et de lui dire comme pour lui procurer un électrochoc. « On se reverra dans dix ans mais cette fois-là ça ne sera pas moi qui osera t’avouer t’aimer ». Pinçant mes lèvres n’arrivant plus à savoir si je voulais qu’il agisse ou non, une énième foudre sonnait dans le ciel, comme celle de nos promesses que nous avions vendu au passé.

©️Grey WIND.

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